492- LIN
LINDRE. Etang dans la Lorraine, en Latin L'mdricumJla-gnum. On le trouve à deux lieues de Marsal vers le Levant, &à huit de Nancy. Son circuit est de quatre lieues, & la rivierede Seille en tire fa source. *Maty , Dift.de Hall. ijoi.
LINDUM. Ville ancienne de la Bretagne Citerieure. C’é-: îoit une Cité des Contants, Cette ville est celle de l’Anglcter-re particulière que Ton appelle Lincolne, & qui est la capitaledu Comté de ce nom.
Les Damniens peuples de la Bretagne Ultérieure ont eu aulïìune Cité appellée Lindum. Camden croit que c’est celle deTEcoílè qu’on appelle Linhtbgow. * Audifí’ret, Geogr. Ane. &moi. tom. i.
LINDUS. Ville ancienne del’Ifle deRhodes. Elle elìre-nommée pour avoir été le lieu de la naissance de Cleobule ,Bis d’Evagoras , l’un des sept Sages de Grecequi mourut âgéde 70. ans en la 70. Olimpiade. On y célébrois les sacrificesd'Hercule en maudissant & en détestant, & on les tenoit pourviolez, si quelque bonne parole étoit échappée à quelqu’undesaílistans. On y honorait aussi Minerve qu’on surnommoitLindienne ; & pendant les jours que durait la fête , les Rho-diens fai soient de grands festins dans son temple , mais fans yporter des pots pour faire de l’eau. Cela leur ayant été permisensuite par POracle, ils luy demanderent s’ils les porteraientde terre ou d’airain. Le Dieu blessé de cette demande, leur dé-fendit I’un & l’autre , ce qui fit que lorsque quelqu’un parois-soit trop curieux on alleguoit en proverbe , l’Oracle desRhodiens. Lindus n’est plus aujourd’huy qu’un Bourg , ap-pelle Lindo. II est du côté du Sud-Ouest , & habité de Chré-tiens qui sont fort riches , à cause du trafic qu’ils font avecleurs vaisseaux. * Davity , Ltats du Turc en Ajie.
LING AN. Ville de la Chine, troisième capitale de la Pro-vince de Junnan , qui a dix-sept tant petites villes que Forte-ress es sous ía dépendance, sçavoir Kienxui , Xeping, Omi , N mgSenping, Hofi , Siego , Mungçu , N ale u > Kiaobaa , Vanglung-,Hiuyung, Kubu , Suto, Coneng , Locung & Gannan. Celle de Lin-gan a été environnée de fortes murailles par la race d’Ivena ,& a changé fort souvent de maîtres. Elle fut autrefois assujet-tie aux Rois deKiuting, ensuite aux Seigneurs de la Famillede Hana & de Ciangho, & aprés eux aux Rois de Mung.Son territoire a quantité de campagnes fertiles en ris, en fro-ment, en miel, en cire, & en toutes sortes de fruits. Ses Lacs ,ses rivières, ses coteaux &.ses montagnes sont fort agréables.Le mont de Vanfung est tout couvert de vieux pins, & celuyde Sieu a une fontaine qui engraisse ceux qui boivent de seseaux * Ambajf. des Hollandais a la Chine, cbap.yi.
LING AN. Petite ville de la Chine , dépendante de Hang-cheu , capitale de la Province de Chekiang. On voit aux en-virons la montagne T ienmo , c’est-à-dire, l’oeil du Ciel, par-ee qu'il y a deux Lacs fur ses deux sommets qu’on appelle sesdeux yeux , dont elle sc sert pour regarder le Ciel. Elle estcouverte de forêts, & ses vallées ont de fort riches campagnesde ris & de champignons qu'ondistribue par toute la Chineaprés qu’ils ont été confits dans le sel. On voit encore lamontagne de Genking, célébré pour son Lac qui abonde enpetits poissons. Ces poissons à cause de leur peau brillantefont appeliez Kinyu ou dorez. Les habitans les nourrissent avecgrand soin dans leurs maisons de plaisance , & leur donnent âmanger avec la main, tant ils sont apprivoisez. Un de ces pe-tits poissons vaut deux ou trais écus d’or, fur tout quand ilsont les bonnes marques que désirent les Chinois. Il y a enco-re aux environs une autre montagne appellée Xeceng. Elle estfur le bord du Lac de Si &ily a un Temple aux Idoles avecune tour fort magnifique. * Ambajf, des Hollandois a la Chine ,chap. 52.
