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Tome II. [E - O.]
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Co H ^ PT °NCO URT. Bourg d’Angîeterre , dans lel*T'atn's , en Latin Hamptoni Cuna.il est situé fur

basile llC ' x ou tro * s Heuës au dessus de Londres, & remar-cottujj Un sop er bc Palais que le Cardinal Thomas Wolfayav °« ^ aare kâtir. II étoit si beau, que comme il n’y

il app^L™ saison Royale en Angleterre qui en approchât,en da d’attirer fur lui l’envie de tous les Grands dulaoc st 11 * croient jaloux de fa fortune ; de forte que vou -Vjjj / e Cr °ire qu'il ne l’avoit bâti que pour le Roy Henriï°n j'' 0n Maître, il la fit meubler des plus riches étoffes quetes ]g s 1 / 0Uver en Italie , & en fit présent à ce Prince. Tou-ou j es c p n abres étoient tendues de velours ou de brocard ,,( Wr • i S ^ c ^ es tapisseries de l’Europe, entre lesquelles onle Sacr'fi CS t , entures stui reprefentoient l’Histoire d’Agar j &d’° t g/j Cc ^Abraham, dont toute la draperie étoit rehaussée& de 1 V°)' c i ma * s h !r tout celles de f Histoire de Tobias,tienne 1 ^'h^tion du Monde. Cette derniere étoit fort an-les ailt 5 ^ais pour le moins aussi riche, & mieux destinée que6gn re /' On y voyoit la Trinité reprefentée par tout fous laayant 1 C troas personnes vêtues pontificalement en Evêques ,av oit ^ fouronne fur la tête , & le sceptre à la main. Il n’ykt°card nt chambre où l’on ne trouvât sous un dais dec haìse d °i U è velours, avec des crépines d’or ou d’argent, uneplus f 0r 5 a tttéme étoffe, & un lit de neuf pieds en quarté des«tnbeiij P tUeu x st ue i on pût voir. Le Roy Henri VIII. a fort«ntre d Cette Maison. Aprés avoir passe la premiere cour, onVolt au ans Jí ne autre qui est pavée de pierres de taille, & on yfieu rs ?.ûi e u une fontaine de marbre accompagnée de plu-Atrjiçj V ers st ui soutiennent diverses statues dorées, & lesavec leurs supports, qui font un Lion & un|°gis. X Au dessus de la porte qui donne dans le corps de>e ç 0 ^ rs î Une fort belle horloge qui marque avec les heures ,fa SpPç Soleil par le Zodiaque, & celui de la Lune dansiée / 4 5 * On montre dans une chambre de ce Palais, appel-£ieubl e ^ r , e Para ^ s > un trésor presque inestimable, de‘Ort û’habits Royaux. Les jardins y sont fort beaux, &

H-, Retenus. * Mandesto, Voyages des Indes , hv. 3.dans ]ç p^ON. Bourgade d’Afrique * ouverte de tous cotez

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au dfj°y aume de Tunis. Elle est à deux lieues de Tripoli,Ì^dìns P a y s * H >' a quantité de palmiers, & plusieurs

9 fort u ° u f° n recueille des fruits de toute sorte 3 mais il yCWf U froment & d’orge. Quand Tripoli étoit aux^ctìent I e * habitans y portoietlt vendre des fruits, & y mc-^AMe ^ ta il. * Marmol, tome z. liv. 6. c/j. Jí.

