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Tome II. [E - O.]
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! íing, vkjao, Titngqaam , Kunching, Cang , ’Nampi, îexatt ScKingyun. La ville d'Hokicn est environnée de fort grandescampagnes, d’une terre grasse & argilleufe, dans lesquelles leTel se lait, de l’eau même de la mer qui en est voisine. 11 n'y apas beaucoup de montagnes , encore font-eí les peu hautes. Sesrivières, ses lacs & ses canaux sont pleins de poissons, & abon-dent en écrevisses qui sont excellentes. Dans son territoire il ya quatre Temples remarquables dédiez aux Défenseurs de laPatrie. * Ambaff. des Holl. a U Chine , ch. 45.

HOLBECH. Petite ville du Royaume de Danemarckdans l’Iílé de Séeland, en Latin Holbeca. Elle est située à cinqlieues de la ville de Roskild, fur un petit Golfe qui s avancedans la côte Septentrionale de Piste, & qui y forme un assezbon Port. * Maty, D ti. de Holl . 1701.

HOLDERNESSE. Grand Gap du Comté d’Yorck enAngleterre, qui s’avance beaucoup vers l’Orient, entre la merd’AÍemagne & PHumbre, en Latin Holderneffa. E'extrémitéde ce Cap porte le nom de Spun-Head , & il est une partiedu pays qu habitoient les peuples nommez anciennementParifû.

HOLE. Bourg ou village de la Suisse, où l’on déterre plu-sieurs Antiquitez qui font cormoître que ce lieu qui sot ancien-nement de la Gaule Celtique, étoit tres-considerable. II est.peu éloigne de ía ville de Basse, & nommé parles Latins Hala& Olino. * Maty, D:cl. deìloll. 1701.

HOLECA. Royaume d’A frique, dans la haute Ethiopie.II a le Nil & le Royaume de Goiamc du côté de POccident,celui d’Amahara du côté du Septentrion, & celui de Xaoadu côté duMidy. Le Pleuve Queca, qui vient d'Orient,sépare Holeca d'Amahara. ¥ Relation de s Empire du Prête*fean.

HOLL AND. Ville de la Prusse Ducale dan; les confinsde PHolkerlande propre & de la Pcmeranie, en Latin Hollan -dia. Elle est situee à deux lieues du Lac de Drausen, & àquatre de la ville d’Elbìng vers le Levant. * Maty , Diâwnn.de Holl. 1701.

HOLLANDE, Province des Pays-Bas, la principale decelles qu’on nomme Pminces-Vnies , avec titre de Comté. Elleale Zuidzée pour bornes au Septentrion j la Province d’U-trccht & celle de Gueldre à l’Orient ; le Brabant & la Zelandeau Midy, & la mer Germanique à POccident. Le terrain enest fi bas que cc n’est qu’à force de digues & de levées prodi-gieuses qu’on s’y garantit des efforts continuels de la mer. Aussia-t-elle pris le nom qu’elle porte de ces deux mots AlemansHoi 8 c Land qui signifient Pays creux. Sa situation au milieudes eaux qui fenvironnent presque par tout la rend tres-forte,& en quelque façon inaccessible. Le Rhin, le Vahal, le Leck8 c la Meuse qui lui servent de remparts, contribuent beaucoupà ses richesses. Elle abonde en prairies & en pâturages quinourrissent une quantité prodigieuse de bétail. L’air y est forthumide, & cela est cause en partie de la grande propreté desmaisons & de la netteté des villes.Elle a environ soixante lieuesde circuit en y comprenant de fort grands Lacs & une partiedc la mer du Midy. Sa longueur sc prend depuis Piste deSçhelUng au Nord, jusou a l’Eícaut & la Zeknae. Sa largeurest seulement de sept ou nuit lieues, à la prendre par le miîieu,depuis Catwick fur le rivage de la mer, jusques à Woerden,Cette Province est extraordinairement peuplée. On y comptevingt-huit villes fermées de murailles, dont il y en a six prin-cipales , Ravoir Dordrecht, Harlem, Delft » Leiden, Amster-dam & Goude. Les petites villes qui envoyeur leurs Députezà l’Assemblée des Etats Généraux, font Gorgum , Roterdam ,Schiedam, Schoonhove , Briel, Asemar, Hoorn, Encuíe,Edam > Munnikendam, Medemblic & Purmerend. Les autresn’y font pas admises , ouparcequ’elles sont bâties fur les ter-res du Brabant, comme Gertruydenberg, ITeusden & Wdr-<r.um, ou parce que les Seigneurs prétendent qu estes ne sontpas fous la]urisdiction de la Hollande, commeViane, quiappartient à ceux de la Maison de Brcderode, ou parce que lesEtats d’Utrechc les disputent, ou enfin à cause quelles ne peu-vent supporter les frais nécessaires pour des Députez, com-me Woerden, Oudewater, Heukelom, Asperen, Leordam,Naerdem, Vesop & Muyden. Les Bourgs principaux qui ontles privilèges des villes,quoiqu’ils ne soient point murez, sontJa Haye, Waerding, Gravesant, Délit-Haven, Bevervic, Scha-gen & Neuport. Idon y compte à peu prés deux cens villages,& ces villages . si l’on en considéré les bâtimens, les richesses,le trafic & lc nombre des habitans méritent d'être préférez àbeaucoup de petites villes.Les plus considérables sont Nortvic,Roosìínourg , Vcorbourg, Maestant-Síuise, Egrnond , Ris-rvic & Geerulct. Ce dernier ainsi qu’Ulaerding, Rceníbourg

