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a if Ta beauté, les Eglises cn paraissent plus petites, à, ‘'qucioríqu'on entre par la porte du bout, on ne voitpas*ïieV ° n £ ueur tout d’une vue. Celle-cy est longue & large com-fornì 110 ? ^" u A ac ^ e âc Paris, dont elle a quelque chose par laíres , e "es piliers, mais le Chœur est bien plus beau. C’est undté't^r âome enrichi de balustrades de fer doré, & dequan-est e Ç , sures dorées, au deíìous duquel on voit l’Autel, quidôn* trernemcnt élevé. II y a trois ailes en rond autour de cet Cs f* Outre les Chapelles, toutes les arcades en font ouver-dre Vt ° rte st ue l’Autel est vû de tous cotez. Le Pape Alexan-]\] y fonda l'Archevêché, aprésqu’on en eut chaste leslent tCS ’ ^ vaut soixante mille ducats. Les Chanoinies neva-tr itn.^ 3S '’ ant st ue ce H es de Tolede. Comme elles font du pa-tìe k° lnc du Roy , il les donne toutes. II y a grand nombre<j Cai * Couvents à Grenade , & dans la plupart on trouvef 0 - ° u trois cours avec leurs Cloîtres les uns fur les autres,f 0nt e . llUs d’un double - rang de colomnes de marbre blanc, uned'escàr e aU "^dieu , & quantité d’orangers. II y a beaucoup1n (di 1Crs en dôme, ils forment, comme ils l’appellent uned’Or* - c’est-à dire , quais reprefentent une moitié
creusée. Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que lejj 4)n , e t lambristé d’or& d’azur à la maniéré des salons de f Al-pi e Leurs grandes portes en plusieurs maisons font auílì der e$ s .rapportées ; ce qui fait voir que c’est l’ouvrage des Mau-stj’au i/ C0 ^ Cnt demeurez cn Espagne, depuis Ferdinand, jus-Ccu J^°y Philippe III. Les plus beaux de ces Convents fontdes Dominicains, de saint Jean de Dieu, & des Jero-lg s ^ es ‘Ce dernier est attribué à Ferdinand & à Isabelle, dontp ? tUc s font des deux cotez de 1 *Autel. Sur le portail esttftiM* 11 .ï er ôme de marbre blanc, dont le bras Sc le corps for-r e p a tl ? ' a muraille d’une maniéré fort extraordinaire. On leJ c g r 1 c e c omme un ouvrage des piusmervcilleux.il y aune ce-i.p ry er fté à Grenade , Scies Jésuites y ont un College,''tic H *^stfe est couverte d’un dôme qui la fait passer pourPUt 6S ^ Us belles de la ville. Les rues des Fourbistèurs, de laPLs ïta ' l° s Mercadores, la Lonja , & la Calle Major sont des^ pondérables, la plupart remplies de riches Marchandsde |.j0' dont le trafic est général par toutes les autres partiestst^Pagne & dans les pays étrangers, où cette soye est tres-
v '• n st Uart de lieuë de la porte de la ville qui va à Guadix,Ce p lt es cavernes de la montagne qu’iîs nomment Sacrée.prétç 0 de petites carrières, où du temps de Philippe II. onde C st ^ U un Archevêque de Grenade , appelle Dom Pedrotacqi ° y Qyinones, trouva les corps des Disciples de saintdatis CS ‘ Quelques Bourgeois de Grenade persuadez quePay S Ces .Montagnes il y avoit une mine d’or , dont ceux dures forent rempli i’ouverture pour en ôter l’usage aux Mau-firen* . rc m s’y promener ,& voyant de pecics trous qui leurc^Rer, en y fourrant leurs bâtons, que c’étoit-là l’endroicVot,^ ^Lerchoient, ils y firent fouiller, & trouvèrent uneU, ^ P‘ ç me de terre remuée ; & enfin le 24. de Février 1595.uft Ufn c °Ovrirent une lame de plomb où étoit écrit : CorpusA’Vi Mejythoms , paffus ejl Jttb Neronis Imperatoris pottn-V a i|* r* Archevêque en ayant été averti, fit poursuivre le traUn mois aprés on trouva une autre lame de plombPujJjjj es Proies : Anno secundo Neronis Imperii, MartiiCalendis ,tUt>l ì Martyrium in h oc loco Ilipulitano, eleílus ai hune ejfec -Ws s ^ lls Hifcius, Apostoitfacobi Difeipulu ;, cumsuisDifci-
