Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
744
JPEG-Download
 

C O V

avoir passé par la ville de.Motta, va se décharger datis ïe-Golfe de Venise. * Edoiiard Brown , Anglois S Voyage deVienne*

COVANON. Riviere de France qui a son cours dansl’Anjou. Elle vient du côté du Sud , passe à Bauge & à Beau-fort , aprés quoy elle va se décharger dans l’Au-thion. *Atlas. ^

CQVARRWIÀS. Bourg otì village de la Vielle Castille,en Latin CflV4mm«e. Quelques uns le prennent pour 1 ancien-ne Augusta Nova ou Porta Augusta. Ce lieu est situé vers lariviere d’Arlanza & vers les montagnes deCogollos, à sixiieuë's d’Aranda de Duero du côté du Nords* Maty, Ditt. delîo!l. 1701.

COUBELS. Forteresse que lesHollándois ont fait cons-truire dans l'Iste d’Amboina, l’une des Molucques. Ce Fortest aussi appelle par quelques-uns VïElena,Sc on le trouve àxinq lieues de l iste de Banda du côte de l’Occidem.

COtJCH AH AR. Ville d’Asie, située à deux journées duLac de Doustag. Le Baeha de cette ville retire tous les ansvingt-quatre mille écus du sel que produit ce Lac. * Taver-nier , Voyages de Perse, lu 1. ch. 7.

COUCHES. Ville de France dans leCharoîois. Elle estpetite, & située à demi-lieuë d’une autre ville nomméeCouches-le-CÌûteau , & toutes deux font fur une riviere quiva fe décharger dans la Dehutre, entre Denevy & S. Leger.

* Atlas.

COUCI. Bourg de l’Iste de Frànce ,'qui a donné autre-fois son nom à une Maison illustre, en Latin Coâk'mum &Cociacum. il est situé entre Soissons & la Fere,àune lieuë deTAbbaye de Prémontré du côté de l’Occident. Ce bourgest accompagné d’un Château, & on l’appelie ordinaire-ment cotm-le-Ciûteau , pour le distinguer d’un autre bourgqui en est proche,& qu’on nomme Couci-la-Ville. * Maty,Dicl.-de Holl. 1701. '

COUCO. Royaume d’Âfrique, thaïs tributaire dVU-rgêr 3 ce qui est cause'que les Turcs le rangent parmi les Pro-vinces de ce Royaume. On l’appelloit autrefois C ínnaba. LesMarscillois qui y trasiquent le nomment couque , & les Espa-gnols & les Italiens C uco. La ville capitale du Pays qui s’ap-pclle aussi Couco est tres-forte par fa situation, étant défen-due' de tous cotez par des roches escarpées » & fermée d’unbon mur aux endroits où Ces roches manquent. C’estdans- cette ville que sont les plus beaux Palais du Roy de Couco.Elle contient plus de seize cens maisons, & est proche d’unemontagne haute & escarpée, qui s’appelle proprement Egm-lu Andaluz,, & qu’on ne laisse pas d’appeller le mont Couco , àcause du voisinage de cette ville. Cette montagne qui esttoute pleine de villages & de hameaux bien peuplez, est si-tuée à dix-huit lieues d’Alger, à neuf de Bugie, & à troisdes montagnes de Labez, dònt la riviere de Busie la sépare.Sur la pente il y a une bourgade appellée Gemaaxaharix, quicontient cinq cens maisons , & où tous les Vendredis onvoit un fort grand concours de monde. Le Roy de Coucoétoit maître d’un Port nommé T amagus, qui est dans la merMediterranée , & que les Algériens luy ont enlevé. II y adans ce Royaume quantité d’olíviers, de figues, de raisins,de miel àste cire, force belles sources & des jardins quirapportenljîse toute sorte de fruits. Les plaines produisentbeaucoup de bled, & les montagnes abondent en orge. Ony trouve des mines de fer & de salpêtre, de grands trou-peaux de bétail, des chèvres & des marmots. Les habitansfont des Bereberes & des Azuagues, presque tous Maho-métans, à l’exception des Juifs qui y font extrêmement hais,

& de quelques Marchands Marfeillois. Selon le rapport deces derniers , le Roy de Couco a sept cens mille écus derevenu , qu’il tire principalement du trafic des figues. Aoa-nie donne simplement le nom de Chequeì ce Prince, quoy-que Gramaye & Davity l’appellent Roy. Cette diversitévient de ce que les habitans de ces montagnes consistent endifferentesfamilles,dont chacune obéît a un Cheque ouChef particulier , il y a environ cent soixante ans que Ben-el Cadi, l’un de leurs Cheques prit la qualité de Roy deCouco, parce qu’il étoit de la famille de Béni Tumi, Royd’Alger, qui le soûtenoit. Aprés la mort de Béni Tumi quifut tué par Horux Barberousse, les habitans de Couco de-vinrent ennemis mortels des Turcs. Cet Etat étant renfer- 1mé dans le Royaume d’Alger, & les Algériens ayant fait 1tous leurs efforts pour le détruire, le Roy de Couco a toû- 1jours pris contre eux toutes les mesures qu’il a pû , de forteque s’étant rangé du parti des Espagnols lorsque Charles- «Quint assiégea Alger en 1542. il envoya des provisions Sc í

