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efj °«y fait des Negres, afin de les vendrè. Quand íe Royn 0n 0rc > d y a douze hommes, nommez scítes , qui vont l’an-l 0h3 Cer P ar tout au son des clairons. Ils font habillez d’unel es f ^ r °^ G de plumes de differentes couleursi A ce son tous& de ltans sortent de leurs maisons couverts d’un drap blanc,parent tout le jour en cet état, pendant que lcsprinci-o n ] a y 'òtstres s’astèmblent pôur élire un autre Roy. EnsuiteHe Ur > e j corps, & âpres qu'ils ont brûlé lés entrailles en l’hon-life^eur Dieu, ils ert conservent les cendres & les eftscve-h re * avec le corps. Le mois suivant, on fait la pompe fune-l’jQ tQ us les Sujets apportent du baume , de l’enccns, dep°Ur * e Sfis , du musc & d’autres drogues que l’on fait brûler] a ç f av ™nierle corps du Défunt. Les Princes qui ont droit àp er p Uron ne vont les premiers à cheval & en habit blanc. Lesrot, es n ? es îcs plus considérables les suivent avec de longuesdç ce j foye blanche , & le menu peuple fait Je dernier corpsdes t) te ^óupe, qui marche en cérémonie au son des flûtes &son ^tbois jusqûes au lieu de la sépulture. Ón immole sur^Vori° m ° eau ,f eS femmes, ses domestiques & ses plus cherstre'nj ? m ® e son cheval, afin qu’ils saillent servir en l’au-pnjp , de. Us offrent ce sacrifice avec tine extrême crgâuté ,Ce aux 011 - eur coupe les doigts & les pieds en petits mor-son t stu’on leur brise les os dans un mortier. Lorsqu’ilsfeu* ets ^ expirer , on les étrangle. La plupart de ces malheu-v°y’^ Ue ce supplice épouvante, tâchent de fuïr, quand ilsto„j e ‘ e Roy prés de fa fin. * De la Croix ,• Histoire d’Afrique ,
Ville des Indes, fur là robte de Cochinàfit hah f atan - RUe est à dix journées deweette derniere ville ,des\ ^ ee pàr des Mahométans. *Tavernier - t Voyages des in-
b Royaume d’Afrique, que les Portugais, dans
peri eu ÎOn § e nerale qu’ils en font, séparent en Province Su-tont re ^ en Province Infcrieure. La Supcrieure comprendf>0, j. est entre le Fleuve Senega & le Royaume de Con-deM 0 nterÌeûrecontienc Rs Royaumes de Congo, d’Angola,app e |i n | 0m °tapa, d’Ajàn & de Zanzibar. Quant à ce qu’onde $j e es côtes de la Guinée, elleS s’étendènt depuis le CapUn (jç^yLeonc, jusqu’à Celui de Lopez Gonsalvez, qui est àUs ont demi de latitude Méridionale, c’est-à-dire, qu’el-ÎVlìdy yy Nord là Nigritie propre ; à l’Orieht le Congo, auhotr, a f Occident l’Ocean Occidental. Ptoleméê ditque leépù ùj 4r Gíi *”®f est un mot du pays qui signifie chaude&àride.ceUe t 0rr . c | Ue assez là température du climat,qui est dans la Zo-Nen$ q' • 1 ^es Portugais prétendent être les premiers Euro-'! efì c v a a )'ent découvert cette Contrée vers l’an 1417. mais] a pétant que cette gloire ëst dûë aux François, qui lorf-y puce commençoít à respirer, du temps du Roy Char-f°npç r es ûialhéurS qu’elle avoit foufferts souHe Roy JeanNitì 0n e ,’,y uavigerent plus de soixante aris avant qu aucuneCachez ^ Ur °P e en eût connoiflance. Les Dieppois s’étantU Commerce de tóut tèmps, équipèrent ati Mois del Uiìn Cai) re , i 5^4 > deux vaisseaux , dû port d’environ cent«loìiiU X t “ acun - & ayant fait voile vers les Canaries, ilsc ote i e C ^ cnt devant Rio Fresca, dans la Baye qui conserve en-'îUeij - pOrn tíe Baye de France. Les Noirs de ces côtes, auf-les Biaises avoiertt été inconnus, accoururentb rs Va’ss 62 four les voir, sens vouloir pourtant entrer dansdianes 1 1 eaUx ' jusqu’à ce qu’íls eurent remarqué que cesde essuient, & qu’ils leur àvoièrit apporté quantité
