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, C A U N A R. Bourg de France en Gascogne. ïl est dán$•FEvêché d’Aire, environ à unelieuë de Saint Sever de l'áu-tre côté de l’Adour.
CAUNE. Petiîe ville de France dans le Languedoc. Elleest située fur les confins du Roiiergue, prés des montagnespu la riviere d’Agout prend fa source *dans le Dioceíë deCastre.
II y a dans la même Province de Languedoc une Abbayequi porte auffi le nom de Caune. Elle est à deux lieues de kville de Carcassonne vers le Midy.
CAUNE. Ville ancienne de la Çilicie, qui fut la Patriede Protogenes, Peintre fameux. II florissoit fan 308. avantTesus-Christ. Comme il ne travailloit que pour la gloire,il employoit beaucoup de temps à perfectionner ses ouvra-ges. On a efcrit de luy que pendant qu’il peignoir un Ta-bleau de Julius, célébré Chasseur de fille de Rhodes, il nevivoit qúe de lupins trempez, forte de poids plats & amers,de peur que des alimeris plus forts ne luy causassent des va-peurs qui auroient pû affoiblir la force de son imagination.Âpellés voyant ce Tableau, fut charmé de fa beauté, & onle tenoit d’un si grand prix, que les Historiens témoignent.qu’il conserva la ville de Rhodes. Demetrius Poliorcètes,Roy de Macedoine, favoit assiégée,& ayant connu qtfil nepouvòií la prendre que du côté où étoit la Maison de Pro-togenes , il aima mieux lever le siégé que d’y mettre le feu,-qui auroit consumé cet ouvrage inimitable. * Felibien , Viesdes Peintres.
CAUNETTE. Bourg de France dans le Languedoc, enLatin c aunettum. 11 est situé fur la riviere de Cesse, dans leDiocèse de Carcassonne.
CAUNUS ou Gomts. Ville de Carie, qu’on nomme àu-,jourd’huy Magri. Ceux qui demeurent prés de cette villefont d’une couleur verdâtre, ce qui fait connoître quePair y est fort mauvais. Les Cauniens s’accommoderent «sa-bord aux cérémonies des autres Peuples, & les rejetterentensuite , persuadez qu’ils ne dévoient adorer que les Dieuxde leur Pays. Ils ávoiènt accoutumé de ^assembler tous ar-mez, de quelque âge qu’ils fussent, & de poursuivre lesPrêtres de ces autresPeuples jusquesaux montsCalyndiques,les frappant à coups de bâton,& criant qu’ils chassoient horsde leur Pays les Dieux étrangers. * Davity, Carie.
Plutarque,dans la Vie de Demetrius,parle de cette ville de€<íMBí<í.Stephanus deVrbibm la place à f embouchûre du fleuveCalbis, entre Rhodes & le Sein, nommé Glaucus. Le P. Lu-bin , dans fes Tables Géographiques, dit qu’on la nomme àprésent Rojfa , & qu’il y a eu une Ifle dans fÓcean appeliéeCaunos , proche de fille de Tylé.
CAVO ou Monte Cavo. Montagne dítalie dans la Campa-gne de Rome, en Latin c anus mons. C’est celle que les An-ciens appelloient Mons Albamts.Js.lle est à cinq lieuës de Romedu côté de f Orient proche de la ville d’Albano. Cette mon-tagne a été autrefois célébré par la ville d’Albadonga queTony avoit bâtie, & parles Pertes latines que tous les Peu-ples Latins y celebroient. * Maty , Hiét. de Hoíl. ijoi.
CAVOLA. Forteresse d’Italie dans f Etat de la Républi-que de Venise, à trois milles de Salcala, Le à la droite de lariviere de B rente. Elle est fondée fur une roche vive, quipend directement fur le grand chemin, & passe pour impre-nable. II n’y a aucune porte pour y entrer, & tout ce qu’oriy veut introduire, hommes, vivres, meubles, y est enlevédans des corbeilles, par le moyen des cordes & des poulies,IIy a une source d’eau vive dans une Forteresse, d’où sonpourroit accabler à coups de pierre ceux qui passent par lechemin qui est au bas. Ce chemin est fort étroit & de diffici-le accés, entre la montagne & la riviere, Le Cifmon, qui en-tre dans la Brente, if en est éloigné que de cinq milles. * DeSeine , Idovveau Voyage d'Italie.
CAVOURS. Ville du Piémond. Elle est située au piedd’un haut rocher à double pointe, élevé au milieu d’uneiargç plaine, assez prés de la riviere de Pelés, & à cinq ou sixlieux de Pignerol. II y a un bon Château au dessus de cha-cune de ces pointes. Ces deux Châteaux qui se défendentf un Fautre, semblent imprenables. L’an 1594. de Lefdi-guieres se rendit níaître de Cavours, & le Duc de Savóye re-prit cette Place f année suivante. * Davity, Piémond.
CAUREA ou C aurera. Petite Ifle de la mer de Grece,queles Anciens appelloient isogones a Sc Thiganufa. Elle est fur lacôte Méridionale de la Morée, entre l'Iste de Sapienza Sc laVille de Modon. * Maty, Di£t. de Holl. iyox.