: deux mille MâùréS à son secours, ce qui n’eut âucun effer,■ à cause que la tempête fit périr tout à coup la plus grandepartie de la flote des Chrétiens. Cependant le Viceroy d’Al-, ger qui le sçut, pour tirer raison de cet affront, alla atta-quer le Roy de Couco , qui ne se voyant pas assez fort pourrésister, offrit une grande somme d’argent, afin d’obtenir k-paix, & donna en otage son fils Cid-Amet-Beh-Alcadi. L an1561. l'alliance sc fortifia par le mariage d’Afan,Bacha d’Asiger, avec 1 a fille du Roy de Couco. Ce fut en faveur décette alliance qu’on permit aux habitans de Couco d’acbe-ter des armes & d’autres provisions à Alger, ce qui ayantalarmé les Janissaires, non seulement leur Aga fit faire dé-fense fur peine de la vie de leur vendre aucunes armes z maisil leur ordonna de sortir d’Alger où ils étoient au nombrède six cens, envoyant le Bacha Afan , & son neveu Ochali »General de l’armée , pieds & poings liez à Constantinople,,L’an 1609. ceux de Couco toujours portez pour les Espa-gnols , leur vendirent le Port de Tamagus, dont les Algé-riens s’emparerent peu de temps aprés. L’an 1618. le RoyHamartctapt mort, son frere qui luy succéda renouvellel’alliance avec l’Efpagne, ce qui luy ayant attiré la haine desAlgériens , son neveu le sit mourir & tic la paix avec eux».Quelques années auparavant, c’est-à-dire, l’an 1603. le Royd’Espagne qui faisoit grand fond sur l’inimitié qui étoit en-tre le Roy de Couco Sc les habitais d’Alger, pour exécuterle dessein qu’il avoit formé de sc rendre maître de éette der-niere ville , avoit employé un Cordelier appelle Frere Mat-thieu pour venir à bout de cette entreprise. Ce Cordelierayant appris la Langue du Pays pendant un long esclavage,trouva moyen de traiter scerettement avec le Roy de Cou-co , qui luy promit de recevoir une garnison d’Espagnols &de leur livrer un Fort â l’entrée de son Royaume. Le Con-seil d’Alger qui fut averti du jour qu’on avoit pris pourcela, envoya, un détachement de Janissaires pour assiégercette Place où commandoit Abdala neveu du Roy de Cou-co, qui en la livrant aux Turcs découvrit toutes les chosesdont on étoit convenu. Sur cela Soliman de Catagne, quiétoit un Renégat Vénitien, Bacha d Alger,promit cinquanteSultaninS pour chaque tête d Espagnol qui luy scroit appor-tée, & deux cens pour celle de Frere Mathieu. Les Espa-gnols ne manquèrent pas de prendre terre prés du Fort aujour arrêté fous la conduite du Viceroy de Majorque qui yavoit amené un grand nombre de Soldats dans quatre Galè-res. Abdala s’y trouva aussi avec quantité de Maures, & sit| paraître aux Espagnols beaucoup de joye de leur arrivée»Frere Mathieu trompé par ces apparences sortit des Galèresavec vingt-quatre des plus considérables de ceux qu’eílesavoient amenez ; mais ayant demandé des nouvelles du Filsd’Abdala que l’on devoit donner en otage , on luy réponditqu’on l’avoit laissé au Fort. Cette réponse fit entrer le Corde-lieren quelquesoupçon,ilvouloit retourner sur ses pas, quandtout à coup Abdala & ses gens l’enveloppercnt ainsi que ceuxqui l’accompagnoient. Le Viceroy de Majorque,voyant quele complot etoit découvert, leva l’ancre promptement, & nesongea plus qu’à s’éloigner avec ses quatre Galères. * De làCroix, Histoire d’Astique Tome 2.

COUDOULET ou Port de Coudoulet. Ville de France furles frontières du Dauphiné du côté d’Orange. Elle estât!bord du Rhône, à une petite lieuë de Loudun.* Atlas.

COUDRA Y MACOVART. Ville de France dans l’An-jou. Este est située en un coude que fait la riviere d’Argen-ton , à une bonne lieuë de Saumur. * Atlas.

COUDURES. Bourg de France dans la Gascogne, etiLatin c ondunùm. 11 est dans la Contrée dite TheUrsan à kjonction des rivières de Bas U de Gabas.

COVELLE. Contrée de l’Ecosse Méridionale qui faiîune des parties du Comté d’Argyle. Quoy qu'elle n’ait nívilles, ni bourgs, elle est plus fertile & mieux peuplée qussles autres. C’cít une Prefqu’Iste jointe au Comté d Argyl^propre, du côté du Nord, & qui est arrosée au Sud par Jamer d’írlande, au Couchant par le Golfe de Fynn , & ,áuLevant par celuy de Loung. * Maty, Diiï. de Holl. 1701.

CO VENTRE. L’une des plus belles villes d’Angkterre,dans la partie Septentrionale au Comté de Warvrck, en La-tin conventria. Este est située prés de la petite riviere de Shir-burne, & eut autrefois des Seigneurs particuliers. Elle tom-ba ensuite sous la puissance des Comtes de Chester , dont ledernier appellé Roger, la laissa à la Reine Isabelle , mere duRoy Edouard III. pour en jouir jusqu’à sa mort, aprés la-quelle cette ville devoit appartenir à Jean de Hekham sonfils puîné » qui céda ses droits à son frere Edouard III. sors

qu on