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_ f Qis lieues de la ville de ce nom Vers l’Occident d’Eté, &otiimée Caméra Tonus par les Latins. Cette Abbaye est Fillev, e Val-Secret , & fut fondée par Milon de Cuilly & Pierre’ v eque de Meaux en 1202.
CHaMETLI. Isles de la mer du Sud, situées à seize ou'X-huit Iieuës de fOiiest du Cap c orrknte. Elles sont peti-CS > basses, boisées, & environnées de rochers. II y en a cinqMt font la figure d’une demi-lune. Ces Isles ne font guere^ * Un demi-miìle de la côte, & entre elles & la terre-fer-y a une bonne rade à couvert de tous les vents. Les^ssagnols disent qu’il y demeure des Pescheurs qui pefchentP°Ur les habitans de la ville de la Purification , la meilleuree s environs, qui est avancée quatorze milles dans le Pays.r. ■sl y a d’autres Isles de c hametly differentes de celles-cy. Cefttde petites Isles à vingt-trois degrez onze minutes, verse Midy du Tropique du Cancer, & à trois Iieuës ou envi-. °n de la Terre-ferme, où est un Lac salant qui se jette dans? nier. Ces Isles font passablement élevées. II y en a qui pro-3 rfent quelques arbrisseaux , & le reste ne produit aucuneP rte de bois. Elles font pierreuses tout le long de la mer ,7 e ueux seulement du côté du Nord ont des bayes sablon-nes. U y croît une efpece de fruit que l’on appelle Pen-S°ùin. II y en a de rouges & de jaunes. Ce dernier croît fur? e tige verte auffi grosse que le bras, & haute de plus d’un£ IC( b Les feuilles ont demi-pied de long & un pouce de lar-p a Vec des piquans aux bords. Le fruit vient au haut de la'!§ e en deux ou trois gros pelotons, & à chaque peloton il- en trouve seize ou vingt. Il est de figure ronde, de couleurV Une , & de la grosseur d’un œuf. La peau en est fort épaisse,f le dedans plein de petites graines noires mêlées avec leu est aigret & d’un goût fort agréable. Le Pengouinx° u ge est de la grosseur & de la couleur d’un petit oignonCc - II reprefente une quille, & ne croît point fur une tigeJonanae l’autre ; mais il a un bout en terre & l’autre en haut. 1' croissent soixante & soixante & dix ensemble, fort pro-pesles uns des autres, & fur la même racine. Ils font envi-onnez de feuilles longues de deux pieds, ou tout au moins■ Un pied & demi, & auffi piquantes que celles du Pengouin| a Une. Le fruit de l’un & de f autre se ressemble fort. Ils sont®Us deux fort sains, & ne font jamais de mal à l’estomac. IlF a slUelques Guanos dans ces Isles fans aucune autre sorte d’a-uuaux terrestres. * Dampier, Voyages autour du monde {P orne 1.tb *P- 9.
j. ÒrïAMILLY. Ville de France dans le Charolois. Elle estv Ur les confins de cette Province entre de hautes montagnes,^Prés d’une lieuë d’Alufe , & à pareille distance de Chassey.■Allas.
Q-JAMLEMI. Petite ville de France dans le Nivernois,j n Latin Elle est située fur une des sources de
A riviere deNievre, à huit Iieuës de la ville de Ne vers dudu Nord.
1 <-HAMONRY. Ville d’Ecosse, la plus considérable de^Province de Ross. Elle est située fur le Golfe de Murray,f ‘m de résidence ordinaire à l’Evêque de Ross, qui estju' a gant de l’Archevêque de Saint André,j '-HAMP D’ATTILA. Campagne de France dansle Cha-jpnois. Elle est à trois Iieuës de la ville de Châlons vers lec ° Ur g nommé la Suipe-la-longue , & a été appellée ainsi àa Use qu’Attila y fut entierement défait par Merouée Roy^François l’an 453. Theodoric, Roy des Wisigoths, &jT^us, General des Romains, qui s’unirent contre luy , luy^yant tué cent quatre-vingt mille hommes , le contraigni-^Ut de retourner en son Pays avec les débris de son armée.t J tte .^ am P 3 g ne csl celle que les Latins nomment Campi Ca-
t 9 ^AMP DE BATAILLE. Château de Normandie si-j e a demi-lieuë de Neubourg , & à sept Iieuës de RouenDiocèse d’Evreux. 11 est magnifique ,& bâti à later ^ ri î e ^ un dessein assez singulier. Une grande terrasseuuuée par une balustrade de pierre est élevée , & régnélun la façade de la porte d’entrée, qui avance en demi-qui communique dans une grande avant-cour ga-p ra nee par compartiment. La cour du Château est quarrée,pQ ^ue ,& accompagnée de deux vastes corps de bâtimenster le >vez , Lc d’une assez belle ordonnance d’Architecture,v JU^ez lson & l’autre par deux efpeees de bastions cou-jjjjjí s & logeables , qui tiennent lieu de pavillons ; & fur leHi e de chaque corps de bâtiment l’on a élevé un petit dô-d e J a ^e jardin fait face à la terrasse d’entrée , & il est séparé8 s anrL° Ur Château par un mur d’appuy , qui porte un
u treillis de fer soutenu dans des distances égales par des"lomé ì.
piliersde piérre, avec des ornemens de Sculpture convena-bles à feutrée d’un beaû jardin. Enfin on peut dire en géné-ral que les fossez, les entrées, les façades, les cours , les jar-dins , & tous les áccompagnemens de ce beau Château tien-nent du magnifique.* Mémoires drejfez,furies lieux.
