Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
597
JPEG-Download
 

C H A

cessaîre âux Rois ; mais non pas aux Philosophes. 11 avoirVa'fî re ' V ' n ë t ' c ^ eux ans ^ ors ^ eurîa de nuit contre un

'Jeau de cuivre, & il mourut de cette blessure.

HALCIS ou Chalcide. Ville de Grece, capitale de fille^tuboée. Elle est bâtie fur l’Euripe, c’est-à-dire, fur l’en-le plus étroit de ce Canal, & li prés du Continent,tj r ' e y communique par un Port. Cette description estvil? 6 4* 12- & convient parfaitement à la

le de Negrepont cf aujourd’huy. 11 y a plus de huit censq s . ^/ Ue LEuboée & fa capitale Rappellent Euripe. Elles ontç. ltte leurs anciens noms pour prendre celuy du fameux^ es ^pare du Continent. Ainsi le Patriarche Bal-q 0ri , Sc ]es autres dans leurs Notices des Evêchez de laj. re ce, ne font-plus mention que de l’Evêché d’E urìpos , aulì* 1 celu y de Chalcide , connu dans les Actes des cinq' ou| es fumiers siécles. Les Grecs disent Eripos ou Egnpss , d’où£nS ° nt âii- leur N egriponte ou N egroponte ; & nous Ne-

^l'Ue, iv. 4. chap. 2. nomme une Cbaldis ville d’Etolie,.r‘ n Macjnia , Molycria, cujus a tergo chalets & mons eft Taphiaf-j L & dans le liv. j. ch. 23. il en nomme une autre située dansp tyrie fur le fleuve Belus, & dit que la Chalcidie qui enî^d son nom, est la plus fertile Contrée de toute la Syrie. ‘, La ville de Chalcis a donné la naiffince à deux grandsChines, qui font Lycophron, Poète Grec, & Apollonius,

J "ofophe Stoïcien, Lycophron vivoit vers fan 304. avantf" ' ôc composa douze Tragédies, dont Suidas nous a con-£ Y e les noms. Nous n’avons de luy qu’un Poème intituléSçav ^° n obscurité a donné beaucoup de peine aux

f^^Pollonius naquit dans le onzième íiécle vers fan 146. &Pi»'V^ ce P teur de f Empereur Maro-Aurele Antonin leríj Ê , & de Verus.

j a HALDE’E ou caldêe. Province d’Asie. Pline la place àr^uche de l’Euphrate , ayant à f autre côté du fleuve f A-W| 1C déserte. Strabon ajoûte qu’elle s’étendoit depuis Ba-' >ne a u Golfe Períique, où f Euphrate & le TigreA es avoir mêlé leurs eaux fe déchargent dans f Océan. Ler 0 Strabon nous apprend qu’il y avoit un Pays aux envi-^ Babylone qu’on pommoit plus particulièrement^ “ ee > a cause des Philosophes Caldéens qui y faifoient leurii,T eure ‘ B*Ecriture Sainte, dans le Livre de Daniel,distin-en plusieurs endroits ces Caldéens d’avec la Nation Cal-

§Ue

dé

*

ç etie

. dont Nabuchodonofor & sès successeurs étoientt ,s * La ville capitale de toute la Caldée étoit Babylone, à•p !s lieuès de laquelle on voit ce qui reste de la fameuse°Ur de Nembrot. Cette Tour est située dans une campa-p ra ss , entre l’Euphrate & le Tigre, Les Voyageurs quiWn VÛë 3 ra PP ortent qu’elle est toute solide par dedans, &a e e e a plus la forme cf une montagne que d’une tour. Elletir C ^ re au j°urd’huy par le pied quatre ou cinq cens pas deClilt 5 mais comme la pluye en a affaissé les matériaux, ellelan* 3 ^ us fl ue tro ' s cens ^ ans ^ a ^brique. II y a d’abord sixde briques, faites de terre grasse ou d’argille cuite, &Hé te Lcpt, puis encore une fois six & sept rangs de cesd e f es briques jusques au haut ; & entre les six & sept il y a^ a paille de trois doigts d’épais, qui est encore aussi jaunechiche , qu’elle étoit lors qu’on l’y mit en commençantlìîc H T° Ur> Chaque brique a un pied de Roy en q narré,Led 0 - °'§ ts d’épais, & la liaison des briques peut avoir une j^ §L Elle étoit de terre, & d’un mastic appelle Guitran, qui4 e °core aujourd’huy la maniéré de bâtir à Bagdat,à causeci n n grand Lac de poix qui en est tout proche. On a comptérçy^'.ante rangs de ces briques ; en forte que le tout peutP etllr à cent trente huit pieds de Roy & quatre pouces dep; î eur . Au haut de la Tour est une grande fenêtre, & auvJ* on-voit une antre de lions. Vers le milieu il y a une ou-d e d’un pied & demi, qui passe de part en part. Procheç^y^gdat, qui est une ville éloignée de quinze lieues oujjj de f ancienne Babylone, on voit le lieu nommé Eflv 4 uir le Tigre,qui fe partage là en deux branches, dontS e ? Çourt vers Bassora;& f autre fe joint avec le fleuve deSu ; ensuite on trouve Gher , assez proche d’E Imara ,

Vien \de Corna pareillement fur le Tigre, aprés quoy ond’o }£%affora. On met encore dans cette Province la villejo(}[j®f > d’où la Secte des Orchenes est venue, Ce PaysCe Ux m Un a * r P ur ^ ^dn ’ d a P° n fdiver & son Eté commefc 0 j, d Europe , avec cette difference , que le chaud & leflui p ^ Lmt extrêmement modérez. Les divers ruisseauxtile lofent, & qui partent de l’Euphrate , le rendent fer-’ ^Uoy qu’il soit naturellement stérile & sablonneux,*

C H A

597

Ce qui fe trouve proche du Golfe de Perse , est plein débourbiers & de marécages. II y a force vignes & pommiers,en maniéré de forêts auprès de l’Euphrâte , & auprès deslieux qui tendent vers la mer.

