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l’Andalousie. Elle va se décharger dans la mer Medîterranceaux confins du Royaume de Grenade entre Gibraltar & Mar-gelle.
GUADA JOX. Petite rivière d’Espagne qui a íi source•dans l’Andalousie , cn Latin Salsum. Elle arrose Alcaudette,Vaena & Castrolrio,& enflée des eaux du Touazo & du Sala-do qu’elle reçoit, elle va se décharger dans le Guadalquivirentre Seville & Cordouë.
GU AD ALABIAR ou Guaddavtar. Rivière d'Espagrre quiarrose le Royaume de Valence. Ce nom que lui ont donné lesMaures, signifie Eau pure. Les anciens l’appelloient Duria &T una. Cette rivicre porte de grandes commoditez dans tousies lieux par où elle passe. Elle a ses rivages toujours verdoyansSc bordez de toutes sortes de fleurs, de Saules, de Planes, dePins & d’autres semblables arbres, depuis fa source, jusquesà son embouchure. Elle coule vers í’Orient, proche d’Albara-zin, & âpres avoir reçu l’AIhambre à Tervel, elle se rend dansJa mer à peu de distance de la ville de Valence.* Davity,Valence.
GUADALAJARA. Province del’Amerique Septentrio-nale dans la NouvelleGalice.Elle est bornée du côté de l’Est.enpartie par la Province de Mechoacan , & en partie par celle deMexique ; vers l’Ouest par celle de Xalisco ; du côté du Sudpar les Provinces de Mecnoacanque lave la mer Pacifique,& auNord par celle de los Zacatecas. L’air y est tres-bon, &c onne sçauroit rien ajouter à la fertilité du terroir qui porte lemays & le froment avec abondance, ainsi que tous les fruitsde l’Europe. Cette Province est extraordinairement riche enargent, & les Espagnols y ont trois villes, sçavoïrGuadalajara,Villa del Efpnitu fanto , & Santa Maria de los Lagos. La ville deGuadalajara dont la Province a tiré son nom, fut bâtie parNuno deGusman l'amzz i. sur vingt degrez & vingt scrupulesvers le Nord de la ligne. Elle est éloignée de la MétropolitaineMexique de quatre-vingt sept lieues entre le Nord & l’Ouest.Les Juges Royaux y ont Jeur auditoire, & les autres Officiersdu Roy & les Receveurs y font leur demeure. ‘Son Evêché estcompté entre les suffragans de l'Archevêché de Mexique , &l’Eglise Cathédrale qui étoit auparavant en la ville de Compo-stelle, y fut transférée en 1570. II y a deux Convens de Reli-gieux , l’un d’Augustins & l’autrede Cordeliers. Les Sauva-ges appelloient anciennement Molino la Banlieue de cette ville.C’est une large plaine arrosée de plusieurs sources, & voisined’une rivière. Les Champs y sont propres à semer, & on ytrouve de beaux pâturages* Laet, Defcnpt. des Indes Occid. liv. 6.ebap. ;.
GUADALAJARA, Ville d’Ëlpagne dans la Castillenouvelle. Elle est située au pied d’une colline, & dans unepetite vallée qui est au boru de la rivière de Henarés. LeDuc de Pastrane qui a hérité cela des biens de la Famille del’Infàntado, en possède la Maison, aussi-bien que l’Armeriequi est tres-considerable pour un Seigneur particulier. II y aquantité d'armes anciennes , & l’on y voit une épée qui Ral-longe & s’accourcit quand on veut de deux pieds & demi.* fouinai du voyage d’Espagne.
GUADALAJARA de Bagví.Ville'de sAmerique Méridio-nale , à quinze lieues de celle de Popayan, vers l’Est-Nord-Est.Elle est située dans la vallée de Buga dont elle a pris son sur-nom, entre les hauts sommets des Andes, qui séparent la Pro-vince de Popayan, des vallées de Neyva.Leshabitans de cetteville répondent pour la Justice au Parlement de Quito > &sont sous le gouvernement de Popayan, dont ils reconnois-íent l’Evéque en ce qui regarde la Religion. * Laet, IndesOccid. liv. 9. chap. 17,
GUADALCANAL. Petite ville de l’Andalousie dans laSierra Morena. Elle est aux frontières de l’Estremadure.à qua-tre lieues de Lerena Sc à douze dê Seville du côté du Nord.
Davity la met dans l’Estremadurc, & non aux frontièresde cette Province , & dit qu’elle est renommée pour fa Mined’argent, de laquelle on tire chaque jour la valeur de six censécus. C'étoit anciennement une ville de l’Elpagne Bctique,appellée Corticata.
Il y a dans la mer Pacifique une Iíle à laquelle les Espagnolsdonnèrent le nom de Guadalcanal lorsqu’ils y passèrent avecPedro Fernandez de Quir. C’est une de celles qu’on appelleJjles de Salomon.
