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Viveur dire courir. Les Lapons ne courent pas ; ils seftlac e . * eu ierncnt, & avec des souliers propres à aller sur la(ju e ]’j S y glissent d’une fort grande vitesse. On ne croît pointCintré ïì 0 ™ 6 »it pris son nom de ce qu’ellc est Ja dernierequ e . . e la Scandinavie, & à l’extrêmité du Golfe Bothni-Veut’j; M j^ e Ce qu’ellc est habitée des Lapes, dont le nomjusqu»"ans la langue des Binons, chasse du pays, & poussefont vú U * ^Egions les plus reculées. En effet, les Lapons seHair es * c °straints de quitter la Finonie dont ils font origi-î 0vj te ,ac C e st pour cela que les Binons, les Suédois > lesMos-Pay S j^ S * êt enssn les Alemans les ont appeliez Lapons , & leurlídti c ponie - Entre eux, ils nomment leur Région Sabmien-(lî 5 f' aXo ^ui vivoit Tan 1190, est le premier qui ait parléqu e Ion ns ' à même la Laponie n’a été connue fous ce nomL a y S'ternps depuis , par les Nations de l’Europe.jfànde pon * e Suédoise s’étend si loin, qu’elle est presque auílìliç U e S 3 ^ e le reste de la Suede. On lui donne plus de centge, ^ ^.âlemagne de long, & plus de quatre-vingt dix de lar-ìoijtj^'^tion, à l'égard du Pôle , est à peu prés depuis lequ’au c l u atrìéme degré de latitude Septentrionale, jus-t lìx- nc , 1 rí , clu r° ixintc 6e douzième. Sa longitude est d environqu ïnte 1 Méridiens, depuis le trente-deuxième jusqu au cin-gle tou k n ^ me * EUc se prend depuis la Norvege, à laquelleW^versl’Occident, jusqu’à la partie Australe de la^ Moscovite vers l’Orient. Il est vraysemblable que les^Hent tlrent leur origine des Binons ou Finlandois. Ils s’ap-tiotUjjj en leur langue s a fou ou Same , & les Blollandois lesdarts | a 0t e 3 la leur Suomi. Ces deux mots ne diffèrent que4 * ^ panière de les prononcer. Les Lapons & les Finlan-PtUplç t le même esprit & les mêmes inclinations. Ces deuxsiUìj{ s j opt également faineans, & l’un ni l’autre ne quittent^ddotjr, a ^l^lution qu’ils ont prise. Les Finlandois font fortPon s> A z è la magie, & rien n'est si commun parmi les La-c ‘eftq 'qui prouveque les Lapons sont venus de leur pays,îticieîjsr° n remar q ue parmi eux tout ce que Tacite écrit desfii chç v . J " ln ^ an . c l 0 l s> H dit que les Finlandois n'ont ni armes,Hoi fttî au x, ni Dieux domestiques ; que l herbe leur sert deItletl s , Q lrC en farcie, la terre cîe lit, & les peaux d’habille-^’os • q Ue ,l eur espérance est dans leurs flèches qu’ils garnissentÎCc °Ìd * a ^âffe nourrit les hommes ; que les femmes les yPrtfqA" 1 Suent & emportent la moiré de ce qu’on prend, &f îpo tls ^utes ces choses se pratiquent aujourd'huy parmi les1" î Potîs' Andrés Andrefennias, quia été long-temps avec les1 sinlan^ apP ° rte ssu'ils tombent d’accord, qu’on les a tirez deCç> nr > & qu’un nommé Thins Kogreh les a amenez dansc lialîè 2 qu’ils occupent ; mais la vérité est qu’ils ont été
4 c ondu ? , r P a y s » par les gens de leur pays même, qui fousj etlt jles lt *ii^* U n E' a pitaine , appellé Mathias Kurk, les batti-> Pe ^ts ' Crent Lc les contraignirent de passer dans des lieuxPìers inhabitables. Ceux qui font sortis les der-
