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CHAUMONT. Petite ville de France en Touraine. L’af-siette en est agréable, & la Maison d’Amboife Fa possédéefort long temps avec celle de Montrichart.
CHAÌJMONT. Bourg de France dans la Sologne. II estsitué fur la riviere de Laine, entre Romorantin & Or-léans.
II y a encore un bourg ou village de C haumont , avec Ab-baye, dans le Retelois, à trois lieues de Château-Porcienvers le Nord ; efiâMo»r,tres belle Maison dans le Charoìois;le Prieuré de chamnont , dans l’Auvergne,prés du lieu nom-mé Ambert ; & cbaumont, une des parties de la ville de Châ-tillon fur Seine.
CHAUNES. Bourg de France dans la Picardie, en LatinCalnia. I! est dans le Santerre, & a îitre de Duché.
CHAUNY. Petite ville de France dans Tancienne Picar-die ; mais aujourd’huy dans le Gouvernement de rifle deFrance. Elle est située dans un bon Pays & tres fertile, pro-che de la riviere d’Oife, qui bat même ses murailles. Cetteville n’est pas forte; màis fa chaussée,qui est comme uneautre petite ville , & qui luy sert de fauxbourg , est t res-sorte d’affiette, étant toute environnée d’eau. Elle a deuxbelles Eglises pour Paroisses, qui font Notre-Dame A SaintMartin. Il y a auíïì trois Convens, fun de Minimes, l’autrede Religieuses de Saint François,& le troisième de Religieuxde Sainte Croix. Le Convent de ces derniers est fort beau ,& fut fondé*en 1277. parle Seigneur de Failloiiez dans faSeigneurie. Les guerres furent cause depuis ce temps-là,qu’on transféra ces Religieux dans la petite ville de Cou-drait , qui n’est présentement qu’un village ; & enfin Char-les VI. pour lors Duc d'Orléans Sc de Milan, les reçut en laville de Chauny dans son Château,qu’il leur donna en 1486.pour y établir leur demeure à perpétuité. Chauny s’appelleen Latin Calniacum. C’est une ville Royale avec Châtellenie,que le Roy Charles V. unit à la Couronne en 1378. ce quifut confirmé en 14x1. par Charles VI. * Jòly ,<Lianoine deParis, Retour de Munster. Le P. Bouflìngaut, Voyage des Pays-
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CHAURANA. Ville ancienne d’Asie. Quelques Géo-graphes eroyent que c’est Bcman , ville de la grande Tar-tarie. .
CHAURY. Ville des Indes,d’où descend une riviere quipasse au village de Helewako dont elle prend le nom. C estla plus Vrande de tout le Royaume de Decan, ce qui luyfait austi donner le nom général de Coyna.
CHAUS. Province du Royaume de Fez en Afrique. Ellea le fleuve Zha ou Ezdha pour bornes à fOrient ; & celuyde Guraigura à l’Occident. Sa longueur est de quarante-sixmilles d'Orieqt en Occident ; & fa largeur de quarante.Cette Province est auflì large que l’endroit du Mont Atlas,qui est opposé à la Mauritanie, & comprend une bonne par-tie des plaines de Numidie, & les montagnes qui confinentà la Lybie. Ses villes les plus considérables font ïeurert,Teza, Hadagia, Garzis; Dubdu, Mezá, Sofroy, Mezdaga,Benihulud, Haulifnan , Mebedia, Tezergue ,Úmergeveai-be & Gerceluin. Dans cette Province sont deux belles plai-nes ; l’une a quatorze milles de long & dix de large , &s’appelle Sab el-Marga , c’est-à-dire , les Cmapagnes desVaillans ; & l'autre Az,agerè-Commarer. U y a plusieurs mon-tagnes , dont les plus remarquables font Matgara , Cavata,Megeze , Baronis, Guceblen , Miatbir, Cunay-gelgherben,Benimerafen , Mafetrave , Zis , & Beni-Yaíga. Quoyque la plus grande partie du Pays soit pierreuse , sèche écstérile , il ne laisse pas d’y avoir des quartiers fort seconds.Les plaines de Sab-el-Marga ou Sahab-Marga nourrissentquantité de Iyons qui dévorent les habitans; & celles d’A-zagari-Commarer, font pleines de forêts. Le mont Leligoporte quantité de pins , & il s’y trouve beaucoup de lyons,de singes & de léopards. II y a fur les montagnes de Zis & deGerceluin un nombre prodigieux de ferpens; tuais si privez,qu’ils viennent dans les maisons; Rapprochent de ceux quifont à table, & mangent ce qu’on leur donne, fans faire au-cun mal, si ce n’est quand on leur en fait. * De la Croix,Uist. d’Afrqae , Tome 1.
