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Tome II. [E - O.]
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Heu que les autres ne portent que cinq cens livres, ceux deec pays en portent jusqu a huit cens. * Davicy , Et.U s duSophy.

HIERAC-ARAB'Y. Province de la Turquie cn Asie.Elle est .presque renfermée entre sEuphrate & 1 c Tigre , &s 'étend depuis k Diarbeck propre ou la Mésopotamie, jus-ques au Golfe dc Perse, ayant 1 Arabie deserte à l’Occident,& en partie au Midi, & se Chuiistan ou la Susiane , dont leTigre la sépare, vers l'Orient. Oe pays est divise en deuxBeglcrbegìkks qui portent k nom de Baliora & de Bag-dat, leurs capitales. Outre ces villes on y trouve Walíiti,Kufa, Medain & Quorna. L ’Hierac- Araby répond à peuprés ài’ancienne Chaldée, ce qui fait qu’-on s appelle aussiCaldar.

HïERAPOLIS, 'Ville ancienne cle l’Asie Mineure dansla grande Phrygie. Elle est tout à fait déserté, & les Turcsnomment ses ruines Banboiúgbalé, c’est-à-dire, Tour de coton,à cause des rochers blancs, qui se voyent aux environs. Elieest au pied d’une haute colline qui a au Midy une plaine decinq milles de largeur presque vis-à-vis de Laodicce. LeFleuve Licus.passe entre ces deux villes ; mais plus prés d’Hie-rapolis que de l'autre.On y voit une.si grande quantité deTem-ples &tantdc belles sources d’eaux minérales propres à gué-rir diíferentes maladies, qu’il ne faut pas s’étonner que les An-ciens íuy ayent donné le nom de Hierapohs , qui veut dire VilleSainte. Ón y remarque entr’autres un fort beau baffin de mar-bre blanc enrichi tout à l’entour de colomnes qui font tombéesdedans.L’eau se distribue de là en divers canaux.&se répandantquelquefois hors des bords, forme une croûte de terre blan-châtre dont la superficie ressemble à la couleur des Topases.Ces eaux étoient aussi renommées pour les teintures, &l’ony trouve encore une Inscription Grecque dressée par le Corpsdes Teinturiers. II y reste auíiì un grand Théâtre de marbre àquarante degrez, dans le portail duquelfc fit une Inscriptionà Apollon, surnommé Archegetes, * Spon,P oyage de Grecc.

Cette Ville d’Hierapolis a été le lieu de la naiíìance d'E-pictete Philosophe Stoicien,qui vivoit dans le premier Siecle,& qui fut-Esclave d’Epaphrodite , favori de l’Empereur Né-ron. II reníermoit tous ses préceptes de Morale en ces deuxmots, souffre & t’abstiens. Son Enchiridion ou Manuel paroîtplutôt l'ouvrage d’un Chrétien que d’un Philosophe de 1 aSecte dont il étoìt. II mourut fousl’Empire d’un des Anto-nins dans une si grande réputation de probité, qu’au rapportde Lucien., le canton de terre dont il sc fervoit pendant sesveilles, fut vendu trois mille Drachmes, qui valent environdouze cens livres de.nôtre monnoye, ou cinq cens vingt-ciriqselon le calcul de Budée. * Danet, Antiquitiz, Grecques & Ro-maines.

HIERAPOLIS. Ville ancienne de Syrie, située fur I’Eu-phrate. Son nom Syrien ctoìt Mabog ou Maíoug, que les Grecsavoient corrompu cn celuy de 35 ombyee. Us la nommèrent Hie-npolis t c’est-à-dire, ville sacrée, à cause de ia Déesse de Syriequ’on reveroit en celieu-là. Cette Déesse étoit ou Venus ouJunon ou Cybcíe ou plutôt la naturc-même , selon Plutarquedans la vie de Crassus. On voit parmi les Oeuvres dc Lucienun traité touchant cette Divinité Syrienne. Elle avoit danscette ville un fort grand Temple enrichi de dons & de statuesqui fuoient , se remuoient, & prononçoient des Oracles.On tient qu’on entendoiesouvent du bruit en ce Terople, dansle temps méme qu’il étoìt fermé. Dans le lieu Je plus retiré& le plus secret, étoient ks statues de Jupiter & de h Dées-se , toutes deux d’or. Celle de Ja Déesse étoit en figure hu-maine , & non de poisson, & cette Divinité étoit assise sur desLyons, A Jupiter fur un Taureau. La Déesse avoit, commel’a crû Strabon, en une main, k sceptre , en l’autre la quenotiil-le, des rayons autour de la tête, & au dessus une tour, avec laceinture qu’on appelíoitCe/k,& que l’on ôtoitaux filles la nuitde leurs nôccs.Elle étoit aussi couverte de pierreries, & par cemoyen elle avoit quelque marque de Minerve, de Venus, dela Lune, de Rhée, de Nemefis & des Parques. On voyoitk Siégé du Soleil dans ce même Temple; mais on n’y voyoitpoint ía statue non plus que celle de la Lune, à cause que cesdeux Di vinitez se montrant souvent aux hommes, ilscroyoientqu’il n’étoic pas nécessaire de leur en representer la figure. Ony voyoit aussi la statue d’Apollon barbu. Elle étoit vétuë, fieremuoit, fuoit, & rendoit elle-même fies Oracles, produisentles temps & les évenemens de l’année, & fie tenant quelquefoisen J’air fans y être soutenue. Plusieurs Prêtres étoient desti-nez à diverses choses qui concernoient 1 e service de ce Tem-ple. Ils étoient vêtus de blanc & avoient un bonnet fur la tête.Le grand Prêtre seul, comme Chef des autres, étoit habillé

