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Tome II. [E - O.]
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ïars^sf i^ e Avilie sont bâties de terre, aussi bien que les ba-tt0u ; es habitons font tous Marchands & assez riches. Ont Cs i„ € ^ n lieu-là fort abondamment & à bon marché tou-din ì, ses qui font nécessaires à la vie.*Le Chevalier Char-dol% edeF . cr s e ’ Maty, Dict. d’Holl. 1701.

n ^ de ' a Macedoine, qui en étoit ancien-

fitué s C U , ne ?E"te ville, en Latin Gardent a , & Gordynia. II estGqd ' a riviere de Vcstrizza. * Maty , Diít. d’Holl. 1701. _lieués j Abbaye dans le pays Messin. Elle est à troisv eu d d . etz - & a pour Fondateur saint Godegrand , ne-tç] » c sepin.Grand Chambellan en la Cour de Charles Mar-dxx'ê . Cl jí u ite Evêque de Metz. Ce fut le Prélat le plus consi-f on é • ontem P s pour fa naissance, pour fa probité & pourfai re j lnent fçavoirquile fit entrer dans les plus grandes af-L ltç A e ''Eglise & de f Etat. L’an 75S.il fit bâtir un magni-h mit 0nastere < s u " enrichit de Reliques précieuses, & oùde p r Un CCr tain nombre de Religieux. Pépin son oncle Royti or) ^ ance s’étant rendu en ce lieu avec le Pape Jean , fit dona-Abbaye de la Terre de Novian qui étoit un Fiefgude n ’p ce " es deUterunge ville de Voufon & de Mont-toit n ' ^ Ctte fondation fe fit en considération de ce que c’é-avojf r çR £ ' on trouvoitl’Oratoire où le Sauveur du mondeRient p £ f^mierement adoré par ceux du pays. Saint Cle-va n „i] ve que de Metz envoya par son ordre, pour prêcher l’E-C° n b su e , ai1 peuple, Flavius Clement, qui selon la tradition futíej 0llr . E Rome & successeur de saint Pierre, ayant d’abord

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Prêtîe en . ce H eu 'là. H avoit pour compagnons CelesteDiacre. Le Duc de Lorraine s’ctant emparéell e a - baye de Gorze la fit unir à la Primatie de Nancy dont'éparée depuis. * Davity, Evúbé de Metz,..vie bACIdO. Ville ancienne de la Thrace dans la Roma-^d)«í p/^ e P ar ' es Latins Gosacba, Naulocus , & Tetr.imu-tapbr' ^se est située fur la mer Noire prés de la ville de Me-l7o t Ia » & de la Montagne d’Argentaro. * Maty, Diít. d’Holl.

ou Gofscn. Contrée d’Egypte pleine de pâturages,Roy j donnée aux enfans d’Ifraël pour leur demeure par leLç/jf 1 ! Pays, qui régnois du temps du Patriarche Joseph.sùcc e J ac * te ^ ayant été réduits en servitude fous les Rois quiPhytn erent à celui-ci, furent employez à y bâtir deux villes,Ril êc Ramesfes. La terre de Gossen étoit à l’Orient duVe rs ^tissant à l’Arabie Petrée, & elle s’étendoit en tirant47 5„r e P te ntrion, jufqu’aux confins de la Palestine. *Genef.

viiclç L^R. Ville d’Alemagne dans le Duché de Brunf-R'mWi ftin Goflma. Elle est dans la Principauté de Wol-e<itr e |> e >a Gept lieues d’Hidelsheim & à dix d’Alberstadt,Peii ahr" 116 ^ l” aut:re ville , fur la riviere dé Gofe, qui se renddroit V s ^ ans I e W acre. Les Ducs de Brunswick n’ont que leRlerakf f rote ction fur cette ville, dont le territoire est con-7 Jrb % ie Par les riches mines qu’on y trouve. ^Dresser, Gtrm.

lyinP'T^N'IN. Petite ville de la Basse-Pologne dans le Pa-à Ra va, en Latin Gofhnium &íGo(ïm/t. Elle est située

bonr, e r l - CU£s c ' e Elosko du côté du Sud, & défendue par unedeu* f r ^adelle, dans laquelle Jean Demetrius Suiski, & ses- rç s . ayant été pris par les Polonois , furent renfer-

Scieur mort. Goíìynm a une Châtellenie. 1 ' Maty,

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de Ducj^-Fsetitpays d’Almagne dans la Thuringeavec titre'd’Ers 0r f ea Latin Gotan t Ditio. II confine avec le TerritoireRailli ' Comté de Gleichen, le Duché d’Eifenac, & lesJìeuè's 9 es deLangenfultza& dcThemistadt,& peut avoir quatre• Caph j ° n § & autant de large. La ville de Gotha qui en estthu r ì n a e ' Gur la riviere de Line que BaltafarDuc deF>n ] a 8 e Y fit passer pour en rendre la situation plus agréable,furd e ^° Uvc à cinq lieues d’Eifenac & à un peu moins d’Er-tre J' Une ^ l’autre ville. L’an 964. Guillaume Ar-a gg r;ln j' e 1 e Mayence , fils de J’Empereur Othon I. la fiebon ^ entourer de murailles. Elle est défendue par unse, le p at f au q u on nomma autrefois Gmmnestein , c’est-à-di-ls. l’ aV Q- 1 Y d e 1 1 colere ,parce que l’Empereur MaximilienPredej^ 11 ' jait raser l’an 1561. aprés avoir mis le Duc Jeandans f es tfL au ban de l’Empire pour avoir donné retraitetr °ubl es tats a Guillaume Grumsbach, qui avoit excité desí)uc de 0° Alemagne. Ce Château a été rebâti par Ernestc ” e st-à-dì aXe Ootha , qui lui a donné le nom de Tredenjlein ,^ a v iIIe ais* 2 * Rother de la fúx. Le Duché de Gotha, outreIle nbere 1 sf orte nom > renferme celles de Ham & de Ton-sttii e jyN j 'a Seigneurie de Thonna. Le Duc de Gotha,e la Maison de Weimar, poísede avec ce Duché,Tome U,

ceux d’Altenbourg & de Coburg. * Audìffret , Geogr. anu& mod. tom. z. *Maty.

