t
A V
viile a un beau sauxbourg, nommé Sacciaventi,'& plusieurs^FimillesNobles, dont les principales sont Anna,de Curris,Gagliaridi ,Longhi, Mangrelli, Penzi, Rocchi, Teí’oni &Troisio. On luy a donne le nom de Cuva, qui veut dire' Creuse, parce qu’elle est ceinte de hautes montagnes. * Da-’ vity, Principauté de deça. .
CA VACHI. Ville de liste de Niphon, la principale de'celles du Japon, en Latin Cavachium. Elle est située dans le ,quartier de Jetsengo, au Midy de la ville de Meaco.préî dela côte, Sc défendue par Une bonne Citadelle. Cette ville est•capitale d’un Royaume qui porte son nom.,* Maty, Ditt. de'Holl. 1701.
CAVÀDO. Riviere de Portugal, qu’on appelloit an-ciennement Codants Sc Celandus.íLlle a fa source dans la Pro-vince de Tra-los-Montes, & aprés avoir traversé celle d’En-tre-Douro & Minho, où elle baigne Braga, elle fe va dé-charger dans TOcean Atlantique. * Maty,Di#. de Holl. 1701.
CAVAILLON. Ville de Provence dans le Comté Ve-naiffin. Elle est située prés de la riviere de Durance,dans unterrain d’une fertilité admirable. Les Cavanes en jetterontles fondemens fur la montagne qui la domine, & son yvolt encore quelques restes de bâtimens. Depuis ce temps-îà les habitans font descendus dans la plaine. La ville est pe-tite & mal bâtie ; mais le séjour ne laisse pas d en être char-mant. Les personnes distinguées du Peuple y ont beaucoupde littérature Sc de politeslê. Son Evêché est suffragant d’A-vignon, L’Egiife Cathédrale est fous le nom de SamtVeran,qui a été Evêque de Cavaillon, Sc qui vivoit dans le sixièmesiécle. Celte ville est celle que Strabon appelle c abellio Cava-mm. D’autres l’ont nommée Cabellìeum on Vrbs cavallicorum.
* Audiffret, Ccogr. Tome z.
CAVALLA. Ville de Macédoine , qùi a été comme unedes clefs de ce Royaume.Elle est à deux milles des ruines dePhilippi, Sc fort agréable, avec un grand Port, mais mal af-sssré. Il peut y avoir cinq cens habitans Turcs, Juifs, ouGrecs. On bâtit autrefois une forte muraille au dessus decette ville fur le haut de la montagne. Elle est longue d’en-viron un quart de mille Sc voûtée , ayant deux passages audessous Seau bout, avec une tour fort épaisse au sommet dela montagne. Cette tour fervoit comme de Fort contre laThraee, de même que la muraille fervoit pour séparer laMacedoine de cette Contrée.* Davity, Macedetne.
CAVALLERJE. Petite ville de France dans le Roiiergue,en Latin E quitatus. Elle est située à deux lieues du Tarn &de la ville de Mílhau, du côté des frontières des Cevennes.
CAVALLO. Cap du' Royaume de Naples,qu’on appelleauffi C aballo, en Latin Cabalhmm Caput,Sc Canis Promontoríum.
11 est dans la côte de la Calabre Ultérieure, au^íord de laville de Reggio,&.vis-à-vis celle de Messine. II y a une Tourfur ce Cap, qu’on nomme la Torre diCavaíh,Sc on croitqu’elle luy a communiqué son nom. Quelques Géographesprennent ce Cap pour celuy des Brutiens,nommé ancienne-ment Cœ«ù.*Maty, Bict. deHoll.ijoi.
CAVALLOS, Port du Gouvernement de Hondure dansÉÂmerique Septentrionale. Ce Port de Cavallos est situé,selon Herrera, fur la hauteur de ij. degrez vers le Nord , àonze lieues de San Pedro , & à quarante de Vaíladolid. Í 1 ya, eu autrefois une ville habitée de Negres Sc de Marchands,àcause de la commodité & de la grandeur du Port, qu’uneBaye y fait. II avoit pris son nom des chevaux que les Ma-riniers jetterent dans la mer pendant une grande tempête.La Vallée de Naco, riche en métaux , fort peuplée, & lemeilleur quartier de tout le Gouvernement, en est éloignéede dix-huit lieues. La ville de Cavallos ayant été déja priseplusieurs fois, & pillée par diverses Nations, fut attaquéepar les Anglois en 1591. fous là conduite de ChristophleNewport, qui en emporta de riches dépouilles. Elle eonte-noit pour lors deux cens maisons. Le Chevalier Antoine' Sherlei, auflì Anglois, f attaqua encore en IJ96. & de si fre-quens malheurs ayant enfin obligé de f abandonner, parceque son Port n’étoit pas fortfeur ni aisé à être fortifié , leshabitans furent transportes par Alphonse Criado de Castil-la, Président au Parlement de Guatimala à Amatique, éloi-gnée de dixrhuit lieues du Port de Cavallos. C’est oùest aujourd’huy la ville de Saint Thomas de Castille , quiëst extrêmement bien fortifiée contre les incursions desennemis.
