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endroits, particulièrement fur les monts Béni-Joseph &■lieni- Achmet où elle est amere. Cette eau bourbeuse esteause que la plus grande partie de ces montagnards ont lesecrouelles. Us font bons soldats, mais fort laids, greffiers,brutaux & yvrognes, excepté les peuples du montAlcaï quiiont plus civilisez. En récompense ils font fiers & jaloux juf-stn a 1 excez, pardonnant plutôt les .plus grands crimes qu'unadultère. Quand les femmes du mont Merinza se dégoûtente sevrs maris, elles les abandonnent auffi bien que leurs en-,s > & fe retirent fur d’autres montagnes où elles se rcmaï len b Cela cause entre eux des guerres presque continuelles.~? r *stn’i.ls font la paix» celui qui a épouse une de ces femmesP ‘ obligé de rendre tous les frais des noces au premier mari.■Leurs alimens font extrêmement greffiers. Les habitans du*nont Manfor vivent d’oignons, d’ail, de raisins > de harens,de pain d'avoine & de bled farasin. Ceux du mont Béni Jo-seph font du pain de bled farasin avec des grains de raisin.Copain est noir, rude & fort diffi-ile à digérer. Ils mangentauífi quantité d Pignons & du lait de chèvre comme une vian-de sert délicate. Les boucs & les chèvres font la nourriture desmontagnards de Boni- Zarnal , &ceux de Beni-buse-bit senourrissent de mousse cuite avec du pain. Lin pot de fèvesbcuii;i es est leur ragoût Je plus délicat. * De la Croix, Hijl,
” A)tique, tom. j.
, ERRlF. Province de l’Egypte, qu’on appelle autrement labaiie Egypte, & qui s’avance plus que la haute du côté du^ord, en Latin t /P.gyptus infenor, ou Augujlamnica. Elle s’é-te nd depuis le Caire inclusivement jufqu’à la mer Méditerra-? ec qui la termine au Septentrion. Ses bornes font à TOrient,es déserts de l’Arabie j à TOccident, ceux de Barca, & auAlidy le Sahyd, ou la haute Egypte. Cette Province est tres-Pjuplee &tres-fertile, principalement entre les deux bras du^d,qui est une fort belle plaine, & qui compose ce qu’ona PPelloit autrefois le Delta. Elle comprend quatre Caífilisou Gouvernemens qui font ceux de Callioubech , de Menou-à. de Garbia, & de Mansoura. 11 y a encore dans ce quartierJetevH^ire d’Alexandrie qui dépend du Bachalicat du Caire.pLity , Dsef. d’Holl. 1701. Voyez, Egypte.
LRKORIS INSULA. C’est rifle du Royaume de Fezcn i*' , ique > qu’on appelle aujourd’huy Alborxn.
■LLSINGA ou Erz-Mca. Ville de l’Asie Mineure dans lapetite Arménie. On la place aux confins de Trebifonde, deCM & Je j a Perse. On tient que c’est Tancienne Azirû.
Calchondile l'appelle Ertzica ; le Noir, Arzicham , & d’autres,Arzmgatn , ou Erzingan , la prenant pour la Dascuta de Ptôse-* Davity , Petite Arménie.
1 f/^^GEBURG, ou le cercle des montagnes. Contrée dea haute Saxe en Mifnie. Elle est renfermée presque entiere-^b^ntre les rivières de Mulde, & de Multe. On y voit leswlebres mines de la Saxe, d’où l'on tire du plomb, de l’étaìn,& de l’argent. Cette Contrée que les Latins appellent Terri-toniim Montanum , ou Anhimontanum, a'pour bornes ses fron-tières^ Ja Bohême au Midy, 1e Voìtgland à l’Occident, 1equartier de Lipsick au Septentrion, & celui de Mifnie à TO-Jjent. Sa ville capitale est Chemnitz. Les plus considérables^autres font Fridbeig, Anneberg & Mariemberg. * Maty ,
ERUBRIS, ou E rnbrus. Les Latins appellent ainsi 1e Ro-ber, Rivière d’AIemagne.
ERYTHRE’E. Ville d’Ionic dans l’Asie Mineure, célé-bré pour avoir été se lieu de la naissance de la Sybille qu’onaappellee de son nom Sybille Erytbrée. Elle vivoit du tempsque les Grecs aífiegcrent Troye, & elle leur prédit qu’ils ladétruiraient. Lactance Firmien qui allégué Fenestella pourgarandde ce qu’ií rapporte, dit que 1e Sénat Romain envoyades Députez à Erythrée pour recueillir ses Vers de cette Sy-bille , & cju’ils en rapportèrent plusieurs qui condamnoient lamultiplicité des Dieux, & fuioient connoître qu’il n’y avoitqu’un Créateur du Ciel & de la Terre. Eufebe de Cefaréerapporte vingt - sept Vers de cette même Sybille, qui mar-quoient deux venues du Fils de Dieu, l’une pour s’unir ànotre nature, & l’autre pour juger le monde.
ERYTHRE'E , ou Mer Erythrée. Nom que les Anciensont donné à l a mer Rouge, ou à cause de fa couleur, ou àc ause qu’Erythreus, fils de Perfée & d'Andromede s’y préci-pita. Pline , liv. 6. ch. zj. parle de cette mer en ces termes :Irr tmpit dcmde & in bac p me geni’ntim mare tn■ terras , q'iodriwrum dixêre nofiri, Guet Erytb aum a Rege Erytbrao , aut ainJolis repenuffu talent nddi colorem exi/timant, alti ab arena terra-que ,alii tali aqua pfuq natura, C’est ce qu’on appelle aujour-d’nuy mer de ta Mecque.