GUAD ALEN TIN. Rivière d’Espagne qui arrose la Gre-nade, en ’LsûnGuadalentims , & anciennement c biyfius Fla-vius. Elle a sà source dans Ja Sierra Nevada , & aprés avoirpasse à Guadix , à Baça & à Lorca en Murcie, elle se déchar-ge dans le Golfe de Cartagene. * Maty, Ditt. d’Holl. 1701.GUADALETE. Rivière d’Espagne qui arrose l’An-
dalousie. Elle a sa source
prés de Zahara , & d * v; $grosse en peu d’cspace, qu’elle est navigable depuis *jusques au Port de sainte Marie où elle entre dans B £j SOn lappelle autrement Eedala, & on la nommoit autr cLethé. f.<>,
GUADALHORSE. Petite rivière du Royaume denade en Espagne, appellée par les Latins Guadalborfa , & ^cienncment Aqua Vrfina. Elle arrose Archidona & Antess u& va ensuite se rendre dans la rivicre de Cartania. 1J5GUADALIMAR. Rivière d’Espagne dans la no“^Castille, en Latin Guadalimarius. Elle arrose la ville , q v is& entre dans l’Andalousie où elle se joint au Guadalssvis-à-vis du village de Cazorla. * Maty, Diít, d’Holl. I 7 .° I ‘ 0 seGUADALMANÇOR. Petite rivière d’Espagne ss u !-^ rr rle Royaume de Grenade. Elle se rend dans la mer Mcdlk ,née du côté de Vera, & est appellée par les Latins & 1 *manfonus. . - c( c
GUADALMEDINA ou Guadalquiviero. Petite fl»d’Espagne qui a sa source aux montagnes de Codo. L es p|j steurs Latins rappellent Saduca, & Faderatorum ^
arrose le Royaume de Grenade, & son cours qui n e ‘de cinq lieues se termine à Malgbe où elle se décharge "la mer Méditerranée.
GUADALOUPE. Gros Bourg d’Espagne dans 1 vfymadure, fur un ruisseau de son même nom, à onze ss;de Truxillo versl’Orient, en Latin Aqua lupia. Il est nt uC |tre de hautes montagnes d’où sortent plusieurs ruisseaux H jse rassemblant dans ce fond, forment une petite riviez J, ( j (rend ce lieu tres-fertile, & semblable à un jardin toujours v ^à cause qu’il est rempli de vignes de figuiers, d’oliviers.tronniers.d’orangers & autres arbres fruitiers.Ce bourgticulierement recommandable par son Abbaye, dont I’Bíj^dedice à Notre-Dame, le fait appeller communément ^Maria de Guadalupe. Les bâtimens de cette Abbaye qui el’Ordre de saint Jerôme, sont íi considérables par leur P ^deur.qfte de loin on la prend pour un fort Château, à ca !v£ { |lsesTours & des hautes murailles qui Penvironncnt.L’Eg* 1 n >yde moyenne grandeur, & le dedans en est fort obscur»ayant presque point de fenêtres à ses murailles, qui sonsme tapissées de menotes & de grosses chaînes des Cap»* | cont été délivrez par quelque miracle que la Vierge a ope*^.Maître Autel est paré de plusieurs chandeliers & lampesgent. Au milieu d’un grand vase auffi d’argent, paroît la v jge, qui tient le petit Jésus entre ses bras. Leurs cournu^font toutes brillantes de perles, de diamans, de rubis & aU ^pierres précieuses. * Jouvin de Rochefort, Voyage d’F-spde Portugal. ,
GUADALOUPE. Isle de l’Amerique Scptentrso 11 ^l’une des plus belles des Antilles. Les Sauvages 1 ’app e *'°^q,Carucueira , & les Espagnols qui l’habitoient avant l’an 1 h.que les François s’en rendirent maîtres, la nommèrent ùdaloupe , à cause de sa ressemblance avec les montagnesNotre-Dame de laGuadaloupe dans la nouvelle Cassis' fC suns la mettent précisément au seizième degré, & lesy ajoutent seize scrupules. Elle est entre rifle de saint V°nique qu’elle a auMidy, & celle de Mari-galante qu’ellf i ^Levant. Sa largeur est de neuf ou dix lieues aux endroit *> .la terre s’étend le plus, & son circuit est de soixante. L JIsle est divisée en deux parties par un petit bras desépare la Grand-terre d’avec celle qu’on appelle propress^ £ (lGuadaloupe. La partie la plus Orientale de cette derni cr .appellée c.ahefterre ou Cabejìere , comme qui diroit Cap ,lt £ j;& celle qui est au Couchant, Eajse-terre. Ce qu’on notnn 1 ^Grand-terre, a deux salines où l'eau de la mer se formepar la seule force du Soleil. La partie qui est habitée, eu i ls fvée en plusieurs endroits, fur tout en son centre, de pl u ^hautes montagnes dont les unes sont hérissées de rochelez, qui s’élcvent du sein de plusieurs effroyablesdont elles sont entourées, & les autres sont couvertes d al - e Jqui y font voir en tout temps une agréable verdure.de ces affreuses montagnes, sont plusieurs plaines dep ei ,étendue, rafraîchies par un grand nombre de bellesqui attiroient autrefois les Flores d’Espagne par la b°JJ - eJl cleurs eaux, ensorte qu’en allant aux Indes, ces flottes eto^obligées d’y en venir prendre par Arrêt du Conseil Geu ^des mêmes Indes. Quelques-unes de ces rivières, en se £ ‘ f je*dant, roulent des bâtons enfouirez pour avoir passe P , la-mines de soufre , qui sont dans une montagne voism c > ' ^quelle on a donné le nom de Soufrière , à cause de la ^qu’elle vomitcontinuellcment.il y a aussi des fontainesbouillantes, qu’on a trouvées propres à Ja guérison <-e j f s