HUclle s j es dont la vuë les surprenois, & en échange des-. J ar nbr e e . 0 * rS leur dohnererit de fy voire, des cuirs & de[ e vìen(j ^- 1S ' Dieppois leur ayant fait comprendre qu’ils■ 11 ; & r ° le r 1 ^ es ^oir les années suivantes, poufserent plus> Iç^j, y u sortir du Cáp vèrd, que la verdure , qui l’ombía-Wer en t ï a ppeller ainsi,ils arrivèrent à Sierra-Leóne , & de-là^ Cs habit eVant ^ a P eîe Moule, avec beaucoup de surprise^es ét 0 : ans de toute la côte, qui croyoient que tous les hom-fbtite Noirs. Us s’arrêterent enfin à l’embouchûre d’une* e h er enf V / ere P r ® s de Rio-Sextos , où est un village qu’ils ap-r du v q.', e P et,t Dieppe , à cadsé de la ressemblance du HavreP. r etid re i.! a ? e àuez entre deux coteaux. Ils âcheyerènt de^Uette s. J CUr efiarge d’yvoire & du poivre nommé Mala-xée dès ai y en 5 de retour à Dieppe sur la fin de May 1365.j Creric > fut ltS arnme nses. La quantité d’yvoire qu’ils rappor-Cr ’ Ou CaU ^ e les Dieppois s’appliquerent à y travail-f°Or 1 ‘ °y,ds ont si bien réussi qu’ìis passent présentement
^eilleurs Tourneurs qu’on puisse trouver en Fait d’y-a ^ds de de 8eptembre de la même année, les Mar-ì^reut qn . ttet ? s ’étant associez avec ceux de Dieppe, équi-
atl e vaisseaux , deux desquels dévoient traites de-Tome u.
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puis le Cap vertî jufqu’au petit Dieppe, & lés deux autres aúler plus avant découvrir les côtes ; mais l’un de ces deux der-niers s’arrêta au grand Sestre, fur la côte dite Malaguette, jtrouvant une íì grande quantité de poivre qu’il en prit fa char-ge. L’autre ayant passé la côte des Dents, pouslà jusqu’à la cô-te d or, d’où il en rapporta quelqúè peu avec quantité d’y-voire. Comme les peuplés de ces deux côtes ne les avoient passi bien reçûsque les autres, les Marchands se bornèrent au pe-tit Dieppe & au grand Sestre, où ils continuèrent d’envoyerquelques vaisseaux les années suivantes & même une Colonie.Le grand profit qui se trouva dans lé débit de ce poivre, don-na envie aux Etrangers, d’aller eux mêmes choisir ce qu’iliachetoient des Dieppois. Ainsi en 1375. ils commencerent d'ytraiter; màis voyant que les François y avoient par tout des lo-ges,comme au Càp vërd, à Sierra-Leone & Cap de Moule, aúpetit Dieppe & au graftdSestre, & qu’ils étoient fort aimezdes Maures , ils quitterênt le commerce, & le reprirent ensuitefans savoir discontinué depuis ce temps-là. Le profit dimi-nuant par la grande quantité de marchandises que les François& les Etrangers apportoient dé ces côtes, ceux de Dieppe &de Roilen firent partir en 1380. un vaiflèau du Port de centcinquante tonneaux, qui fur la fin de Decembre arriva à lárade des lieux, d’où seize ans auparavant le premier navireavoit rapporté de sor. U en revint neuf mois aprés richementchargé; de forte que l’année suivante , ils y envoyerent jusqu’àtrois vaisseaux, L’un s’arrêta au premier lieu que l’on avoitdécouvert, qu’ils appellerent la Mine, à cause de la quantité’d’or qu’on y apportoi't des environs. L’autre navire traira àCap