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de pourpre, Sc poitoit une thiarre d’or. On le chang e ^ r ^clection toutes les années. 11 y avoit encore d’autres perk ' ^dévouées au ministère dé ct Temple, comme des u ,

flûtes, des Eunuques Sc quelques femmes insensées > N Mses. On secrifioit á Jupiter avec un fort grand silence se nS c aj,ter A sens jouer de la flûte; mais lors qu’on faisoit un ^ce à Ja Déesse , ii y avoit un fort grand concert de voix»tes , & de clochettes. La plus grande fete s’y célébrois aU ^mencement du Printemps, & s'appelloit en leur langu £ ^ou Flambeau. On coupoit alors de grands arbres ss u . oll j c sportoit dans le Temple. Enfuit-e on y menoit des breb jSchevres, & d’autres bêtes, & on les pendoit à ces arbres- ^mettoit aussi parmi ces bêtes, des oiseaux, des habits, ^ouvrages d’or & d’argent. Cela étant fait, on portoit k- ,les autour des arbres. Comme l’on venoic à cette sokm £ > ^ ,plusieurs endroits de Ja Syrie , & des lieux voisins, c M u{ ncs

portoit les siennes, & on finisioit la fête en faisentcoWtout par le feu. . ,q 3 t

La Ville d ’Hierapolis a cté Métropolitaine sous le Patrd’Antioche. Cluvicr, Sanson, le Pere Briet ,& autres > ^lent que ce soit Ales ; mais ce sentiment est combattu av £tson. » Davity, Syrie. :. c g

HIERES. Ville de la Provence Maritime que les aiso ^ont appellée Olbia. Elle est située fur une çolline , ce £ S)cause qu il faut toujours monter ou descendre dans l eSqui d’ailleurs font fort étroites. Les maisons sont mal h*mais on y peut rèmarquer quatre choses, son Château, 1 *ce , une belle Eglise & fur tout ses grands jardins gui s° n ^le penchant de cette colline , arrosez de leurs fontaines oU j evoit à perte de vûë, des allées d’orangers , de citronnM^’yéfiguiers, d’oliviers & de quelques palmiers. Cetted’arbres disserens qui charment la vúë , a donné sujet 1peller Hieres le jardin principal de la Provence. On yfleurs & des fraises toute saunée. II y a un petit ruisseau I e ides Fauxbourgs de la Ville qui sert à faire venir desde sucre, Sc même par une invention merveilleuse 0 nproduit dú coton, & en même temps sor un même arb r o5voit des fruits meurs, d’autres moins avancez, quelq u f s £ jeboutonnez, Sc d’autres aussi en fleurs.-Hieres n’aPort, quoyque la mer en soit fort peu éloignée ; ma 1 *grand nombre de marais où l’on fait beaucoup de sel •bon, que les Etrangers viennent acheter. Cette vilk *. e , ptrefois des Seigneurs particuliers, dont le dernier futp[ íVdroits qu’il y avoit, & du titre de Seigneur, pour -avoir ise d’en faire hommage à Charles I. Comte de Provence-tre plusieurs ífles qu’on trouve fur la côte de cette P r 9 v, i C iitil y en a trois que l’on appelle les ]Jles d’Hieres , qui jsune grande rade avec la terre ferme , d’cnviron dix rn V : estlong, & de six de large. L’une s’appelle l’ifle de levant . D c ,située Nord-Est-Sud-Ouest, à huit milks de la terre so& on la nommoit anciennement Hypara ou H pata. Saj°ff Jìest de quatre milles, Sc se largeur d’un mille & demi- £inhabitée, & preíqu’inaccdïìble, fans aucun moiull 3 8 e ' v£l i£deux autresfont Portcro & PorqueroJes. Les vaiíieaux P eI j \tmouiller sûrement en toute saison dans cette rade. *Rochefort, Voyage de France. Audiffret, Geogr. anc- &tome i. . u,

HIERINGEN. Petite ville de la J utlande Septentrion ^en Latin Hyeringum. Elle est située dans la Contrée de 'qfussèl, à neuf lieuës de la ville d’Alborg, du côté du h 1

* Maty.Diéî. de Mail. 1701. . ì.tf

HIEROCESARE’E. Ville ancienne de la Doriu e j t

I’Asie Mineure, appellée ainsi à cause de César. Elk .^ efauparavant le nom d’Hierapolis. C’est une des douzeque Tacite dit avoir été renversée en partie pendant un £par un tremblement de terre. 11 parle dans le de ‘ e i , rl isnales, d’un Temple célébré que l’on y voyoit , q uC ..j' pavoit dédié à la Diane de Perse. 11 y avoit dans cette y 1 jtrou, d’ouil sortoit un air si mauvais qu’il seifoit nr° ul1 ^ceux qui le refpiroient. On y trouvoic auffi dc l’eau c 3qui converdssoit cn pierre tout ce que l’on y jettoit. cl iiHIEROCHIPE. Ville ancienne de Ville de Cli}Tj c fyeest présentement réduite en village qu’on trouve fus ‘ A „ jit ,Occidentale de cette Ifle. Les Latins la nomment Hid ot “

* Maty, Ditt.de Hoiï, 1701. p (3í ]-

HIERSPERG, Bourg ou village d’A lemagne dans J* ^ ^

conie, en Latin Hierfpcrga. Ce Bourg est chef d’un ǰm ^porte son nom , & situé vers les frontières de Ja Bavicre > ^

l’Evêché d’Aichstet dont il dépend.* Maty,D»éf. fc H™ ‘ r L%>HIERVILI.E. Bourg de Normandie, auxjaavs « e ' e ,II est dans le. Diocèse de Rouen, encre Ouvilk -1 A <

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