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Tome I. [A - D.]
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sous.son obéissance la partie de la Gaule Belgique , qu’cnnommoit auparavant la Batavie. Thierri VIII. acquit la vil-le de Wesel, & Jean n'ayant point laissé d'enfans, AdolpheII. Comte de la Marcx , qui avoir épousé Marie , fille deThierri írere puîné de Jean, hérita du Comté de Cleves,doïit il obtint rinvestiture de FEmpereur Charles IV. L’an1417. Adolphe IV. son petit-fils fut créé Duc dc Cleves auConcile de Constance par FEmpereur Sigismond. Jean I.son fils qui luy succéda, fut pere de Jean II. qui laissa de Ma-thilde , fille de Henri, Landgrave de Hesse , Jean III. dit lePacifique. Celuy-cy acquit les Duchez de Berg & de Ju-liens, en épousant Marie, fille unique de Guillaume VI. quien étoit Duc. Sybille fille ainée de Jean le Pacifique épousaJean Frédéric Electeur de Saxe, & il fut stipulé dans le con-trat de mariage , que si Guillaume, frere de Sybille mouraitfans enfans mâles, ou que sa postérité masculine vint à man-quer, toute la succession des Duchez de Cleves & de Juliersappartiendrait à cet E ecteur ou à Sybille, ou.à leurs Des-eendans légitimés. Guillaume ne laissa pas dsobtenir deFEmpereur Charles-Quint un privilège, par lequel ses fillesfurent habilitées à luy succéder, prernierement Taínée, &ensuite les cadettes, & en cas qu’elles fussent mortes, leursenfans mâles dévoient succéder par droit de représentation.Jean Guillaume fut fils & successeur de ce Prince qui mou-rut en 1592. & il eut pour soeurs Marie Eleonor , qui en1-572. épousa Albert Frédéric de Brandebourg, Anne qui futmariée avec Philippe Louis, Duc de Neubourg, Magdelaineavec Jean de Deux-Ponts, & Sybille avec Philippe Marquisde Bade, & en secondes noces avec Charles d'Autriche Mar-quis de Burgau. Jean Guillaume n'ayant point laissé d'en-fans, Jean Sigismond Electeur de Brandebourg prétenditdevoir luy succéder, fondé sur le droit de représentation ,parce qu'il avoir épousé Anne, fille aînée de Marie Eleonor& d’Albert de Brandebourg. Wólfang Guillaume , Duc deNeubourg ,*soûtint que sa mere étant Faînée des sœurs quiavoient survécu à Jean Guillaume leur frere, elle devoir êtreson heritiereà Fexclulion des autres, en exécution du privi-*lege-que Charles-Qjin t avoit accordé. Le Duc de Deux-Ponts & le Marquis de Burgau demandoient que la succes-sion fût partagée entre les quatre sœurs. On avoit levé destroupes de toutes parts, & Fon étoit prêt d'en venir à unerupture, quand Maurice Landgrave de Hesse ayant proposéun accommodement, on s’assemblaà Dortmund dans la Mar-che Fan 1609. & Fon demeura d'accord que les disserensfe-raient vuidez par des Arbitres que Fon nommerait de part& d’autre ; qu’en attendant la décision , FElecteur de Bran-debourg & le Duc de Neubourg joindraient leurs troupes,&qu'ils iraient incessamment à Dusseldorp pour prendre leGouvernement des Etats, sauf le droit des autres préten-dans. Cette transaction fut confirmée par les Etats du Paysassemblez dans cette derniere'ville, Òc depuis ce temps- là cesPrinces firent un Traité provisionnel à Santen, en attendantqu'on vuidât Faffaire au principal. L’Electeur de Brande-bourg eut cn partage le Duché de Cleves & les Comtez dela Marcx, & le Duc de Neubourg eut les Duchez de Juliers& de Berg , & la Seigneurie de Ravenstein. Ils firent ensuitedivers Traitez , & enfin il fut arrête par ceux de Westphalieque les disserens pour la succession de Juliers feraient termi-nez fans dday àprés la Paix faite, soit par une procedure de-vant FEmpereur, soit par un accommodement à Famiable.Ce fut en exécution de ces Traitez qu'un Electeur de Bran-debourg & le Duc de Neubourg envoyerent à Essen en 1651.des Députez, qui par une transaction du a. d Octobre, con-vertirent le Traité* provisionnel en un partage effectif, cequ'ils confirmèrent par un nouveau Traité du 9. de Septem-bre 1666. Cette affaire fut renouvelìée à FAssemblée de Ni-megue, St enfin le 16. de Novembre 1678 FEmpereur con-firma la derniere transaction par un Decret qui maintint leDuc de Neubourg en possession des Etats qui luy étoienttombez en. partage, fans préjudice des droits de l’Empire, &des prétentions des autres Princes, * Áudiffi et. Geogr. Tome 3.

CLEVEU. Ville qui appartient aux Suisses. JLhe est situéefur la rivière de Prégal que Fon y passe fur un pont, & quisc décharge dans le Lac de Como à un mille delà. * Atlas.

'CLE VU M. Ville ancienne des Dobunes , Peuples de laBretagne Citerieure. Cest celle de FAngleterre qsson nom-me preíèntement Glocefler.

CLIBANUS. Montagne dans lesextrêmitez d’Iralie présdu Promontoire Lacinium. On Fappelie présentement Mon-te-Leone. Pline qui parle de cette montagne, liv. 3. chap. 10.fait mention, liv. Z. ch. 27. d'une ville nommée austi c hbanus,

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( & ri la met dans Flíàurie, Région de FAsie Mineure. * J uJ 'gné , Diti. c ofm.