L Ville de Syrie, que les Anciens nommoientAp a ^ es Arabes l’appelíent Hamfi , & Ptolemée la place dansfUoiq u ne > que quelques-uns croycnt être le pays de Job,q^ffso Plusieurs le mettent en la Traconitide, où l’on ditO pìni 0t) ? * e pulchre. Corovic tâche de soutenir la premiere^cleT r Âf )arce que suivant les témoignages de saint JerpmeD'ajpPue, Je p a y S Je Job étoit entre la Palestine & la Sy-n. u / 5 , ! es Turcs assurent que la principale Mosquéev Ùle est ; í, ac * e f 111 ' les fondemens de la maison de Job. Cetteto Uréede f m’ 8 rant so> peuplée,située dans une plaine & en-c a §oé e ./osiez & de murailles de pierre noire. Elle est accom-Ofrn ç on Château qui la commande, & qui est presque deSotez a v , H est astis fur une haute colline, escarpée de tousJ"? c °Uin C r CS dosiez fort profonds , & des tours cjuarrées.sosie Jjj e sor laquelle il est bâti, est revêtue de pierres de'fìeijçJ" 1 Ur| ies j afin que l’on n’y puistè monter que tres-§./<n(] e ^ en . r - Cc Château est aujourd’huy ruiné pour la plusj ) Ie ' At n’a point de garnison. II y a dans la ville

y r s, ^ j, eux Eglises de Chrétiens, l’une des quarante Mar-so j 0ftl , autre de saint Elian, dont on dit que le corps est danso Cau de marbre, sous le grand Autel. La plupart dessoie; j e P n J petites, & paroiffent laides. U y en a qui font5 Ur aìl] es , ri que & de boue , & d autres de pierres. Proche desaVc j ville du côté du Nord , on voit deux grandsV at V c *, e Urs fontaines, & à peu de distance du nouveau(° rtîle PVr Louvre auSud, un grand Tombeau ancien, de*c qile ^'-dale & de pierres de taille , avec une inscriptionti ^ An'atj^ défendu d’en approcher. Da vity, Syrie.n Cre de ç * ^etit pays de la Veteravie en Alemagne avecA S h Ç 0 * en Latin Hanonienfis comitatus. II a pour bor-í| | c ' tl ■, cej u i ^ d’Ifembourg & l’Abbaye de Fulde au Septen-Midi. , /e Reineck au Levant ; l’Archevêché de Mayencea veteravie au Couchant, & peut avoir dix-huit

d ^ JOtlGr •" i^vin wtvj*» vum. uvtbv,

fei-e-i c Vrêm UCUr d Orient en Occident. Sa largeur est pe-son e ’ ^ la vdT 1011 / Le terroir de ce Comté est

dûin t t e de Hanau qui en est la capitale lui donneLatins l’appellent Hanonìa, Este est à quatre

s * dé

lieues de Francfort & d’Aschaffembourg fur la petite rivierede Kintzing, qui la partage en vieille ville & en nouvelle, &qui va se rendre dans le Mein â peu de distance de là. Cetteville,dans laquelle les Comtes de Hanau font leur résidence or-dinaire, est aflez belle & aífez bien fortifiée. Les autres lieuxremarquables du Comté de Hanau sont Schluchter, Steinau,Biedberg, Bobenhaufen fur le Gernfplatz & Muntzenberg.Quoique les villes deFridberg & de Gelenhaufen soient en-clavées dans ce Comté, elles n’en dépendent pas. La Maisonde Hanau a rang parmi les plus anciennes du haut Rhin. Elleétoit autrefois partagée en deux Branches, fçavoir, Muntz-berg ScLiechtemberg. La premiere finit en 1642,. & tous sesbiens ont passé dans la derniere, en vertu de la confraternitéhéréditaire établie en 1375. par Ulric IV. & confirmée en ióio.par Jean Renaud, & Philippe-Louis, Comte de Hanau. CetteMaison poílède encore les Seigneuries de Liechtemberg & deBouílèweiler dans le Suntgow, & les Bailliages de Westof, deWolfheim, de Brumpt, de Werdt, & de Hattem dans la basseAlsace, avec la Charge de Maréchal héréditaire de l’Eglife deStrasbourg. * Audiíf et, Géographie , tome 3. * Maty, Diciionn,d’Holl. 1701.

