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Tome II. [E - O.]
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tovaj] c. \

Un P r ìn a tren . te Marathah, en Ethiopie. Ses habitans ontpar i e particulier, & font leur commerce avec I'EgipteHaJel x l * 4 u ’ils descendent jusques à la montagne de Ge-te [ es V^ grande Cataracte de ce Fleuve. Cette Catarac-&c ìl s de décharger leurs marchandises en ce lieu-11 ,

tienne S -|? nc sotter par terre jusques à Asouvan ,qui est l’an-lep r j n Vl J e de Sienne, située sur le même Fleuve. Quoiqueïfil Cn r C de r'«ht^étende sa Jurisdiction dans toute l’Ifle que letr e p 0 , terme dans ces deux bras, il ne laisse pas de reconnoî-9«ín, ; r ^ ou verain le Roy de Nubie. *HerbeIot, Bièltotbe-

Qtinf ,Petite ville de France dans le Bourbonnois, enliene J f tr ^ U} n- Elle est située fur la tiviere de Befdre à quatreTArí^^rbon-Lanci.

Bourg ou village de l’islede Chypre, situé furtni n ^ptcntrionalc. C’étoit anciennement une ville,que lesU nie a PPct!oient saline & Mac ana. * Maty, Diction, de Eol-

ÌAT ? 01

peot i e OPES. Peuples de la Nigritie en Afrique. Ils occu-be a5 »P a y s Sl u i est entre la rivière de Senega & celle de Gam-Portg ont plusieurs Rois dépendans du grand Jaîof > quiÎALy d tre de Roy de Senega. * -.'oyez, Senega.

Uii ere ^ S E. Ville ancienne de l’Iíïe de Rhodes ,qui fut prê-te , h «* appellée Achée, c’est-à-dire Trifiejfe , selon Diodo-fie f oy Ruelle on donna ensuite le nom de falyse , qui signi-gicsejE” o y avoit autrefois parmi ses habitans de fameux Ma-V°y 0 i t 1 dont Ovide, Cicéron & Pline ont fait mention. OnPe ìtltrc eri Cette Mile un excellent Tableau de Protogenes,auq Ue j . re °òmmé de Caunes, dans la même Isle de Rhodes,Prit l a 1 avoit coûté sept ans de travail. Le Roy Demetrius0 Uvr ;°ye des armes pour se rendre maître de ce merveilleuxïiwpj slu’on porta depuis à Rome, où il fut mis dans letoit s Q C de la Paix. Quelques-uns tiennent que cette ville ti-Parce Q de falyse , qu’íls croyent avoir été Chasseur,

he$ îjìp 1 ^toit peint dans ce Tableau,avec un Chien. D’au-tjiie c etlt gue falyse étoit un Satire. Quelques uns croyentPort e ] tC ^He est lc bourg ou village de la même Isle, qui

