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Tome I. [A - D.]
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a k Sainte Écriture, généralement tous ses habitans furent^ ez j ut non reìnanem tningens ad panetem , & les Soldats bru-Iere nt la ville, nthil ibi pr&ter bumum vacuam relinquentes. Aprésav oir souffert une íì grande désolation, elle fut rétablie vers* an io8j. c’est-à-dire, seulement 520. an s aprés, par Saint"ertrand, l’un de ses Evêques, d’óù elle fut appellée SaintBertrand de Cominges , fi toutefois la ville de Saint Bertrand aete bâtie au même endroit où étoit celle de Cominges, qui ades Evêques long temps avant que les François vinssentdans les Gaules. On trouve qu’un Evêque de cette ville ap-Pellé P refidius , aíïìsta au second Concile d’Orleans, assemblépar sOrdre de Childebert fils de Clovis, & on compte par-/es derniers un frere naturel du Roy Elenry IV. qui® t0lt Charles de Bourbon,& trois CardinauxssçavoirjPierrede Foix, Jean de Bertrand & Charles Caraffa. Ses Evêques° nt séance aux Etats de Languedoc, parce qu’une grandePartie de leur Diocèse se trouve située dans cette Province,^ette partie s’appelle communément le petit Cominges , &c oníiste en plusieurs villes ou bourgs, dont les plus confide-nces font Valentine & Saint Beat.

■ í-a ville de Cominges, qu’on nomme aujourd’huy SaintBertrand , ou Saint Bertrand de Cominges , est au haut des Py-re nées, fur les confins de l’Aragon. Elle est assise fur unec °Hine qui a la Garonne au pied, entre Saint Beat & Mon-* re geau. Grégoire de Tours dit qu’autrefois íes défensessoient une tour tres-forte avec des précipices de tous cotez,que les vallons qui la flanquoient par tout la rendoientd un accès tres-difficile. L’Evêché de Cominges est fuffra-gant d’Auch. Le Chapitre de la Cathédrale,dédiée à la Vier-S e & à Saint Bertrand, est composé de douze Chanoines, &de quatre Dignitez. IIy a quatre Abbayes dans ce Diocèse,SUi est divisé en vingt-deux Congrégations de Prêtres. Ces^Ugt-deux Congrégations renferment'deux cens Paroisses,f* a vallée d’Arran,qui appartient au Roy d’Espagne, & danslaquelle il y a trentc-trois Paroisses , forme la partie Méri-dionale de ce Diocèse. * André du Chêne, Antiquités des Villese Vrance. Audiffret, Geogr. Tome 2. Graverai, Abrégé Histori-ée des vingt-deux villes chefs des Diocèses de la Province de Lan -Z^edoc.

COMINO. Isle de la mer Mediterranée, qu’on appelleCumin , en Latin Cuminum. Elle est entre slfle de Goso** Çelle de Malte, & appartient aux Chevaliers de ce nom ,SUi ont eu foin d’y faire construire un bon Fort pour la dé-e udre contre les Pyrates. Cette Isle étoit anciennement ap-Pellée Hephefiia.* Maty, Diét. deHoll. 1701.

. COMlNO. Petit bourg ou village de sAbbruzze Lflte-sl eure dans le Royaume de Naples, en Latin C ominium. II£7 situé entre la ville de Sora,celle d’Atina & le Lac Celano.y e lieu étoit autrefois une petite ville. * Maty , Dici. de Holl,*701.

COMINOTTO ou cuminot. Petite Isle de la mer Medi-erranée, qui appartient aux Chevaliers de Malte. Elle estP r oche de celle de Comino , du bord Méridional de laquelle11 est aisé de la voir. * Maty, Diét. de Holl. 1701.j^OMMA. Province de f Amerique Méridionale dans leíy e si]. Elle confine avec celle que les Sauvages appellentftyouytaperes , & a pris son nom de la riviere de Comma quia traverse. Son Terroir surpasse debeaucoup slsle de Mara-Snan en fertilité & en beauté , & la Province a plus d’habi-a Us. LesTuopinambasy ont seize villages. * Laët,Description® es Indes Occid. liv. 16. chap. 17.

COMMACCHIO. Ville d’Italie presque ruinée, sur lec uemin de Ferrare à Ravenne ,en Latin Comacula & Coma-j 8 **, Élie.est située dans un Lac qui a plus de douze milles, e tour, & bâtie dans seau comme Venise. Les rues y fontj Estes, & on y va à pied & en bateau. Le Dôme,la Place &j? Four de l’Horloge, méritent la curiosité des Voyageurs.

Capucins ont une Notre-Dame qu’on dit qui fait des’pttacles. On va voir hors de la ville une Maison de Plai-an ce bâtie sur pilotis & appellée la Cajsette. Elle est au Pape,j a Ppartenoit auparavant aux Ducs de Ferrare.

. ,^e Lac ou Etang de Com?naabio,appellé dans le Pays les Val-eeí de commacchio,<k par les LatinsC omaclenum flagnum,elï en-re deux embouchures du Pô, qu’on nomme Po di Volana, 8ck® di Primaro. II a quelques endroits à sec , sur lesquels on aa ti la ville qui porte son nom,& quelques petits villages. Lajl^ntité de sel qu’on y sait le rend sort considérable, aussi-ten que le grand nombre de poissons que l’on y pel'che, &ìus tOUt ^anguilles, parmi lesquelles on en voit qui pesentj. st Ue s à cinquante livres.* E. D. R. Nouveau Voyage d Italie,0fne *• Maty, Dict. de Holl. 1701.

