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Tome I. [A - D.]
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$tis C lafius. Elle traverse une pétitè partie du Duché de"Polete, & groffie des eaux du Topino,elle va se déchargerdaìis le Tibre proche de Torciano. * Mat y ,Diâ. de HolU*7oi. .

ÇHIAVENNES. Ville qui appartient aux Grisons, &fjlu est située au pied de quelques montagnes fur la petiter,v iere de Maira qui la traverse. Cette ville,que les Latinssomment c lavena &les AlemansC laven est fort bien bâtie,le séjour en est agréable. Elle a quelques maisons d’unear chitecture bien entendue, & elle occupe avec les jardinsen dépendent tout le fond qui est entre les montagnes,311 pied desquelles les habitans creusent de grandes grottesPour leur servir de ceîiers, où ils conservent leur vin pen-uant l’Eté , 8c le boivent austì frais que s’il étoit à la glace.

1 our cela ils percent dans ces grottes ou celiers, Un soûpi-raj I d’environ un pied en quarté, & de dix ou douze deProfondeur, par où f air y entre quand il fait bien chaud.f“ a ville de Chiavennes avoit autrefois un grand circuit ; maisy a cinq cens ans ou environ que tout le côté Septentrionalut enseveli sous la chute d’une partie de montagne qui se^ et acha des Alpes. On voit tout au haut quelques rochersI 11 on prendroit d’abord pour des ruines. Ce font des ou-,~ ra ges ménagez avec beaucoup de dépense, tant pour lesEpater les uns des autres , que pour les disposer de tellesefte , qu’on en pût bâtir des Forts & des Citadelles. CelaP a roît par diverses marques d’outils quson voit encore fur? s oc en quelques endroits. Ces rochers sont hauts deîie ux cens pieds, coupez des deux cotez fur une ligne droi-^ comme une muraille. L’efpace qui les séparé est de vingtP Ie ds, détendant en long de quatre-vingt. Durant la guerreoç la Vasteline , les Grisons y a voient mis une garnison quin ctoit pas mal placée, ces rochers n’étant accessibles que parcôté, où même la montée est assez difficile. II y a quan-ffic de beaux vignobles aux environs de la ville, & le terroiry est auffi bon qu’en aucun lieu dTtalic, à cause que le So-leil donnant fortement fur les montagnes,renvoyé une tres-grande chaleur dans la vallée. Le raisin y est fort gros , &

1 °n boit en ce lieu-là un vin excellent quson appelle Aromati-que. H semble que ce soit une composition où il entre de Té-P'cerie.Ce vin est si fort quson a peine à croire qu’il soit natu-j Ê l,quoy que ce soit le jus tout pur de la grappe. Ils ne cuëil-sentle raisin dont on le fait qu’au mois de Novembre, asinil soit extrémementmeur,&íitôtqu’ilest’cuëilli,ilslepor-îer >t dans leurs greniers, où ils le laissent deux ou trois moisa Psés avoir arrangé les grappes fur la queue. Les bonnes font^ises à part, & on jette celles où il paroît quelque pourri-ffire. On les presse ensuite,& la liqueur qui en sort,est por-lce dans un vaisseau découvert, ou dans une cuve. On l’é-Cu me deux fois le jour, & quand elle ne jette plus dsocume,là met dans un vaisseau fermé, où elle peut se garder unott grand nombre d’années. Ce vin est d’abord si doux,3 11 on diroit que c’est du miel, & fur la fin de Tannée il estb °n. Qiiand ceux qui en ont se proposent de le boire, ilsPercent les vaisseaux un peu plus haut que la barre du mi-"ou , c’est-à-dire, environ au tiers, Le en tirent jusques à ce^.il n’en vienne plus rien, âpres quoy ils remplissent leAisseau de vin nouveau, & font cela tous les ans. Ce qu’il/ a d’assez extraordinaire, c’est que tous les ans auffi ce vin,?out au mcis de Mars, ce qui le trouble si fort, quson risonÇ^iiroit boire que la fermentation, qui dure ordinairementùnmois, ne soit tout-à-fait passée. II n’arrive rien de sem-olable aux autres sortes de vins. Celuy-cy est blanc, quoy^ Ue le raisin soit rouge.

Le Comté de chiavennesiqui a pris son nom de cette ville;^ít entre les Grisons, la Valteline & le Duché de Milan,Partagé en deux Bailliages,Chíavennes & Pleurs. Fa plupartes hàbitans font fort riches ; mais cela nsompêche pas qu’ilso soient tres-íìmples en leurs meubles & en leurs habits.. e qui les met dans cette grande opulence, c'est qu’il n’y aJ a nnais quson des enfans de chaque famille qui se marie. Ilsont de certains pots de pierre appeliez Lavege , qui méritent^ on en parle. Ils font parmi eux dson fort grand usageï° ll r la cuisine. La pierre dont on les fait est huileuse ; maisU f sont si écailleuse, que si on la touche, il s’attache de Té-aux doigts.C’est uneefpece d’ardoise dont ils ont troisj 'fies, Tune auprès de chíavennes , Tautre en la Valteline,&j. tr °isiéme dans le Pays des Grisons. Ces pierres ne se ti-e ot pas fans beaucoup de peine, l’ouverture de la mine n’alent r r °' s P* ec ^ s hauteur ; de sorte que ceux qui y travail-°ot obligez de sc couler fur le ventre prés dson demi-1 c * Lors qu’ils font venus à bout de couper la pierre, ilTerne L

