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c ls quelques vieux Actes par caftrenaíôc quand le mot deen'f'* 1 y est ajoûté, comme dans les Lettres de son érectiontf „L°mté par le Roy Jean , où elle est appellée Civitas &
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j ■ c *ft>ensis ; & dans des manuscrits * ou anciens Livres, oùc > I J? rn de Civitas & Villa Sancti Vtmentìi de Caflrìs y est donné,ù parce qu’elle étoit devenue pour lors Evêché. Le Sieur0re l, dans son. Traité des Antiquitez de Castres, tire sonp tll > °u a C afirìs Romanorum , voûtant que les Romains eus-ait^ ^yoûtumé d’y camper, & même que Jules-César enj. l ett é les premiers fondemens , ou parce que le Monaste-^ Saint Benoît s’appelloit anciennement Castras-,&c a joûtep Q . e 1 endroit où la ville est bâtie présentement, étoit autre-IS Un bois de sapins,qu’onappelloit le Bois de S.Vincent. Quel-jJj Cs -uns tiennent que Charlemagne a été Fondateur de Cel‘p 0t |^ ere ’ II peut bien au moins en avoir fait construire, en la maniéré qu’on l’a vûè‘ aux derniers temps ;est ss Ue ^°n convient qu’elle étoit en forme de croix, quia tasorme que cet Empereur avoit accoutumé de donnerCj»T^’I es qu il faisoit bâtir. La dévotion qu’on eut pourj Monastère,fur tout depuis la translation des Reliques de_ Vincent, ayant donné lieu à l’accroissement du bourg,p 1 devint avec le temps une ville aises considérable, le^ ean XXII. en sit en 1317. un Evêché,qu’il démembrasufT e * Uy d’Albi, ce qui fut cause que comme Albi étoitle r ra § ant de l’Archevêque de Bourges,l’Evêché de Castresç aussi, Cet Evêché a vû quatre de ses Prélats élevesaudi p 1 na tat, en y comprenant Jean,qui avoit été Confesseurd e Charles VÍI.selon Catesek que néanmoins Messieursç Minte-Marthc n’ont pas mis au rang des Evêques deíìu reS ' ^ es tro * s autres soqk Raimond Mairoíi, ou Majoro-j e p' César Borgia, & Charles de Lorraine, qu’on appelloitp írdinal de Vaudemont. Le Chapitre fut sécularisé parj M III. en 1535. II n’y a pour Dignités, qu’un Prévôt &ÌL X Archidiacres. L’Eglife est sous l’invocation de Saintles Chanoines n’y sont qu’au nombre de feise.a atre cette Eglise Cathédrale, il y en a plusieurs autres^. ec divers Monastères, parmi lesquels sont ceux des Domi-ç a >ns, des Religieux de Saint François ,& des Trinitaires.pilp e V ^ e ’ P r ® s taquelle est une.Chartreuse, fut prise &Co 62 ^ u rant les guerres civiles par les Huguenots, qui yruj^Mirent de grandes profanations. Les lieux Saints qu’ilsr er cnt, y ont été réparés depuis.t ro - e Diocèse de Castres ne contient que cent Paroisses && ^bayes. II confine avec ceux de Lavaur,de Saint Ponsy , Albj. Ses villes & lieux principaux sont Saint Amandder >r ^ t ° r j e t, où passe la rivière de Torct,Castelnau,de Brassac,te a S " A.gout, Roque-Courbe, Vieilmur, Craulhet, Bria-rd U P arn ' ate , Ambres, Lautrec,Vicomté ; Venez,Baron-h 0 , a ’ nt Gervais, ou Saint Gemmer, Vicomté ; la Gabare,châ^ en ^ ^oret; Valdurenque ; Viane, bourg &tzc tea u ; la Caune- Montfa, Vicomté ; Villemagne,Abbaye,fjueîques autres. L’Evêché de Castres, qui a été d’abordra § a nt de Bourges, Test devenu d’Albi,depuis l’an 1678.l*^ e Ce dernier Evêché a été érigé en Métropole. Quant àt a j r at Politique de la ville, ses habitans s’étant donnes volon-de à Simon, Comte de Montfort, qui par la rapidité
r em es . Con quêtes, & par fes exploits extraordinaires, avoita Cc °P“ de terreur tout le Languedoc, le Roy Saint Louis enV r ji° r<aa ta Seigneurie par fes Lettres Patentes du mois d'A-fils en lìef Le hommage lige à Philippe de Montfort,g,. P Uln é de Simon , ad femtmm decem militum. Cette Sei-p ar , ri P fut érigée en Comté , à-la charge de l’hommagedd e ^°y Jean en 1356.cn saveur de Jean , Comte dç Ven-dus^V a Cau ^ des ièrvices que son pere & luy avoient ren-gj 0 - a ta Couronne de France dans les guerres contre les An-dç è H y à eu cinq Branches, des Seigneurs ou des Comtesy^ * ouloufe ; fçavoir celles des Maisons de Montfort, dei[ j' do ®e, de Bourbon, d’Armagnac & de Jugesssur quoyrtj 0 ut re «iarquer que Jacques d’Armagnac, Duc de Ne-P er , rs > stui étoit fils de Bernard d’Armagnac , Comte ded'El IaC ’ & a quita Comté de Castres appartenoit du Chefti ar , e ° n °r de Bourbon fa mere , qui étoit femme de Ber-> a yant eu la tête coupée en 1477* sous le régné de Louis^ * P°Urcrime deleze-Majestéssesterres furent confisquées,Cou r Ce m °yen le Comté de Castres sc trouva réuni à laCom'* 1 ' 1 ’ 6 " Couis XI. ayant donné peu de temps aprés le^ntrf a ^oussil de Juges son Chambellan, & son Lieute-fille atls ta Roussillon,Bouffil mourut,n’ayant laissé qu’uneCetr ^^utae Loùisc, de son mariage avec Marie d’Albret.Ccj c .ta sot mariée à Jean de Moniíerrand, & fur le pro-s émut pour la succession au Comté entre Loiiise de
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Juges & Alain d’Albret , qui sòûtenoit qu’il étoit Comte deCastres, ce Comté luy ayant été donné fa vie durant parBoussilde Juges, le Procureur General du Parlement deParis qui intervint en l’Jnstance, fit déclarer ce Comté réu-ni à la Couronne,par Arrêt du 10. de Juin 1519. quoy qu’iléût été donné à Bouffil de Juges & à ses heritiers mâles &semelles. Les Comtes de Castres qui portoient le manteauComtal, font SeigheUrs, dit-on,des Eaux & Forêts du Roy*d’où vient le privilège que l’on attribue aux habitans, depouvoir prendre du bois des forêts qui dépendent de laville, soit pOur bâtir, soit pour leur chaufage,pourvîì qu’ilsne dépérissent pas tout à fait le bossi Castres est le lieu de lanaissance du Capitaine Emeric, à qui l’on doit l’inventiondes pétards. * Davity, Languedoc. Graverol, Académiciende Nîmes, Abrégé Hifl. des vingt-deux villes chefs des Diocèsesde la Province de Languedoc.