’PîUrç t a Fsoonie, semblent avoir établi leur premiere dc-q^ellç ° llt a 3 foud de la forêt de la Tarastie, au milieu déla-ys ] ey ? ^oit un petit Lac de figure ronde, formé par quel-jí av dllé e CS t e terrc tout a l’enrour, comme fi elles avoient étéa PpeUç S P ar ! a main des hommes. Les hahitans de ce lieuCe qui Kaj ano, c’est-à-dire, la Fontaine des Lapons,
a l’apBa Une marc l ue qu’ils y ont demeuré autrefois. II y a) 1 Pin Q renCe 3 UC la disette qu’ils y souffrirent, & le voisinage4 T a tasti 1S ’ ^.P'uàçeu étendirent leurs frontières jusques àfoirer &■ V ^ " avoir jamais été cultivée, les forcerent de sey v ìvrè en f S a Pj >roc l ier davantage du Golfe de Bothnie, pourCç ssàire s - 2c pour y avoir abondamment les choses ne-
nl a Aî'Ea plupart des Lapons ont demeuré en ce lieu^P'aos r n Un bieele, jusqu’en 1172. que regnoit Magnus116 dépen t ^ K °y tro P ^oible pour soumettre les Lapons, quifodté a Ly 3 lent ,alors de personne , promit de donner une au-^fosiroi , iUr ces P eu pl es à ceux de ses Sujets . qui les affote e p ent a la Couronne de Suede. Les Birkaíes, flattez dea ^Ufç A] ra jP ce , allèrent trouver les Lapons, & aprés les avoir* e ° c Un o r U j rs i° urs > ris les prirent à {'improviste, en tue-urs du x? nd , nom bre, & ayant dompté les autres jusques aux3 ui lç Ur . .ord & du Sud, ils obtinrent des Lettres du Roy,? 4 8eroit j °t Penf r e re autorité avec tous les tributs que l’onï * a Eoth • La P° ns \ C l ui demeuroient alors furies frontièresîr a P°ns r > n  e * , qo'il y a de certain touchant la Nation des1 ^3 e ^ e n e ss sortie ni des Russes ni des Tartares,a ^é d la( v. nt "u quelques-uns, mais des seuls Binons ; qu’eller det Ue l , Ce C C P atra c. & qu’ayant changé jusqu’à deux foisd e à pr e r C ’ c ^ e e d venue enfin habiter les terres qu’elle cuj-fl °Uije r . ent j que son dernier changement de pays lui a faitnom de Lapons , que l’on a auílì donné à la NationEwieií.
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que l’on appelloit auparavant Finlandoise, parce que les Sué-dois qui en ont tenu la plus grande partie sous leur domina-tion , l’ont ainsi nommée ; que cela est arrivé quand les Sué-dois eurent appris par la propre bouche des Binons, que cespeuples fugitifs & chassez n’avoient pas voulu embrasser la Re-ligion Chrétienne, ce qui les avoit obligez de chercher unenouvelle demeure. Comme les Binons par cette raison leurdonnoient le nom de Lapons qui étoit injurieux , les Suédoisles ont aussi appeliez Lapons , & ce nom est venu delà à la con-noiílànce des Danois. Ainsi la coutume l’a emporté d’appel-Ier Lapons les Nations qui occupent toutes les terres qui soncentre le Golfe de Bothnie & la mer du Septentrion, principa-lement depuis que ce pays est tombé fous l’empire des Sué-dois , qui î’ont appellé Lapie ou Laponie , à l’exception de la pe-tite partie, qui est far les côtes de la Norvege, & qu’on appelleencore Finonie, & d’une autre , qui est vers la mer Blanche ,que les Moscovites nomment Cajanie, quoy qu’ils en nom-ment les peuples Lopes, ayant appris ce nom des Finons leursvoisins.
