C H A
C H A 61
à c es Châtellenies reíTortissent d’autresjustíces inferieures,j,°fnme Marchenois, Pathé , Fretvgl & autres. Clemence ,de Robert de Dreux, frere du Comte Jean I. ctoitU c omtesse de Château-dun, & d’elle il eut une fille appel-, ee Alix, aussi VicomteíTe de Château-dun,femme dé Raoule Clermont, Sieur de Nelle, Connétable de France , qui°urut à la bataille de Courtray. Grégoire de Tours rendtémoignage avantageux de la grandeur de cette.ville,quiut érigée en Evêché. II dit que Promete ayant été fait Evê-iUe de Château-dun par f ordonnance duRoy Sigebert, fut; e posé aprés la mort de ce Prince, à cause que ce Château®, t( tit de la Jurisdiction &du Diocèse de Chartres. Prometeadressa au Roy Childebert pour le supplier de confirmer laPromotion de son Evêché faite à Château-dun par son pere^'gebert ; mais Pappole s’y opposant fortement, Prometep put obtenir autre chose que de vivre à Château-dun avecf teul nom de Prêtre, & dV jouir de son patrimoine. * An-dr édu Chêne ^
, Antïq. des Villes de France.
CHÀSTEAU-FORT. Petit Pays ou Gouvernement fé- *pré de France, qui n’est ni de la Marche, ni du Bourbon-°. ls , ni de FAuvergne. 11 est composé de vingt-quatre Pa.visses fous sélection de Gueret, ville principale de la haute1 ■‘arche. * Davity, la Marche.
> c HASTEAU-GONTIER. Ville de France dans l’An-en Latin Caflrum-Gonteni. Elle est située fur la rivierev e Mayenne, à huit lieues d’Angers & à six de Laval. IIy aAlliage , Election & Grenier à Sel. On y fait des toilesj nc s, fort recherchées dans les Foires que l’on y tient tous? s 2ns. André du Chêne, en parlant de Château-Gontier,ans ses Antiquitez des Villes de France , l’appelle Villeípyale, & dit qu’elle est dans la dépendance du Château deea umont. On y a tenu divers Conciles.
^CHASTEAU-LANDON. Petite ville de France dans leatinois,en Latin Cajlrmn-Landonis ou Caftrum-Nantonù. Ellest située fur la riviere de Loin, à trois lieues de Nemours,i? 2 quatre de Montargis & de Puiscau. Son Eglise dédiée àJ°tre-Dame, est assez grande & bien bâtie, avec une belle°Ur terminée en pyramide. On y voit encore la Paroissep. Saint Tugal, une Abbaye de Chanoines Réguliers dea ‘ nt Augustin de la Congrégation de Sainte Geneviève ; &
11 Hôtel- Dieu-Hôpital pour les malades. Le TerritoirePtoduit des grains, des vins, des foins & des bois. Château-^?ndon a diverses marques d’antiquité , & Fon croît que„ Fancienne Vellaudanum. * Mémoires dressez, fur les lieux en»7o6.
CHASTEAULIN. Bourg de France dans la Basse Breta-® ne , Diocèse de Quimper, ên Latin Caflrolimm ou Conocaff ttn - II est considérable pour les carrières d’ardoifes tres-sies cu’on y vient quérir par mer des Pays étrangers, &P°Ur les mines de cuivre & de fer que Fon prépare par leptycn de la petite riviere d’Auson, qui descend des mon-a gnesvoisines, & qui fait tourner des moulins propres àe *2. Cette riviere divise ce bourg en deux parties. Dans laPpmiere paroissent fur un rocher les restes de son ancienbateau,d’où par un grand pont de pierre,on passe àFautrev rt ie du bourg, en laquelle il y a une grande Place, ornéej. Une Fontaine & de FEglise Paroissiale. Dans une certainea ‘fbn de Fannée, il se fait une grande pefche de Humons-b cette riviere, que Fon côtoyé entre de hautes montagnesJblques au Port de Launay,où les vaisseaux de cent cinquan-tonneaux abordent facilement, par le moyen du gros re-U X que la mer a dans la Baye de Brest, dans laquelle fe dé-juge la riviere qui passe à Châtcaulin, où les barques nepavent venjr, à cause des Cataractes qui occupent toute lap"geur de cette riviere,pour empêcher les saumons de passerUtre. * Jouvin de Rochefort, Voyage de France.
Ê CHASTEAU-MEILLANT. Ville de France dans le
Crry a en Latin c aftmm-Melliani. Les murs en ont été rui-. ez - Le Château est ceint de murailles,&. de quantité de pe-tours, & au dedans il y a une grosse tour quarrée, biens* atle ' h2ute de soixante & douze pieds, large de quarante-t & épaisse de quinze. Château-Meillant est une Châ-^ . e He, qui a quatre lieues d J étendue, & que Louis XIII. aen Comté, en saveur de Jean- Fradet de Saint Août,t '^tenant General de FArtillerie de France. On tient parfApjion que jules-Cefar étant dans les Gaules ence lieu-là,bâtir une Tour quarrée à six ou sept étages , dont lesbrailles font épaisses déplus de dix pieds. * Davity, Berry.en t ASTEAU NEUF. Ville de France dans l’Angoumois,dei t ' n Cajìrtim-Novum. Elle est située fur la Charante,à* lieuës de Jarnac & à cinq de Cofnac. C’est un Siégé
Royal, qui a un Elu particulier. Cette villeest remarquablepar le combat qui fe donna dans fon voisinage Fan- 1569.contre les Huguenots, où le Prince de Condé fut tué.*Davity, Angoumois.