CASTRE Village de Grece dans la Phocide. II n’a guetéque cent feux,Le les maisons y sont fort mal bâties. On n’yvoit qu’une douzaine de T ures, & une Mosquée où ils vontprier. Les Grecs y ont cinq ou six Eglises. Ce village est re-connu pour être le reste de la célébré ville de Delphes. Ony arrive en côtoyant le pied du Parnasse, & avant que d’yentrer on trouve une petite Eglise appellée Agios Hel’as, quin’a rien de remarquable. Cette Eglise est sur un terre-plainassez grand * soutenu fur le penchant de la montagne parquelques pans de murailles qui restent encore de l’ancienneville. On croit que le Temple d’A pollen , si fameux par sesOracles, étoit en cet endroit-là, parce qu’il est le plus émi-nent de la ville. Quoy qu’il y en ait un autre plus élevé quien est tout proche, il n’y a aucun espace dessus, où l’on aitpû bâtir un Temple. II semble à lire Justin que la ville & léTemple de Delphes fussent au dessus d’une croupe du Par-nasse imais la ville & le Temple n’étbient proprement qu’âmoitié chemin de ces deux croupes qui paroissent au dessus,& le tout étoit bien bâti fur le penchant de la montagne, enun endroit où il y avoit un peu de terre-plain , ce qui enrendoit l’accés assez difficile. A le prendre tout à fait dupied, il y a deux heures à monter jusques à Castri. Ce Tem-plen’avoit été dans les premiers siécles qu’une hute de lau-riers, coupez dans le Tempé de Thessalie. Ensuite on le fitde cire, & d’ailes d’abeilles, qu’Apollon avoit envoyées àcertains Peuples Hiperboréens ; piais ceux qui n’étoient passi crédules fur les fables, disoient que c’étoit Un nomméPteras qui l’avoit rebâti, & que son nom avoit donné lieu àla fable, parce que Pteras signifie aile. La troisième fois onfit ce Temple tout de cuivre,comme celuy de Lacedemone,dédié à Minerve. Paufanias ne dit point si ce fut un tremble-ment de terre, ou un incendie qui le détruisit. 11 y en eutun quatrième qui fut bâti de pierre en la place de ce dernierpar Trophonius & par Agamedes. II fut embrasé la premiè-re année de la LVIII. Olympiade, du temps qu’Erixiclidesétoit Archonte à Athènes. Le dernier,qui subíìstoit du tempsde Paufaniat, avoit été érigé par les Amphictyons ; ils y em-ployèrent l’Àrchitecte Spintharus Corinthien. Onyvoyoitune infinité d’offrandes & de statues des meilleurs Maîtresde la Grece , & l’on y montroit une pierre qu’on appelloitle Nombril du Monde, parce qu’ils croyoient que s’en étoitle milieu,persuadez que la Grece étoit au milieu du monde*& Delphes au milieu de la Grece*
Quant à la ville, on tenoit qu’elle avoit été premierementbâtie par le Héros Parnassus, fils de Neptune & de la Nym-phe Cleodore, & que le Mont Parnasse avoit pris son nomde luy ; que cette ville ayant été abîmée par le Deluge arri-vé au temps de Deucalion,les habitans s’étant retirez au plushaut du Parnasse, où ils entendirent de grands hurlemensde loups, y bâtirent une ville qu’ils nommèrent LjCoreaj dumot Grec Lycos , qui veut dire Loup. D’autres veulent quéd’Apollon & de la Nymphe Corycia, nâquit Lycorus, quidonna son nom à cette ville. II est surprenant que ce nom sesoit conservé presque entier, depuis tant de siécles, ceux duPays nommant encore aujourd’huy le sommet du Parnasse*Lyacoura . Pour celuy de Delphes, les anciens faisoient Del-phus fils d’Apollon & de la Prêtresse Thuya , fille de Casta-lius , qui avoit fait prendre son nom à la fontaine Castalion-ne. Ils donnoient à Delphus un fils appellé Pythis, qui fitnommer sous son régné,la ville de Delphes Pytho. Á trois ouquatre cens pas du village de Castri , est un Monastère , donton croit que les anciennes murailles qui luy restent*étoientle Gymnase, ou les Ecoles de Delphes. Ce Monastère,avecson Eglise, est fur un plan irregulier, soutenu sur la pentedc la montagne par de grosses murailles de pierres de taille*