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Tome II. [E - O.]
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KIEGAN ou Kìnnungan. Ville de la Chine , neuvièmecapitale de la Province dc Kiamsi. Elle est à six ou sept lieuesdé la ville de Tayko , au côte Occidental de la rivière de Can-on les effroyables rochers Xepatan prennent leur commcnce-rrEnt. Ce mot de Xepatan veut dire dix-huit précipices, & onleur a imposé ce nom, parce que les habitans tiennent qu’il ya dix - huit endroits extrêmement dangereux, surtout versceluy qu’on nomme Hoangcung. La ville deKiegan étoit ap-peilée K'echeu fous le Roy de Sujus & íbus la famille deTaiîga. Celle de Taminga luy donna le nom qu’elle a aujour-d’huy. On y voit encore les restes de quantité de bâtimenssomptueux, qui ont été ruiner par les Tartares, & quelquestemples échappez au feu qu’ils mirent dans cette ville. L Ilea au côté gauche une petite Iste qui ne reçoit pas peu d’or-nement d’un autre Temple qu’on y a bâti nouvellement, &dont les murailles font couvertes de toutes fortes de figures &d’images. Le territoire de cette ville est inégal & raboteuxpresque partout, ì cause des montagnes & des coteaux, dontla plupart enferment dans leurs entrailles des mines d’or &d'argent, aufquclles les habitans n’oscroicnt toucher. Les cam-pagnes des environs de ces montagnes font tres agréables, &d’un bon rapport, à cause que toutes les faisons y font extrê-mement temperées. Les villes qui dépendent de Kiegan fontTaykg, K'exui, fnngptng , Ganfo , Lungciven , Vangan , fungfìn 5 cfungning. * Ambaff. des Holl. a l.t Chine , ch. 29.

KlEL ou Ki-íe. Ville du Cercle de la bafîë Saxe dans leHolstcin , en Latin Cbiloninm. Elle est située à cinq lieues deReníb ourg du côté de l’Orient, & à une ou deux dc Chris-tian pris vers le Midy, & défendue par une bonne Citadelle.Cette ville a un Port tics-fréquenté fur un petit Golfe de lamer Baltique, formé par la rivicre de Swetin , & une Acadé-mie qu’u n Duc de Holstcin Gottorp y fonda l’an 1669.Les Suédois maltraitèrent fort Kiel, dans le dernier Siecle.* Maty, D iiï. de Holl. 1701.

KíENCH ANG. Ville de la Chine, sixième capitale de laProvince de Kiamsi, ayant quatre autres villes fous fa dépen-dance ; fçavoir Sinching, Nanfung, Oigtnch-ng ëc Lukj. Elle a étéautrefois si considérable, tant pour l’Architecture de les bâti-mens, que pour la fertilité du terroir qui l’environne, qu’elle aservi de séjour aux Rois de la famille deTaiminga, qui y bâti-rent un Palais tres magnifique.On y fait un fort bon breuvagede ris, & bien meilleur que n’est le vin de l’Europe. Les Chi-nois estiment tellement cette boiííòn,qu’ils nomment le ris donton la fait, Grain d’argent, & la boisson le nectar des Dieux.Proche de là font les montagnes de Macu & de Chungoa,chargées de peu d’arbres & de verdures , mais où l’on voitquelques Temples consacrez aux Idoles.* Ambaff. des Holland.a U chine, ch.y..

KIENNING. Ville de la Chine, quatrième capitale de laProvince de Fokien. Elle est arrosée par la rivière de Min ,fur laquelle sont bâtis divers admirables ponts. Il y en a unfur lequel on voit plus de cent boutiques, & un autre qui encontient plus de soixante & dix où l’on trouve toutes sortes deriches denrées. Cette ville qui en a six autres médiocres dansfa dépendance , Kienyang , Cunggan , Pncirng , Chingho, Sungkt& Keuning , fut pillée par les Tartares presque aussi tôt qu’ellefut prise. On la saccagea au son des trompes, pour mieux ani-mer le Soldat à fa ruine. Ses eaux furent teintes du íang deses Citoyens, & le carnage ne fut pas moins horrible par lanouveauté que par fa durée. On ne fit qu’un seul brasier detout Kienning, & on consuma dans un même feu fes mu-railles, ses nuisons, ses arcs & fes Temples. On tâche de re-bâtir fur fes ruines & d’y élever de beaux édifices. Son ter-ritoire enferme plusieurs montagnes, dont les plus célébrésfont de c iacyven , d ’ïu-Leang & de Vuy. * Ambaff. des Holl. à laChine, cba’’. 52.

KHIEUCHANG.Ville militaire delaChine.appellée ainsià cause que fes habitans avec tous leurs domestiques font obli-gez de fe tenir toujours prêts à s’oppofer aux efforts des enne-mis , s’ils entreprennent d'attaquer les frontières de l’Empire.Elle est dans la Province de Suchuen . riche en musc & abon-dante en perdrix,& en phafcoles ou fèves qu’ils nomment pier-reuses à caulê de leur dureté. Ce font des arbres qui produisentces fruits. Les Médecins Chinois les trouvent fort bons auxdéfaillances de cœur. * Ambassade des Hollandais a la Chine ,ch. 52.

