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fonce en vallées fertiles, qui étoient autrefois extrêmementpeuplées de Sauvages j mais les guerres intestines en ont faitpérir un tres-grand nombre, deíorte qu’il y a présentementpeu de Naturels qui habitent ces grandes Provinces. Ceux quirestent payent presque tous tribut aux Espagnols, en coton, enmiel qu’ils tirent des troncs des arbres, en chili ou axi, &en Bâtâtes. Cette Province a aujourd’huy son Evêque, & plu-sieurs villes bâties par les Espagnols , dont la principale estValladolid. Les autres font Gracias à Dios, fan Pedro, Puer-to de Cavallos, Truxillo & fan Iorge. La plus considérableriviere du pays se' nomme Haguaro. Elle passé asséz prés de laville de Truxillo, & fur ses deux bords il y a plusieursbourgades. Les autres rivières font plus petites. L’une appel-lée Chamalucon , coule auprès de .C.ommyagua , & traverse le ter-ritoire de fan Pedro. L'autre qu’on appelle Vlua, aprés avoircouru vingt lieues par un terroir fort bien cultivé, descend enla mer du Nord. Comme toutes ces rivières surmontent leursbords en de certaines faisons, l’eau qui fe répand dans leschamps voisins, arrose Lc engraissé non feulement les prairies,mais aussi les vergers & les jardins. Toute la côte d u Gou-vernement de Hondure s’étend le long de la mer du Nord &du Golfe qui porte son nom, Yucatan & le Cap de Hondu-re. Cette côte prend son commencement vers l’Ouest deí’embouchûre du Golso dolce , & du Cap appelle vulgairementPunta de H:buera. De-là vers l’Est la côte fe retire un peu , &avançant de nouveau un coude , elle fait un autre Cap, ditCabo de tres puntas , auprès duquel les Espagnols ont eu autre-fois une bourgade, nommée pn Gïl de Bonavifta , qui fut depeu de durée. Du même côté suivent la riviere Picbe , Rio-b.txo , Vlua , le Port de Cavallos, & le rivage s’avançant de-làencore en mer, fait un Cap nommé Triumpho de la Crux , d’unebouîgade qu’on y a vûë autrefois. Ensuite la côte court versîe Cap célébré de Comaron, duquel s’avancent en mer jusqu’àprés de vingt lieues loin, des bancs de forme triangulaire,dont la base est tournée vers le Continent. Auprès de la base,quelques Isles séparées par des canaux qui coulent entre deux,s’étendent tfers la terre-ferme. Le côté Septentrional de ce.grand banc est bordé des Istes de roches qu’on appelle S.Milan.
Le Golfe de Hondure est la partie de la mer dû Nord quiest fur la côte de la Nouvelle Espagne, & des Provinces deHondure & d'Yucatan. Ce Golfe est aster grand, & on ytrouve plusieurs Istes principalement vers les côtes. Sa partiequi s'avance le plus du côté de l’Quesl, est souvent appclséeGolfe Dolce , & quelquefois Golfe de Gmia)os. * Laët, Indes Oc-cident. liv. 7. cb. 15.16.17. & 18.
HONFLEUR. Ville de Normandie dans le Lieuvin, enLatin Honflevius & Honflorium. Sigebert l’appelle fuhobona , queTurnebus interprète Villebon. II semble que ce doive être plu-tôt l’Illebonne. André du Chêne dit que la ville d’Honfleura reçu peut-être ce nom à cause que les eaux fluent, & s’écou-lent par là dansla-mer. Elle est située fur la rive gauche de laSeine, cinq lieuës au-desious de Quilbeuf, à trois de Pont-fEvêque & de Touques, à sept de Lysieux, & à seize deRouen, avec un bon Port, haute Justice & Amirauté. Ellen’est qu’à trois lieuës du Havre, où à la faveur du flux & dureflux de la mer, les barques de passage transportent tous lesjours des hommes & des marchandises. Cette ville est ouvertepresque de toutes parts, une partie des murailles de son en-ceinte , & un grand nombre de fes maisons ayant été détruites par ordre du Roy, qui a fait creuser & bâtir au milieu dela même ville, un Port ou bassin enrierement revêtu de bellespierres avec un quay assez large qui régné tout à l’entour. Lesvaisseaux de trois à quatre cens tonneaux y peuvent entrer, &ils y font à i’abri des vents. On les y peut retenir à flot par lemoyen des grandes portes ou écluses destinées à cet usage,comme on y a retenu une escadre de galères du Roy en1 690. Deux jettées ou digues rendent l’entrée du Port plusfacile & plus commode. A la tête de celle qui est la plus lon-gue , on a établi une batterie de canon , ce qu’on a fait demême au pied de la côte, pour en défendre les approches &le passage de la Seine. L'espace qui est entre les jettées, sertd’avant-Port. Huit grandes ruè’s pavées so terminent aux en-virons du bassin. Une partie de ces mêmes rues s’éleve fur lepenchant d’une côte qui commande fur la ville. Les autressont dans un terrain assez uni du côté de la mer qui bat lesterrasses des maisons de la grande rue, & la muraille du Châ-teau. Honfleur, où l’on compte environ douze mille habirans,a deux Paroisses, î’une appeJJée saint Léonard, & l’autre sain-te Catherine avec un Clergé nombreux. Ces deux Paroissesqui ont chacune une bonne sonnerie, ont pour Aides, ou