H ANEMKAM. Petite Contrée d’AIemagne dans la Sua»be. Elle a pour limites celle de Nordlingen, le Danube présde la ville de Rain & le Hertenfeld, & comprend les villes deMonheim, d’Heidenheim & de Bappenheim. Outre ces vil-les , il y en a quelques autres qui reconnoiíícnt les Marquisde Brandebourg, les Ducs de Bavière, ou quelques Gentils»hommes. Ce mot d’Hanemkam, veut dire crête de coq.

* Davity, Sttabe.

HANGCHEU. Ville de la Chine, premiere capitale de laProvince de Chekiang , en Latin Hangcheum. Elle est situéedans un lieu marécageux , & partagée par force canaux navi-gables, formez des eaux du Lac de Sinu. Son circuit, en ycomprenant les Faux bourgs, a plus de cent milles d’Italie j,de forte qu’on pourroit faire cinquante stades Chinoises en fepromenant tout droit du Nord au Midy,& passant toujours pardes rues pavées de pierres quarrées, & embellies de grands bâ-timens.On s’y pourroit auffi promener avec le même plaisir del’Occident au Levant, où toutes les rues font également cou-vertes de Monastères, de Palais, de jardins & de tres-fùperbesédifices. On luy donnedix mille ponts fous plusieurs deíquelspaíîênt les navires avec leurs mats haussez. On y compte présde soixante mille Tiflêrans en foye, & il y a une si grandequantité dc monde que l’on y consume tous les jours dix millesacs de ris, chaque sac contenant autant qu’il en faut pournourrir cent hommes pendant un jour. On dit qu’on y tuë aussitous les jours dix mille porcs, fans compter les vaches, les bre-bis* les chevres, les chiens, les oyes, les canes Sc autres sem-blables animaux, quoyque la plupart des Bourgeois ne man-gent point de viande, parce qu’ils font d’une Secte d’Idolâ-tres, qui observent un jeûne continuel. Le poisson s’y trouveen quantité * mais ils s’en abstiennent n’ofant toucher à lamoindre chose qui ait eu vie. Cette capitale a été nomméeHttngcbeu, par la famille de Taiminga. Celle de Tanga l’ap-pcllaf«Jj4»g & celle de Cin, dent ang. L’an nz;. aprés la nais-sance du Sauveur, on luy donnoit le nom de Kingfu. L’Empe-reUr Caoçungus y tint ía Cour lorfqu’il fit la guerre aux Tar-tares de Kin. II l’orna d’édifices, de ponts & d’arcs triomphauxen si grand nombre, qu’on en compte plus de trois cens dans lafeule plaine qui est au milieu de la ville. II y a un nombre pres-que infini de s emples consacrez aux Idoles,tant dedans que de-hors la ville, qui fervent de demeure à plus de ijoo. Sacrifica-teurs.On y voit quatre grandesTours à neuf étages.Il y en a unéfurie mont Chingoang, au Midi de la ville, où les heures sontmarquées par le moyen d’une horloge à l’eau, Unquadran lesmontre.Les lettres de ce quadran font dorées, & peuvent avoirun pied & demi de longueur. On bâtit là quantité de barquespeintes de différentes couleurs, & où tout brille de l’or le plusfin, dans lesquelles les habitans vont fe divertir fur les eauxdu Lac de Sibii . qui est bordé de plusieurs chemins bien assi-gnez , pavez de pierres quarrées, avec beaucoup d’allées d’ar-bres, assorties par tout de jardins, de perrons, & autres com-moditez pour ceux qui s’y veulent promei/er. La riviere deChé mouille auffi les murailles de la ville. Son flux & refluxest d’une telle impétuosité au mois d’Octobre, qu’il n’y apoint de navires qu’il ne renverse. Les petites villes qui dé-pendent de Flangcheu,font Hœimng,Fuyang, fulung, Lingan ,Tucien, Simhing&i changoa. LePereleComte, Jeíuite, quinomme cette capitale Ham-tcheou , & la Province Tche-. quiam dans fa troisième Lettre des Mémoires fur l état présent de IxI <_là,assure qu’elle est l’une des plus riches & des plus grandes