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Tome I. [A - D.]
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CAR

j^jant aux Paysans ils vont errant tout- l’Eté par les cam-v ^ì esavec leurs troupeaux, & comme ils mont point deMielle de terre ni de bois, iorfqu’ils ont tué quelque ché-s ç e j U quelque brebis, ils tournent fa peau qu’ils remplif-jJ lt "e beurre & de> fromage , en gardant le ventr'e de la. e - Les Caramansfont robustes,& ont pour leurs armes leVe J ter, e ’ larc ^ la ^asse- Les passages étroits qu’on trou-dans ce Pays le rendent comme inaccessible. Le Turck en tirer quatre mille combattans, comme il fit en la/ ;c ^ rre de Perse contre Mahomet Cadabende. * Davity, C i-

tan' 0 a P.P elle Mer de caramante h partie de la merMediter-. ec qui baigne la côte Méridionale de l’Asie Mineure, &> ( l'enferme la mer Carpathienne d es Anciens, avec celles^y c ie ,de Pamphilie &deCiìicie.

^ ARAM AN TA. Province voiíìne de celle de Popayan1 Arnerique Méridionale. Le Cassique qui y comman-P c It ì ’ quand les Espagnols y allerent, s’appeiloit Cauroma.

Naturelshabitans étoient gens bien faits & belliqueux,j avoient un langage diffèrent des Peuples voisins. Cettehai° Vltlce consiste en une vallée entourée de toutes, parts de.. te $ & rudes montagnes ,8c coupée d’une riviere parley a le u. Elle est arrosée de plulieurs torrens , dont les Sau-* 8 es font du sel fort blanc 8c fort bon, principalement d unp ]t j a c qu’on y trouve. La ville qui porte le nom de la°vince est íìtuée fur la riviere Cauca, à soixante ou soi-p te & dix lieues de la Métropolitaine Popayan. Elle estde y p ^ ar Rment du nouveau Royaume dt Grenade, mais^ t Evêché & Gouvernement de Popayê Elle abonde enC ^ S >&a. sort peu de froment. On dit qu’on descend deest f 6 vllle a Antioche en íìx heures fur la riviere Cauca, quiOh ™ rt ^pide en cet endroit. II y a par terre prés de cm-f/j lieues de chemin. * La L t, Difcr. des Indes Occid, liv. 9.

ìq^Alf AMBICE & C arambicis. Riviere qui coule dans laicovie, & qu’on appelle aujoùrd’huy oby.^Iì^ARAMBIS. Nom Latin du C tp de P/fello dans l’Ana-

lap^ARAMELS. Peuples du Brésil, nommez ainsi d’un vil-ou bourg appelle Caramel, où Vincent le Blanc rap-p r | t6 qu’il a été." Us demeurent aussi bien que les SoumisViy S la riv Rre de la Plata vers le Paraguay. Ces Peuples

II

Cnt de Manioc 8 c de farine de poisson féchée au S<° nt beaucoup d’adresse à tirer de Tare , & font fort

Soleil.

Rj f? ueauc oup d adreue a tirer oe 1 arc > oc ìont tort por-Ç|) p a *3 Vengeance. Aussi quand une femme accouche d’unqiCh" male > ds en font de grandes réjouissances, & disentPto k ven g era de leurs ennemis. Lorsque ces femmes ap-( es c bent du temps d’accoucher * elles mettent auprès d’el-j erta ines herbes qui leur font connues, & dont la vertus est T^ fsciliter l’accouchement. Toutes leurs coutumes fontCA n es à celles des Sourom. * Voye\ Sourous.ÊhARAMIE. Riviere de Fiance qui arrose la Provence.a t>r' a ^ ^urce aux montagnes vers le village de Nans, &tj eí p Sav °ir passé à Brignole elle fe décharge dans Argens aurw S de Toronet. * Atlas.

^jARAMoRAN. Riviere qui sépare le Citay d’avec leion ou Pays de la Chine. II y a beaucoup de cannes ouPtef S aut . our de cette riviere, &ç vers ses bords une quantité* jy incroyable d’oifeaux, & particulièrement de faisans.

, Etats du Grand Can.

Atin

n a j mais au kjtíuiu l .an*f^ijpRAMOUS. Bourg de France dans TAlbîgr ''~imufium. II est à tror'la riviere de Coron

eois, en

d'Alk ^i ramu fium. II est à trois ou quatre lieuës de la villeCaÍ> rla r iviere de Coron.

i e ^ A-ANBAUT. L’un des sept quartiers de la Chatelle-Ca\HH é en Flandre. II contient onze villages,î. ar - RANCEBES. Fortereste de la haute Hongr

1116(16 Lille

3 ES. Fortereste de la haute Hongrie, enElle est située au lieu où la riviere de Ka-tH e c' v Uiêle à celle de Ternes, deux lieuës au dessus de Te-P a ssa p a A & d’autant plus importante qu’elle garde le fameuxie fer*? la "F ranssylvanie, que l’on appelle Eifentbor ou PorteC Âr a ary ' E- de Holl. 1701.lei lr GANGUES. Sauvages de l’Amerique qui ont donnév ingt 111 a un somptueux Palais, dont on volt les restes àsì.irei]? l L I:rente lieuës de la ville de Quito dans le Perou.ses, ^ ,, ìus a écrit que lesCarangues étoient cruels & barba-x avi des de chair humaine qu’ils donnoient dé la ter-' f oi ent ous leurs voisins, les ravissant par tout où ils pou-^ a p4 C ] S ei } & les déchirant fans nulle pitié. Huajna

^ol ter e Pms puissant des Tnm les ayant domptez , ils fe re-Roy^ 1 ^ aussi-tôt, tuerent à l’improviste les Officiers du5 ses devorerent ainsi que les garnisons. Gela fut cause

