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CET
avoir fait part à la grosse pomme de pih qui s’éleve au plushaut de la fontaine. La ville de Cefene est située au piedd’une montagne qui porte son nom , & qu’on appelloit au-trefois SdcerMons , & l’on voit fur un rocher les restes d’unChâteau, qu’on tient que l’Empereur Frédéric II. a fait bâ-tir. Sa Citadelle est à l’autre bout de la ville, élevée fur uncoteau de telle maniéré qu’elíe luy commande entierement.
L'Eglise Cathédrale est fort ancienne ; mais elle n’a aucune
beauté considérable. Les Curieux vont voir le Couventdes Peres de Saint François, & quelqu es Palais de Cardinauxdont les 'jardins font d’une grande étendue. Cette ville dontla riviere de ’Savio lave le pied , a été soumise aux Boulon-uois, & Maghinardo de Sefenana s’en empara au commence-ment du treizième siécle. Elle a ensuite appartenu auxMa-latesta, & un de cette Famille la remit à l’Eglise. La ville deEorlimpopoli n’est éloignée de Cesene que de six milles. *Jouvin de Rochefort, Voyage d’Italie & de Malthe.
CESI. Bourg d’Italie dans TOmbrie, situé entre les villesde Narni & de Terni, assez prés de l une & de l’autre. II estfurie penchant d’une montagne fort haute, qui n’est qu’unrocher exposé au Soleil depuis qu’il fe leve jufqu’à ce qu’ilse couche. Du côté du Nord, ce rocher tient à d’autres mon-tagnes de l’Àpennin. Des cavitez du même rocher fort pen-dant six mois que dure l’Eté un vent continuel & fort frais,que leshabitans conduisent par des tuyaux en divers endroitsde leurs maisons, comme on a accoutumé d’y faire venir leseaux. Ces six mois étant passez, l’air rentre dans ces con ca-vitez avec la même violence qu’il en est sorti, &ne fe faitplus sentir tout le reste de f année.
Dans la Salle de l’une des Maisons de Cesi, on lit cetteInscription en Vers Italiens, où l’on fait parler le vent ences termes.
fo ehe del Mar T'nanìio bebbi VimprnE con tempeste al mio frirar gta pronteFeci piú volte al tïtnido N occhìeroTurbar le ciglia, e itnpallidir la fronte ,
Vengo. défi ’ altrui voglie hor prigionteroBade concave viscère d’un monte.
Oui cauto impart ogni fuperbo intentoChe ogn hurnana grandez,z,a è pur un venta.
* Mémoires faits fur les lieux en 1705.
CESSE. Riviere du Duché de Luxembourg, qui aprésqu elle a passé à Ham fur l’Esse prés de Rochefort, fe jettedans un Antre épouventable, où elle fe cache entierementl’efpace de prés d’une lieuë. Ensuite elle en sort auffi belle& auffi claire qu’elle y est entrée. L’ouverture de cet Antrea quelque chose qui donne de la frayeur, & personne n’a étéassez hardi pour le passer en batteau d’un bout à l’autre, àcause que l’épreuve a fait connoître que lorsqu’on y jettecertaines matières* elles n’en réssortent point, ou n’en ressor-tent que deux jours aprés. Quelques Bateliers n’ont pas lais-sé de se hasarder depuis peu «saunées à reconnoître une par-tie de cette Caverne; Us y entrerent fort avant avec des flam-beaux , & passèrent entre des rochers, au milieu defquelsl’eau couloit rapidement avec un bruit qui les effraya. Etantparvenus ensuite à un heu plus étendu, & qui ressembloit àune petite mer, ils n’oferent avancer pour ne pas s’en gagerimprudemment dans des courans & dans des détours y dontils auroient pû avoir de la peine à fe retirer. * Mémoires dutemps.
CESSE. Riviere de France dans le Languedoc. Elle passeà Ca besac & à Bifan, aprés quoy elle va fe jetter dans I’Aude.
* Davity, Languedoc.
CESSERO. Ville ancienne des Gaules. Poldo d’Albenasa crû que c’étoit celle de Cafires dans l’AIbigeois. D’autresprétendent que Ceffero est le bourg de Saint Tubery, que cemême Auteur interprété VindomagusSAudiffre^Geogr.Tome 2.
CESTRIA. Ville ancienne de l’Epire. C’est selon quel- ;ques Géographes celle qui porte aujourd’huy le nom deSopoto, dans cette même Contrée.
CESTRIA. Ville ancienne d’Angleterre, qui porte au-jourd’huy le nom de chefler. C’est le lieu où la vingtièmeLégion surnommée Divana Vtffinx sut long-temps en garnisonpour réprimer les courses des Ordovices. Les Romains enjhrent une Colonie.
CETINA. Riviere de laDalmatie, qui prend fa sourcedans la Bosnie, prés d’un bourg qui porte son nom. Les An-ciens la nommoient Tìlurus & Nefius. Elle arrose Bagnialuc,& aprés avoir traversé la Dalmatie d u Nord au Sud,elle Va serendre dans le Golfe de Venise à Almifa, vis-à-vis de l’Iflede Brassa. * Maty, Dict. de Hall. 1701.
C E Y
CETIUM. Ville ancienne du Norique. Les Géographe?croyent que cette ville est le bourg ou village de l’Archidu-ché d Autriche appellé Cz.eiz,elmaur.