CHAQSEY. Petite Ifle de la Manche ou mer Britanni-que , située à peu prés entre celle de Gerfey & la ville deGrandville, à quatre ou cinq lieues de furie Sc de l'autre,&de la côte de Coutances. C’étoitautrefois la retraite de plu-sieurs saints Hermites,qui la choisissotent pour fe retirer ducommerce du monde, & pour se donner entierenaent à lacontemplation. Dans la fuite des temps il s’y établit une Áb-baye, dont on n’a aucuns menjoires certains. Ce qu’il y a
de constant,c’est qu’en l’année 1343. Philippe Roy de Fran - *ce, donna f Ifle de Cbaufey aux Cordeliers pour y bâtir uriConvent. í! s’y trouva aux siécles fuivans un si grand nom-bre de Religieux, qu’on remarque dans les Registres dc§Ordinations de l’Evêché de Coutances, qu’il y avoir à cha-que Ordination trois ou quâfre Religieux de ce Convent;pour Soû-Diacre , Diacre ou Prêtre jufqu’en 1535. Les An-glois ayant ensuite pillé deux fois Liste & le Convent; enfinLan 1543. les Religieux surent obligez de se retirer & de ve^nirs’étabiir en terre-ferme, proche de Grandville. II y testtoit il y a vingt-cinq ou trente ans un petit Fort, dont il n sta plus qu’une maison & les appartemens, pour servir d’Ho-celle rie aux ouvriers, qui y tirent quantité de pierres grisesqu’on apporte fur la côte à Grandville & à Saint Maío,qu’on employé à bâtir. C’est auíìi une retraite pour ce nique le mauvais temps oblige de relâchera cette Ifle dans depetits hârimens. * Vaudome, Manuscrits Géographiques.
CHAOVIGNI. Petite ville de France dans le Poitou, enLatin c alvmiacum. Elle est située fur la riviere de Vienne, atrois ou quatre lieues de Poitiers du côté du Levant.* Maty,DiB de Holl. 1701 .
CHAXAN. Ville de la Chine dans la Province deHu*
quang. Elle est du Territoire de Chingyang, & renommesdans l’Histoire des Chinois, à cause d’un superbe Templebâti en l’honneur d’une femme appellée Nuiqua, dans unemontagne qui en est proche. Ceux du Pays prétendent quecette femme eut l’adresse de réparer un endroit du Ciel fl uíétoit rompu.*Recueil de Thevenot, Vol. 3.
CHAXUM ou Axum. Ville de Syrie, en Latin CaffuitiïíCaxumo , Chaxumo , ou Acachmia. Cette ville, autrefois j®capitale du Royaume de Tigre en Ethiopie, étoit auífi £ ®principale des Áxumites ou Auxumites, que vainquit f Em-pereur Aurelien, Sc qui furent encore vaincus depuis p afJustinien dans la seizième année de son régné. * VopiseuS»Paul Diacre , Ptolemée. Voyez, Kaxumo.
CHA YANTA. Province du Peroudans le Diocèse de'®Plata. Elle a de longueur vingt lieues, & presque autant d elargeur.GarcilIaSb a écrit que de la vallée de Cochabamh®'on entre dans cette Province par un Defertfort stérile,qui 3presque trente lieuës de large, dans lequel on ne voitdes rochers Lt des précipices,avec des chardon soudes ch® u *'ses-trapes,dont les aiguillons font de la longueur des doig tsde la main, & íi forts & si aigus, qu’on s’en peut servir al1lieu (Léguistes & d’épingles. * Laët, Indes Occidentales Ih- ïl ‘chap. 7.
CHEBRECHIN. Ville de Pologne dans le Palatinat stLublin. Elle est située à trois lieues de Tourobin , suri®pente d’une colline, ornée de vergers à droite & à g âU 'che, régnant en rideau au dessus d’un marais fort étendu estIong& en large. La petite riviere de Wiéprs passe au piedses murailles, & se jette dans le Bog,aprés avoir traverse stPalatinat de Lublin. Il y a dans cette ville quantité defort riches, & les Juives y font tres-jolies. Les vergers st*environs font pleins de ruches à miel, dont il fe fait un traficconsidérable, ce Cmton fourniffjnt plus de cire qu’aucul®autre du Royaume.* Mémoires du Chevalier de Beituyu.
CHECAPEQJJE. Riviere de l’Amerique ,à sept lieue sde celle de Tabatco. C’est plutôt une crique salée qu’u° eriviere. Son embouchure n’a pas plus de vingt pas de laj'geur ,& on ne trouve que huit ou neuf pieds d’eau ^ ar Z.barre. Au dc-là il y en a douze ou treize en basse marée, ^un bon ancrage pour les barques à un demi-mille de l’e"Lbouchûre. Cette riviere s’étend deux milles à l’Est-Sud-Elhensuite este tourne vers le Sud, & s’avance dans leP®y s *Entre son embouchure Sc la mer, il y a une pointe de tetstsablonneuse & stérile. C’est là que furie côté joignant/riviere, tout auprès du bord, on peut creuser avec les mai 1 ’dans la terre un fable qui est gros & de couleur jaune, ^trouver de l’eau douce,pourvu que l’on n’approfondstse4beaucoup , parcs que l’eau salée vient presque auflL tot ‘Deux milles au de-là de l’embouchûre , aprés que 1 ’°°^passé cette pointe sablonneuse, le Pays est humide & ^ are ecageux , & ne produit que des triangles de l’un & l’®^Jcôté, l’eípace de quatre ou cinq lieuës. On trouve enfu^un terrain ferme & sec, où il y a un courant d’eau dq uC /'Une lieuë plus loin est une Ferme de bêtes à corne, qui ®P^partient à un village Indien. D.tns les bois qui sont de ch®que côté de la riviere, on trouve grand nombre de g uan °Jde tortues de terre, dequames, de correfos, avec quelqu^perroquets ; mais il nc paroît aucune habitation plus p £che que sette Ferme de bceufs. II n'y a point de ville