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musc dont son territoire abonde , la rendue célébré. * Arnbaff.de s,Hollande: s d U Chine , chas. ;r.
LEAOTUNG. Province de la Chine du côté des Tarta-•res qui s’en rendirent maîtres vers l'ari»r6zo. Sc ensuite detout lc Royaume , en Latin Leaotunia . Ce pays est d'une fortgrande étendue, & quoy qu’il n’ait que deux villes capitalesLeaayang Sc Kmgyven . il ne laisse pas d'avoir un grand nom-bre de Citez & de Forts considérables , comme ïcheu , Caiy-ven, Quangnmg , Ningiven , Cbinyang , Kmcbeu , Cal , H m >Tieling, Chungcu-Puho , Km , F 0 , Luixnn , chekiao, Cbehai,Quangninge, Tmgleao , G.tnlo, Pieyang, Sanuan, Tanyang, ebung-tun , Co , f eu , Heutun > Tetun , Liuxun , & autres. -II est renfer-mé entre la grande muraille & le Fleuve Cang & a pourbornes au Levant la riviere d’Ylao & un bras de mer qui leséparé de Corea , au Couchant la grande muraille qui confineau Nord, & au M id y la Province de Pechelì, la riviere deLinohang & un Golfe de mer qui y passe le défend. Ses ha-bitans font extrêmement stupides, & peu propres aux bonneslettres, mais tres-adroits à la guerre, Sc accoutumez au tra-vail Sc aux fatigues. Leurs coutumes tiennent de celles desTartares dont ils font voisins, & dont ils ont fort souventreçû la loy. Leur religion est peu dìfferente de celle des Chi-nois. Quand ils veulent chasser les maladies , les adversité? ouquelques malins esprits de leurs maisons , ils appellent desPrêtresses, qui dansent & fautent jour & nuit au son des tam-bours & des bassins.* Descriptiongenerale de l'Empire de la Chine ,chap. 16.
LE A W A VA. Ville de l'Iste de Ceylan. Elle est entouréede montagnes du côté de la terre ; Sc du côté de la mer, iln'est pas feur pour les vaisseaux de s’y mettre à l’ancre. Quandle vent d’Est régné , il fait entrer l’eau de la mer dans le Portde Leawava, & ensuite , aprés que le vent d’Ouest a amenéle béau terpps, cette eau fe congele & fournit à tout le paysplus de sel qu’il n’en faut aux habitans*. Ce qu’il y a de re-marquable , c’est que la ville de Leawava est située de tellemaniéré > que jamais les Portugais ni les Hollandois n’ontpûôter ce sel la aux Chìngulais, qui en font grand cas, & qui lemettent entre les principales provisions qu’on doit faire pourles temps de trouble^austìla plupart en font de petits magasins.Le pays est fort mal íàin.ce qu’ils attribuent à la puissance d’ungrand Dieu qui fe tient fur le grand Chemin d’un village desenvirons, appelle c otevagom. Tous ceux qui vont fe pour-voir de ce Sel, grands & petits, fe croyent obligez de fairequelque offrande à ce Dieu > dont la puiílànce & le nom jet-tent la terreur dans l’efprit de ces Idolâtres, jusque là queceux qui ont trahi leur propre Prince , & servi les Portugais& les Hollandois contre luy, n’ont jamais voulu fe joindreaux uns ni aux autres, pour sistre une irruption du côté où ceDieu a íà demeure.* Robert Knok, Relation de Ceylan , i. p-art.chap. 2.
LEBADE’E ou lebadie. Ville ancienne deGrece dans laBoeotie. O11 rappelle présentement Badia,Sc elle est entre leMont Hélicon Sc Cheronée. Elle étoit autrefois fameuse parFOracle de Trophonius ou de Jupiter Trophonien qui s’yrendort. Ceux qur vouloient le consulter, defeendoient dansun trou pour apprendre ce qu’ils avoient envie de fçavoir.C’étoit un lieu qui s’étoit ouvert pour recevoir Tropho-nius , fils d’Apollon, lorsqu'il craignoit d’être appliqué àla question , aprés que son rrere Agamede eut été pris dansles lacs qu’on avoit tendus auprès du trésor de Delphes qu’ilsalloient voler quand ils vouloient, & qu’il eut coupé la tête àson frété pour empêcher qu’on ne pût le reconnoître. CetOracle rendoit quelquefois réponse en vers. II n’étoit permisde descendre dans ce trou , qu’à ceux qui vouloient le consul-ter. II falloir: qu’ils y entraíïent presque à quatre pieds, & desphantomes si horribles leur apparoissoient, qu’on ne lesvoyoitplus rire quand ils en étoient sortis, d’où étoit venu le Pro-verbe que rapporte Erasme contre les mélancoliques, Il aconsulté l’Oradt dans l’antre de Trophonius. La statue du Dieuqui le rendoit, étoit non pas dans fonTempIe, mais un peu plushaut , & fermée tout à l’entour de barreaux de fer poin-tus. Pour descendre dans le trou, il falloit être habillé deblanc, & porter des gâteaux faits de farine & de miel, pourappaifer la vermine qui fe'lançoit contre ceux qui feprefen-toient.Outre l’antre & l’Oracle de Trophonius.il y avoit dansla ville de Lebadée un Temple de Jupiter Pluvieux, Sc deProferpine Chasseresse. * Strabon, liv. /. Paufanias, Boeotie &Meffeniac. Philost. Vit. Apol.liy. 8.