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t que lïudjni Capac pour fe venger de leiir cruauté, vint dansleur Pays avec une grosse armée. II les défit, en tua plusieursmiiiers, & sit égorger deux mille de cesBarbares au bord duLac qu’on a depuis appelle ïaguarcecba ou ï.ibuarcocfìa , c’est-à-dire , Mer de sang. Petro de cieça parlant de cetteactioiìnomme le Vainqueur de ces Carangues Guayánac.ipa , & ditque les corps morts de vingt mille d’eux qu’il avoir faitégorger, furent jetiez dans çe Lac. Le Palais de Caranguesest situé dans une moyenne plaine , bâti de grandes pierresfans chaux ou autre mortier /& quoyqu’il ait été détruit parle temps, ses ruines font connoître quelle a été son anciennemagnificence. * Laët, Dtscr. des Indes Occid. liv. ío.cb. 7.

CARAPULA. Petite ville du Royaume d’Aìger, qu’onappelle autrement Batagho &c Gireflumar. Elle est située fur iâcôte de la mer Mediterranée, entre la ville de Tenez & celled’Oran. * Maty, Difî. de Holl. 1701.

CARAQUÉS. Sauvages de l’Amerique qui habitent versla côte de la mer du Sud dans le Perou. Ils font différentsen mœurs & en coutume des autres Sauvages de la mêmecôte. Ils ne fe font aucunes marques fur le visage, Sc sontbeaucoup moins industrieux. C’est une Nation rustique &comme hebetée. Une partie d’entr’euxalloient entiercmentnuds avant la venuë desEspagnols,ce qu’ils nc font plus pré-sentement. * Laët, Defcnj). des Indes Occidentales, liv. 10. c b, n.

CARARE ou cararra. Petite ville d’Italie avec titre dePrincipauté , en Latin c arraria. Elle est dans le Duché déMassa fur une colline aux pieds des montagnes, & arrosée duruisseau de Lavenza , entre la ville de Massa Sc celle de Sar-zana, à deux lieuës de l’une & de l’autre , & à quatre de lamer Mediterranée. Prés de cette ville nommée carrea parles Anciens *. font des montagnes niellées, Montagnes de Ca-rat e , d’où l’on tire diverses sortes de marbres d’une fortgrande beauté, qui font transportez par toute JTtalíe & ail-leurs en payant ie droit du Prince. * Leandro Alberti Italia.Maty, DiM. de Holl. 170Ì.

CARAS. Cité ancienne de l’Arabie Petrée, que quel-ques-uns appellent Cbarac. Elle est située prés de l’Egynteau Pays Geocal, à une journée de Petra. Ce n’est aujo'ur-d’huy qu’une fort petite ville, avee un Désert qui porte sonnom. A peu de distance delà est lemontFIor* proche du-quel Dieu envoya des ferpens de feu au Peuple , aprés qu’ileut murmuré de la Manne.* Davity, Arabie Petrée.

GÁRÀSÍA ou Eski-Stamboul. On appelle ainsi le lieu deFAnatolie où font les ruines de l’ancienne ville de Troa*. Celieu est fur le bord de l’Archipel, à douze lieuës de la Forte-resse d’Avido.* Maty , DiM.de Hod. 1701.

CÀR ASON ou C araçan. Province de Perse, dont la Mar-giane fait une partie. Sa longueur est de deux cens lieuës,&on y volt plus de trente-cinq grandes Citez bien peuplées.Tentera dit que fa capitale est Mexat ou Maxat. D’autresVeulent que ce soit Hiery differente d’Hierey > qui n’est au-tre selon quelques-uns que i’Flrey ou Hirey de Teixera, qui.la fait eu un lieu capitale d’un Royaume ou Pays voisin deCarafon , 8 c la nomme ailleurs entre les villes du Carafon ,dans lequel elle est comprise. Sès autres villes sout Thuii jMirwoh, H e rat, Tabas, Kahem, Turbeth & Chirazze. Lanvicre de l’Oxe passe entre cette Province & le Turkestam.Ce Pays où le Siston est aussi compris, est plain & des plusfertiles. Les habitans font blancs & fort courageux ; maisfarouches. Ils ont les mœurs 8 c toutes les façons des Perles.II y a grand nombre de Marchànds qui trafiquent dans lesIndes, en Moscovie * & dans les deux Tartaries, & qui por-tent en ces lieux-là quantité de fines soyes, de manne & detapis à la Turque du Pays de Caraíon. II est en partie sujetaux Ufbekes ou Tartares du Zagatay j qui voyant le Roy dePerse en guerre avec les Turcs, en ont pris plusieurs Con-trées. Les Mahométans portent grand resped: à un certaincorps qu’ils estiment Saint, disant que ce corps esteeluyd ’Eman Rez,a, c’est-à-dire, du saint Filsd’Ali,& ils viennentlà pieds nuds en pèlerinage de fort loin. Le petit nombre deGnrêtiens qui font dans le Carafon se servent du langageGrec aux divins Offices. * Davity, Margiane.

Olearius parle de cette Province fous le nom de Chora-fan. * Voyez, ChoRASAN.

CARASOU. Riviere de l’Anatolie. Il y en a deux de cénom qui ont leur cours dans cette Contrée. La premiere queles Latins appellent Laicus, coule dans la partie Orientale dela Garamanie. Elle passe à Tarse, 8 c va dela fe jetter dans lamer de Syrie. Les Turcs 1 ont nommée Carafou , a causeque ses eaux tirent fur le noir. Elles font íi froides qu A!e-! xandre le Grand s’y étant baigné, eut ensuite une maladiei . Y u U iij