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& Bevervic, croient mis dans les Siécles précedens enttepremières & les plus fortes villes du pays; mais les so^A ^guerres ont bien changé la Hollande, Ceux qui ontle nombre de ces habitans disent qu’il y en a ccntquatrc-v 5 rsept mille dans Amsterdam, trente mille dans chacune d £Splus grandes villes, quinze mille dans chacunedes dix st> ccres , & six mille dans chacune des dix petites, ce qui ‘ 3l tr£ „total de six cens sept mille, à quoy ils ajoutent cent q u jk j,vingt treize mille pour ses Bourgs & pour les Villages.La 1?lande étoit autrefois divisée en Nord-Hollande > Sud-H» •de,pays deVoorn & Kenmeriand, & ces pays étoient soûl . 5fez en plusieurs parties. La division qui est aujourd'huy » P ^ordinaire, est en Hollande, ou partie Méridionale qui s ctdepuis la Zelande,le Brabant & le pays -d’Utrecht, jusqu aJ3 j Sgue de Sparendam , &en Westfrifeou Septentrionale des slAmsterdam juíqu’à la mer du Nord.De là vient que qu*®' tparle des Etats Provinciaux de Hollande,on cíit ordinalle s Etat r deHollande & de Wefifnfe. Les Kennemaers dont I eS ^ fgnales font une si ample mention, ont eu leur demeure eHalem Alcmar, Bevervic & Purmerend, Ils tenoien £ ,Cour proche d’une petite montagne appelîée de saint & :laquelle est entre ces villes, tant pour la bonté duqu’à cause de plusieurs beaux Châteaux qu’on y confis ’comme Cleve, Brederode, Velsen & Egrnond. Le pays uouïe Waterland, appellé ainsi à cause des eaux dont i'tge, n’a que trois petites villes, Edam, Munnikendam, & gmerend. La Hollande qui approche fort du Nord, n’a q 1 . 1 j £}terre marécageuse, st peu propre au labourage. Dep ulS •Dunes jusqu’à la frontière du Brabant, ce ne sont q ue Pries, qui fur la fin d’Qctobre, & quelquefois de Nov £I ss ^commencent à se couvrir d’eaux qui s’enflent parparles pluyes continuelles. Cela dure presque tout 1de sorte qu’on ne découvre en beaucoup d’endroits, .st u f> ur) edigues, des clochers & des maisons qui semblent sortir 0 ^grande mer. Ces prairies sc trouvent merveilleusement j efées par toutes ces eaux, qui commencent à s’évacuer f a ^moyen des moulins qui les renferment dans les grands j’8 c mettent Ja terre à sec, ce qui la fait reverdir sor la » ^Mars, & rappelle le bétail aux pâturages. Pour remédiés ^malheurs que peuvent causer les grandes tempêtes, les^■ ■tans ont toujours pris soin de faire de grandes levées qu 1.pestent Digues pour les opposer à l’Ocean. Cesgrandes & petites, dont la Hollande est toute remph e »

coûté beaucoup à faire , 8 c coûtent encore davantage a cn ^

tenir. Les principales sont celles de l’issel, de la Meuse’ ^Sparendam & de Medemblic. La terre produit toute sort^ ^fruits & de bon froment, mais cela ne pouvant fufni®. ‘nombre innombrable d’habitans, Ja Pologne & la M01C ^y envoyent du bled, de forge & du seigle. II y croît aul ;

chanvre & du lin , dont on fait des toiles fines, d’autR s lfervent de voiles, de cordes & de cables pour les vai“ e ^11 y a beaucoup plus de prairies que de terres labourabley nourrit une infinité de bétail, & tous les ans on amène qtité de bœufs & dc vaches maigres de Danemarck, de I ude & de Holstcin, qui en peu de temps s’engraisiènt -pâturages. La terre dont on fait les tourbes, s’appclle V e ~Cestotirbes étant tirées des foísez & exposées au Soles - adurcissent, & aprés avoir été quelque temps en une g ran ^ r£fI -dans quelque galetas, elles deviennent feches & propres ^ ‘ ^dre un bon feu. Le rivage de l'Oceandepuis fembouclH}k Meuse jusques auTexel,contient environ vingt-cinq U& le chemin y est si uni entre la mer & les montagnes 3 ^qu’on le choisiroit pour un lieu de promenade. L’air et ^temperé dans cc pays, quoyque le froid y domine.Lortqcanaux font pris, & que tous les lacs font fermez de g ‘ uJ)on court dessus avec des patins qui sont faits de bois, & °. coU .fer long poli, étroit & courbé par le devant. II y en a ss j £r) Zrent si legerement avec ces patins, qu’ils vont de L el . £ gíAmsterdam en cinq quarts-d’heures si la glace est bien u ”çcs villes font éloignées de six lieues Lune de l’autre.il a gelé & neigé on fe sert de grands traîneaux pour tru ^ e5les prairies & les canaux, fans suivre le chemin ordinal! j^ sSpaysans ont accoutumé de porter de longues perches so soépaules, afin que s’ils tombent dans quelque ouvert» j e5s’en puissent retirer par le moyen de ses perches - T.jsosdeux bouts sont arrêtez sor la glace. LcsHollandoíí ì 0 ^ cû ò.-jaloux de leur liberté & amateurs de la paix. Ils ont ss n s g(itume qui a pour but la concorde. Les villes sont myl ^ ç (idiftêrens voisinages, chacune a un Maître , 8 c ceMaiti ■ ç en *Conseillers. S’il arrive quelque diffèrent, les parties ie 1tent devant luy , & il tâche de les mettre d’accord. bl