Les Chaldéens vivoient fort long temps, ne mangeantque du pain d’orge. Leurs mois surent d’abord purementlunaires, & ils ne publioient la Neomenie,ou le nouveaumois , qu’aprés avoir vû Ja nouvelle Lune. Cet. usage futchangé par Nabonnassar Roy de Babylone, qui régla leurannée fur le cours du Soleil, ayant inventé deux Périodes,f une de 120. ans,& f autre de 1440. Strabon rapporte qu’ily avoit diverses Sectes parmi les Philosophes Caldéens. Lesuns, comme il a été déja dit, s’appelloient Orchenes ; les au-tres Borfipennes ; il ne marque point le nom des autres. CesChaldéens prédifoient les choses futures par le vol des oi-seaux, guerissoient les maladies avec leurs charmes ,& in-terprétaient les songes, apprenant cet Art de pere en fils.Ils tenoient le monde éternel fans commencement & fansfin , & difoient que Saturne avoit entre les autres Planètes,une fort grande vertu ; mais que le Soleil savoir encore plusgrandesils prétendoient qu’il y eût douze principaux Dieux,à chacun defquels ils donnoient un mois & un signe duZodiaque. Ils assuroient qu’il y avoit au moins 43000.ans qu’ils avoient eommencéà s’addonner à cette science ,jusques au temps d’Alexandre ; mais leurs ans étaient feule-ment d’un mois. Ils avoient aussi leurs Mages, qui fe Van-taient de pouvoir ouvrir les portes de I’Enfer par le moyende leurs charmes, & d y conduire & d’en ramener les âmes.Leurs longues barbes les faifoit paroître vénérables; & lorsqu’ils étaient reçus à être Mages, ils fe lavoient dans l'Eu-phrate pendant vingt-neuf jours,commençant avec l^Lune,& fe tournant le matin vers le Soleil Levant. Ils marmo-toient alors un long discours, & fembloient invoquer lesDiables; & aprés cet enchantement on leur crachoir troisfois au visage,fans qu’ils regardassent les passans. Ils vivoientde gland, bûvoient du lait, & de l’eau du Cheoafpe, &couchoiertt fur l’herbe en rase campagne ; & lors qu’ilsétaient assez préparez par cette abstinence, on les menoit lanuit vers le Tigre où ils étaient lavez avec diverses cérémo-nies, aprés quoy on les remenoit en leurs logis. Ils ypre-noient certaine robe magique à la façon de celles des Medes,avec une massue, la peau d’un lion, & une lire. Ces M^ges,qui passoient pour vrais Magiciens ; invoquoient à hautevoix tous les Démons, les Peines., les Erinnes, l’Ecate noc-turne, & la haute Próferpine, marmottant ensuite quelquesparoles barbares de plusieurs syllabes. Us difoient que 1 eau& le feu étoient le commencement de toutes choses, & il yen avoit de trois sortes, dont quelques-uns ne vivoient qued’huile & de farine. Us faifoient venir les âmes des Morts,pour prédire l’avenir, & se fervoient aussi des enfans poufle même effet. Ils étoient Conseillers des Rois, & l’on n’en-terroir jamais leurs corps qu’aprés que les bêtes les avoientdéchirez.

Les Chaldéens consentaient curieusement un feu qu’ilsdifoient être venu du Ciel,Le qu’ils tenoient pour leur Dieu,comme ils le firent connoître du temps du grand Constan-tin , en courant par tout le monde pour faire voir que leurDieu étoit plus puissant que tous les autres, puisque le feudiffipoit toutes les statués des Dieux.

La Doctrine desChaldéens dans le fond,rie differoit en rientde celle des M.tges Philosophes de Perse,lesquels admettaientdeux Dieux, ou plutôt deux Principes ; un bon,qui produi-soit tous les biens; & un mauvais, qui étoit auteur de tousles maux, suivant Zoroastre, qui nommoit le bon jiromaze;Sc le mauvais Arimané , disant que le premier ressembloit à lalumière, & l’autre aux tenebres Sc à l’ignorance. * Davity,Chaldée.

CHALENDRE. Riviere de France qui arrose la Sain-ronge. Elle a fa source vers les frontières du Poitou,& fe vádécharger dans la Charente, aprés avoir pafle à la ville déMatha Sc à celle de Thoré. * Atlas.

CHALENTON. Petite ville de France en Auvergne.Elle est située prés de Boussac, fur une petite riviere qui fedécharge dans la Loire. * Atlas.

CHALEOS. Les Anciens ont nommé ainsi le bourg deGreee qu’on appelle présentement Ajpropìn.

CHALEURS ou taje de chaleurs. C’est une partie duGolfe de Saint Laurent en f Amerique Septentrionale. Elleest renfermée entre les côtes de l’Acadie du Canada propreSc de fille de Saint Jean. * Maty , Diêí. de Holl. ijot.

CHALIAGRA. Ville de la Bulgarie, que les Geogrg-

Ff f f iij