v JamÎS? d ‘ Vxilía -

lai n i AGO! ^OD. Forteresse considérable de l’Ingrie, ende se Ll!” 4, Elle est située fur la rivière de Laga, à cinq lieuesautres - e de Narva du côté de I'Orienc. Cette Place étoita Ve c se S aUx Moscovites 5 mais elle fut cedée aux SuédoisUlVn rritoire E»n 1617. * Maty, Dìft. de Holl. 1701.v prs j-Q^lQUE. Isle de l’Amerique Septentrionale, situéeyìriq ]‘ c Ue h d’Hifpaniola, & vers le Sud de Cuba, à trentec Ptrc l e U j S de la premiere , & à vingt de la seconde. Elle est(J e | ^ Ux Tropiques, au dix- sept & au dix-huitiéme de-à Cç ^ude Septentrionale. Porto Bclo vers leMidyen^eut s îoîxante lieuës ; Cartagene au Sud-Estdans le Con-c daiis 1 CCnt sluarante, & Ria de la Hacha dans le Continentfijsiirç a bastille dorée, â cent soixante. Cette Isle est d’unel envif Proch ^te de l’ovale. Sa longueur de l'Elì à l’Ouest,r ,? e Ur ° n cent soixante & dix milles, & fa plus grande°ì*aot e I ers milieu où elle a le plus d’étenduë est deí r értiì tez * dix. Elle en perd beaucoup dans ses deux ex-etFe de 1 gu elle va toujours en se reíferrant. Son circuit peutp ois cens milles. Une chaîne de hautes montagnes laY’Q jpp * e milieu, & régné depuis un bout juíqu’à l’autre.c . es Evant au Couchant qu’elles se répandent. Les four-rières ^ Uennent de tous cotez, font ce grand nombre ded Utilisé ° nt nste est toute remplie, & qui apportent tantj e .le ç aux habitans. Le quartier duNord-Oueíti c’èst-à-di-, es hspap 11 , ant & le Nord de la Jamaïque i fut íe premier oùr >qC! • ^'établirent fous la conduite de Christophle Co-_ Irç nt l a J,, 1 donna d’abord le nom de saint sacques. Ils y bâ-^ re ab] e 7 p d t Melilla , & la situation leur en paroiffant deíà-I °Utíp n ‘„ s c tr anfporterent à Orestan, de l’autre côté de layUtfhf ’ au Mìdy de l'Iste. Les maladies où ils tomberent,f 6 îuger au ?unoître que l’air n’y étoit pas sain. ils allerentp ! S° de i A v "eu qison appelle fan ìago simplement, ou fanb etlte Ure^ 4 ' hâtîrent encore plusieurs autres villes, quiri° r dde i- nt ne font plus que des masures. Seville , aílìse auPlus * er d ans !e côté Septentrional de l’isle,,étoit unea ,e do^ 1 ar T? a hleSí Elle avoit autrefois urie Eglise Colle-d'Êpp C f'hef prenoit le titre d’Abbé. Tout ce qu’il yb lri d ses ^ a § n °h dans la Jamaïque, demeuraient à fan lago ,cJÌ 0l Mui te ?^pis descendirent dans cette Isle en r;yd. foush'ç v ilse q ? , hevalier Antoine Sherley. Les habitans dehr ^"t p a ^ pi? est éloignée de la mer que de deux lieuës,etlc & gagoçj tC ^ a PP ras qu’ils prenoient terre, qu’ils en for-

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promptement le haut des montagnes, Ils

feignirent de vouloir entrer en accommodement, & pendantce temps ils mirent leurs femmes & leurs biens en fureté,aprés quoy ils firent plusieurs entreprises contre les Anglois,dont ils tuèrent même plusieurs en les surprenant 5 mais enfinayant perdu l’eíperance de les chasser, les principaux d’entre-eux se retirerent à Cuba, d’où le Viceroy de Mexique lesobligea de retourner à la Jamaïque, avec promesse de leur en-voyer un prompt secours. Ils y revinrent fur cette assurance& pour s’empêcher d’être découverts, ils se répandirent parfamilles. La vie malheureuse qu’ils menerent en ayant raiemourir un grand nombre, fans qu’il leur Fùt venu pour renfortque cinq cens Soldats, qui les voyant trop foibles, ne voulu-rent point se joindre à eux, ils retournèrent sur leurs pas versle Nord de fille, & se fortifièrent en un endroit appelle saintChereras, où les Anglois qui le fçûrent allerent les attaquer.Quelques mois aprés trente Compagnies peu complettes ar-rivèrent , & se fortifièrent à Rio novo , ayant amené du canon &force provisions. ìls furent battus & emportez par les Anglois,& cette perte avec quelques autres, ayant fait connoître auxEspagnols qu’ils ne dévoient plus songer à reconquérir cetteIsle. ils embarquèrent la plupart de leurs femmes & de leur ar-genterie.

