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Tome II. [E - O.]
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petites collines vers le pays de Moiun. Ail pied de la monta-gne font plusieurs villages & quantité d’arbres plantez fur unemême ligne le long d'une belle prairie où la pâture est excel-lente pour le bétail. Vis-à-vis de Kisilagats , 3c environ à troislieues de la terre-ferme, est l’Iste d’Alybaluch qui a troislieues de long, & qui a tiré son nom de ce qu’on prétendqu’Aly y étant un jour en peine de trouver de l’eau doucepour étancher se soif, Dieu fit austì tôt sourdre la fontained'eau douce , que l'on y trouve encore aujourd’huy. * Man-desto - Voyages de Moscovie & de Perse , liv. 6

KISL05EIN. Rivière de^erfe que forment les eaux quisortent du montTaurus. Elle est rapide des fa source , & ren-contrant par tout dans son cours une infinité de rochers, ellefait un bruit terrible. C’est une de celles qui arrosent la Pro-vince de Guilan, d’où elle fort aprés avoir fut de longs dé-tours pour fe perdre dans la mer Caspienne. On la passe fur unpont de brique prés du village qui porte son nom. A l'un descotez de,cette riviere est une bordure de cyprès & d’aman-diers. L’autre est escarpé & pleins de rocher, entre lesquelson marche dans des sentiers fort étroits, où les Voyageurs onttout à craindre des précipices qui sont au-delfous. Ce cheminest si rude 8c si fìcheux, que les chevaux & les mules ont beau-coup de peine à y monter. Pour les chameaux il y en demeu-re souvent quelqu’un abbatu sous la charge qu’on lui fait por-ter. * Jean Struyz, Proifiéme voyage, ch. 29.

KISMICH. Iste qui n’est qu'à trois lieues de Gamron,ville importante de Perse. Cette Iste, longue de quinze lieues& large de trois, est abondante en toutes sortes de fruits. Aumois de J uin 3c dans les plus grandes chaleurs de 1 Eté, on yvoit des raisins, des prunes de damas, des pefches, des man-gas, des coins, des oranges, des citrons, 8c des grenades rou-ges 8c blanches, Lc en Octobre, il y a des melons, des ci-trouilles , des concombres, de l’oignon, des raves, des navets,des amandes, des pistaches, des pommes, des poires & plu-sieurs autres fruits qui y sont tres-beaux Lc en quantité. Leshabitans en fournissent la ville de Gamron, Lc ne vivent quede ces fruits Lc de ces légumes , ou du poisson qu’ils prennentdans la mer voisine, Lc qui leur paroît plus délicieux que lachair, qui n’étant pas bien nourrie pendant les grandes cha-leurs , est mauvaise Lc preíque insipide. On y trouve grandnombre de sardines, d’éperlans, d’huîtres Lc de crabes. Quantau bétail, ils ont des bœufs, des vaches, des moutons, deschevres Lc des béliers à quatre cornes, mais ils n’ont point dutout de gibier. * Mandeflo , Voyage des Indes, liv. 1.

KISOUK. Bourg de Perse , situé entre Nacíìvan Lc Zulfa,aux frontières du Curdistan ou de l’Astyrie. On y trouve unCouvent de Chrétiens Arméniens qui disent que saint Bar-thélémy Lc saint Mathieu ont été martirisez en ce lieu-là , Lcqu’ils en ont encore quelques Reliques. Plusieurs Mahomé-tans y viennent en dévotion fur tout pour être guéris des fiè-vres. Les Moines de ce Con vent vivent avec une grande austé-rité , Lc ne mangent presque jamais que des herbes. * Her-nies, Voyages de Perse, ch. 4.

KISRAG. Pays situé au Septentrion des Indes. II est éloi-gné de la ville de Gaznah , de trois mois entiers de chemin.,Lc fut conquis par le Sultan Mahmoud-Sebekghin, ainsi quetous les autres pays des Indes. * Herbelot, Pibliotbeq. Orient,

KISTOUVATO. Iste de la mer Caspienne. La petita ri-viere d’Ulïà y conduit ses eaux, Lc fe rend ensuite dans leWolga. Des deux cotez de cette petite riviere le paVs est ex-trêmement beau ; mais on tient qu’il n’est pas fur pour lesVoyageurs, à cause des Cosaques qui se cachent dans les boispar troupes Lc qui ne font aucun quartier aux passans. Le paysest uni en quelques endroits, mais la plus grande partie con-siste en montagnes, Lc il y en a une, appellée Sariol-Kurgan ,qui selon la tradition des Moscovites, a été faite d’une manié-ré qui.n’est guere vraisemblable. Ils prétendent que ce lieuétoit autrefois une vaste plaine, où un Empereur de Tartarieétant descendu avec soixante & deux Rois, Lc des troupes in-nombrables pour s’emparer de la Moscovie , il y fut battu Lcdéfait avec les Rois qui l’accompagnoient. C’est, difent-ils,des os de ceux qui furent tuez dans cette défaite, que la mon-tagne Sariol-Kurgan est composée. 11 y a des forêts dans quel-ques-unes des autres montagnes, mais la plupart ne font querochers, les uns blancs, les autres jaunes, & quelques uns decouleur obscure. * Jean Struyz, Trofiéme voyage , ch, ix.