Les Lapons sont les plus petits hommes du Septentrion,n’ayant ordinairement que trois coudées de hauteur. On envoit même qui sont encore plus petits. Cette taille leur viencdu froid & de la qualité des alimens. Comme la chaleurnaturelle de leur estomach est combattue par 1 la violencedu froid, la coction des choses qu’ils mangent ne se faicpas aisément, ce qui les empêche de croître. Ils sont la plu-part laids & courbez. Les Laponnes sont beaucoup moins lai-des. Elles ont les cheveux noirs, & fur le visage un çertainrouge naturel mêlé de blanc qui n’est pas désagréable. Leshommes ont le viíàge pâle, basané, le corps noir & commeroux, l’estomach large, le ventre petit, les cuisses & les piedsmenus, ce qui les rend propres à courir. C’est leur exercicele plus ordinaire, auílì-bien que de grimper fur les lochers ,&de monter fur les plus hautes branches des arbres. Ils sont su-perstitieux, lâches, craintifs, & fuient si tôt qu’ils apperçoi-vent quelque bâtiment fur mer , ou la trace du pied d’unEtranger. Les Lapons ont la tête grosse, le front grand & lar-ge , les yeux bleus, enfoncez & chassieux, le nez court & plat,le visage large, les joues abbatucs, le menton long, les cheveuxcourts, droits, durs & noirs, ainsi que la barbe. Ils font forecolères & brutaux, & on a peine à les appaiser quand on lesirrite. Les femmes fur tout s’emportent juíqu’à l’excez. Ilss’accoûtument tellement à ne rien faire, qu’ils ne labourent nine scment, de forte qu’ils laissent leur pays en friche. Ils neveulent pas même prendre soin de leurs troupeaux, & ne tra-vaillent prelque jamais si la nécessité ne les y contraint. Cetteparesse est cause qu’ils ne chassent ni ne pêchent que quand lesvivres leur manquent.
La Laponie est si voisine du Pôle que le Soleil ne s'y cou-che pas l’Eté, & que l’Hiver il n’y paroît point fur l’Horison.Ils ont en Hiver trois mois de nuit,& autant de jour en Eté.Le froid qu’on souffre dans cette premiere saison est si violent,qu’il n’y a que les Naturels du pays qui le puissent supporter.II prend & arrête toutes choses. Les Fleuves les plus rapidesse trouvent gelez, & la glace est épaisse d’une, de deux, &quelquefois de trois coudées. La chaleur n’est guere moinsexcessive en Laponie dans l’autre saison, que le froid est granden celle-cy 5 car les Lapons n’ont ni Printemps ni Automne.Quoy que le Soleil ne donne pas à plomb fur la terre, sesrayons perdent ce qu’ils ont de foible si-tôt qu’il entre dans leSigne de l’Ecrevisse. Alors leur chaleur s’augmente, & conti-nué' quelques mois,Tans qu’elle puisse être modérée parlafraîcheur de la nuit. Cc qui tempere cette chaleur, ce sont lesvapeurs de la mer voisine, & les neiges qui demeurent toutl’Eté dans des fossés où il y a de l’ombre, & fur le sommet deshautes montagnes. Les pluyes font rares ou fréquentes en cepays-là, selon les années plus ou moins pluvieuses. U y pleutrarement au Fort de l’Eté, mais l’Hiver la terre est toute cou-verte de neiges. 'Elle tombe en si grande quantité t que quandon en est surpris à la campagne, on ne peut s’en garantir qu’ense couchant à l’endroit où l’on se trouve, & s’en laissant acca-bler , on se couvre de quelque manteau ; 8c quand le mauvaistemps est passé, on sort promptement de dessous la neige, &on se fauve à la plus proche cabane. Le Ciel est d'ordinaire se-rein en Laponie, l’air net 8c sain, à cause qu’il y est agité parde fort grands vents , qui sonc violens & presque continuels.Les Lapons pour se dérober à leur fureur , se jettent dans descavernes Lc dans le creux des rochers, avec tous les animauxdont ils se servent, & ils y demeurent tant que dure la tempête.La terre n’est ni grasse ni maigre, mais si pleine de pierres &;de rochers, que le grain n’y peut venir. Le terroir en plusieurs
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