Les Esclaves noirs voyant que la plupart de leurs maîtresétoient morts de maladie , ou demeurez dans l’occasion, tuè-rent le Gouverneur, & choisirent un des leurs pour les com-mander. L’année suivante les Espagnols abandonnèrent entie-rcment l’isle, & les Anglois s’en voyant les maîtres, commen-ccrent à s’y établir,8c se raslemblant en un corps & en une Co-lonie, ils s’attacherent à la cultiver. Le terroir en est tres bon,mais particulièrement du côté du Nord, où la terre est noirâ-tre , & mêlée d’argile en beaucoup d’endroits. En d’autres,comme vers le Sud-Ouest, elle est rougeâtre & sablonneuse ,mais par tout fertile. Les arbres y font toujours revêtus defleurs & de fruits, & tous les mois de l’année y font semblablesà ceux d’Avril & de May. On y voit quantité de savanes 011terre à mays, & ces savanes se trouvent parmi les forêts & lesmontagnes , fur tout dans les parties du Septentrion & duMi-dy où il y a beaucoup de bêtes sauvages. C’éteient autrefoisles terres où les Indiens femoient leur bled. Les Espagnolss’étant emparez de l’isle, en firent des pâturages pour y nourrirleur bétail, & y menerent d’Espagne, des chevaux, des va-ches, des ânes & des pourqeaux.il y avoit plus de soixante mil-le Indiens qu’ils exterminèrent. Tout s’y multiplia de tellemaniéré, que l’on y voit encore aujourd’huy dans les forêts ìde grands troupeaux de chevaux & d’autre bétail sauvage. IIn’y a point de climat où la chaleur soit plus modérée &cmoins incommode que dans cette Isle. L’on a coutume de s’ybien porter, &’ce!a vient de ce que l’air y est incessamment ra-fraîchi, soit par les vents du'Levant, soit par les fréquentéspluyes & les rosées dc la nuit. Les houragans qui font de sigrands ravages par toutes les Isles voisines j ne sont pas connusdans celle-cy. Novembre & May y sont les mois les plus sujetsà la pluye, & l’hiver n’y est distingué des autres faisons quepar ces pluyes & par les tonnerres, qui sont un peu plusfre-quens alors que dans tout le reste de l’année. L égalité desjours & des nuits s’y trouve presque toujours. Le lucre y estexcisent, & le terroir est si propre pour le cocos, qu’il y croîtmieux qu’en tout autre endroit. On y voit plus de soixanteallées de ces arbres, outre quantité de jeunes plantes qui crois-sent en diverses routes, & d’autres que l’on plante tous lesjours.Llsle produit aussi du coton extrêmement fin, & de tres-bon indigo. On prend fur la côte un grand nombre de tortues.La chair en est excellente, & l’écaille d’un fort grand débit. IIy a grande abondance de poivre long. Le piment s’y trouveaussi parmi les plantes sauvages dans les bois & dans les monta^gnes. II est fort aromatique , & d’une odeur & d’un geût ex-quis. On y trouve encore beaucoup de drogues & d’herbesmédicinales, comme le guacum, le china, la salsepareille , làcasse, le tamarin , les vanillos 8 c les achiots ou aneto. La Ja-maïque a un grand nombre de bonnes bayes, rades & ports idont les principaux font Port-Royal, qu’on appelloit autrefoisCaquay z Port Morant, à la pointe du Levant, où l’on trouvele bois & l’eau douce fort commodément, & proçhe duquelles Anglois oht une Colonie tres-considerable j vieux Portold-harbou au Couchant de Jan Tago , où est une bonne rade & unpetit Golse 5 Point Negvll , à la pointe du Couchant, & PortAntonio , auNord de l'Iste. Elle est partagée en quatorze Pa-roisses , peuplées d’environ seize mille habitans, outre lesquelson compte du moins trois mille hommes de mer, qui croisentincessamment autour de la Jamaïque, & qui en dépendent. LesLois du pays font assez conformes ì celles d’Angleterre, II y

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