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descend des anciens Ducs de Brabant, & est.partagéeen deuxBranches principales , de Caflcl & de Darmstad. Philippe leMagnanime fit íbn testament en 1562, & donna à Guillaumel’aîné de ses quatre fils,le bas Landgraviat, la plus grande partiedu Comté de Ziegenhéim Sc la Seigneurie dicter; au secondappelle Louis, le haut Landgraviat, avec le Comté de Nidde;au troisième nomme Philippe , le bas Comté de Catzenellebo-gen, & à George qui étoit le dernier, le haut Comté d c Cat-zenellebogen, à condition que si T un d’eux mourait fans en-fans, fa portion seroit partagée également entre tous les autres.Philippe & Louis n’cn eurent point > la succession du dernierfit naître de grandes contestations entre Maurice'Landgrave deHesse Castel, fils de Guillaume & Louis Philippe & Frédé-ric, Landgraves de Hesse Darmstad, fils de George. Aprésdivers accommodemens faits & rompus, ils convinrent l’an1648. par la médiation d’Ernest, Duc de Saxe Gotha , que lebas Comté de Catzencllebogen demeurerait à la Branche deCastel, avec la quatrième partie du haut Landgraviat & la villede Marpourg, & que le reste du haut Landgraviat appartien-drait à la Brandie de Darmstad , qui aurait encore soixantemille florins en compensation de la ville de Marpourg. Depuiscette transaction les Etats de la Maison de Hesse sont parta-gez entre les deux Branches. Celle de Castel qui est l’aînée,poffede k bas Landgraviat de Hesse., le bas Comté de Catze-nellcbogen , ia Principauté de Hirchsfeld , les Comtez deSchaumbourg & de Ziegenheim , les Seigneuries de Pless &de FrancKenstein, & les Bailliages démembrez du Comtéd’Hoye. Cette Branche fait profession de la Religion Préten-due Reformée, & Maurice y a rétabli le droit de Primoge-niture. Ernest, fils puîné de Maurice, eut en appanage le Com-té de Catzencllebogen , Sc a produit la Branche deRhinfcls,ainsi appellée du lieu ordinaire de fa résidence. 11 embrassa laReligion Catholique l’an 156Ì2. â Cologne, où il est mort,laissant de Marie Eleonor de Solms, de la Branche de Hoen-solms-, Guillaume Sc Charles. Ce dernier né en 1560. a épou-sé en premieres noces Sophie Magdelaine, fille d’Erric Adol-phe , Comte de Salm-Reyferscheid, & en secondes, Alexan-dre Julienne . fille d’Einicon, Comte de Linange , qui étoitveuve de George Landgrave de Hesiè Darmstad. II a desenfans de l’une & de l'autre.
La Branche de H esté Darmstad possède les trois quarts duhaut Landgraviat , le haut Comté de Catzenellebogen, leComté de Nidde & la Seigneurie d’Eppstein. Ernest-Louis ,aujourd’huy Landgrave Regent de Hesse-Dafmstad, fait pro-fession de la Religion Protestante , dc même que tous lesautres Princes de ía Branche. Frédéric, troisième fils de Geor-ge I. eut pour son appanage le Bailliage de Hombourg, Sc afait la Branche de ce nom. II laissa trois fils, Guillaume Chri-stophle, Géorge-Christian & Frédéric. Le premier étant mortfans enfans, & le second n’ayant laissé que des filles, Frédérica hérité par la mort de ce dernier, du Bailliage de Bingen-heim , moyennant cent mille écus qu’il a donnez au Landgrave de Heffe-Darmstad. II fc maria lan 1671. en secondes no-ces avec Louife-Elifabeth, fille de Jacques, Duc de Curlande,dont il a des fils. * Audiffret, Geogr. tome 5.
HESSNE EBNEAMADE. Ville de Perse que les Géo-graphes du pays mettent à 70. degrez 4;.minutes de longitu-de, & à 29. degrez 20. minutes de latitude. Elle est fermée déhautes murailles, & il ne s'y fait aucun commerce. Les habi-tans vivent assez à leur aise des fruits que la terre leur produit.
* Favernier, Voyges de Perse , hv. z.
HETH. Ille, l’une des Orcades Septentrionales dans lamer d’Ecosse. Elle forme une langue de terre qui s’avance versleslsses de Sand & deStreoms. Sa longueur est de dix milles,& fa largeur environ de cinq ; mais comme elle ne consistequ’en des bruyères, & en des champs incultes, elle est presqueinhabitée. * Audiffret, Geogr. me. & mod. tome 1.
HE TEROSCIENS, On appelle ainsi les peuples , quipendant toute l’année, ont les ombres à midi du côté du Pôle,qui est fur leur Horifon, ce qui arrive à tous ceux qui ha-bitent les Zones tempérées. Heterosciens, veut dire, qui ontsombre d’un côté. * Audiffret Geogr. anc. & mod. tom. x.
HETLINGEN. Ville d.’Alemagne. Elle est au Marquiscîe Bade-Dourlach > à deux lieues de la ville dc ce même nomde Dourlach , petite, mais belle. * Davicy, Marquisat dc Bade.
HETRICULUM. Nom Latin du Bourg de la Calabrcdans le Royaume de Naples, qu'on appelle Lataraco.
