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Tome II. [E - O.]
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Hëûigpeila. Elle est située prés duGolfe dev j c entre les v illcs d’Hlbing Se de Koningíbcrg, en-à'ìloli ^ 0UZe H^uës de l’uhe & de i’autre. * Maty , Diítionn.

jgl^'^ESBER.G, Ville de laPruíïe Royale dans lePalatinatttiel ai , le rnbourg, en Latin Heiljberga. Elle est dans le Waràfenr ^. cne ^ une contrée, & située fur la riviere d’Aílcr,d e so° u huit lieuësde Konigiberg. C’cst le siégé de l’Evêché 1qui est suffragant de l’Archevêché dcGnesne, &çst E c titre de Prince de l’Empire est attaché. Son Château‘ * Audissret, Geogr. anc. & moi. tom. i.e n ^ ‘NAN. Ville d’Arabie dans la Province de Hadarmet,X ae [ atl í ^finama. Jerôme Lobo la met dans l’Etat du Roy deHpr c l ll ’il y fait fa résidence ordinaire,hlalì ^ ^ * Oros Bourg des Pays-Bas dans la Seigneurie deHeuë 11 ri * H Esi situé fur la croupe d’une montagne à deuxde nt s j 2 ^ a ville de Malines, avec sept villages qui en dépen- 'Ce tz CS Uns au ?icd de la montagne, & les autres à l’entour.m es a un Ressort d’une grande étendue, & jouît des mê-

C e fu ^,Ville ou Bourgade ancienne de la Mésopotamie.Lç S d ] .là que les Israélites paflèrent captifs dans Babylone.ÍW f e r lnes hes environs font toutes entrecoupées de ruiflèaux,hijet r C ^ s on v °h Rrand nombre de saules, ce qui donneJ* m e Penser que ces sources íbnt les eaux dont le PfalmisteBaU] entlon > en parlant des saules qui étoient furies fleuves deHc° ne ' * Davit y - Mésopotamie.

,w be ^°t dans fa Bibliothèque Orientale, parle d’une villeni^n tC C’est une ville , dit-il, de l’Yraque Babylo-

etitrç p° U Arabique* qui est la Chaldée située fur le Tigre,^belr ° u kh & Bagdet dans le troisième climat. Elleai étébcj]ç «, 1 e Par Saifaîtdoulat-Sadaca, qui y fit bâtir une^res-*°soucc & un Hôpital. Cette ville avoit un pont fur ledeqf’Tn servit à Ahmeu-Ben-Avis, pour se sauver des mainsVrç 1> a,T| c r lan, qui avoit pris Bagdet, & qui le fkifoit pourfui-H tu ' es Tartans.

ph es c ] -AVERDE. Ville de Perse. située, selon les Geogra-deg re u P^ys à pi. degrez 30. minutes de longitude, & á 55.Avciall^' m * nutes de latitude. Celui qui bâtit cette ville estde B,-"; 615 Taher, du temps que Maimon étoit CalipheHFt r nC ‘ * Tavernier, Voyages de Perse, Itv. 3.d an ,rflLLUS. Nom Latin de la rivière d’Ul , qui coule

f^NE. Iflc de l’Attique, qui fut ainsi appellée à causene! alh îpe y abordajorfqu’elle revint dans la Grece avec Me-ttienfç premier mari, aprés que les Grecs eurent pris la fa-éij p Proyc. Cette Ifle est une des Sporades peu éloignée^ auss' tïlont °h e Sunium. La longueur de cette même Ifle, lad’huy 1 a PP e d £ r Macris, & c’est celle qu’on nomme aujour-Eìelcn ^ acron fi selon le sentiment de Sophien, La mêmen à p ® a donné son nom à une fontaine de l’Ifle de Chio »fit/e tIent fl u " c H e le baigna.

■qu e jy Be .’ efl aufli le nom d’une ville de la Bithinie en Asie,place proche de la riviere de Drac.l’utie NÔPOLIS.Nom de deux villes dont parle Procope,sitit ^ î y ans la Bythinie , & l’autre dans la Palestine. Ellesíe du n l '* cs doutes deux en l’honneur de sainte Helene, me-Ç a ít'■ ran< ^ Constantin.

v ìliié t e au ^ P.our faire honneur à cette même Princesse qui ales lieux Saints de la Palestine , qu’on a nommé He-nic s,, ^ l a partie du Pont-Euxin, qui est entre la Paphlago-

lée fj ,^A. Ville ancienne des Lucaniens qu’on a auílr appel-

deRjJ] 4 ’ dc Veha. On croit que c’est le village du Royaume

sent P \r c ans l a Principauté Citerieure qu’on nomme à pre-

quì e [^ > f *>&que la petite ville de Cafiel-a-Mardella Brucca,

hîELT < n 6 âe ce village, a été bâtie de ses ruines.

a Voi r £ , ON. Montagne deBeotie, que les Poètes disent

soit Cç i, e consacrée aux Muses. On ne doute point que ce ne

se <J e j a e fl Uc les Turcs nomment présentement Zagara à cau-

heau c < l Uar j t hc de lièvres qui s’y engendrent. 11 y a encore

8c d es d autres animaux de chasse, fur tout des sangliers ,

ei J s - Ce qui fait connoître avec certitude que cette

fani as ° jL^Zdgaraeft. l’Helicon.c’est la description que Pau-

^ de o - - H dit que l’Helicon étoit fur le Golfe Crissean

èc ìtlcIin «rxnthe , bordant la Phocide, qu’il regarde au Nord,

Pc$ç>ç n , ar ! c un peu àl’OLiest. II ajoute que ces hautes crou-

ï ìe Hoìt xT lent ‘ ur le dernier port de la Phocide , d’où il s’ap-

doit ni J C \ ls ' H o'etqit pas éloigné du Parnasse , & ne lui ce-

d ° lauteur ni en étendue. Enfin ces deux montagnes

T es m ° nc agncs de rochers, & leur croupe étoit toutome u.