CL 1 CH Y. Village proche de Paris, situé par de là Mont-martre. Les anciennes Histoires Fappellent c lipiacuw- S° nantiquité le rend considérable, puisqu'il a été Fun des Jìeuïde plaisance de nos premiers Rois. Dagobert , dit du TiU et e!lparlant de ce lieu-là , par le commandement du Roy clôture jo>jpere , épousa cometnide fa premiere femme d cheby prés 'Paris eiravoit Palais Royal ; aujourd’hiiy ejî la. Maison Saint Oiien. D®Hassan-témoigne damlon Histoire que plusieurs siécles ap iele Roy Jean institua l’Ordre dé FEraiíe en cette MaiR°'Voicy ses termes. Le Roy fean le second an de fon-regne , qui) fl année 135a. au mois d’Octobre , injltua en fon noble Ho fiel de SairfOiien lez, Paris , autrement dit l’Hofld de Clichy , l'Ordre des Cl> e ‘va Itérs de ÍEfioile. *André du Chêne, Antiq. des Viítts de FUf 1 *'. CLIDES. Nom ancien du Cap de Saint André dans l’st‘ ede Chypre.

CLILIPENUS SINUS. Les Latins appellent ainsi le Go*'fe de Riga qui est en Livonie.

CLIMAT. Espace du Globe terrestre compris entre des*cercles parallèles à FEquateur, entre lesquels il y a variationde demi-heure au plus long jour de FEcé, en sorte que si f usle Climat le plus proche de FEquateur, le plus grand jouïest de treize heures, il faut qu'il soit de treize heures & àe-mie fur le Climat qui fuit. 11 en est ainsi des autres Climatqui sont dans Fétenduë de ce Globe. Les Anciens qui h a 'voient égard qu'aux terres qu'ils croyoient être habitées,■reconnu feulement sept Climats, ausquels ils donnèrent I enom des lieux les plus remarquables par où ils passoient. L epremier Climat Septentrional s'appelloit Dia Meroes. Les au-tres étoient Dia Sienes, Dia Alexandria , Dia Rhodon> Dia Ro»iJ s >Dia Pontou Sc Dia Roryflenou. Ptolemée en ajouta deux qui sc'rent Dia Riphéon & Dia Dania. II faut observer que comme mne commencerent leurs Climats qu'au douze ou treizième

degré de 1 Equateur, parce qu'ils étoient persuadez que

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Zone Torride n'avoit aucuns habitans, ils ne les étendue"que jnfqu’aux Polaires, s’imaginant que les terres qui mpau delà étoient inhabitées. Les découvertes qui ont été lat-tes dans le seizième siécle, ont fait voir que cette opi"^?étoit Eusse, ce qui a obligé les Géographes à porter les C"'mats bien loin au-delà des bornes des Anciens. Ainsi ib eíl

ont établi trente, sçavoir vingt-quatre depuis FEquatçUjusqu’aux Polaires, & íix depuis les Polaires jusqu’aux Poh S -Les vingt-quatre premiers font divisez en quarante-hustP*'ralíeles qui varient d un quart d’heure. Les douze qui s°h^au-delà des Polaires varient de quinze jours, d'où il est a |*de conclure que les Parallèles sont des espaces du Glo ® 1terrestre , renfermez entre deux cercles parallèles à F Est 1 *'teur, entre lesquels il y a variation d’un quart d’heur" 3plus long jour de FEté. De cette maniéré une ville qui so®située entre le sept & le huitième Climat íe trouvera dan Squinzième Parallèle. Par cette explication on fait la vefl ta 'ble difference du Parallèle ou degré de latitude , d’avecParallèle de climat ou de jour, desquels on compte soixaO te 'Les mêmes Climats sc trouvent dans FHemisphere Merid'stnal. Ceux qui furent connus des Anciens dans cet Fscmssphere , s’appelloient des Climats opposez , Anti-Meroes, A^ rsienes Scc.* Audissret , Geogr. anc. &mod. Terne 1. .

CLIMAX. Montagne dont Plutarque fait mention dans j*Vie d’Alexandre, Strabon , liv. 14. dit qu'auprés de la vi"de Phasclide il y avoit certains passages fort étroits le st” 1 !de la mer, par lesquels Alexandre ht passer son armée- ®ajoute que ces passages sont si resserrez à cause de la mont^gneappeliée Chmax qui /avance sur la merde Pamphylie> ^qui laisse sur la côte un sentier étroit qui demeure sec lor*'que la mer n'est point agitée, ensorte que les Voyag eUspeuvent prendre alors leur chemin par ce sentier qui est to11couvert de vagues quand la mer est grosse. Alexandre y aC "

riva cn Hiver , & sc confiant en fa fortune il fit avancer

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ixva vu j u. iv wiixiau v vu ta xui vuuv ct v cuj'' v * - r c

troupes fans attendre que les eaux fussent écoulées. Ainfi/îSoldats marchèrent pendant tout un jour ayant de l’eau J ulqu’à la ceinture. * Le Pere Lubin , Tables Géographiques. .

CLIMBEBAS ou c limbebe. Royaume <FAfrique, __

les E:ats d'Angola au Nord. II est séparé au Levant de 1 L-pire de Monomotapa par la rivière de Bagamadiri, & f £S .mites au Midy font la rivière de Brava gui Sc les montag 0 ^de la Lune prés du Tropique du Capricorne, &auchant la mer Erhiopique, depuis Cabo Negro , jusqu a 1 eííl -bouchûre de Bravagul, l’espace de cinq degrez quinze tPnutes ou de trois cens quinze milles le long de la côte. 'Royaume s appelle austi Mat m an du nom que prennes - 5