CHASTEAU NEUF. Ville de France dans le Berry. Elleest située fur le Cher vers les frontières du Bourbonnois, àsept lieues de Bourges. C’est une Châtellenie, où se sait ungrand trafic de bleds, de vins, de laines & de draperies.
CHASTEAU-NEUF. Ville de France dans FOrleanois.Elle a pris ce nom d’un Château situé fur une colline, quiregarde la Loire, entre Sully & Jargeau. 11 y a plusieursfontaines auprès de cette colline, & la ville d’Orleans n'enest éloignée que de cinq lieuës. Ce Château a été bâti parValentine, veuve de Louis Duc d'Orleans, avec íà Deviseqsson y voit par tout, d’une Chante-pleure, & pour mot,Rien ne m'eftplus. C’est une des plus belles maisons du Bail-liage depuis 1618. que le Comte de Saint Pol, Gouverneurd’Orleans en fit réparer quelques ruines.
CHASTEAU-NEUF de Randon. Ville de France dans leGevaudan. Elle appartient au Vicomte de Polignac, & estmémorable dans nos Histoires , parce que ce fut devantcette Place que mourut le fameux Bertrand du Guef-clin , Connétable de France, qui en avoit formé le siégé furles Anglois qui en étoient Maîtres. La garnison & les habi-tans porterent les clefs fur fa biere. * Davity, Languedoc.
CHASTEAU-NEUF. Ville de France capitale du Val-romey, avec titre de Baronnie. C’est dans cette ville qu’estla Justice de la Vallée.* Davity, Bugey & Valromey.
CHASTEAU-NEUF.Petite ville de Fille de France,avecun Château fort ancien. C’est la ville principale du Pays ditlimerais , d’où vient qu’on l’appelle souvent c bateau-neuf enlimerais. Elle est située fur la frontière du Perche,à quatrelieuës de Chartres au Couchant d’Eté, en allant du côté dela ville de Verneiiil.
CHASTEAU-NEUF. Bourg de France dans F Anjou. IIest situé fur la riviere de Sarte, quatre lieuës au dessus d’An-gers , & à deux lieuës du bourg de Morane. Les maisons yfont bâties d’une pierre blanche nommée Tusseau, & cou-'vertes d’ardoifes, tirées des carrières du Pays. Le Territoireproduit des vins & des grains, & il y a des pâturages. Lesfemmes s’occupent à filer du lin.
CHASTEAU-HEUF. Gros bourg de Bretagne,Provincede France. II a titre de Marquisat, & on le trouve entreSaint Malo & Dol.
CHASTEAU PELERIN. Forteresse de la Palestine, si-tuée au bord de la mer , environ à dix milles de Cefarée.Elle a des noms differens dans les Auteurs, les uns l’appel-lent Pierre Ancife , à cause de quantité de roches coupées &escarpées qui y font, Sc comme elles rendent le cheminétroit, elle est aussi nommée le Détroit. Les Arabes 1 appellentAclyte , les Maures Tournure , Sc les Chrétiens Château-Pelerin tà cause qu’on Fa bâti pour la feureté des Pèlerins de Jérusa-lem, le passage étant fort dangereux auparavant. II est surune terrasse, qui semble environnée de la mer, quoy qu’elletienne par un petit Isthme à la terre-ferme du côté de l’O-rient. Elle a encore l’apparence d’un Château, grand, haut,& aussi sort qu’il s’en puisse voir. Le bâtiment qui reste furpied au milieu des ruines, est un grand corps de logis pres-que tout entier, construit par un bout en demi-lune, commeune grosse tour, avec des fenêtres hautes Sc étroites. Au faîtela voûte est en terrasse, ceinte de lucarnes & de créneaux , letout de belle Sculpture, ce qui fait voir que la Place n’étoitpas autrefois moins recommandable pour fa beauté que pour• fa force. On y voit aussi quelques tours fort hautes, les unesentieres, & les autres demi ruinées, avec plusieurs voûtes, &des pans de murailles d’une épaisseur prodigieuse, tout celafabriqué de grandes pierres de taille, & en un lieu si bas & siuni, que la mer y flotte dés qu’il ftiit le moindre vent. LeCardinal de Vitri parlant de ce Château-Pelerin au troisiè-me Livre de son Histoire Orientale, dit que les Templiers ytravaillant en 1217. pour relever une forteTour qui avoit étéabbatuë comme le Château , trouvèrent en fouillant les fon-demens un tresor*de quantité de pieces de vieille monnoye,8 c qu’ayant fouillé ensuite en un autr,e endroit , ils y décou-vrirent plusieurs sources de bonne eau , & une ii grandequantité de matériaux de vieux bâtimens renversez, qu’ilsen firent deux fortes tours quarrées, toutes de grandes pier-res de taille , chaque tour ayant cent pieds de longueur, &soixante & quatorze de largeur, avec deux efcalier-s pourmonter fur la terrasse qui étoit fort haute; que ces deux toursétoient jointes par un gros mur de même hauteur, le-toutr b Hhhhiij