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Tome II. [E - O.]
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2.72. H E A

d’ailistcr le Chéris dans ses guerres, il y en a eu quelques-uns.qui s’y sont dressez. Ils n’ont même de ces armes qu’cn fortmauvais ordre. Leurs Cavaliers portent des lances avec de pe-tites rondaches de cuir, & des coutelas faits comme leups poi-gnards. Leurs selles font à la Gcnette ; il n’y cn a point d’au-tres dans toute l’Afrique. Ils combattent écartez, & chacundonne où il veut, cn gagnant toujours le haut dans les monta-gnes , & les paflàges les plus difficiles, d’où ils lancent des cail-loux, qui incommodent fort ceux qui montent. Us attaquentavec de grands cris, ce qui épouvante ceux qui ne les connoif-sent pas. Les chevaux qu’ils ont en fort petit nombre, sont pe-tits , mais íì Jegcrs , que sens être ferrez ils grimpent par cesmontagnes comme des chevres. Quoique ces peuples soientMahométans , ils ne sçavent ce que c’est que Mahomet & seSecte, & sens rien examiner ils font & diiènt ce qu’ils voyentfaire & ce qu’ils entendent dire à leurs Alsequis. Leur habitle plus commun est une efpece d’habillement de laine nonfoulée dont ils s’envelopent & qui est un peu moins grostìereque des couvertures de lit. Ils ont fur la chair un tablier de lamêmeétofe qui les couvre depuis la ceinture jufqu’à la moi-tié des cuisses. Us ne portent point de chapeaux ni de bonnets,ils ont feulement des bandes de laine d’un demi pied de lar-geur , dont ils s’entourent la tête cinq ou six fois en maniéréde turban. Les plus belles sont de toile de coton rayée de rou-ge avec des cordons qui pendent des deux cotez en façon denoupe. Les Alsequis, pour sc distinguer des autres ont desbonnets rouges qu’on leur apporte de Cordouë & de Tolede,ou de petits turbans faits de grosse toile. Comme ils n’ontpoint de lin , ils ne portent point de chemise, & il n’y a queles gens considérables qui ont été à la Cour,qui en ayent ou desfemmes galantes qui les font venir à Maroc ou à Safi.Us portentaussi une efpece de casaque de bure faite de grosse laine. Les jeu-nes gens fe font raser les cheveux & la barbe jufqu’à ce qu’ilsfe marient, & alors ils fe laissent venir le poil de la barbe & untoupet de cheveux au haut de la tête» Les Arabes disent quec’est par là que les Mahométans seront connus au jour du Ju-gement. Ceux qui habitent les villes s’habillent plus propre-ment. Us portent des pourpoints de drap de couleur à longuesbasques & des demi manches avec force boutons par devant,& une caseque par dessus un peu plus fine. Les femmes ontdes vestes ou des mantes qu’on appelle Hayques. Elles ressem-blent à celles que portent les Turcs & les Maures par deílùsleurs habits, quoiqu’elles soient moins fines , & quelqueschemises de toile fort larges & fort Jongues.Dans les maisons,si ce sont des sommes distinguées, elles s’envclopent d’un drapde toile rayée de soye, & attaché fur le sein avec une agrafed’argenc ou de laiton, à la façon des boucles qu'on met au poi-trail des chevaux. Elles ont aux bras de grands bracelets d’ar-gent & de gros anneaux de même au dessus de la cheville dupied. Celles qui ne peuvent en avoir d’argent, les portent defer ou de laiton. Elles ont aufïì aux oreilles trois ou quatreanneaux d’or, d’argent ou de fer, chacune selon le rang qu’el-le tienr. II y a des grains de verre de couleur attachez à cesanneaux, & l’on y mêle de la semence de perles. Les lits ordi-naires des gens de condition sont des tapis à longs poils,qu’ils mettent sous eux en plusieurs doubles ; ils en laissentpendre un grand morceau qui leur sert de couverture. LeursHayques leur tiennent lieu de draps, & pour chevet ils ontdes oreillers longs & étroits, faits de laine ou de grosse toile.Le peuple n’a pour lit qu’une natc de jonc ou quelques peauxde mouton ou de chevre, & fe couvre de vestes ou de casa-ques. Les femmes sont belles, & ont le teint frais & blanc.Les hommes sont fort jaloux & sc portent à de grandes extré-mitez quand ils peuvent découvrir qu’elles leur manquent defoy. Leur nourriture la plus ordinaire est de la serine d’orgedont les uns font du pain qu’on cuit au four, & les autres degrandes galetes fort déliées qu’on cuit ail feu fur des testons depots cassez. Ils les mangent ainsi toutes chaudes avec du miel &du beurre, quelquefois avec des étuvées de chair de chevrehachée, ou par morceaux, parce qu’ils n’ont point de vaches,& que les moutons sont fort rares & difficiles à élever dans cesmontagnes. Us ont des poules & un fort grand nombre d’œufs.Quand ils veulent prendre leurs repas, ils s’affeient par terrehommes & sommes , & ayant mis la terrine au milieu d’eux,chacun y met la main droite de son côté, à cause qu’ils tien-nent que c’est un fort grand péché que de manger de la gau-che, puisque c’est de celle là qu’ils sc fervent pour sc laver,avant que de faire leur oraison. La Religion ne leur permetpas non plus de manger avec des oreillers. Le repas fini, ilslèchent leurs doigts & sc frottent les mains l’une contre l'antreou autour des b. as pour les essuyer, ne fe servant ni de napes

