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Tome I. [A - D.]
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654
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C H U

C H Y

C hangxen ,*Tdco , Ingchuen , Sank}u , fungching, 'K'kiang , N%n-cbuen , Kiuchiang, Ho, Tangleang,Tmgyven , P/exan, chang ,Tiencbiang , F eu ,Valnng & Penxui. Son territoire est assez fer-tile , & porte force fleurs d eMeutapg & des fruits de Lkhia ,que l’on envoye à la Gour quand ils font meurs & tout fraispandes coureurs ordonnez exprès pour les porter. -La mon-tagne de Fé, qui aboutira la ville de Chungking, passe pourune des merveilles de l’Empire, à cause d’une Idole de mê-me nom , qui a les pieds croisez , les bras entrelacez, le nez,la bouche & les yeux íì grands, qu’on les voit-à plus de deuxlieues d’Alemagne. * Ambassade des Hollandais vers /’Empereur deU Chine-, ch. 52.

CHUPULETI. Petite ville d Asie dans la Géorgie nom-mée autrement Copolete, en Latin c opoïetitm. Elle est situéefur la côte de la mer Noire dans la Principauté de Guriel. *Maty , Diiï. de Holl. 1701.

CHUQUIABO. Province du Perou comprise dans cellede Collao. Elle occupe une moyenne vallée entre de forthautes montagnes,& on l’estíme fur tout pour les fontaines,& pour 1 abondance du bois. II y a quelques campagnes oùles habitans fement du mays, & où fe trouvent plusieurs ar-bres fruitiers. Les autres vivres leur viennent des Valléeschaudes & des Provinces voisines. La ville de Nueftra Seíiorade la Paz ,, est dans celle-cy, qu’Herrera croit avoir pris sonnom des mines d’or qui s’y trouvent, parce que Chuquiaboen la Langue des Sauvages, veut dire Heritage d’or. Garci-lasso veut qu’il signifie principale lance. L’air f est fort froid,& la terre aísez sèche. II y pleut ordinairement depuis De-cembre jufqu’en Mars; & depuis Avril jufqu’en Août il yfait si froid, qu’il y gele quelquefois. Les arbres y bour-geonnent en Septembre , en Octobre & en Novembre, &pendant ces mois ce font des jours fort ferains , & un airtres-temperé. * Laët, liv. 11. th. 5.

•CHUQUIMAYO. Province du Perou, qui ne contientpas plus de vingt lieuës,& que les Sauvages voisins nom-moient autrefois Proauca , c’est-à-dire, Peuple guerrier. Ellea pris son nom de la riviere de Chuquimayo qui coule autravers, riviere fort grande, poissonneuse, &,si rapide,que les Espagnols & les autres Naturels de ces Régions crai-gnent de la passer à la nage. Cependant ceux de la Provincede Chenchipan que cette riviere a versl’Oùest & le Sud ,font accoutumez à la traverser, & les femmes même ne crai-gnent point de i’entreprendre avec leurs enfans tant ils ontd’habitude à bien nager. La constitution de l’air de cetteProvince est humide & chaude, quoyque la plus grande par-tie de l’année le vent du Nord-Est y souffle. Il y a souventdes pluyes, mais quand elles font passées il y fait fort beau. Laterre y produit d elle même certaines noix qui font mortel-les étant crues, & qui nourrissent beaucoup quand elles fontcuites. Le Pays-est montagneux en plusieurs endroits, & plat& champêtre en d’autres. Quantité de cedres , & plusieursautresarbres d’un bois fort dur, & qui ne fe pourrit point,viennent dans les montagnes, des sommets defquelles des-cendent quelques rivières tant vers l’Orient que vers l’Oc-cident, dont les eaux sont claires & bonnes à boire. Commeelles passent par des lieux où il y a des mines d’or , elles enapportent des grains. II fe trouve auffi dans cette Provinceplusieurs fontaines & sources salées, dont on fait de fort bonsol. Les villes que les Espagnols y habitent sont Jaen & Za-mora. * Laët, liv. 10. ch. 14.

CHUQUINGA. Lieu du Perou que la nature a rendutres-fort. II est éloigné de quatre lieues des mines dcGualla-ripa, & l’on n’y fçauroit aller que par un chemin si étroit,quedeux hommes n’y peuvent marcher de front. Ce chemindure trois lieues, & il est fermé d’un côté par de fort hautesmontagnes, & de l’autre par la riviere d ’Abançay. Les rivagesde cette riviere sont fort droits, & l’on peut ies nommer desprécipices.* Laët, Defir, des Indes Oceid. liv. u. cb. 2.

CHUR. Ville qui appartient aux Suisses, & qu’on trouvedans le Pretgow. Elle est située fur une petite riviere qui fedécharge dans le Rhin à un demi mille de là. * Atlas.

CHÙRCO. Petite ville delaTurquie en Europe. Elleest dans l’Anatoliefur la côte de la Caramanie, avec un Port& un ancien Château. Cette ville est environ à quarante-sixmilles de l’Iíle de Chypre du côté du Septentrion.

CHURW ALD. Ville des Grisons dans la Rhetie. Elle estsituée fur la riviere de Rabos, à une lieuë & demie de Chur.

* Atlas.