Tome u.
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ERYX. Ville ancienne de Sicile. Elle étoit fur une monta-gne de ce même nom, au lieu où est aujourd’huy Trapanovecchio, ou Trapano del monte. De ce mot Eryx , est venu celuid ’Ericina. épithete donnée à Venus -, parce qu’elle avoit unTemple bâti. par Eryce, fur la montagne d'Eryx. * Danet > An-tïquit. Grec. & Rom.
ERZEROM. Ville frontière de Turquie du côté de ìáPerse, & qui a été anciennement une des plus considérables del’Arménie , en Latin Erz,erum & Stmyra. Elle est située furl’Euphrate entre la ville de Trebifonde & se Lac de Van. II ya encore aujourd’huy dans sesFàuxbourgs plusieurs famillesArméniennes, qui ont l’exercice libre de leur Religion dansune fort vieille Eglise. Cette ville est au bout d’ûne grandeplaine, remplie de bons villages & environnée de hautes mon-tagnes. Les maisons n’y font que de bois & de terre j & fortmal bâties. La Forteresse est fur uïie éminence, & entouréed’une double ceinture de murailles avec un méchant fossé, &des tours quarrées qui sont uíìez prés Tune de l’autre. Le Bachay frit fa demeure & est mal logé, tous ses bâtimetis qu’enferrnéla forteresse étant en méchant état. Dans la même enceinte estune bute, fur laquelle on a élevé un petit Fort, où Je JaniílàireAga demeure. Le Bacha n’a nul pouvoir dans ce Fort. II y adans Erzerom plusieurs grands CaravanseraS, cette ville étantcomme Tocat un des plus grands passages de la Turquie. Ilcroît du vin dans 1e voisinage, mais il est Jíez mauves ; & mê*-me comme il est étroitement défendu d’en boire, ií faut 1 ache-ter fans que cela vienne à la connoissance du Cadi. 11 fait pres-que toujours froid à Erzerom. Cependant l’orge y croît estquarante jours» & Je blé en soixante , ce qui est assez digne déremarque. La douane fe paye rigoureusement en ce lieu làpour la sortie de For & de l’argent» & pour toutes ses marchan-dises. * Tavernier » Voyages dePerJe , tom-. u
Le Beglerbey, ou Gouvernement d’Erzerorh, en Latin Si-myritanx prafeítura , comprend une partie de l’Armenie au Sep-tentrion prés de l’Anatolie & de l’Euphrate. Le Gouverne*ment général en renferme onze particuliers appeliez Sangla*
cats.
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E SBREULE. Ville de la baise Auvergne en France, estLatin Ebrolium , & Ebrelodunum . Elle est située sor la riviè-re d’Allier entre Clcrmont & Moulins, à dix lieues de l’une& de Fautre ville. * MatV, Diól. d’Holl. 1701.
ESCALONA. Bourg de la vieille Castille avec titre dcDuché de la Maison de Pacheco. II est situé sor la rivièred’Alberge à neuf lieué’s de Tolède du côté de l’Occident, &on y voit un ancien Château- * Maty , Dtïï. d’Holl. 1701.
ESCARP. Rivière des Pays-Bas. Elle vient de Ja Provin-ce d‘Artois, & a deux sources qui font deux ruisseaux» Cesruisseaux venant à prendre leur cours par un seul canal, for-ment la riviere de l’Ejcarp, qui coulant du côté d'Arras, íèva perdre dans l’Efcaut après avoir passé par Doiiay, & parquelques autres villes. * Atlas.
ESC AUPONT. Bourg ou village du Hainaut, en LatinScaldipons. 11 est situé fur l’Efcaut » à une lieue de C on dé & àdeux de Valenciennes. On croit que c’est 1e lieu des anciensNerviens,qu’on appelloit Pons Scaldis. D’autres placent àCondél’ancienne Pons-Scaldis. '"Maty, I);#. d’Holl. 1701»
ESCAUT. Fleuve d’Europe que ses Latins appelient Scal-dis , & ses Flamans Scbeld. 11 naît en Picardie au pays de Ver-mandois, entre Catelet & Beaurevoir, prés de l’Abbaye désuint Martin, au même mont où la Somme & Ja S ambre ontleur source. L’Efcaut passe à Cambray, à Bouchain, â Valen*ciennes, à Coudé ; & ayant ensuite reçu la Hayne, il va s Moptaing où il prend la Scarpe, & passe de là à saint Amand, àTournay, à Oudenarde & à Gand, où le Lis > la Lieré & laMoiier le grossissent. 11 reçoit la Tenre à Tenremonde» setRupel à Rupelmonde, & enflé des eaux des rivières de De-mere, de Deìle , de Nethe, de Sinne & autres» ií fe rend iAnvers où il fait un tres-bonPort & tres-asscuré.A trois lieuësde là il fe partage en deux grandes branches, dont l’une qu’onappelle Hont sépare la Flandre du Brabant, <k va fe perdre dansla mer Oceane entre la ville de Bieruliet. de Flandre, & cellede Flessingue en 1’Ifle de Walkeren. L’autre couse vers la vilsede Bergopzoom, où elle reçoit Ja petite riviere de Zoom, gçfe divise encore en deux bras. L’un, qu’on appelle Vofmar ,paíse à Tosen, & fe décharge dans la Meruwe à une lieuedelà. L’autre sépare ses Istes de Zeland avec divers bras, 8íses distingue par son gros canal en Orientales & Occidentales*& s'acheminant vers la mer entre ces Istes, il finit foq cours, èt
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