CHAMP DE JOSEPH. Campagne dans la Tribu d’E-phraïm,que le Patriarche Jacob acheta cent agneaux desEnfans de Hemor pere de Sichem. Ce Champ long de demi-lieuë, Lr un peu moins large,est serré entre deux montagnes,& environné de collines qui le rendent d’un aspect fortagréable. II est tres-fertile, tant par les eaux qui y coulentdans les temps de pluyes, que par les rosées qui s’y trouvent,même pendant les plus grandes chaleurs del’Eté. Ceux duPays le cultivent & l’eníemencent de Zez,imen, que les Ara-bes nomment Semfim , dont on fait une huile excellente. Ilsy sement auffi du panis ou gros millet appellé par eux Draa,
& y recuëillent beaucoup de coton. * Davity, Terre-Sainte .
CHAMPAGNE. Province de France,qui a la Flandrepour bornes au Septentrion, la Lorraine à l’Órient, la Bour-gogne au Midy , & la Picardie & l’Isle de France au Cou-chant. On l’appelle en Latin Campania , & on croit qu ellea pris ce nom de ses belles & fertiles campagnes qui abon-dent en toutes choses ; mais particulièrement en grains & enbons vins. Son étenduë est de soixante Iieuës dans fa lon-gueur, & d’environ autant dans fa largeur. Entre plusieursrivières qui l’arrofent, f Yonne, l’Armençon, la Seine, f Au-be, la Marne & l’Aifne sont rivières navigables. Elle a desmines de fer & de bon acier ; & ses Foires & son trafic sontdes plus considérables du Royaume. On la divise en meusContrées, qui sont la Champagne particulière, le Rémois, leChâlonnois, le Pertois,le Baííigni, le Pays d’Argonné.le Re-telois, la Brie & le Senonois. La Champagne particulière estproprement le Comté de Troyes que Robert de Verman-dois unit à la Champagne aprés qu’il se fut rendu Maître en915. de la ville de cesoom, capitale , non seulement de cePays, mais de toute la Province. Les Rémois habitèrent an-ciennement la Champagne.Ils avoient feance dans lesAssem-blées des Gaules aprés les Eduens. LesTrecasses oú Tricaffi-niens, les Meîdes, les Lingons, Lies Senonois en partie, quihabitoient ce même Pays, firent de grands ravages en Italiefous leur Chef Brennus vers fan ;64» de la fondation de Ro-me. Dans le partage de la Monarchie Françoise que firentles Enfans de Clovis I. & ensuite ceux de Clotaire I. laChampagne fit partie du Royaume de Mets ou d’Austrasie.II y avoit même alors des Ducs de Champagne, dont la di-gnité n’étoit pas perpétuelle, & qui n’étoient proprementque des Gouverneurs. L’Histoire parle d’un Duc de Cham-pagne appellé Loup, qui contribua beaucoup à maintenir lejeune Roy Childebert dans la possession de ses Etats, contreles attaques d’Ursion & deBetzfroy. Le premier Comte hé-réditaire de Champagne a été Robert de Vermandois, fils deHerbert II. & de Hildebrante. 11 vivoit sous le régné deLouis d’Outremer. Herbert, Comte de Meaux , son frere,qui luy succéda, fut pere d’Etienne , aprés la mort duquelfans enfans, Eudes II. Comte de Blois, s’empara de ses Etats.II eut d’Ermengarde, Comtesse d’Auvergne,Thibaud I. quifut Comte de Champagne , de Chartres, de Tours & deBlois. Eudes III. fils de Thibaud & d’Alix, heritiere deRaoul II. Comte de Crépi, eut pour successeur son frere ,qui rendit cette succession à Thibaud II. son neveu, Comtede Blois, de Meaux & de Chartres. Ce dernier donna lesComtez de Champagne & de Brie à Henri I. dit le Large ,qui de Marie, fille ainée du Roy Louis le Jeune, eut HenriII; Comte de Champagne & Roy de Jérusalem. Celuy-ci setua fan 1197. en tombant d’une fenêtre du Château d’Acre.Comme il ne laissa que deux filles,Alix Reine de Chypre,&Philippe qui avoit épousé Errard de Brienne, Thibaud III.son frere hérita du Comté de Champagne. II fut pere deThibaud IV. & devint Roy de Navarre par la mort du RoySanche le Fort, oncle maternel de Blanche fa femme, fille deSanche le Sage, Roy de Navarre. Thibaud V. fils de Thi-baud IV. étant mort l’an 1270. en revenant de la Terre-Sainte laissa ses Etats à Henri III. son frere , qui mourut àPampelune en 1274 & ne laissa qu’une fille appellée Jeanne,qui porta en dot le Royaume de Navarre & les Comtez deChampagne & de Brie, au Roy Philippe le Bel,qu’elle épou-sa du vivant du Roy Philippe le Hardi son pere. De ce ma-riage vinrent Louis Hutin, Philippe le Long, & Charles seBel. Jeanne , fille de Louis Hutin , ayant épousé Philippe ,Comte d’Evreux, petit-fils de Philippe le Mardi, quelle fitRoy de Navarre, Philippe le Long retint la Champagne Sç
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