if
la
s,
Li-
fe
:i-
ie
lu-
3-
e-
le
si-
Sí
i-
5 C
iti
ir
le
fr
if
es
y
s*
íe
le
fa
ie
it
!e
ti
s
ù
e
Is
it
2
il
r
i»
r
t
i
i
i
C I R
fussent épars de divers cotez, & qu’ils vécussent par famil-‘ e Sjils n’étoient jamais ensemble en petit nombre,parce qu’ilssoient plusieurs femmes,& par conséquent beaucoup d’en-| a ns. Quant à leur Religion ils avoient dans Cyrene la so-^rtinité d’Artemis ou Diane, & le jour de cette Fête le Prê-tre d’Apollon, qu’ils changeoient toutes les années,donnoita souper à tous les autres Prêtres qui l’avoient devancé enCe t Office. II mettoit devant chacun d’eux un grand plat ou^aisseau de terre rempli de diverses viandes, & de differensPoissons. On mettoit encore auprès d’eux un luth, ou une" a rpe. Les Cyrenéens avoient aussi accoutumé lors qu’ils fa-c rifioient à Saturne, de se couronner de figues toutes fraî-c hes, & de s’envoyer les uns aux autres des gâteaux faitsa vecdu miel, croyant que Saturne avoit apporté le premiera U Monde l’usage de ces choses. II y avoit aussi dans CyreneRue Statue de Venus,à laquelle ils rendoient de grandshon-ne urs. Les femmes honoraient le Bœuf avec de grandes su-perstitions. L'on difoit de ceux de Barre, ville Mediterra-Rée de la Cyrenaïque, selon Ptolemée , que Neptune leurav °it appris à nourrir & à dresser les chevaux,8c Pallas à bienConduire les chariots. Aussi le présent que les Cyrenéensàrent à Alexandre le Grand, fut de trois cens chevaux dres-ez pour la guerre, & de cinq chariots des plus magnifiques^des mieux faits.* Herodot. h. i. & 4. Diodor. li. 7. Ste-Poanus de Vrbibus. Pline, fi. 19. chap. 3. Justin, li. r;. A- 40.“lutarque, des vertueux faits des femmes.
. CIRENZ A. Ville Archiépiscopale du Royaume deNaples, & capitale de la Basilicate , en Latin Aiherontia. Ellee ft située fur la riviere de Brandano,au pied du mont Apen-Rjn, à fendrait où il se partage en deux branches. CetteVille appellée aussi Acennz,a , n’est pas fort considérable.CIRIACOPOLIS. Nom ancien de la ville de Herat , quidans f Arabie Deferte.
GIRICIJI ou ciriy,. Riviere de f Amerique Méridionale,stdi coule dans le Brésil,en Latin cirigius fluvius. Elle traverseP?r le milieu la Capitanie de Seregippe, appellée aussi la Ca-P'tanie de ciricip, à cause de cette riviere,& va se jetter dans^ Mer du Breíil à Seregippe-del-Rey.* Maty,ViA. de Holl. 1701,
. GIRISANO. Bourg du Royaume de Naples dans la Calabre Citerieure , en Latin Cirifanum. II est situé au pied du^ont Apennin, à une lieuë de Cosenza. Ce bourg qu’on ap-Pdloit anciennement Cytemim-si. titre de Principauté.* Maty,î de Holl. 1701.
CIRNUS. Riviere qui descend des montagnes d’Iberie,P qui aprés avoir reçû f A taxe, va se décharger dans la merCaspienne par douze embouchures. Plutarque qui en parleai nli dans la Vie de Pompée, dit plus bas qu’il y a des Geo-graphes qui tiennent que f Araxe n’entre pas dans le Cirnus.^fabon , li. 11. l’appelle ç pus, 8 c dit qu’on le nommoit au-Paravant corus. II ajoute que ce fleuve prenant fa sourceJaw f Arménie, passe aussitôt dans une plaine de flberie ,** que recevant 1 Arrabon qui descend du mont Caucase, ilP a sse par des lieux sorts étroits, traverse f Albanie, & se var ?ndre dans la mer Caspienne, grossi des eaux de plusieursri vieres qui portent bateau. Ce fleuve a été aussi appellétyfrlms. Pinet luy donne le nom de Ci?ecb, 8 c il porte aujour-ù huy celuy de Kort. * Le Pere Lubin, Tables Géographiques.t, GIR o. Petit bourg de la Calabre Citerieure , dans leroyaume de Naples, en Latin Cirum. C’est fancienne Cri-pA. Ce bourg, qui est situé prés du Cap d’Alice, à trois"EUè's d’Umbriatico du côté du Levant, a été autrefois uneVl Ue Episcopale. * Maty, Dttt. de Holl. 1701.
. GlstON. Riviere de France dans le Bazadois. Elle prend5 source au-Díocese d’Auch, & se rend dans la Garonne,etïii-lieuë au dessus de Cadillac. * Davity , Guyenne.p GlRRNA. Petit bourg de la Phocide fur le Golfe deorinthe , proche de Delphes 8c du Mont Parnasse. LesAnciens étoient persuadez qu’il y avoit une Caverne d’oùJ?rtoient des vents qui saisissent rendre des Oracles,par une|*jreur divine qu’ils inspiraient. Ce bourg servoit de Portr, a ville de Delphes, & donnoit son nom à une partie duqlfe où il étoit assis. On l’appelloit C irrheus sinus , & c’estJ^Urd’huy le Golfe de Lepante.