CHUSISTAN ou Cuzijlan. Province de Perse, située en -tre celle de Fars & la riviere de Ditfel. C'est lâ même qu’onappelloit autrefois Susiane, & du temps des Hébreux Elam. j

’ 8a ville capitde qu’ón homme aujourd’huy Defti, s’appdlodSufe. Elle éíort renommée par la vision que le Prophète D 3 "niel y eut touchant la fin de la Monarchie des Perses & 1 £commencement de celle des Grecs. C’étoit auffi en ces quar-tiers-là qu’étoit le Palais de Sufe fur la riviere d’Ulai, où Absuer u s, Roy de six vingt-sept Provinces fit un grand festin»Ses villes les plus considérables font Abawos , Ramchormuf >Scabur, Arker & Arban. Les chaleurs y font si grandes, princi-palement vers le Midy de la montagne que les habitans sontcontraints de quitter les villes pour se retirer l’Eté dans bmontagne. * Olearius, Voyage de Perse , liv. 4.

CHUT E’E N 8. Peuples anciens de Perse,que Josephsliv. 9. chap. dem. dit avoir été appeliez ainsi à cause qu’on le*tira d’une Province nommée chuta de la riviere de Chut,pour les envoyer dans la Samarie Déserté, où ils demeurè-rent en la place des habitans naturels que Salmanazar avoitfaits Esclaves, ce qui arriva l’an de la Création du Monde3283. & on leur donna le nom de Samaritains. Comme ibavoient apporté leurs Idoles qu’ils adoroient à la façon desGentils, Dieu qui en fut offensé permit que quantité de lion*sortirent des Déserts, & en dévorèrent une partie. Le Royd’Aflyrie ne doutant point de la cause de cette punition Wvenir un Sacrificateur des Juifs pour les instruire de la Reli-gion des premiers Peuples de ce Pays. La crainte que ceuXqui étoient restez avoient d’être devorez comme les autres,les ayant obligez de se soumettre à tout ce qu’on exigesd’eux , ils suivirent la Loy de Moyfe ; mais fans renoncer aleurs Idoles , de forte qu’ils perfevererent pendant quelquetemps dans ce culte mêlé d’Iaolâtrie. Josephe marque qu’a-prés une grande peste ils embrassèrent la Religion des Juif jmais cela n’est pas conforme au Texte sacré.

CHYDA & chydœ. C’est ainsi que les Anciens appelloiefstla ville de Giva, qui est dans la Lycie Province de f Asie Mi-neure.

Ils ont encore donné ce nom de chyda à la riviere de Sicile»que ceux du Pays appellent aujourd’huy Bofmanno.

CHYPRE. Ifle , l’une des plus grandes de la mesMediterranée ,& plus au Levant que toutes les autres. Elleporte titre de Royaume, & a environ cinq cens milles de cir-cuit. Sa largeur est inégale, & dans fa figure elle forme com-me un triangle, dont les cotez sont auffi fort inégaux. CetteIfle a la Syrie au Levant, & n’est éloignée que de vingt lieue*de la terre- ferme. Elle a plusieurs Caps ou Promontoires^Les principaux sont Sant Epiphanio qui regarde le Cou-chant, le Cap de Grate qui s’avance vers le Midy, le Cap deDiegroga, qui envisage 1 Orient d’Hiver, le Cap de Corma-chiti, qui est vers le Nord, & le Cap de Saint André, qui estla pointe la plus Orientale de l’ífle. Ses plages principale*font celle des Salines ou de Larneca où demeurent les Con-suls des Francs, celle dePapho, & celle de Cerinesou de Ce-rigni où les barques & les galiotes qui viennent de la Cara-manie & des Parasses donnent fond. LeHavre deFamagoust ene vaut rien pour les grands navires, & il n’y a que les pe-tits bâdmens qui puiílènty donner fond. Les Vénitiens yavoient fait autrefois un petit môle pour quelques galères 5mais il est à présent tout ruiné. Cette Ifle fut autrefois con-sacrée à Venus, & elle a eu Paphos, Cithere & Amathunte,si connues par les Vers des Poètes, auffi bien que le bois d’Fdalle. Les Grecs luy donnerent le nom de Macarìe, qui veutdire Fortunée , & depuis elle prit celuy de Cipre, plûiôt acause de la grande quantité de cuivre & d’airain que l’on ytrouva au commencement, que parce qu’elle est fort abon-dante en cyprez, si l’on peut appeller cyprez le Ligujhutitqu’on y trouve en quantité, & qui est nôtre Troene. L’aiJy est grossier, chargé de vapeurs, & souvent mal sain, princi-palement pour ceux qui n’y sont pas accoutumez , ce q ulvient de ce que le Pays est fans rivières, & qu’il n’y a que degrosr étangs. L’Ifle de fa nature est assez fertile, mais elle n 3pas assez d’habitans pour la cultiver. Les vivres, comme I epain , le vin , la viande, le fromage & le laitage y font à sotsgrand marché, & il s’y fait de l’huile d’olive autant qu’U e . stfaut pour le Pays. II y croît assez de vin pour en fournisquantité de lieux voisins où on le transporte. Le meilleur ferecueille au pied du Mont Olympe du côté qui regarde leMidy. C’est une boisson délicieuse. Les trois premiers moi*aprés la vendange ce vin conserve une agréable douceur,qui ensuite fe tourne en force, & il devient violent. L’isiçdeChypre est sujette à être tourmentée des sauterelles, & il fa des années quelles mangent les bleds en herbe, & gâtenttous les jardins. Dans les chaleurs elles s’élevent en l’air, &•l’obfcurcissent comme li c’étoit un gros nuage ; mais quand