GO THIE. Province de Suede, appellée Gutlastdt en lan-gue vulgaire. C’est le pays des Gutez de Ptolemée, & la Go-thifeandie ou Gothifcanzie d’Agathias. Elle a du Nord laSuede propre & une partie de la Norvege, dont les Monta-gnes la bornent aussi du Couchant, de même qu’une partiede la Scanie appartenante au Roy de Danemarck & la mecGothique. Du Levant fes limites font la mer Baltique ouFOofzée qui lui en sert encore au Midy avec une partie de laScanie. Elle est divisée en Gothie Orientale ou Ostrogothie,pays des renommez Ostrogoths ; en Gothie Occidentale ouWefgothie ou Westrogothie d’où sortirent les Visigoths, &en Gothie Méridionale ou pays de Smolandie. Qupiqu’elleait grand nombre de forêts dans son enceinte elle ne cede àaucune contrée au Septentrion ,dans fa fertilité, dans la bon-té de son air qui lui a fait donner le nom de Gothie, ni en laforte constitution de ses habitons. La Gothie & la Suede oncfait souvent deux Royaumes differens , & ont été aussi gou-vernez souvent par les mêmes Princes. Encore aujourd’huyle Roy de Suede se qualifie Roy des Gots & des Vanda-les.

Quelques-uns veulent que les Goths soient des Getes d’A-sie, qui étant sortis de leur pays pour en chercher un meil-leur, s’ârréterent dans la Bosnie , dans la Thrace & dans laBulgarie, d’où ils vinrent fur les bords de la mer Baltique,& y demeurèrent jusques au temps d’Alaric. II est certain quel’on commenca de les connoître du temps de l’Empereur De-cius vers fan 251. &qu’ils furent vaincus dans la Thrace parTheodose le Grand. Alaric aidé de ces Goths prit Rome, &désola toute l’Italie sous l’Empire d’Honorius l’an 400.Ataulphe qui lui succéda commença le Royaume des Wisi-goths qui ne dura qu’environ cinquante huit années. Les an-ciens Goths, qui par leur valeur se font établis si long-tempsen Italie, qui ont été maîtres de l’Efpagne prés de trois censans & qui ont même poísedé quelques parties de la Franceprincipalement en Languedoc & en Gascogne, n’ont pas été íibarbares qu’on fe l’est imaginé. On le peut voir par la con-duite qu’ont tenue leurs Rois, fur tout par l’E^ître de Sido-

nius Apollinaris qui marque les actions de Theodoric. Sal-vien dit que les Goths étoient perfides mais chastes , & queleurs femmes s’exerçoient au metier des armes dés leurs pre-mières années, enforte que l’on tient que les premières Ama-zones partirent de leur pays. Ces anciens Goths aísembloiencà la fin du mois de Decembre , lorsque tout étoit couvert deglace, les meilleurs chevaux qu’ils pussent trouver, pour desjeux publics, & facrifioient à leurs Dieux , ou don c oient auRoy, au Prince, ou à fes Députez, ceux qui avoient devan-cé les autres en la course. Ils s’exerçoient aussi au combat despoings fait avec Je ceste ou avec une bande de cuir de buste au-tour de la main, ils s’entrefrappoient encore furies épaules àcoups de masses de plomb cousues dans du cuir, qui les fai-foient bien souvent mourir, & s’occupoient ì bien dresser,leurs chevaux , & à les monter tout armez fans nul avantage.Les casaques des gens de guerre leur couvroient à peine 1»moitié du corps. Elles étoient faites par lé haut de telle ma-niéré que leurs épaules demeuroient nues, parce qu’il n’é-toit permis qu’aux Princes & aux fils des Rois de laissercroître & pendre leurs cheveux qu’ils partageoient en deuxdepuis le front. Les femmes de marque portoient leurs robesfort étroites ainsi que les manches, mais elles avoient des fran-ges extrêmement longues. Leur coeffùre étoit dune toise foredéliée, avec des couronnes d or , enrichies de pierreries audessous selon leur condition. Elles avoient pour ceintures unelongue lame d’or ou d’argent de la largeur de deux doigts , oubien un tissu de fil d’or ou d’argent. Les autres femmes por-toient leurs manches fort larges, & les sermoient avec desnœuds d’argent ou dorez. Elles avoient fur la tête un draprouge étroit & pointu parle haut, quis’ouvroit ou fe fermoicavec des noeuds d’argent. Ces mêmes femmes portoient descouronnes dorées fous du linge délié. Les filles portoient aussifur la tête des couronnes d’or ou dorées, avec une eípece descapulaire de foye ou de toile blanche , qui leur pendoirdu col par devant. Celles qui n’étoient pas nobles avoientde grandes couronnes d’argent. Les Goths, aprés quelquegrand combat, avoient accoutumé d’élever des pierres enfaçon de pyramides. Us y gravoient tout ce qui s’etoù passe& les actions les plus signalées. Ces pierres qu’on volt dresofées encore aujourd’huy en divers lieux font longues de dix,de vingt & de trente pieds & larges de quatre ou de six , Scchaque lettre est de 1 épaisseur & de la longueur d’un grand

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