Band 
Tome II. [E - O.]
Seite
508
JPEG-Download
 

5 û8 L O N

tionsdel’Etat.Ccn’est qu’aux seules têtes couronnées qu’il don-ne la main chez luy, ce qui empêche les Ambassadeurs de le vi-siter. Dans Ja cérémonie du Couronnement du Rojf > il tait laCharge de Grand Echanson. On en rapporte rétablissement àRichards, qui en n8z>. le substitua en la place du Bailli, queGuillaume leConqucrantyavoit étàbli,lorsqu’ilcassa laChargede PortGreeve ou Prévôt. Le Maire n’est qu’un an en charge,& sélection s'en fait dans la salle de Guild’hall, le 25). de Sep-tembre-jour de faintMichel, à la pluralité des Suffrages. Cefont les Bourgeois qui le choisissent entre les Aldermans, &il ne commence à entrer en exercice que le 29. d’Octobre,ce qu’il fait par une célébré Cavalcade depuis la Maison-de-ville jusqu’à Westminster , où étant accompagné des Aider-mans & autres Officiers de ville en habits de cérémonie avecles deux derniers Milords Maires derrière luy, il prête leserment de fidélité entre les mains du Roy dans la Chambrede l’Echiquier. Ensuite il s’en retourne à Guild’hall, où il faitau Roy un magnifique festin. II tient table ouverte toute Tan-née , & est toûjours revêtu d'une robe longue avec une chaîned’or pendue à son cou. S’il sort en carrosse, son Porte-Epéefe met devant luy à la portière, tenant une épée dans un four-reau de velours rouge, dont la poignée est pleine dediamans,& vingt-cinq ou trente Officiers de ville en robe , suivis dequelques valets , marchent devant le carrosse. II est dans lerond , & les deux Maires des deux dernieres années qui rac-compagnent par tout, sont fur le devant. Lorsqu’i! monte àcheval, le Porte-Epée marche à pied avec les Officiers deville. & les deux Maires dc ville auffi à Cheval, vont derriere.luy avec les mêmes habits, à l’exception de la chaîne d’or,qui est la marque principale de Milord Maire. Les Shérifs ouÉchevins sont les premiers Magistrats de la ville aprés luy.Leurautorité est grande dans tout le Comté de Middelsex. Leursoin principal est de veiller fur la conduite des particuliersafin d’éviter les divisions qui pourroient avoir des fuites' fâ-cheuses , de punir ceux qui tiennent des discours séditieuxcontre le Roy & contre îe Gouvernement, de maintenir laPolice , & de faire observer les Loix dans toutes les procédu-res de Justice. Ce fut Richard I. qui en les créant, accorda àla ville le privilège de les élire, ce qu’elle fait dans la salle deG.iild’hall , le jour de saint Jean- Baptiste, quoy qu’ils necommencent à exercer que le jour de saint Michel. L’an 1471.ils obtinrent d’Edoiiard IV. la permission d’avoir sous euxseize Sergens & six Clercs pour s’en servir dans leurs affaires.II y a encore dans le Conseil de la ville, vingt-six Sénateurs,que l’on appelle Aldermans. Ils président fur les vingt-six quar-tiers de la ville, & sont en Charge jusques à leur mort. Désqu’il en manque un, on en subroge cn sa place un autre , queles Bourgeois élisent à la pluralité des voix. L’un d’eux a ladirection du Bourg de Southwarck qui est au delà de la Ta-mise , & joint à Ja ville dont il fait partie depuis le régné d’E-doiiard VI. par le pont dont on a déja parlé. Tous les Alder-mans qui ont été Maires , & les trois plus anciens portent letitre de Juges de Paix. Ils ont un Tribunal qui leur est parti-culier , & leur Jurifdiction s’étend dans le Comté de Mid-delsex, L’an r 666 . une partie de la ville de Londres fut con-sumée par le feu.Ce malheur fut réparé par les ordres du Roy,qui obligea tous les Propriétaires des maisons qui avoientétébrûlées, à les faire rebâtir dans l’espace de trois ans, faute dequoy les places dévoient être confisquées. On dressa les ruespour les élargir & les rendre droites; & il y eut un homme quiparia qu’il feroit élever fa maison de fond en comble en deuxjours,à il gagna le pari.il est vray que toutes ces maisons là nefont que de briques mises les unes fur les autres. Elles sont ce-pendant d’une architecture si agréable , qu’elles paraissent depetits Châteaux. f Coulon , Description de l’Angleterre. Jouvinde Rochefort , Voyage d’Angleterre. * Audissret , Geogr. anc.& mod. tome 1.

On appelle Nouvelle Londres , cn Latin Londin nn Novum , uneColonie Angîoisc de J’Amerique Septentrionale dans la nou-velle Angleterre. Elle a été établie vers la nouvelle Yorck,depuis peu d’années, en un lieu où il y a un bon Port vers lacôte de la mer du Nord, fur la riviere de Tamise.

