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de la grossi Tour terrassie accompagnée d’une grande Platte-forme , défend les jettées du Canal d’entrée de la mer, & lapetite rade. Le gros canon de ses Bastions & de ses Boule-vards plantez d’arbres, & défendus par des demi-Lunes & desB a vélins , fraisez & paliílâdez, peut foudroyer tout ce quisort du Fauxbourg, pour entrer dans la ville. (Test tout le longde la plus grande Place que ce Port a son étendue, U n'est sé-paré du canal de la Seine, que par une balle muraille terrassée.Le Quay est auíïi terrassé de pierres de taille, & assez large,pavé & bordé de maiíbns.Le reflux de lamer, qu’on appelle laMarée , entre tous les jours deux fois dans ce Port, où elle ap-porte jusqu’à dix huit pieds d’eau quand elle est forte. En pas-sent sur le Pont qui séparé le Port Marchand d’avec le Bassindu Roy,& le quartier de Notre-Dame de celuy de saint Fran-çois , on voit ce Bassin, dans lequel on entre par quatre gran-des portes. II est clos par tout de murailles, excepté du côté duPont qu’il est fermé par un treillis de fer porté fur un murd’appui > afin qùe ceux qui passent de ce côté-là puissent avoirle plaisir de voir les vaisseaux. Ce Bassin revêtu de pierres detaille, est de figure pyramidale, assizà l’abri des vents, avecun large Quay qui régné tout à l’entour. On y retient ordinai-rement avec le secours des Ecluses seize pieds d’eau, & ilpeut contenir à flòt une Escadre d c vaisseaux de guerre dedifferentes grandeurs. En 1690. on y 6t entrer & séjourner onzeGalères du Roy. On rafraîchit les eaux de ce Bassin en ouvrantles Ecluses pour recevoir par le canal du Port les eaux de lamarée loríqu’elle est dans son plein, &on les renferme quandelle commencé à s’cn retourner. Ces Ecluses font deux gran-des Portes doubles, dont l’une soutient d’un côté les eaux duBassin, & l’autre celles du Port. On les ouvre, & on détourné ledessus du Pont, lorsqu’on veut y faire entrer, ou en faire sortirdes Vaisseaux. A droite & à gauche sur les Quais de ce Bas-sin , on voit quantité de canons & d’ancres, comme en ma-gazin ; les mats, les agreils & autres pieces de Vaisseaux désar-mez. Au bout de ce Bassin il y a un grand espace de terrain,qu’on nomme 1 e chantier, dans lequel on peut en même tempstirer trois vaisseaux de soixante à quatre-vingts canons, maisquand ces grands Vaisseaux bâtis au Havre en font une foissortis, ils n’y rentrent plus, & font du Département de quel-qu’un des plus grands Ports de France, comme de Brest, dePort- Louis, de Toulon & de Rochefort. L’Arsenal pour laMarine est toujours en état de fournir tout ce qui est nécessai-re pour l’armement & l’équipement des Vaisseaux du Dépar-tement du Havre. Cet Arsenal consiste en une cour de bâtimens. Dans le bas sont la Chapelle , la sainte Barbe où l’ontient l’Ecole pour le canon , disserens Bureaux pour les Offi-ciers , & des salles où l’on conserve les desermemens des Vais-seaux. Au dessus des appartemens bas on tient la Jurisdictionde l’Amirauté , l’Ecole de la Marine, & celle des Mathéma-tiques. Dans d’autres salles sont les Magasins pour les armes.La Cordcrie du Roy où l’on fait les cordages pour les Vaisseaux de guerre est une longue galerie construite le long dela muraille de la ville du coté de la mer. Sa longueur est deplus de ccnt vingt-quatre toises. Elle est couverte & ferméede toutes parts , & a ses cours & ses Magasins particuliers oùl’on conserve les cordages. On y entre par trois grandes por-tes-, dont celle qui est au bout paroît comme le portail d’uneEglise. Loríque l’on sort du Bassin par les portes de fer quifont aux cotez du Pont, on entre fur la Paroisse de saint Fran-çois.Ce quartier est entouré d’eau, & composé d’une vingtainede rues tirées à la ligne, & dressées par compartimens commeles planches d’un parterre à fleurs. La plus spatieufe de ces ruésest celle qu’il faut prendre pour aller â la Citadelle.
Cette Citadelle est tres-forte, & des plus regulieres qu’onpuisse voir. Elle a quatre Bastions Royaux, siâtis de briqueà chaînes de pierres de taille. Ses larges fossé z à fond de cuve,remplis d’eau, sont revêtus de pierre & de brique, austì-bienque toutes les demi-Lunes , & autres ouvrages de ses dehors.U y a dans son enceinte cinq ou six Magasins considérablesremplis de toutes fortes de munitions. Les eaux dê fontaine ysont tres-abondantes, & l’on y conserve dans plusieurs citer-nes les eaux de pluyes par précaution. Sa grande Place d’ar-mes & ses Boulevards sont plantez d’arbres qui sorment debelles allées pour la promenade, & l’on découvre de dessus sosBastions quantité d’objets qui forment des vues charmantes,tant fur le Port & lamer , que sor la côte. La grande Jettée ouMôle qui a cent soixante toises de longueur, vingt-quatreà trente pieds de hauteur sor neuf ou environ de largeur entreles deux parapets > est tres-solidement bâtie de grossis piecesde bois enclavées dans de fortes coulissés arrétées fur des pi-lotis , & entierement reyétuës de fortes planches des deux co-
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t-ez. Elle est remplie de gros galets ou cailloux, &dessus en maniéré de coffre. Au bout de cette Jettée qu’on ■encore prolonger de qu atre-v i ngts toiles, est une Tour d c& une batterie de douze gros canons, pour défendre les 3?rchesde la ville, & les bords de lamer & de la Seine qu*aussi garnis de batteries de canon & de mortiers à bo?On a commencé une autre grandejettéc de pierre pour > alnir les eaux du canal d’entrée.