CETRARO. Petite ville du Royaume de Naples dans bCaiabre Citerieure, en Latin clampetia & Lampetia. Elle estsituée fur la côte de la mer de Toscane, à dix milles ou e®viron de Saint Marc àl’Gccident.*Maty, Dift.de Holl. 17 01 '
CEU. Ville de la Chine dépendante de celle d’Yengche®seconde capitale de la Province deXantum. Elie est proch ede la montagne de Changping,& célébré pour avoir été la P 3 ,trie de Confucius, fameux Philosophe parmi les Chinois. **nâquitl’an 483. avant Jesus-Christ d’bne famille tres-con-siderable, & la délicatesse de son esprit jointe à un jugeme®solide,lui sit acquérir beaucoup de réputation dés fa jeunesse.U futMandarin & employé dans leGouvernement duR°y a P'me deLu,ce qui lui donna lieu de faire connoître par I eS ^ olXqu’il établit,combien il étoit habile dans la science des mveprs& dans les secrets de la Politique. Le dereglementglissa dans la Cour, où le Roy ne voulut plus deferer à f eSconseils, l’ayant obligé de s’en retirer, il se fit une gloired’enseigner publiquement la Philosophie morale, & l’eíti® fiqu’on avoit pour ses hautes qualitez, luy attira plus de troismille Disciples. 11 mourut proche de la ville de Kio-fu-Tombeau est dans le lieu même où il faifoit ses leçons, & cSlieu qui étoit son Académie est enfermé de murailles com®®
un bourg.
CEVÂ. Ville & Forteresse d^Italie dans le Piémont.
Élie
est située fur le Taner, assez proche de fa source. C est ^capitale d’un ancien Marquisat de ce même nom , quiplus de vingt-lìx Châteaux de ses dépendances. Les pr® ^pales terres de ce Marquisat sont Prier, Bagnafc, CarrezOrmea, place forte qui confine au Génois, avec Cnatea ■* Davity, Piémont. . i a
CEVENES. Montagnes de France au SeptentrionLanguedoc. Elles sont entre l’Aquitaine & la Gaule N®bonnoife des Anciens , & nommées par les Latins Gebe^ *Cemmenius Sc Gebennici Montes. Leur étendue est de trelieues depuis la source de la Loire , jusque versLodeve ,l’on y comprend en partie le Vivarais, le-Velay & ledan , qu*elles séparent du Roiiergue. Ce qu’on appelés slSticulierement le Pays des Cevenes, consiste aux enVir rlU id’Anduse, d’Alaïs, de Saint Ambroise, jusqu’à Lodeve >4^est la partie Septentrionale du Languedoc. Les "®n®8 -des Cevenes sont bien peuplées & tres-fertiles, il y a desnés , fur tout de plomb & d’étain. Ces Pays ont été 1° &temps le theatre des guerres civiles que cauíà la ^pendant le seizième sieele , & au commencement du ú :septième. Ces guerres se sont renouveliées dans les P reII T.res années de celuy cy, & les Rebelles qu’on a nommeznatiques ont exercé des cruautez inoiiies contre tous ce
qui ont eu le malheur de tomber entre leurs mains. eC E U T E. Ville de la Province de Habad en Asost .
dans le Royaume de Fez. Elle est fur le Détroit de
Gibra 1 :
tar. Pompon ius Mêla l’appelle Septa ,8c selon Ortelius A NÏEffiliJfa de Ptolemée. Elle n’est qu’à trois milles desd’Andalousie ; & comme il n’y a que le Détroit entre deon peut voir lès gens d une rive à l’autre. Procope dit 4
>-- .-t • . r i-_-n_ ' — r _ A/T-i_ f^r.cent u
les Gots la prirent fur les Romains. Les Mahométans en
rent depuis les maîtres , Scelle leur fut enlevée en 141P H âJean Roy de Portugal. II y a une Eglise Collégialedroit de Cathédrale, pafee que Ceuta & Tanger fo pt .jj e
Evêché suffragant de l’Archevêque de Lisbonne. Cette ^
olJ- an afa* lìr rUI/VTZ d 11 £* .
est encore en Ton état & assez bien bâtie , quoy q u .'" Ro vété saccagée trois fois ; la premiers par Àbdul-Mumi® pde Maroc ; la seconde par Mahomet de Grenade ; ScJ 3 ^ 0lìsiéme par les Portugais, qui ensuite la fortifièrent d’uU >Château, 8c l’embellirent d’Eglises, de Cloîtres 8c de
II y a hors de la ville un quartier que l’on appelle f’^quicomme qui diroit la montagne au vin,à cause des vig°, p Ctiy font plantées. Le terroir deCeute est maigre, & X .
de grains. C’est ce qui est cause que le bled y est osd* na i„ nl
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ment fort cher. Toutes les Places que les Portugais 0 \
uieuu ìux c cner. i ouïes ìes Vlaces 411c ics rui iugau - ^pQOlles quatre parties du monde ayant secoué le joug E : ‘P 3 | t0 iten 1640. pour reconnoître le Duc de Bragance,leur Souverain légitimé , la feule ville de Ceute q ul j-jifun Gouverneur Espagnol demeura sous la dominâti® 1 . ^pagne, à qui les Portugais l’ont cedée depuis par 1 3 \ 3 nCf) c•1668. II y a déja plusieurs années que les Maures tie0 j tJ . e s-cette PJace affiegee fans avoir encore pûs’en rendre m* De la Croix, Hijî. d’Afrique , Tome 1. mî t-
CEYTAVACCA. Ville d’Asie.que i les Géographe 5