La ville de Londres peut avec raison fe glorifier d’avoir don-ne la naissance au fameux Thomas Morus. II s’attacha dés sesplus jeunes années à fétu de des belles Lettres, Le fit de tres-grands progrès dans les Sciences ainíï que dans la pieté. Sonmérite luy donna beaucoup de part dans l’eflime du RoyHenri VIII. qui l’employa en diverses Ambassades, fur toutau Traité de Paix qui fut conclu à Cambray l’an 1529. entreFrançois I.&l’Empereur Charles Quint. II fut ensuite hono-ré de la Charge de Grand Chancelier d’Angleterre , dont il

L O N

ut#

se démît pour fe retirer dans fa maison, afin d’}' rne ,go-vie tranquille , aprés que Henry eut rompu avec J’ER * l r » a p.maine , irrité injustement du refus que le Pape avoit s ic ‘ ç ef .prouver son mariage avec Anne de Boulon. Ce Prince ^vit de toutes sortes de moyens pour attirer Morus “ an fln {itscntimens ; mais il ne put obtenir de luy qu’il le R c0 £ll [pour Chef de l’Eglifè Anglicane & l’indignation qu u ealla si loin , qu’il le retint quatorze mais en prison, & fadamna enfin à avoir la tête couppe, ce qui lut exécute ^de Juillet 1535. II étoit alors dans la soixante & deuXRnée de son âge. j 0 c t

LONDRES. Petit Bourg de France dans Je Lang u ^ ^en Latin Londmum. Il est dans les Sevenes à cinq > íeMontpellier du côté du Nord. * Maty, Dict. de Holl. I 7 °o e j v e'LONGANICO. Petit Bourg de IaMorée danslj*^dere , en Latin Longanka. II est situé fur la riviere d Aà trois ou quatre lieues de son embouchure dans 1 ed’Arcadie. On assure que ce Bourg est l’ancienne O f* Maty , D’tt. de Holl. 1701, a 3 nS

LONGARONA. Riviere de la Morée quí a fa . £ an .la Zaconie prés de Laudano. Cette riviere qu’on a PÍ | ° an-ciennement Neda, traverse le Belvedere, & coule fur 7 0 yfins de l’ancienne Elide & de l’ancienne Mefíènie, a P re 5 . ; jf it

ciennement Neda, traverse le Belvedere, & coule lu* s" J0 yfins de l’ancienne Elide & de l’ancienne Mefíènie, a P re * -a J ‘elle va fe décharger dans le Golfe deZonchio. * Maty>

Holl. 1701. , , Vo-

LONGATICUM ovtlongamcum. Ville ancienne r^gerique. Les Géographes tiennent que c’est le Bourg oudc la C amiole, qu’on nomme aujourd’huy Logitz. l JîLONGBOROW. Ville d’Angleterre dans se féeP r °'Leicester.LesSaxons l’appelíent Letz.anhrge.Blk est ‘ ltu .jjg Sche du lieu où le Soar fe jette dans la Trente. Cette r ésfort marchande, & tient le premier rang dans le CnM-Leicesler, * Davity. P n ce,

LONG-CHAMP. Abbaye Royale dc Filles en ^ jjjjesituée à deux lieues de Paris , en Latin Longtts ' gx,fut fondée l’an 1260. sous le titre de l’Humiliré de se p si0 cc >par sainte Elisabeth , soeur de saint Louis Roy “ e *. ce (fsfille de Louis VIII. & de Blanche de Castille. Cette | ^p 0 u-pour fe vouer entierement à Dieu, aprés avoir refuse p f£ Je-fer Conrad, Roy des Romains , fils de l’Empereif r Jaric Birberousse, & associé par luy à l’Empire, deRoy son frereyehoisit pour le lieu de cette Abbaye se I ^ $ei'Long Champ, entre le Bois de Boulogne & la riviere ^ 0 jtne, vis-à-vis deSurêne & duMont-Valerien. Le Bn JSpas encore fermé de murailles. C’eítce qui avoit d° n ^ s ÍCà nommer cette Plaine le Couppc-gorge , à cause ues Jades meurtres frequens qui s’y commettoient, se vomBois servant de retraite aux voleurs. On lit dans un

P

1 ì

pitulaire de cette Abbaye, qu’il se fit une grande cerpour jetter les fondemens de cette Eglise & des , \ç

mens. La premiere pierre fut mise par le Roy saint gF-seconde par la Reine Marguerite son épouse > ffise. rJ . 0 isi e “mond Berenger II. du nom , Comte de Provence, 3me par Louis leur' fils aîné & la quatrième par se int ^Jj'beth. Plusieurs Souverains Pontifes ont confirmé cette ^ jejtion par des Bulles authentiques, avec des Immunst ^glePrivilèges considérables. Les Religieuses observent g jitde saint François, & sont sous la Jurifdiction imr s £ &Pape & fous la conduite des Généraux & des Provincl’Obfervance de saint François. Sainte Elisabeth set ss^pour elle un bâtiment au dehors du Monastère,& n 3 r.^e f*Religieuse peut-être pour éviter d’être Superieure, P u ^Jc ^piete, son rang Scies bienfaits n'auraient pasmanq.sûre élire. Pour introduire dés le commencement u j .Qt'discipline dans la Maison, elle demanda au Genera^^.^ Jedre de saint François quelques Religieuses de sainte

R npime . ifìn n IIP Ipç nntiupllpc R pltolpiiíf»; de Long ap I 3

Rheims, afin que les nouvelles Religieuses de

<se! a

pussent être instruites par elles dans l’exacte Observa 0 _ e j]éeRéglé. Ce General lui en donna cinq , dont f 1

soeur Iftbelle fut la premiere Superieure, mais seu r pc>r^ eSqualité de Prieure, & ces cinq Religieuses furent m Japour toûjours dans cette nouvelle Abbaye, P ar ssj ercr eéf’Pape, qui autorisa leurTranssation. Ce fut en un A ^ ^ c e-veille de la Fête de saint Jean-Baptiste 1260. qu e j^ssM'remonie de l’Introduction de ces cinq Religieuses ■ h 5baye & de la Vêture de soixante Novices. Le RoV j 3 ( (C^y fut présent & fit aux nouvelles Religieuses unDi G^jrédifiant &tres-pieux, ayant voulu par humilité j )e sse ' utmêmes bancs qu’elles occupoient. La premiere A , e Qa)' eí> 'Sœur Agnès Dannery; la seconde, Sœur Mahaut _cour, & la troisième, Sœur Agnès d’Harcour, tl uí 3

un®