P GíRTA. Ville ancienne d’Afrique qu’on appelloit autre-t ° ls C irta de Numidie ,-8c C irta fulia. Pline, Ptolemée,& d’au-ç 6s Auteurs en font mention comme d’un lieu renommé.
sUt en cette ville là que Jugurtha tua Adherbal, fils de> f. c *psa Roy de Numidie, comme nous l’apprend Saluste.p ® devint le Siégé d’un Evêque , aprés qu’on eut établi laRie cf n Afri ss ue - Gette ancienne cirta est la ville du Royau-a A lger qu’on nomme présentement c onstantine.
C I S 663
CISIQUE. Ville fameuse autrefois, l'une des premieresqu’on trouve à main droite fur les bords de l’Àfie. Sa fonda-tion est fort ancienne , puis qu’elle la tire des Argonautes,ce qui arriva cinq cens ans avant celle de Rome. Elle étoitsituée dans une fort belle Isle de la Propontide, que deuxgrands Ponts joignoient à la Terre-ferme. On ne voyoitrien de plus magnifique que ses tours 8c fes bâtimens , quiétoient presque tous de marbre. Elle avoit trois grandsArcenaux ou Magasins, toujours entretenus avec foin, 8cfournis abondamment de tout ce qui pouvoit être nécessai-re à la conservation de fes habitans. Le premier étoit rem-pli de toutes fortes d’armes défensives & offensives ; le se-cond de tous les instrumens dont pouvoient avoir besoin,tant ceux qui demeuraient au dedans de la ville, que ceuxqui étoient répandus dans la campagne du Domaine de cetteRépublique ; 8c le troisième contenoit les greniers & leslieux où l’on resserrait les provisions publiques, soit pourles nécessitez de la guerre, soit pour celles de la paix. Cetteville , aprés avoir long temps combattu pour fa liberté , laperdit par l’extrême passion qu’elle fit paraître pour la con-ferver.Ne pouvant souffrir l’infolence de certains CitoyensRomains, elle en mit quelques-uns aux fers , 8 c en fit fouet-ter d’autres, ce qui luy attira l’indignation d’Auguste, quiluy ôta cette liberté si chere ; mais ce Prince fléchi par lesprières des Ciíìciens, qui pour fe le rendre plus favorable,avoient achevé le Temple qu’ils avoient auparavant com-mencé d’élevcr à son honneur, & dont ils avoient négligé laconstruction pendant le temps de leurs troubles, les remitenfin dans leur premier état. Ce fut dans cette même villeque l’Empereur Severe sit mourir Pefcennius Niger,qui s’é-toit révolté contre luy en Egypte. De tous les avantagesqu’elle a possedez, il ne luy reste aujourd’huy que celuy defa situation. Elle est présentement jointe à la Terre-fermepar un Isthme qui s’y est formé du débris de ces deux grandsPonts qu’elle avoit fur la mer,pour passer avec plus de com-modité dans le Continent ,dont elle n’étoit séparée que dedeux portées de trait. Cet Isthme n’a guere plus d’une de-mi-lieuë de large , 8c de côté 8c d’autre, c’est-à-dire,à l’Est8c à l’Ouest, il a deux fort beaux Ports, qui font tout-à-fait abandonnez , ainsi que la ville, où l’on ne voit plus quedes monceaux furprenans de pierres renversées les unes furles autres. C’est tout ce qu’elle a conservé des superbes bâti-mens qui la rendoient autrefois si considerable.Parmi ces dé-plorables ruines de fa grandeur ancienne , on voit fur uneagréable colline, un fort bel Amphithéâtre de figure ovale,capable de contenir plus de douze mille hommes. De cetAmphithéâtre, aussi-bien que de toute la colline,fur laquellefe trouve encore tout ce qui reste de Çisique, on découvreles deux Golfes qui formoient fes deux Ports ; mais tout celan’est plus fréquenté que par quelques Voyageurs,curieux devoir ces précieux monumens de l’antiquité.* Grelot, Voyagede Conftantìnople.
CIS M A R. Petite ville du Duché de Holstein dans laWagrie,en Latin cifmara. Elle est située prés de la merBaltique, à six lieuës de Travemunde du côté du Nord, &capitale d’une petite Seigneurie de son même nom. * Maty,Ditt. de Holl. 1701.
CISMONTE. Riviere d’Italie, qu’on trouve à cinq mil-les de la ville de Feltri, & qui fe décharge dans la Brenta.Elle est fort utile aux habitans de Bassano, de Padouë & deVenise,à cause que l’on s’en sert pour y transporter du bois.II y a aussi un village qui porte le nom de cismonte. * Delicesde /’ Italie.
C ISO N. Torrent de la Galilée qui passe par la plained’Efdrelon,& qui l’arrose dans toute fa largeur.il prend sonorigine au mont Saron , & va se jetter dans la mer Méditer-ranée prés de Caipha, Ce Torrent qui a cinq ou six piedsde profondeur, est fans eau pendant l’Eté. Sur fa rive Occi-dentale dans la Tribu de Zabulen, qu’il sépare de celle d’is-sàcar, entre Naïm 8c Nazareth, on voit les ruines d’une Sy-nagogue , que l’on dit avoir été le lieu où Jaël tua Sisara ,General de l’armée de Jabin Roy de Chanaan.* Le P.Eu-sebe Roger, Terre-Sainte, li. 1. ch. 11. & autres.
CISSÁ. Nom Latin de la riviere de la Mingrelie,que ceuxdu Pays appellent Quifo.
CISSIE. Nom qu’on a donné autrefois à une petite Con*trée de la Sufiane. Le Poëte Eschyle parle d’une ville dumême Pays, qui étoit aussi appellée Ciffie , 8 c ce qui est re-marquable il la distingue par son antiquité. Ce même Poëtenomme Cissienne la mere de Memnon , qui étoit f Aurore.
CISSUSA. Fontaine de la Béotie prés d’Haliarte. Plutar-