CAVAN. Comté d’Irlandè dans l’Ultonie Citerieure,qui a pris son nom du bourg de Cavan , litué fur le Blacwa-ter,en Latin Cavanum r Sc Cavanmm.Ce Comté est entre celuyde Monaghan » & le fleuve Blacwater qui le sépare de la
C A
Cohnacie.Qn l’appelloit autrefois le Pays de Bretnùss^
ou de Breane, Sc il étoit divisé en East-Breane & en
UU vlC JUi C dlJC 5 Cv 1-4 ClUit ut v uw vw mail ivt wauw w r «j
Breane. La viile de Kilmore est la feule qui s’y trouve-bourgs deCiv’an & de Bekurbet sont ceux de ce 'Cotn £ >qui députent au Parlement. * Audiffret, Geogr. anc. & ,n3Tome 1. , . u
CAVATA. Montagne d’Afrique dans la ProvinceChaus, Royaume de Fez. Elle est à cinq milles de la vJde Teza, Sc /étend d’Orient en Occident, trois milleslongueur Sc deux en largeur. Les chemins étroits sont eau ^que son n’y monte qu avec beaucoup de difficulté. Lecontient cinquante villages, & deux belles sources,qui 1°.ment deux grosses rivieres.On y trouve quantité de leopas& de singes. * De la Croix, Hljï. d’jfiique, Tome r. .
OAUB. Petite ville d’Alemagne dans le PalatinatduRN »en Latin Cuba. Elle est située fur le Rhin , aux frontière ^bas Comté de Catzenëllebogen,& des Electorals de ..ce & de T rêves, presque vis-à vis de Baccarah,&par une Forteresse nommée le Château de Gutenfds , Sc a» 1fur une colline. * Maty, Bid. de Holl. 1701. r »,
CAUCASE, Montagne d'Asie.vers la Géorgie, la Peiy £fínde. Les Anciens font souvent confondue avec leTaurus, qui est f une des trois plus hautes parties de cechaîne de montagnes qui divisent f Asie d’un bout à 1 au tr 'Imans & Caucase font les deux autres. On ne laissé pas d 3 Ppester toute cette chaîne en général, le Mont Taurus.ss 11 ’& Quinte-Curse mettent le Caucase dans les Indes. StrctBo »qui le rapporte en fa Géographie, dit que le dernier 1 a ^pour augmenter le merveilleux de f Histoire d’Alexanm ’parce que le Mont Caucase étant la cime la plus éleVesMont Taurus, Sc celle que les Fables ont rendue la pl llSmeufe, l’exploit de ce Prince, à qui il fa fait passer en C°querant, en étoit plus glorieux. Le Caucase est une m ° n Lgne où il faut à tous momens mettre pied à terre, à cause 0passages difficiles, arides & escarpez, où les chevaux ne P e Event monter qu’à peine.Elle est pleine de rochers Sc decipices effroyables. Le Chevalier Chardin qui fa traversdit que cette traverse est de trente-six lieues, qu’elRf 10 ^alors toute couverte de neige, de la hauteur de dixpresque par tout ; en forte qu’en plusieurs endroits sesdocteurs étoient obligez de faire un chemin avec desP e jí st *Ils fe fervoient pour marcher dessus, d’une maniéré d e fdales propres pour cela.La femelle a la forme & la long UÊd’une raquette fans manche; mais este n’a pas tant de b r í cU JLe refeau est auffi plus lâche, & le bois tout rond. Ils vosort vîte sor la neige avec cette chaussure, qui n’y fE rqu’environ un travers de doigt, ce qui fait qu’ils neque de legeres traces de la route qu’ils ont tenuë , cette 1te de sandales n’ayant ni derriere ni devant. Le haut du ^Caucase est perpétuellement couvert de neige , & il est 1 'habité pendant huit lieues de chemin qu’on fait à le ti^vefer. Les sapins dont tout ce haut est couvert, empêchentla vûë de /étendre. Ceux qui le descendent,voyent Rs p u . 'ges fe mouvoir en bas, en forte qu’ils croiroient être en 1 âl ’s’ils ne fe fentoient portez par la terre. Ce mont,jufqu e ^le haut, est fertile Sc abondant en miel, en bled, en vin , eifruits, en cochons Sc en gros .bétails II y a par tout de 'bonnes eaux, Sc l’on y trouve plusieurs villages. La vig 1 ]^qui y croît autour des arbres, s’éieve si haut, qu’on npeut souvent aller cueillir le fruit. Le vin y est à trésss^marché, &les Villageois n’en pouvant vendre autant sssojen peuvent faire , lassent pourrir le raisin fur les ceps- 1habitent en des cabanes de bois,& chaquefamille en a q^ 3 ^ou cinq,Ils font un grand feu au milieu de la plus gran^'fe tiennent tous à l’entour. Les femmes ont foin de mo u : ^le grain, Sc font cuire la pâte en des pierres rondes d’un p 1 ^de diamètre ou environ, Sc creuses de deux ou troisOn fait bien chausser la pierre,& le pain ayant été nais^dans, on le couvre de cendres chaudes, & de charbons jdens par dessus.Ce pain est sort bon. La plupart de ceU* 4habitent le mont Caucase font Chrétiens, du rit Geot# e ‘Us ont le teint fort beau , Sc le visage des femmes estjlagréable. A la moitié de la descente du mont, on voi £plusieurs pointes Sc sommets, des masures de Château* udeS restes d’Eglifes. Les gens du Pays disent qu’il y 3 £ stlà beaucoup qui ont été détruites par lesTurcs.Quand p 13 s .au bas, on entre en une belle vallée, large de troisfertile,abondante & sort remplie de villages. Le fleuve R ^qui a fa source dans le mont Caucase, passe au misi^cétte vallée. C est le fleuve de Cy re,qu’on appelle auffi* Le Chevalier Chardin, Voyage de Perse , Tome 1.