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ni de serviettes ni de mouchoirs. Quand ils fe lavent se 5ils les tiennent en l’air sens les essuyer julqu’à ce qu’else** 0 ^sèches. Les femmes s’occupent à moudre chJtjue jo ur ^leurs bras ce qu’il leur faut de farine dans de petits mo 11de pierre qui fe tournent avec une main. Elles n’ont po 1 ’’ tsevon & blanchissent leur linge avec une herbe qu’on n0l f eSlGaz.nl. Comme le pays est âpre, & qu’on n'y voit ni v 3C - ^ni bœufs, on y laboure la terre avec des ânes qui sont * ^quoique petits. I! y a beaucoup de cerfs, de chevreum> £sangliers & les plus grands lievres de tonte la Barbarie- Oplante point d’oliviers dans cette Province, & l'huiseon se sert vient de noyaux d’un certain fruit,que port £!lt rarbres épineux qu’on appelle Erguen. Ce fruit est de la F ^feur d’un gros abricot, & n’a que le noyau couvert d’u« £ fqui reluit la nuit comme une étoile. Qv and il est meur,' es c ^vres en mangent , & ensuite les Africains cn recueils 0 ^noyaux dans leurs bergeries, ces noyaux étant si durs quc ^animaux qui ne les peuvent casier, les rejettent tout epu-.On en prend l’amande dont on seit de l’huile qui put. &est de mauvais goût. Personne ne fçait lire dans cette couhormis quelques Alsequis, & comme il n’y a nini Chirurgiens, ni Aporìquaircs, les maux 1e guérissent s 3 !^dictes ou en appliquant le sou à la partie. * tóarmol. Pm'*de Maroc. tom. r. chap, 2. t

HEADON. Ville d’Angleterre dans le Comté d’^jjElle est presque déchue de son ancienne réputation àcaii‘ £font Port bouché & du voisinage de Hull.* Davity.

HE AN. Ville du Royaume de Tunquin aux Indes 0 > Qtaies, C’est la Capitale de la Province de l’EstSí le u £ S c JMandarin qui en est le Gouverneur. Il y a toujours un r; cCnombre de Soldats & de bas Officiers qu’il occupe 3qu’il veut quand bon lui semble. Cette ville est située à st u3 flCvingt lieues de la mer, & à l’Est d’une rivière, qui sc f £ P a ^ fen deux Branches, dont l’une est appellée D: mi a & ^ a -|jesRokJ/o se rejoint en ce lieu-là. Hean peut avoir deuxmaisons-, mais les habitons font gens la plupart fort p 3Uvr fl jOn y tient garnison quoiqu’il n’y ait ni Forts, ni muraist £S ’gros canon. Les Marchands Chinois y ont une rué , & \]ttent de longs cheveux tressez par derrière, comme c’tf c ^mode de leur pays avant que lesTartares en eussent t 1 ? i (conquête. Les François y ont aussi un comptoir & leleur Evêque est le plus beau bâtiment de toute la v *, fiabout Septentrional de laquelle il est situé fur le bord d (rivière. C’est une maison baise & fort jolie ensorm ££ Ljune muraille aflez haute , où il y a une grande porte H:,sait face à la rue, & on voit des maisons de chaque c °qui s’étendent jufqu’au Palais. Dans l’ouverture Je se ” „raille est une petite cour qui fait le tour du Palais, ^bouc de cette cour, on trouve de petites chambres p oll jc,ijdomestiques ,& pour tousses Officiers necesiàires. se 3lBa .,itfSn’est pas située au milieu de la Cour ; mais elle approche ! §de la porte qui demeure ouverte tout le jour, & ne sc * eque la nuit. L’appartcment qui regarde la porte a une c ^ ât ^ e(í ,assez propre qui semble être destinée à recevoir lesparce qu’elle n’a de communication avec aucune autre £ fbre de cette maison , quoiqu’elle en fasse partie. La po ste . * ntoù l’on y entre est vis-à-vis de la grande porte , &on se J ^aussi ouverte pendant tout lejour.il n’est point permis 3 ^Evêque François d’aller demeurer à Cachao Capit 3 *^ j 3Tonquin , & il ne peut même y aller en aucun temps >-* ,j.permission du Gouverneur ; encore faut-il obtenir £ e 1 tvilege par la faveur de quelqu’un des Mandarins quileur résidence , & pour qui l’Evêque ou tout autre M-U 1 ' e ,naire doit faire quelque sorte d’ouvrage. C’est pour c £ se jL.ses Millionnaires qui sont en ce pays-là ont appris expr £S 3 jgcommoder les montres. les horloges & quelques instruit ....Mathématiques, ce que les Naturels du pays ignorent erement. * Dampier. ja

EIEAYE. Grande ville de Perse que les Géographe ^pays mettent 374. degrez 35. minutes de longitude, & j*,?;,degrez 50. minutes de latitude.* Tavernier, Voyage de r JLv.Z. . ..£*

HEBAL. Montagne de la Palestine dans la

phralrn. Elle touche au Mont Garizim , avcc lequel ° n Lts.qu’elle ne seit qu’une Montagne séparée en deux so^ dVoyez. Garizim. , s Je

HEBAN. Petite riviere d’Efpagne qui a se source r. 3Royaume de Léon quelle séparé de la Castille , cn I-M d ^ jebanm. Elle va se perdre dans le Ducro une lieuë au deiso 1Tordefillás. . 0 r>t

HEBRE, Fleuve de Thrace, que les écrits des Poè^^