faut qtn'J's î’apporterjt en cette posture fur leurs hanches;une chandelle attachée au front jufqu’au lieu où est cetteouverture , dsoù ensuite on la tire en haut par une machine;Elle pèse d’ordinaire deux cens livres,& asin qu’ils ne soientpoint offensez de sa dureté, ils ont des couffins fur les han-ches. Ces pierres étant taillées en rond, d’environ un pied &demi de diamètre , & dson pied d’épaisseur, ou un peu plus,ils les portent à un moulin à eau, où par le moyen d’uneroue qui fait jouer quelques ciseaux ( & cela si facilement,que celuy qui conduit Touvrage, peut détourner sà rouequand il veut ) d’abord la grosse croûte en est ôtée, aprésquoy elles font polies, tant qu’enfin en appliquant le ciseaufur diverses lignes de chacune de ces pierres, on en enlevéplusieurs pots, les uns grands, les autres petits, selon que lácirconférence en approchant du centre va toûjours en dimi-nuant. C’est ainsi que se fait le corps du pot, qui ensuite estgarni d’anscs , & des autres accompagnemens qu’il doitavoir. On a remarqué que ces pots de pierre boitillent plû-tôt que ceux de métal, & qu’ils demeurent long temps ex-traordinairement chauds, aprés qu’on les a tirez du feu, oùils ne sc cassent jamais, quelque grand qù’on le puisse faire;d’ailleurs ils ne donnent aucun mauvais goût à la liqueurqu’ils contiennent. II y a un Lac appellé lac de ChíavennesOn compte deux heures de chemin depuis la ville jusques àce Lac, qui est presque rond ,& d’environ un mille de dia-mètre. II tombe dans celuy deComo , vis-à-vis du Fort deFuentes. * Audiffret, Geogr. anc. & moi. Tome z. Burnet ,Voyageen Suisse.

CHIAURJLIC. Ville de la Turquie en Europe , dans láRemanie. On la nomme auffi C krlo,8c Zmrlo , en Latin Cb'tor-lica & ziorla. Elle est située entre Andrmople & Constanti-nople , fur la riviere d’Athiras, à une lieuë de son embou-chûre dans la mer de Marmara. Les Géographes la prennentpour Tancienne ville de Tz,itrulum. * Maty, Diiï. de HolU1701.

CHICACHA. Sauvages de TAmerique Septentrionale;Cette Nation est fort nombreuse, 8c peut mettre fur piedjusqu’à deux mille hommes. Ils passent pour être dociles ;industrieux, braves & guerriers. Ils ont tous la face plattccomme une assiette, ce qu’ils estiment un trait de beauté.C’est pour cela qu’ils prennent soin d’applatir le visage déleurs enfans, avec des tablettes de bois qu’ils leur appliquentfur le front, & qu’ils serrent fortement avec des bandes;Tout est chez eux en grande abondance , bled,fruits, raisins,olives, poules domestiques, poulets d’Indc & outardes. *Npuvelle Relation de l'Amrnq-ie Septentrionale

CHICANUM. Nom ancien du bourg de Saint Agreve dansle Vi va rais en France.

CHICAS. Sauvages de TAmerique,dont le Pays commen-ce à la riviere de Talina 8c s’étend jusques aux confins de laville de Votofi. Ils sont doux, honnêtes & fort bons Mineurs;ce qui fait que la plus grande partie d’entre eux s’addonnéau travail des mines d’argent, dont il y a grand nombre deveines dans leurs Provinces. II s’y trouve auffi force brebisdu Perou. * Laët, Description des indes Occidentales , /se. 14;chap. 12

CHICHESTER. Ville d’Angleterre datìs le Comté déSussex,en Latin ciclestria. Elle est située fur la petite rivierede Lavant, & fut appellée anciennement Regnum,des Règnesqui en jetteront les fondemens. Cissa,Roy de Sussex,Tayantfait rebâtir, luy donna le nom de Chichester. L'Evêché deSelscy, qui avoit été fondé par Cedwal dans l’Isle de ce nom,que la mer a presque entierement engloutie, y fut transférésous le régné de Guillaume le Conquérant. II est suffragantde TArchevêché de Cantorberi. La ville de Chichester adroit d’envoyer deux Députez au Parlement. * Audiffret ,Geogr.Tomer.

CHICHEU. Ville de la Chine, treizième capitale de la.Province de Nankin, Quoy qu’ellesóit environnée de peude campagnes, elle ne laisse pas d’être opulente, & pourvûëde tout ce qui est nécessaire à la vie. Les villes de Cingyang;de Tungling, de Xetai, de Kicute & de Tunglieu,font fousfa dépendance.* Ambajfade des Hollandais a la.Chìne ; cb.39.

II y a dans la Chine une autre ville qui porte auffi le noíride C hiebeui Elle est la septième de la Province de Chekiang,& en a dix autres dans fa dépendance félon Martini.

CHICHIMEQUES. Sauvages de TAmerique. Ils habi-tent les grands Déserts qui sont au de-là des limites de láProvince de Mechoiiacan , 8c qùi confinent à Qmritaro, à Aca-noaro ,à ïurirapandaro , & à Siclni, lieux éloignez d’envirorftrente Jieuës de la ville de Mexique vers l’Ouest.Ces Defêítsr

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