Corse '& à Mouré au dessous de la "Mine ; & le troisièmealla jusqu’à Akara ayant traité à Fantin,à Sabon & àCormentin.Dix mois aprés ils retournèrent en France , & íçûrent si bienpersuader les Marchands en leur vantant le pays, la douceurdes hâbitans & la quantité d’or que l’on en pourroit tirer,qu’ils résolurent de s’y établir, & d’abandonner plutôt toutle resté. En 1383. ils .y envoyerent trois vaiíïèaux, deux grands& un petit, qui devoir paíîèr au de-là d’Akara pour décou-vrir le reste des côtes. Les deux grands étoient lestez de ma-tériaux propres à bâtir. Loríqu’ils furent à la Mine, ils y firentune petite loge où ils lâistërent dix ou douze homtaes, & s’enrevinrent encore richement chargez dix mois aprés leur dé-part. Le petit vaisseau qui vouloir passer Cormëntin & Akaraayant été emportépar les marées, fut contraint de retourner, &arriva avec la moitié de fa cargaison avant les deux autres, quirte furent pasplûtót venus qu’on le fit partir, pour porter desrafraîehissémens à ceux qui étoient demeurez dans la nouvellehàbtaition de la Miné. Cette habitation s’augmenta si fort ertquatre ans par là grande Colonie qui alla s’y établir, qu’ils ybâtirent une Eglise que l’on y voit encore aujourd’huy. Lesguerres civiles ayant commencé en France en 1410. le com-merce dépérit par la mort de quantité de Marchands; & áúlieu de trois & quatre vaisseaux qui partoient toús les ans duPort de Dieppe , à peine pendant deux ans, en méttoient-ilsun en mer pour la côte d’or, & ùn autre pour le grand Sestre.Enfin les guerres augmentant; ce commerce fe perdit enticre-ment. Cfependant les Portugais ayant fait dessein d’aller plusloin quèles Istes du Cap verd dont ils étoient maîtres, songè-rent à s’établir à la côte d’or auísi-bien que les François.Danscette vûëjqus le Régné de Jean I. Roy de Portugal,ils équipè-rent un grand vaisseau à Lisbonne pour courir les côtes d’A-frique, où s’étant trouvez au temps des plyyes, les maladieslès forçerent d’en partir. Comme ils vouloient regagner levent pour s’eri retourner en Portugal, ils furent portez cn 1405,dans une Iste fous la Ligne, & ils la nommèrent l’i jle de saintTbomé oú Thomas , à caùfc .qu’ils y abordèrent le jour de laFête de cet Apôtres Comme les choses neceílàirés à la vie s’ytroùvoient en abondance, ils envoyerent en rendre compte auRoy de Portugal, qui y renvoya l’an 1407. Peu de tempsaprés ils vinrent à l’Iste du Poivre, de-là dans la terre-ferme,puis au Bénin, d’où ils passèrent à Akara, où ils trouvèrentde for, ce qui les fit retourner à saint Thomé pour en rappor-ter ciequoy faire dés habitations fur ces côtes. L’an 1433. IeGouverneur de cette Ifle. envoya des Caravelles qui s’avance-rent juíqu’à la Mine, que les François avoiênt abandonnéevingt années auparavártt à cause des guerres. Les Maures quis’écoient bien trouvez du commerce iles Dieppois leur firentmille caresses, & acheterent leurs marchandises áù prix qu’ilsvoulurënt. Jean II. Roy dePoftugal .informé de ces immensesprofits,y envoya trois vaisseaux,avec ordre exprès d’y élever uniChâteau, qu’ils nommèrent S.George de la Mine, en mémoire dece que quarante-neuf ans auparavant iJs y étoient arrivez le jour,de laFêce de S,George,LéChâteau étant bâti.leRoy dePortùgaí
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