KIT AI. Vaste pays qui setend depuis l’Obi jusques à laChine,avec laquelle il confine du côté duNord-Ostest. Ons’étoit trompé en croyant juíqu’à présent que ce pays étoit unRoyaume particulier. Comme les Moscovites ont fait des dé-couvertes considérables de ce côté là, & qu’ils y ont même j

bâti plusieurs villes pour la sûreté des Colonies qu sic ^envoyées de temps en temps, ils y ont attiré plusieursres errans, qui s’étant fixez à leur imitation, ont pris g° usensiblement à trafiquer. On appelle en Moscovie K.V* 1 > j eJlc pays qui est au-delà du Fleuve Obi, Lc K'taskhqui y demeurent ; Lc c’est pour cela que l’on confond or

rement ces fortes de Tartares avec les Chinois. Cepen

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Moscovites mettent de ladifference entre les uns à

8c fçavent fort bien distinguer le Kitai d’avec la Chine-^-C utils veulent faire connoître le premier, qui est propremen^,,le pays renfermé entre l’Obi, le Volga & la Chine,dire, ce que nous appelions la grande Tartarie, qui est j- Qnen une infinité de Hordes , dont chacune a son K_ an 0 | e ntTaiso , ils l’appellent seulement Kitai ; mais quand ils ve j g ] amarquer la Chine plus particulièrement, ils fe fervent ^même expression qu’employent les Turcs > qui fi

Tchim-ma-Tchim, Lc usant comme eux de répétitionnomment Kdai Ktay. * Le P. Avril, Jésuite, Voyage dei*liv. x. rj-

KITZER. Ville d’AIemagne dans le Duché de-Sawembourg. Elle est située fur l’Elbe. . , Ttr^rt-

KITZINGEN. Ville d’AIemagne dans l’Evêdre debourg, à trois lieues de la ville de ce nom, en Latin K#\í e> [ sElle est située fur le Mein aux confins des terres du h t y fd’Anfpach, à qui la moitié Je cette ville appartient.

Dicl. de Holl. 1701. , ■ p ( o-

KIUCHEU. Ville dé la Chine, sixième capitale de ^ ^vince de Chekiang. Elle est bâtie fur les bords du ^fjj'lquíChangyo, Lc confine à la Province deFokien. Les vi ^reffortiílcnt de fa J urifdiction > font Lungyeu , C hanxan ,xan 8c Caihoa. Au Midy de celle de Kiucheu, on volt I ede Lano, puis ceux de civen Lc de c utien. Cette derniere ôtagne abonde en scrpens Lc en tigres , qui ne font du w > jdans les Contrées circonvoisines. * Ambassade desla ( bine , ch. jx. . de

KIUNCHEU. Ville de la Chine, dixième caP^dela Province de Quamtum. Elle a pris ce nom de la r^Jp^pe-Tanga , & porta celui d’Yaicheu sous Leangus. Sous 1 Zreur Hiaovus de la lignée de Hana , on l’appella COcause de la grande quantité de perles que l’on y trouve. ;la capitale de l’Isle de Hainan. Elle est entourée de monLc de forêts abondantes en mines d’or & d’argent, qui 10 j. £ ]lcglígées par ces Montagnards. Les villes qui dépendesfont au nombre de douze , sçavoir C hingytt , Lincao ,T/Venchang.Hoeitung , Loboei, theu, Changhoa , Van,Ling xl11 ’Cangen. * Amb. des Holl. a laChíne, ch. 25. . z fy.

KIUNG. Ville de la Chine , la quatrième des Cl ^ f vímeuses de la Province de Suchuen. Elle est grande, jjjede berceau à l’Empereur Hoangtius, qui plus de deu*cinq cens ans avant la naissance du Sauveur du Monde > ^jj e stous ses foins à l’Alchimie. Cette Cité n’a que ^ eU . j,j/ísous fa dépendance. Taye &Pukiang. * Amb as. desà la Chine , ch. 5z. c r qtf 2

KIZCOULA. Nom qui signifie Tour de la Pucelle , j eles Turcs donnent à une Tour bâtie fur un rocher au uss utaI -i.Ia mer dans le trajet de Constantinople, à Iskudar ouCette Tour a été élevée parles soins d’un des derniet s A e ríreurs Grecs, pour cendre de-là une chaîne julqu’auMode saint George, & fermer ainsi le Bosphore. * Herbebliotheq. Orient.

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K LAGENFURT. Ville d’AIemagne dans la basse

thie, située fur la riviere de Glan, Lc autrefois D [jofl'Claudia. Elle est bâtie en quarté, Lc environnée d’une tr . ^ jne muraille. Le rempare en est assez fort, Lc il y a un ' c flchaque coin , & un au milieu de chaque courtine. L e *. 0 qU esont étroites, mais par tout égales Lc regulieres auili - ^ a ys»les maisons. Les Luthériens qui ont été maîtres de tout jont fort embelli cette ville qui a une spacieuse Place ,ou ^ e {JUSfort belle colomne de marbre, Lc la statue d’une Fù .^eH 6auíîì-bien que celle de l’Empereur.Au milieu est une tr ^fontaine, fur laquelle on voit un dragon de pierre d u ”j [ qU sdeur étonnante, Lc Hercule avec fa massue. Lc peuple c ^ 0 -cette figure est celle d'un paysan , qui tua un dragon q slj laloit le pays. A un mille Lc demi de Klagenfurt. on ^ qtilDrave, fur laquelle font deux tres-beaux ponts de ^ jufont comme une Iste au milieu. En marchant de-là <lu of) smontLuibel,on trouve un grand désert de rochers > j* ^Jent *grande chute d’eau qui les a si bien rongez > qu’ib ‘ £