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jours couverte de neige. On ne voit plus aujourd’huy furY Hélicon , ce que Paufamas témoigne y avoir vû de son temps,c’est-à-dire, les monumens d’Orphée ou des Muses, & ceuxd’Hesiode dont cette montagne est le pays natal, puisque cefameux Poëte naquit à Azera, ville qui étoit située fur i’unde ses cotez, vers la mer. M. Whelerrapporte dans son voya-ge de Grece, qu’ayant monté une lieue & demie au haut del’Helicon jusques aux neiges,il fut obligé de descendre de che-val , pour grimper fur quelque rocher plus haut d’où il pût dé-couvrir le haut des montagnes, & le pays de dessous. L’efpa-ccqui y étoit renfermé lui parut comme un lac glacé, & cou-vert de neige ; mais son Guide qui avoit pafle par ce Jieu-Jàen Eté , l’aslùra qu’il y avoit vû une belle vallée couverte deverdure & de fleurs avec une fontaine au milieu, que M. Whe-Ier croit devoir être celle d'Hippocrene. II remarqua fur cettemême montagne, quantité de sapins mâles dont la gomme oule benjoin a l’odeur de fa muscade. On y trouve aussi grandnombre de Tortues de terre. De son sommet on découvre lesplaines de Beotie au Nord, & le Mont Delphi d’Egri-po directement à l’Est, & une autre montagne de la tnemeIfle, à l’EílNord-Est.En laiíîànt le village de fiant Géorgie»qui est fur un des cotez de l’Helicon, & en tournant à maingauche on descend dans une plaine, entre la montagne , &une autre plus petite, dont l’extrêmité Orientale n’en est paséloignée non plus que du village de fiant Georgio ; mais quis’étend de-là au Nord-Ouest derriere Livadia, qui est au défifous au Nord. Cette petite montagne ne paroît point du toutséparée d ’Hélicon de la plaine de Beotie , quoy qu’il y ait entredeux, une campagne large de deux lieues en quelques en-droits. On voit la ville de Granitza fur fa croupe à l’extrê-mité Orientale. * Wheler, Voyage de Grece, tome z. liv. 3.

HELICON. Nom donné par les Anciens à la riviere deSicile appellée présentement Veria.

HELIOPOLIS. Ville de Phenicie, qu’on prétend être cel-le qu’on nomme aujourd’huy Balbec. Peut-être même est-ceson ancien nom, car quoique les Macédoniens s’étant établisdans la Syrie enflent donné des noms Grecs à la plûpart desvilles de cette Province, les Syriens naturels conservèrent tou-jours les anciens. Il y avoit dans Heliopolis un Temple &une statue de Venus que Constantin fit abbatre, parce que feshabitans avoient une coutume, qui passoit pour une loi, deprostituer en l’honneur de cette Dceflb toutes leurs filles auxEtrangers qui arrivoient dans leur ville. II y bâtit une Eglisemagnifique, & leur donna un Evêque & un Clergé qui enconvertit une bonne partie. Ceux qui étoient restez dans lePaganisme s’en vengerent sous Julien l’Apostat, en violant lesvierges Chrétiennes consacrées à Dieu. La situation de Balbecou Heliopolis est tres-agréable Lc tres-commode, à l’Orient dela vallée de Bucca. Elle est quarrée & munie d’unc aílèz bon-ne muraille ornée de Tours à des distances égales. Il semble ìla vue qu’eîle a environ trois stades de chaque côté. Lesmaisons en font tres-communes, comme le sont la plûpart decelles des villages T ures. On voit au Sud-Ouest de la ville lesruines d’unTemple Païen, auquel on avoit joint quelquesautres édifices tres-fomptueùx. On y a encore ajoûté d’aucresbâtimens , & on a fait du tout une efpece de Château. C’estle titre qu’on lui donne présentement. La premiere chosequ’on rencontre en approchant de ces ruines, est un petit bâ-timent rond, tout de marbre. II est environné de colomncsd’ordre Corinthien, lesquelles soûtiennent une corniche quirégné tout autour du bâtiment, & qui est ssune grande ma-gnificence. Ce qui en reste aujourd’huy quoique fort délabré,ne laiíïc pas de servir d’Eglife aux Grecs. De cette ruine onpafle en un autre grand édifice beaucoup plus ferme & plussolide, ce qui n’est apparemment qu’une partie de J’ouvrageajoûté , parce que l’on trouve en dedans quelques fragmensd’images dans les murailles, & des pierres- fur lesquelles onvoit des lettres Romaines renversées. De ce bâtiment on en-tre dans une belle allée voûtée, longue de 159. pas qui con-duit au Temple. Ce Temple est un quarté oblong dont lalongueur est de 192. pieds,& la largeur de 96.II y avoit autre-fois à l’entrée qui est au Nord-Est,un proanaos.ou avant Tem-ple de 54. pieds de long ; mais cette partie-là est tombée,lespiliers qui la soûtenoient s’étant rompus.Il est environné d’unportique fort superbe soûtenu par des piliers d’ordre Corin-thien qui ont six pieds & trois pouces de diamètre & envi-ron 45, de haut. Ces piliers faits chacun de trois pierres , sontà neuf pieds de distance les uns des autres & de la muraille.11 y en a quatorze de chaque côté du Temple,&huit au bour,en comprenant ceux des coins II régné tout autour des cha-piteaux des piliers, une architecture fort bien étendue &

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