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Panuncio , Maronio , Centnho , Ver médium imem in
9 ‘des C ° m b’ A flif ltcrunt ’‘ i d etternam vitam potentats transfert » Vtn i°: ìt j s ’ n calcem converfi fuerunt , quorum pulveres in bu)us facri' !! ener e ^‘ ÌVernis )MMt,qni, ut ratio poftulat, m eorum memoriamVltie On va par dévotion à cette montagne , où il y abé, L^m .Collégiale, dont le Supérieur prend le nom d’Àb-steij t . , a if°n cn est fort belle, quoiqu’eile soit située en unlalif e ^ élevé , & plus haut que l’Alhambre & que le Gene-Jec Va a uailieu de la cour est une grosiè fontaine, dont leL 0 . L haut que le toit. * Voyage d‘Espagne fat £«1659.ville de n C Orenade surnommé ainsi, à cause qu’il étoit de laPan j. Grenade, a fait grand honneur à fa patrie. 11 naquit^PUm’ ^ ^ tant entr ^ dans l’Ordre des Dominicains, il engai H. j dignement les premiers emplois. Les Rois de Portu-de f 0n | Castille curent pour lui une estime singulière à causeè ì'àgd^Ostuence, de fa pieté , & des avantages qu’il procurafertù de £ Ai ar í^ s sermons & par fes ouvrages. Dom Barthe-L>t> z^Qartirs, Religieux du même Ordre, Sc qui étoitL r ag Uç P. art L'ulier, ayant long-temps refusé l’Archevêché dea v oic jç’p* ll 'i ordonna de l’accepter, par la connoiísance qu’ilin,, a , P r ofonde vertu. Louis ds Grenade mourut le der-de Tannée ij88.
Tome 11 .
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Louis Marmol étoit auffi de Grenade. II fioriíïòit vers latfin du XVI. Siecle, & nous a 1 aille entr’autres ouvrages, uneDescription generale de f Afrique, dont le sieurPerrotd’A-blancourt nous a donné la Traduction en nôtre Langue.
GRENADE. Isle de l’Amerique Septentrionale, Tune desAntilles. Elle est fur la hauteur de douze degrez & quinzescrupules, à dix lieues de í’ifle de saint V incent vers le Sud-Ouest. Cette Iíle est la plus proche du Continent, & la pre-mière qui du côté du Midy , commence le demi-cercle des.Antilles canibales. Elle a de long Nord Sc Sud environ sixlieues , & à chaque bout à peine en a-t-elle une de large. Sesextrêmitez entre le Couchant & le Midy font une maniéré decroissant, Sc derrière la premiere pointe du côté du Nord , ily a une baye que l’on estime l’une des bonnes rades des Ifles.Dans le coin est le Port capable de tenir un tres- grand nombrede navires qui n’ont point besoin de mouiller l’ancre, parcequ’ils y peuvent être arrêtez par les seuls grapins. Le terroirde Piste est fort coupé de montagnes du côté de la baflè-terre,& particulièrement proche du havre, à côté duquel il y a unfort bel étang qui n’en est séparé que par une digne de fable,qu’il feroit facile de couper, & alors l’étang pourroit contenirautant de navires que le havre. La terre est sèche en quelquesendroits, & pleine de petites pierres, qui ressemblent à desmarcaílìtes. Tout le reste est un beau pays & tres-fertile, oùles arbres croissent plus gros & plus hauts qu’ailleurs. On au-roit peine à faire une lieuë dans cette íste fans trouver deuxou trois rivières