KfEXCJI. Ville de la Chine, dépendante de celle deKie-gan dans la Province de Kiamsi. Elle est arrosée de la rivièrede Chan , & bâtie en triangle. Son circuit est d’une heure &demie. On peut y entrer par quatre portes qui font armées defer & défendues par de forts bastions & par des remparts

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affez haitts & tres-bien flanquez. Cette villp est ornee Q-perbes bâtimens Sc de magnifiques Temples dont i’un eìì ^chi par deíïïis les autres d’un grand nombre d’Image s ^statues tres bien travaillées. A l’entréc d’une longue rue f ^arc triomphal qui par son antiquité & par la beauté de■ .

brique, mérité l'attention des curieux. des HoM

a la Chine , ch. 29. . rjje

KIFT. Ville d’Egypte dans la Tebayde Superieure. ^est à sept parafanges du Nil, & tous fes habitans fout ^tiens. Cette ville est l’ancienne Koptos, qui a donné autre:tonom à une des Provinces de l’Egypte, que les Egyptiensloient Nomes,ce qui est cause que les Latins l’ont nomme ^mus Coptica. Ceux qu’on appelle Coptes ou Cophtes > D ,Egyptiens Chrétiens qui ont encore une langue partreumeiée de l’ancienne langue Egyptienne, & de la Grecque,les Macédoniens y introduisirent, en établissant leur Dyn ^& c’est la langue C optique que les Arabes appellent L» If S Jkibth. *HerbeIot. Bibliothèque Orientale. p|e

KIL AN. Province de Perse, qui tire son nom d u 1 ctj r ,qui l’habite, & que l’on nomme Kilek. C’est l’ancienne ^canie. Elle s’étend en forme de croissant le long de lames epienne, & est environnée en maniéré de théâtre d’unemontagne, de laquelle sortent plusieurs rivières, qui ar ’ fê-la plaine & la rendenttres-fertile. Cette contrée est tres- ;cageufe en quelques endroits, & principalement vers »

& on n’y entre que par quatre chemins tous fort étroits > (

l’un vient du côté du Khorasan par Astarabath , & TaiaO" ^Ferabath, du côté de Masanderan. Les hommes deceux de cheval fe bazardent quelquefois d’y entrer ^ u 5° p0 u-la montagne ; mais les passages y font si difficiles, que fe P ^vant défendre avec peu de monde , & la mer Cafpien .portant point de grands bâtimens, les habitans n’ont a c $dre que les Cosaques qui y font quelquefois des ® ..j a «eSà la faveur de la nuit pour surprendre & piller les vi ^ tequi sont au bord de la mer. II n’y a point de Province en ^la Perse qui soit si abondante en soye, en huile, en vin > ecn tabac , en citrons, oranges, grenades & autres Fruits-vignes y font fort belles, & ont le bois auflì gros que J e a ed’un homme. La montagne qui entoure le Kilan, & q ul P,, un efes extrémitez jusques au bord de la mer , est couverte ^jcfì grande quantité d’arbres, qull semble que ce P a )' S . : ef cSclos d’une forêt continuelle.La mer voisine &toutes les rl Vjerde cette Province sont tres poissonneuses, le bétail & fequ’elle fournit, donne aux habitans dequoy vivre avec ^ces. Ceux qu’on appelle Kilek, ont leur demeure entre fker & Masanderan, & sont glorieux, hardis & entrepte _Ils avoient autrefois leur Roy particulier, & n’étant P? s aVO jttens de Schach-sefi , successeur de Schach A bas, ff ul ç í e-réuni le Kilan à fa couronne, ils prirent les armes St „£volterent ; mais le nouveau Roy qu’ils s’étoient donne, £ ostexpié leur révolté par son sang, on désarma le^Kilek > u .leur défendit d’acheter des armes sous des peines si r'S 0 ’; pifes, que depuis ce temps ils n’ont osé avoir ni épées ni ar ç o!ì tflèches. On leur souffre feulement de certaines haches q u : ç . u ífaites en forme dc faucille , mais avec un manche de st 0a quatre pieds de long. Ils s’en servent à couper du b° 1S Fa-çonner leurs vignes , & à plusieurs autres usages. Les ^ ^pies que l’on appelle Talifcb , qui donnerent des P reU L Jcfleur fidélité pour le service du Roy, pendant la revo JfKilek , ont permission de se servir dc toutes fortes dUs ont leur langue particulière qui ne différé de laPeq a P^f§du Dialecte, & ont des bonnets de peaux d'agneau notf* ((l tfemmes sont les plus belles de toute la Perse , & fe c0 0 ^íZmoins le visage que les autres. Les filles ont les cheveux j e(en plus de vingt tresses qui leur pendent fur le dos Sc ^ jj*épaules. Quand elles sont mariées, elles n’en ont plusou douze. Leurs vestes sont si courtes fur le devant, q u e Je*cachent point la chemise. Au lieu de souliers, elles P 0lt f ofí , &sandales de bois, qu’elles attachent avec une corde au w ^ a j§avec un bouton de bois entre le gros & le second orteil* > ^pcparce que la terre est fort grasse en temps de pluye, ef e . \6souvent nud pieds ainsi que les hommes.LesKiIek n ì

teint si jaune que les autres Perses, mais beaucoup pl llS c u (|ì bcause de l’air plus tempéré dont ils jouissent. Us portent ^veste bien plus courte qu’cux,& ont des bonnets faits d u ^> e íldrap. La ville de Refch est la capitale de tout le jp§.

la Province de toute la Perse où les femmes travailles ^ c0 -Outre qu’elles s'occupent à filer & à faire des étoffes ^ j|jton, de fil & de soye, elles aident aullì aux hommes fS .llslabourent la terre,en quoy elles ont des emplois partieu *conduisent la charuë.&font des chauffées pour servis de n