LINGEN ou Linghen. Petite ville des Pays-Bas dans laErisc,capitale du Comté du même nom, & d’une grandeimportance pour celuy qui la possède , tant à cause des contri-butions que pour le passage. Elle est frontière de l’Alemagne,& environnée deramparts avec six grands boulevards, deuxdeíquels luy sont communs avec son Château. Cette villeappellée Linga parles Latins a un fossé plein d’eau large dequatre-vingt pas & profond de quatre. L’affiette à l’entourest un peu haute & au dedans coule une petite riviere queTon appelle Enis. Lingen est à huit lieuës de Coeverden ducôté de l’Orient & à seize de Munster vers le Nord. Le Com-té de Lingen qui en a tiré son nom , est enclavé dans l’Evêchéde Munster, entre les Bailliages de Meppen & de Bevegern.II appartenoit autrefois aux Comtes de Tecklembourg » &passa dans la Maison de Nassau par le mariage de Guillaume ,Prince d’Orange, avec Elisabeth, fille unique deMaximìlien,Comte de Bure, Les autres lieux les plus remarquables de ce
L I N
Comté sont Brochter , Beck , Ibbenhuscn , IVlcttin^^, •Recke. * Le P. Bouffingaut, Voyage des Pays-Bas* A uuGeogr. tome 3. ^>tcl^
L’an 1546. l’Empereur Charles- Quint usurpa ce Cc 'confiscation avec celuy de Teckelenbourg & E Seïg, ur g,deReyden qu’il ôta au Comte Conrad deTeckele n S>Maurice Prince d’Orange, General de l'Armee desprit la ville de Linghen en 1597. & enfin le Marquis Asc Spinola la reprit pour le Roy d’Espagne enchardin, Pays-Bas.he P. du Mont, lllujirao. Lauriers de LLINGHE. Riviere qui a sa source en Hollande P <j> evillage d’Augeren , voisin de la ville de Huessèn. Lpar plusieurs Bourgs riches, & parles villes de ® urc, r u itcìperen de Heuckelen & de Leerdam, d’où elle va tn - £Dorcum où elle se messe avec le Wahal & la Meuse,avec les autres le nom de Meruwe. * Davity ,LINGKIANG.Vilíe de la Chine, qui en a trois hla dépendance, sçavoir Sinkin,Sinyn& Hiakiang-- h0 j re esthuitième capitale de la Province deKiamsi. Son terrll j e crextrêmement fertile & fort diversifié. La montagne ^ sS■mao , qui le borde du côté du Nord, est célébré à eau e ^ j £[lfinfinité de raretez qu’elle renferme, dont les habitans tbonheur. * Ambajf. des Hollandois vers l’Empereur dechap. 32, . j t0 jcst
LINGONS. Peuples de ia Gaule Celtique. Ib c iele pays de la Champagne, appellé ìeBaffìgny, & o° nnnom de Lingones à la ville de Langres.
A0'
jesí
LINIENUS. Nom Latin de la riviere de Luther eglcterre, qui coule dans le pays de Kent. T t j n se
LINIERES. Ville de France dans le Berry > en ^gesnarium. Elle est à cinq lieuës d’Issoudun & à dix de& close de murailles, comme le C bateau. La rivierepasse dans la ville ,& la terre a plus de trois lieuës d 0 jf-La Châtellenie de Rizay en dépend & consiste en cin^ ,jteses avec un ancien Château, au pied duquel pah e y c sriviere de Cynaisc qui sc vient rendre dans l’Arnon. Jebitans de Linieres ont plusieurs Foires franches ,J* , Jfla baíîè-cour du Château sc discnt avoir été a ^se n n0 uib sede tous subsides par le Roy Louis IX. II y a grand’étangs en cc pays-là , & clans l’un passe la riviere <au bourg de Theve. * Davity, Berry. r \nM m
LINLITHQUO ou Linlttbgow^ communément^ WVille ancienne d’Ecoffe.que Ptolemécappelleest dans la Province de Lothiane proche du Golfe ^j^t-cinq lieuës de la ville d’Edimbourg du côté de 1 U T &&Cette ville est embellie d’un Palais Royal & d un ^pie , & «Bailleurs accompagnée d’un Lac tres-apo j oI1 t dpoisson. Son Bailliage confine avec celuy de Sterlifjfe» £ p/tf.est separéparle Fleuve Avon. * Davity , LotIriAne .»de Holl. 1701. Lxthquo. Nose 0 /'
LINNE. Ville d’Angleterre dans le Comté de ^
On l’appclle autrement Old- Linné & Kingejlme. L- ^ çeftvers Fendrait où l’Ousc se décharge dans l’Oc ea _ ôcup^seville est grande, ceinte de fossez & de murailles, . v | e rcs>>,pleine de belles maisons & arrosée de deux petites r ^ uJ{ JX'lesquelles il y a environ quinze ponts. Elle envoyé £ , uC sputez au Parlement, & appartenoit autrefois aux LA i JoyNorwich, à qui elle fut ôtée par Henri VIII. f- e fis,accorda de tres-beaux privilèges , d’où elle futapPy ^ 0 r\vt^Kinn , c'est-à-dire Linn du Roy, de sorte qu’ap rC * S 0 ^elle tient le premier rang dans le Comté de N?l- ? QtnfPort est bon & tres-frequenté. * Davity. Audianc. & mod. tome 1. .
LINOCASTRUM. Les Latins ont nomme ami’ ^lm , place de la Bassé-Bretagne en France. ,, jgset ,
LINOSE. Jsse comprise entre celles d’Afrique» e *Lampadousc seulement de trente milles. Ptoleme e • prjzyEtufa. Elle est à quarante degrez du premier ‘ jjuse’aux Canaries > & à trente de 1 Equateur du côte ^ ^0^presque vis-à-vis du Mahomete d’Afrique qui „ j> en vi s0 Lchant un peu au dessous duCap de Bon. Son tour e v3 j/sei uvingt milles , & l’on n’y trouve aucun lieu où I es aC rn epuissent aborder facilement.M.de Breuve dans s°J? v °Lf ) Wcette Isse à quatre-vingt-dix milles de Malte * L« vdu Grand Maître de Malte. TjiBO^'íí
Maty dans son Diclionnaire appelle cette Iss e j e j'líl e ®la place vers les côtes de TuniZ à quarante lieues Qtàj eMalte,& dit qu’elle appartient aux Chevaliers de c 0
LINSTOCK. Bourg d’Angleterre dans 1 e }U V eCumberland , en Latin Lmthochium , autrefois 0 [e n , e jz Bpeu éloigné de la mer d’Irlande, & prés des ruiu e