Le commerce du Havre consiste principalementNavigation & dans laManufacture des dentelles de fil fl 1 ’/ 0 _fort recherchées. Ses habitans tres-habiles & tres-expet”” ^tez sormcr, montent des vaisseaux pour aller négociertoutes les parties du monde. Plusieurs Compagnies de L ^merce ont été établies en cette ville. Celles d’Afrifl ue » îSSenega , de Guinée, désistés Françoises. & plusieursy ont leur département en temps de paix ; mais la Navig 31 -la plus commune, est celle de Terre - neuve où l’on v flcher des Morues dans une cinquantaine de vaisseaux, ue 0 'de trois & de quatre cens tonneaux bâtis, & destinez unissment pour cet usege. Le Roy, pour donner un rang "hrgué à la ville du Havre, en a fait un Gouvernement en JTjíqui comprend la partie Occidentale du pays de CauX ~f vt ehaute Normandie ; fçavoir, la Ville & la Citadelle du 1/7.^Chef de Caux; la Ville & le Château de Fescampjd’Harsteurjla Ville & Vicomté de Montiviliiers j I eS . s ,teaux du Bec Crefpin, de l’Orcher, de Tancarville, & aU ^Ce Gouvernement qui s’éten d plus de huit lieues à la c ° .pCaux, & sept à huit à la côte de Seine jusque dans ses e ^rons de l’Illebonne , a de circuit prés de trente lieues, “ve-rnis au nombre des Gouvernemens de Province * M (indressez, subies lieux , en 1705. _
Le Havre de Grâce a été la patrie de Monsieur & de i v 6moiselle de Scudery qui se sont acquis l’un & Tautr cgrande réputation par leurs ouvrages. Georges de Sc ucl e-Gouverneur de Notre-Dame de la Garde, a été un d cS « ^miers qui ait travaillé pour le Theatre , dans le temps fl” j[pieces d’Alexandre Hardy avoient encore quelqueen a foit imprimer seize, & comme elles n’ont point etc ^
en recueil, ceux qui les voudront avoir, les doivent che
sous ces titres , Ltgdamon > le Trompeur puni , le Vassal % cni ^la Comedie des Comédiens , Otante , le Fils supposé , legitisé , U mort de Ce far, Didon, /’ Amant libéralAmont U ^ Sfnique , Eudoxe , l’Illustre Bassa , Andromire , Axiant & jí/?W yer5Nous avons de luy plusieurs autres Ouvrages tanc e n - u {équ’en Prose, &. parmi ceux là un Poëme Epique, l0t jyf,Amalazonte & VIllustre Basa, Roman en quatre voluiïï eS ’ ^de Scudery étoit de l’Académie Françoise, & mour
16Ù8. à • ' At f”*
Magdelaine de Scudery sa sœur , à qui la beaute ® ^esprit a fait mériter le nom de Sapho , s’clt fait admirer ~ e fjl sle monde par la composition de deux Romans, le Grand ] ^&cclelie, qui rendront fa gloire immortelle. Onyli £ * v A,eplaisir extrême diverses conversations remplies de la P’ u Temorale. Elle est morte au commencement de ce Sied e > &de 94. ans. ,
HAUTE COMBE. Abbaye deSavoyede I’Ordrede ^teaux, située fur le Lac de Bourg &c au pied duChat, en Latin Alta Comba, Elle est celebre.pour les W- ■
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fonds
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5. par Ameiv. dia priere
fie pour le lieu de leur sépulture. Cette Abbaye ^ ut p 3 pcl’an ira5. par Amé IV. à la priere de saint Bernard. T/s ^Celcstin IV. & Nicolas III. y sont enterrez. On voitlà [ftaine nommée des merveilles , qui coule & se seche pi”fois en une heure. * Davity. Aucliffret. êH
HAUTE FONTAINE. Bourg ou village de FrancsLatin Alt us Tons. 11 est dans le Châlonois en Champag 0 ^fur la rivière de Marne entre saint Dizier & Azzic° u 5 * JeCe Bourg est remarquable par une Abbaye deTO r ” £Cîteaux, Fille de Trois-Fontaines, qui fut fondée 1 j’jjt& áppellée Haute-F ont aine , à cause d’une fontaine qu 1 c ° v3 fcd’une montagne sor laquelle cette Abbaye est située »rendre dans la Marne. ^e-
HAUTE RIVE.Petite ville de France dans le hautL a v tdoc, en Latin Alta Ripa , Elle est située sorl’Ariegeafl p rlieues de Toulouse uu côté du Midi, fur la route e
miers. , Ci-
HAUTE SEILLE. Abbaye d’hommes de l’Ordre ^ ^teaux , filiation de Morimond, en Latin Alta Silvf B j
située sorlariviere de Vezonze dans la Lorraine Alem adeux petites lieues de Blamont. « Tris.
HAUT-MONT. Abbíye de l’Ordrc de saint Benoit
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