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COMMÉNAGOT. Baye de l’Amerique dans le Gou-vernement de Venezuela. On en trouve l’ouverture aprésqu’on a passé un Détroit que les Hollandois appellent Borafli.Cette Baye est belle & fort commode pour les Mariniers.Elle est vers l’Occident de Maracapana. Le rivage est sa-blonneux , Se propre à tenir les anchres. Au côté d’Oiiest decette Baye fort une petite riviere, dont on peut aisémentprendre de seau , Se autour de la même Baye 8e au dedansde la T erre- ferme croissent plusieurs arbres, dont le bois estbon à teindre en rouge 8e en orangé. On compte quatrelieues depuis la rade de Commenagot jusqu’aux petites Isles dePirito-, de forte que le coin Occidental de cette Baye ré-pond au Cap Oriental de ces Istes.* Laët, D escript. des IndesOccid. liv. 18. chap. 17.

COMMENDO. Royaume d’Afrique fur la Côte d’Or,avec une ville qui porte son nom,en Latin c ommendum. Cetteville est entre le Cap des Trois Pointes & Saint George déla Mine. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

COMMERCE Ville de Lorraine dans la Seigneurie dece même nom, en Latin C ommercium 8 c Commerciacum. Elleest située fur la Meuse à quatre ou cinq lieues de Toul,Sí àpareille distance de Bar-le-Duc. La Seigneurie de Com-merci fut donnée en engagement fan avec celle d’A-premont, à Henry Prince de Bar,par Raoul de Couci, Evê-que de Mets, pour le prix de dix-huit cens livres d’or. LesSeigneurs de Commerci s’appelloient Damoiseaux de Com-merci. Les Comtes de Nassau-Sarbruk en heriterent,& JeanComte de Nalîàu la vendit à Louis Marquis de Pont, fils duRoy René , pour la somme de quarante-deux mille vieuxflorins d’or du Rhin. Comme elle fut ensuite possédée enpartie par la Maison de Gondi, le dernier Cardinal de Retsvendit fa portion au Duc de Lorraine pour trois cens soi-xante mille livres,à condition qu’il jouirait de toute la terrefa vie durant, aprés quoy elle est tombée en partage à laDuchesse de Liflebonne , par donation de Charles III. Ducde Lorraine. * Audiffret, Geogr. Tome 2.

COMMERClUM. Bourg ancien de la Basse Pannonie.C’est présentement celuy de la Basse Hongrie,que l’on nom-me Labathsan , selon ce qu’a fait connoître une Inscriptionqu’on y a trouvée.

COMMONIENS. Peuples anciens de la Gaule Narbon-noisc. Ils habitoient la Provence, avec les Cavares, les Ca-pillatiens, & plusieurs autres qui surent soumis par les Ro-mains qui firent ensuite de leur Pays une Province particu-lière.

COMMOTA ou comethau. Ville du Royaume de Bo-hême , en Latin Commoda. Elle est en Misnie, dans le Cerclede Saltz, entre la ville de ce nom Sc celle de Chemnits, àtrois lieues de la premiere , 8 c à dix de l’autre. * Maty, Difit.de Holl. 1701.

COMO. Ville Episcopale d’Italie dans l’Etat de Milan,capitale duComasc, en Latin Comum. Elle est située assezproche du Lac de ce même nom,partie en vallée Sc partie surune éminence,où son voitl’ancien Château fermé de grosse»murailles, qui en servent à la ville de ce côté là. Toutes sesrues font belles & droites, principalement la grande, qui estau pied des autres, qui font fur la hauteur où l’on voit l’E-glise Cathédrale, Sc plus avant le grand Hôpital,estimé l’undes plus beaux d’Italie, pour son bâtiment,pour son revenu,& pour la propreté des chambres où font les malades. Justiradit que cette ville fut bâtie par les Gaulois,lors que Brennusles mena en Italie. Charles-Quint l’ayant prise en 1520. sestroupes y firent de grands désordres, à cause que ses habi-tans avoient reçu les François. Le Lac de Como, en LatinLariUs Lacus , quoy qu’il ne soit pas le plus grand de ceuxqui font dans la Lombardie au pied des Alpes,en est le plusagréable. Les hautes montagnes dont il est environné,s’éloi-gnent assez du bord pour y laisser de la place aux vignes,auxarbres fruitiers, aux orangers, aux oliviers & aux figuiers.Ainsi les Maisons de plaisance, les collines, les prairies, lespetits vallons, les bosquets, la chasse, le gibier de toutesfortes, enfin tout ce qu’il y a de plus charmant, fait le plandes environs de ce fameux Lac, qui dans fa longueur peutavoir trente milles d’Italîe, & environ quatre dans fa lar-geur , à la prendre depuis Sorigo , bourgade qui est au boutdu Lac ,où l’Adde se dégorge jusqu’à la moitié de sa lon-gueur , où ensuite il n’est plus si large, à cause qu il se four-che en façon des deux jambes d’un homme un peu ecartelees,l’une deíquelles finit à la ville de Como, & 1 autre au bourgd’Olgina,où l’Adde fort du Lac de Como. * Jouvin de Ro-chefort, Voyage d’Alemagne & de Pologne »