CAURZIM. Ville du Royaume de Bohême, nommée enLatin Caur^jma. Cluvier croit que c’est Fancienne c afinrgis. j
Geste ville est située à deux liëuës de f Elbe,& à six de B V1 .de Prague du côté de f O rient, & capitale du Cercle q utporte ion nom. * Maty, Dicl. de Holl. 1701,
CAUSENNÍS. Ville ancienne de la Bretagne Citérieure-Elle appartenoit aux.Caritains, & on en volt les ruines danla partie Septentrionale du Comté de Lincoln , au bourg ûBrigges. * Maty , Ditt. de Holl. 1701. .
CAUSSADE, en Latin ca'ciata. Ville de France dans ^Quercy. Elle est à trois lieuës de Montauban,& assez gf 31 ?'de. Les désordres que la Religion y a causez,ont fait qu da été démolie trois ou quatrejois. Jean de la Combe BachCjlier de Sorbonne, qui en fut Recteur, ayant converti gran -nombre de ses habitans à la Foy Catholique, y sit bâtirfort belle Sc grande Eglise à ses dépens, fancienne ayant exedémolie par les Prétendus Reformez durant les troubles “la Ligue. * Davity, Oyiercy.
CAUTE. L’une des plus considérables rivières qui arr0sent f Ifle de Cuba dans FAmerique. Elle a fa source aU _montagnes qui divisent cette Ifle comme en deux parties,courant par la plaine & par un fertile terroir, bordé de cn aque côté d’un agréable rivage, elle se va rendre dans la lTl£r ’par un large canal du côté du Sud de f Ifle. Cette riviesproduit une si grande quantité de crocodiles,animal p rÊ 'que inconnu dans les Isles voisines, Sc même dans les autrerivières de cette même Ifle de Cuba, qtfil est dangereux “ _fe tenir sor fes bords, puis qu’ils surprennent souvent c el bqui n’en sont pas avertis,& qui les entraînent dans l’eau 0ils les dévorent.* Laët, Dcfcript. des Indes Occidentaleschas. 10. . . ,
CAUTEN. Cap & riviere de f Amérique. Herrera ^que le Cap Cauten est éloigné de quatre lieuës de la ri viesde ce même nom,, qu’on prétend être â 38. degrez & 4 °'scrupules de la Ligne. Cette riviere se précipitant du h aU _des sommets des montagnes de neiges,court rapidement verFOùest,& aprés avoir passé le long de, la ville qu’on a P.P e ! eImpériale, dans le Gouvernement de c bile, elle se va join^à une autre qui rase le côté Occidental de la même vffi e *Laët, Defcrpt. des Indes Occid. li. 12, cb. 10.
CAUV 1 SSON. Ville de France du Diocèse desituée dans le Vannage , petite Contrée de Languedoc- ^ _une des vingt-deux Baronnies des Etats. * Davity, ^guedoc. , ,-ç
CAUVRESTAN. Gros village de Perse, entré lé Fal ttan & flfle d’Ormus. II est à f entrée du Golfe de Bass° râ ' 0 5renommé pour fes melons,qui font ordinairement auffi &que nos citrouilles. Taverníer qui en parle dans son Voya-ge de Perse,dit que ces melons surpassent en bonté tous cedu Pays, Sc que la chair en est d’un beau rouge , & “ oU U fcomme du sucre. II ajoûte qu’il y croît auffi des raves 4pèsent jufqu’à trente-cinq livres.
CAWROORÁ ou Counvo. Riviere de FÂmeriquetentrionale. Elle est à huit lieuës de Cayane vers 1 P u ^jS on embouchûre est étroite, mais assez profonde , &
Un bon Port. Dans cette embouchûre fe trouvent trois/ 1
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& le long de ses rivages la terre est fort iimonneuse- *produit quantité de cannes,assez semblables à celles de fuf^mais tres-venimeuses , & faisant enfler la langue de tforte,qu’il n’est pas possible de parler aprés qu’on en 3 ^gé. *Laët, Dr/cr. des Indes Occid. hv. ij.ch. 15. -x
CÁUWÓ ou Couwa. Riviere de f Amcrique SepreN^nale, à deux lieuës ou environ de celle d’Apurwaxa, lc j fde la même côte. Elle a deux à trois brasses de p rofoud .dans son embouchûre,& au dedans trois ou quatre. 1^^Ver mis Anglois rapporte qu’en 1596. il y trouva des 5 ^vages de la Nation des Yaos, qui s’y étoient retireztemps auparavant, les Espagnols les ayant chassez dga, & des Provinces situées le long de la riviere de 1 ^ ^noque , que les Arwacas possedoient alors. Ces Yaos 0 ^poient beaucoup du rivage de la mer , & avoient acco (mé de fc marqueter le visage & tout le reste du corps, P, e j sfe distinguer des autres Nations. Ils se fervoient pon s . ^des dents aiguës de certains petits animaux, qui ont qU e 7 É jjressemblance avec les LoirS, Sc s’en piquetoient la p e ? u ’Jsforte que ces cicatrices ne fe pouvoient effacer. La rívi^j^Gauwo est éloignée de la Ligne de 4-degrez & 2o.ser^P“ ft,Sc fait en montant un détour vers le Sud-Oitest, * Laé’hdes Indes Occid. li , 17. cb. 9. t fí
GAUX. Pays de France en Normandie, f un des ^ (ít í-qui composent le vaste Diocèse de Rouen, en Latin C * 1 jgfis Ager. II est situé entre la Seine , l’Ocean, la Picardf e ^Pays de Bray Sc le Vexin Normand, Sc a pris son slO^síS