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Succursales,
Etienne, où 1de Capucins, un Monaster
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deux Eglises bien bâties, Nôtre Dame > <* ‘ t’on fait le Service divin. II y a aussi un Coig
de Religieuses de la Con
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tion de Notre-Dame, un de Dominicaines qui gouvct ^l’Hôpital, & au bout du fauxbourg de saint Léonard»^Chapelle de saint Clair & un Hermitage. Il y a encorela ville une Société de Filles, sous le titre de la Nonces ^de la Vierge, qui font des voeux simples. On trouvehaut de la côte une Chapelle d’une grande dévotion - ssappelle Notre-Dame de Grâce. Elle est desservie par lq s , v feScins qui ont là un petit Hospice. Du terrain planté d & ^devant cette Chapelle, on découvre six lieuës du coursSeine, & au delà de cette riviere , le Château de l’Ot c U Jles villes de Harfleur & du Havre, & tous les vaissc^?**^montent à Rouen & qui en descendent. Un petit rUl oU [edont l’eau sert à faire moudre les moulins de la visse > cau pied de la côte, & plusieurs sources d’eau vive en l° at t( tsent les fontaines , dont plusieurs sont assez jolies ,& 3 fl £jets. La ville d’Honfleur qui entretient plus de soixanteseaux pour son commerce, tant au grand banc de Terre ^ve, qu’aux Istes Françoiscs, a un Gouverneur qui , fl 0 y,de Pont l’Evêque & du pays d’Auge ; un Lieutenant fa® ^un Major, un Maire , trois Echevins , une Maison ^ r c $horloge de Ville, & quatre Compagnies bourgeoises sor ^des quatre Quartiers de la ville. Les Officiers de la Vie ^d’Auge y viennent de Pont-l’Evêque tenir leur fean^.^fois en quinze jours,ce que fait de même toutes les quin? 3 zle Vicomte de Roncheville , à l’alternative ; mais on ^Pont-FEvêque pour les affaires dont le Bailliage d’Aug c ^prendre connoiflànce. Le sel de B rouage pour le dépars ^des villes & pays situez fur la Seine, arrive à Honfleur d 3 ^5vaisseaux du parti, & il y est déchargé & mis en greniertrois vastes magasins. Cependant cette ville n’apas so 13 * nt eEsalé ; mais elle est exempte de taille. On y fait force deles, ainsi que dans les Paroisses de la campagne voisine-moires dressez, furies lieux en 170^..
HONGRIE. Royaume de l’Europe, situé selon 1 3 ^ \ tmune opinion des Géographes entre le trente- neuvie®®quarante - septième degré de longitude , & s’étend jpnenviron le quarante - cinquième degré de latitude juso-j,,quarante-neuviéme, en Latin Hongaria Regnum. Ainsi I 3 Jegrie ne peut avoir qu’environ cent lieuës dans fa plus f? ^longueur, & quatre vingts en largeur. Le Pere Labbe J,q,donne davantage, & d’autres remarquent qu’elles’étentrient au Couchant jufqu’à soixante & cinq milles d’Al e 5 j.| e ft&du Septentrion au Midi jusques à soixante milles. B j e $d’une figure comme quarrée.dont les quatre coins reg ar . n jeîquatre parties du monde. Ses bornes sont au Septentri? ^Monts Crapats.ou la Pologne & la Russie Noire ; à l'O^eTranstylvanie & la Valaquiej au Midi la riviere de S aV e ri'la separe de la Croatie , de la Bosnie & de la Servie , c* 1 / j f ,fermant l’Esdavonie propre, & à l’Occident, la M° r * cel’Autriche & la Stiric. Le Danube coupe & traverse to jeRoyaume d’Occident en Orient. L’étenduë qui est cnce Fleuve, formoit la baffe Pannonie, & la partie O/i^ e(rde la haute, & dans celle qui est au-delà, la partie qui e ^ jetre le Danube & la Teifìê, étoit du pays des Jofiffnsreste de celuy des Daccs. La Hongrie étoit autrefois c0 \}frífée de soixante & quinze Comtez, qui dans la fuiteréduits à cinquante-cinq. Sa division la, plus commune . jjHaute & Baffe. Cette derniere s’étend de l’Occident 311 $
en deçà du Danube, ce qui la fait appeller cifdatinb!^.^Citerieure, & renferme vingt &.un Comtez qui sont ^Royale, Bayannivar, Comorre ou Waranwar.Gran, J a ' ^,Kreiss, Mufzon, Peliez, Possega , Satwar, Sellia, S&byySirmicshou Zerem, Sopron ou Oedembourg, Tosos » j{rafdin, Vefprim , Walpon ou Walkon , Zagrabia, ^ 3 ^& Zegzard. La Haute Hongrie s’etend de FOrient a ,^ etentrion , au-delà du même Fleuve , d’où elle c .Tranfdanubiana ou Vlterieure , & contient trente-trois Co .fçavoir Abanvivar ou Abavivar , Arva ou Arawa »Barzod , Bath, Bistricz ou Neusol, Bodrog > Chonage ou Zambolic, Cepufs , Czongrad , Gewinar, CHewecz, Kalo ou Bihor, Lipcze ou Liptau, MaraM^^Neytrack ou Nitria, Novigrad > Pestth , Pcreczaz, f ? frPresbourg, Sagou Honten, Saros, Semlin ou Zempsin- ^meswar , Thurtur, Torna, Transchin, Turocz, a {\tUgogh, Unghv-ar, Zathmar & Zolnoch. La haute si e^,a plus d’étenduë que la bassé, & Caflbvie est fa ville t ' a ^ r3 d,Ses autres Places les-plus remarquables font Agi" 13 ’ g â jntBarcan , Chonad, Colocz. Epcries. Filleck, Giula,