PïETRURIE. Grand pays de l’ancienne Italie, qu’on aaussi appellé Tufc it, en Latin Hetruria & T iifcia. II s’étendoitde l’Oricnt à l’Occident depuis le Tybre, jusques au FleuveAlacra, & avoit au Nord le lïlont Apennin, & au Midy la mer
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Méditerranée. Ce pays étoit habité par deux peuples à$rens. Les Ombrons etoient au Levant, entre le Tibre & j- ybronc, qui conserve encore leur nom; les Tnsces ou Dyrheniens, demeuraient dans la partie Occidentale. Cesniers chassèrent les autres au-delà de l’Apennin, & ferent les maîtres de tout le pays, qui comprend aujourula Toscane, lePerugin, l’Órvietan, le Patrimoine de UPierre, & le Duché de Castro. Ce sont des Provinces de 1de l’Eglife au Couchant du Tybre. . e ,
11 y a aussi une Contrée d’Italie qu’on a nommée ancl ^Ument Hetrme Ctrcumpadane , cn Latin Hetruria dreurnf^'! .Elle étoit autour du Pô, & prenoit son nom des HetruB j eSses premiers habitans. Ces peuples en ayant été chassez P ar eGaulois, elle fut appellée la Gaule Circwnpadane , & devintpartie de la Gaule Cisalpine. * Maty, Dttt. deHoll. I7 01, ^
HEV AM ou Ville d’Angleterre dans le f° ^
deNorthumberland. Elle est située fur la rivière deTm c > <nommée Manguljtad par Bede. Les Saxons l’appellent P f .desbam , & elle est prise pour celle que l’on appelloit Ax(‘°num du temps des Romains. * Davity. a
HEVAUX. Ville de France, dans le petit pays ss ue - gU(nomme la Combraille. Elle est à quatre lieues dc Monta %
& il y a un Prévôt de l’Ordre de saint Augustin , avecElection. Sa Tustice va par appel à Aiguepersc dans kde Montpensier, & à Riom pour les cas présidiaux. * D aVLa Marche. r u
_ HEUCKELOM. Ville de Hollande. Elle est situe e i urriviere de Linghe. *. Davity, Hollande. T
HEUFT. Forteresse considérable de la Pologne, en F a jArx Oftenfis. Elle est dans la Prusse Royale fur la Vissule, HS’y partage en deux branches,entre Dantzick & Mariemb 011 ^à cinq lieues de l’une & de l’autre ville. * Maty, Diction 11 *deHoll. 1701.
HEVILAT. Pays d’Asie dont rEcriture-ïàinte fahtion. On le met vers l’Arabie Heureuse, prés du Golfe P £ |jque. Quelques-uns le prennent pour la partie de l’Inde , eau-deçà du Gange ; mais cette opinion est combattue > ^ edoit être plutôt un pays assis vers l’Arabie Heureuse, colT ‘'jon peut le connoître par les paroles même de l'Ecriture q ^dit que les Ismaélites possèderent les pays depuis y eS
qu’à Sur, qui regarde l’Egypte, & que Saiil poursuiviAmalecitcs depuis Hm/af jufqu'au defert de Sur,qui est enrabie Petrée.Cela fait voir que Saiil ne poursuivit pas!esBy lglecitcs jusques aux Indes par l’efpace d’environ deux &lieues > outre que l’on reconnoît par les saintes Lettres, ,- gs .
vtlat limitoit les habitans des deux Arabies, Pctrée, & N ^te. On prouve d’ailleurs que le P bison n'étoit pas le Gang e ’par conséquent 1 ’Hevilat que le Phison environnoit, nC fêtre l’Inde. ¥ Davity , Inde Orientale. , Jj
HEUPING. Ville de la Chine, dépendante de c rChinting, quatrième capitale de la Province de Pékin,voit prés de cette ville un Lac qui fe fqrme de deux p c ^fontaines voisines, dont l’une est tres-froide, & l’ aUtr ^chaude. * Ambajf. des Hoìl. vers r Empereur de la chine , ch • 5 ‘' cHEUSAQIJAS. Sortes de Castes qui font Pasteurs co ^tous les autres ; mais qui y ont cela de particulier, qu’i‘ s sdonnent à l'agricuîture. Ils sèment entre autres une raciu^ ^pellée Bach a , qui est pleine d’esprit, & qui contient unsort & piquant. On la mange, ou bien on la fait infuser^'de I’eau qu’on boit, & de l’une & de l’autre maniéré ellevie comme le vin, & fait perdre la raison. Quand les f® 110voyent leurs maris en cet état, elles leur jettent fur laherbe odoriférante, nommée Baggia, qui croît fur les m ,gnes en manière dc genest. On dit que ces peuples so ntber des lions dans des piégés qu’ils leur tendent;ils les apprivoisent, & les accoutument si bien à la c z ìqu’ils ont la docilité des chiens. Ils menent ces lions f rI c0 itrla guerre, & les lâchant tout à coup dans la chaleur du j abat, ils mettent facilement leurs ennemis en déroute.
Croix .Relation de V Afrique, tom. 4. raff eS ’
Les Heufaquas portent des peaux ainsi que les autres V s>mais ils les rayent de plusieurs lignes diversement col& pendent des courroyes tout à l’entour. c0 tss
HEUSDEN. Place forte dans les confins du.BrahaN ^Gorcum & Boisteduc, en Latin Heufdenum. Cette v H- rílC i ìtest tres-ancienne, & a été rebâtie de neuf, est avantage»,situé fur une éminence dans un marais que lui fait la 1 ®
qui ne la défend pas moins que fes bastions, qui font £j)eréguliers, & qui tiennent tout le plat pays à contribution' ^fait partie de l’ancien Comté de Teiíterbant, qui a eugneurs descendus des anciens Comtes de Cléves & <1