LEBEDA ou Ltpedt. Ville d’Afrique dans lc Royaumede Tripoli, en Latin Leptis Magna Sc Neapolis. Elle eítfituéeentre le Golfe de Capez au Couchant, & celuy de Sidra au
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Levant, environ à trente trois lieues de la ville desíss f^’iicôté de l’Orient. Elle a un bon Port & une Ci»"equantité de ruines qu’on y voit fait connoître que c et0 e jiesfois une grande ville. Elles font pour la plupart en .dans le fable. On y remarque entre-autres restes d AH ^les débris d’un Amphithéâtre qu’on tient avoir été1 Empereur Severe , dont quelques-uns croyent queétoit la patrie. *r,nea se>
LEBEDUS. Ville ancienne de l’Ionie en l’Asie ç ne utdans laquelle on célébrait tous les ans des jeux en 1 j’Jpdu Dieu Bacchus. Elle eut autrefois un Evêché suffragephefe, II ne reste plus aujourd’huy de cette ville que druines qui sont dans l’Anatolie fur l’Archipel, à cl . n< ^ ol0 JSde Smyrne , du côté du Midy. Ces ruines portent leLibeditzsí chifar. * Mat y, Dicl. de Holl. 1701.
LEBERAW. Petit Pays d’Alemagne dans la haut ^
ce , que l’on nomme aussi le Lebertat 8c la Vallée de ^en Latin Vallis de Labro.ll s’étend depuis la Lorraine julss ^environs de Schelestat, autour de la riviere de Let> e ^ }il prend son nom. Ce pays est fort connu par les Mi° es ’ n( j#pour lieux principaux iainte-Marie-aux-Mines, le Ele petit Liberaw. Le grand Liberaiv est au dessous de aMarie, Scie petit au dessus.* Maty , Dict. de Holl. I 7 0 . 1 ‘ g 0 tiLEBERON.Montagne de la Provence,en Latin Lebc y eétendue est d’Orient en Occident depuis la ville deMaujufqu’à celle de Cavaillon.dans le pays Venaiilîn* Majy> ^LEBICH. Riviere d’Afrique dans la Numidie. b ^d’une montagne de cette Province qui n’est pas loin deOceane.où cette riviere fc rend proche d’un lieu appellene, aprés avoir reçu le Teceutin & quelques autres. * cC pLEBNA ou úbna. Ville ancienne de la Judée,uneles qu’on appelloit Sacerdotales. Elle étoit dans laJuda, vers les confins de celles de Benjamin & de Dan- ^ ^ville fe révolta contre Joram, Roy de Juda. * Maty, PHoll. 1701. re{C \t
LEBNAW. Bourg ou village d’Alemagne dans le, ^ jede Bavière, en Latin Lebnaria. 11 est situé fur la IíV .j\ íC l\i‘Saltz, au dessous de la petite ville de Lauffcn , dans 1vêché deSalzbourg. Quelques-uns le prennent pour * j(bourg de la Vindelicie, appellé Artobliga, * Maty, PHoll. 1701. ot 1 i
LEBONIA. C’est ainsi qu’on appelloit ancienne ^ville Sc la riviere de i’Etat de Gennes, qu’on nomme ad’huy Lavagna. Jjti?
LEBREUSCH ou la Brusque. Riviere d’Alemaff 1 •]!}■>l’Alsace. Elle a fa source dans le Comté de Salm pré. s d ^ Jíge de Sell, Sc aprés avoir reçu à Breuchsthal les ru HyWich Sc de Hazel ,elle fe rend à Mutzig, à Moltzh® 1 eí u<Dachsteim, fe grossissant au dessous de cette ville P^ ^pein'’de la riviere de Mosiq. Lebrcufch passe ensuite par ^ fcbieten, par Walffzheim& par Eckoltzheim, d’où 1jeteer dans l’IU à Brufcheck. * Davicy , Alsace. n /j t u^
LEBRIXA. Ville d’Eípagne en Andalousie. Elle e flitfur le Guadalquivir, à cinq lieues de Xeres de la Front ^ jgy voit une arcade d’un ouvrage fort ancien , 8 c une amarbre blanc tres-bien faite. Elle reprefente une f efflrn c jstíí®couverte d’un manteau, au travers du plis duquel on u ^pas de voir toute la forme du corps. Elle est par têts ^plus de tête. On ne doute point que cette ville ne so lC C fiibriffa dont Pline & Ptoleméefont mention , & que 1avoir été bâtie par Bacchus,comme Silius Italiens le tein vpar ces Vers.
At N ehiffa Dioniszis conscia sacrísQuam satyri coluere leves. Ant°’^
Elle est célébré pour avoir été la patrie du fameux A ^de Lebrixa, restaurateur des lettres en Esoagne, con*! v0 iCle nom d’Antonias Nebriffenfis. Sa fille Vrancijca Nebrifftfy^ ^ []£ Pappris les langues sçavantes & les belles lettres, & ss uan | í( Jjí 'que affaire arrêcoit son pere.ou qu’il avoit quelque fl j n jvct’elle faisoit en fa place íà leçon de Rhétorique dans 1 y ol i-
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site d’Alcala. II vivoit vers le milieu du XV. Siéclerut d’apoplexìe le 11. Juillet 1522. âgé de 77. ans.Antonio , Bibl. Hifp. journal du Voyage d’Espagne. , pue
LEBUS. Ville d’Alemagne dans la moyenne M* j cr JBrandebourg, en Latin Lebuffa. Elle est située fur 1 . Dune lieue au Nord de Francfort, Sc à deux de Cul r ^ jeville est petite & presque deferte. Bolestas le Chauve» .Henri le Pieux, Duc de Silesie, la vendit à Jean I e ^ (,o>
Electeur de Brandebourg, & à Othon III. son frère, J a p a n"Son Evêché qui étoit sous la Métropole de tZnefne >dé en 965. par Miecislas* Duc de Pologne, §í l çî *