ou fontaines d’eau vive qui coulent à la mer,si ce n’est vers le quartier des Salines , où les habitans qui s’yfont placez ont £ait des puits dont Peau est assez bonne. Lachasse & la pefche de cette Iste l’emportent fur toutes les au-tres.Il y a une quantité surprenante de gibier.de Lamentins.deTortues, & de toute forte de poiflbn, avec un grand nom-bre d’Armadilles , dont la viande égale en bonté celle ducochon de lait. II s’y trouve aussi quantité de Manatis.Toute Piste est couverte d’un bois epais , & tout cequi nuit à la fertilité du terroir, c’est qu’il est endommagépar des cancres de terre, qui mangent les racines de ce qu’ony féme ; mais ce mal ne s’étend pas plus loin que les champsqui font voisins du rivage. Les François sc placèrent dans laGrenade Pan 1651, & eurent à leur arrivée de grands démêlezavec les Caraïbes, qui leur en diíputerent la paisible posièíïìonpendant quelques mois 5 mais ils furent enfin obligez de leurlaisser la terre libre par la considération des avantages qu’ilsétoient seurs de tirer de leur voisinage, s’ils avoient besoin deleur secours. Le Pere du Tertre dit dans son Histoire des An-tilles, qu’étant allé dans cette Iste en 16; 6. le Fort qu’il ytrouva n’étoit qu’un grand pavillon qUarré fait de charpente »Sc fermé de planches, environne à huit ou dix pieds de dis-tance d’unc pallissade de gros pieux fichez en terre & bienchevillez , & qu’il y avoit plusieurs picces de canon. L’Eglifeétoit bâtie à la mode du pays, & la plupart des cases des ha-bitans étoient autant de petits Forts de charpente, capables derésister aux incursions des Caraïbes. II y a au Nord de cettemême Iste dix ou douze petites Istes,qu’on appelle Grenadines.La plus belle de toutes ces petites Istes se nomme Kayryouacotr.II y en a cinq ou six autres dont les plus grandes n’ont tout auplus qu’une lieuë ou deux. Quelques-unes n’ont point debois,St sont couvertes d’herbes semblables à nos joncs marins.* Laët, Description des Indes Occidentales , liv. 1. ch. 17.
GRENADE ou Nouvelle Grenade. Grand pays de p Amé-rique Méridionale, que les Espagnols appellent N«eva Reinode Grenada. Il a pour bornes vers le Levant le Gouvernementde Venezuela ; vers le Septentrion celui de sainte Marthe dontles larges montagnes d’Opon le séparent-, â l’Ouest Vop ay an ,& vers le Midy de grandes Régions assez peu connues. Salongueur est de cent trente lieues, Sc fa largeur de trente auxendroits où il y en a davantage. Ses principales Provinces ontété de tout temps Bogota ScTunta.Eìlts font environnées pour laplus grande partie des Sauvages Panches, dont le pays est fortchaud. Celui de Bogota au contraire est froid, ou uo peumoins tempéré; Sc comme ceux-cyfe nomment Panches, lesBogotes & les Tuniens ont le nom commun de Moxes. CesSauvages étoient gouvernez par divers Caffiques, quand lesEspagnols commencetent à découvrir ces Provinces. Ferdi-nand de Lugo, Amiral des Istes des Canaries, envoya en 155 si - ,de la ville de sainte Marthe , Gonfalvo Ximenez de Qucíadason Lieutenant pour découvrir les Régions situées le long dela grande riviere de la Magdelaine. Ximenez monta par terrele long du rivage demain gauche de cette riviere. où il s’avan-ça avec de tres-grandes difficultez , tant pour Pépaisseur desbois, que pour la quantité dç rivières, torrens Sc marais qu il