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dôme est la sainte Chambre, où ayant été saluée par l’AngeGabriel, elle conçut l’Homme-Dieu. Les Auteurs qui par-lent de la translation de cette Chambre,rapportent que le 9. deMay del’année 1291. environ un mois aprés que les Infidelleseurent pris la ville d’Acre, la Chambre de la sainte Vierge futtransportée de Nazareth jusque dans la Dalmade par les Es-prits bienheureux; que trois ou quatre ans aprés, elle futencore transportée au Diocèse de Recanati en la Marched’Ânconc.dans le champd’une vertueuseDame nomméelâ/reou Laurette , de laquelle elle prit le nom , & que se situationétant voisine d'un bois qui donnoit occasion aux voleurs d’in-sulter les Pèlerins, huit mois aprés elle fut transportée tout denouveau à demi-lieuë delà sur une colline, & ensuite un peuplus loin. La Chapelle qui est cette Chambre enlevée depuissesfondemens juíqu’en ce lieu-là, est faite de brique, & parle dehors les Papes JulesII. Grégoire XIII. & autres, l'ontFait incruster du plus beau marbre qui se puisse voir avec desbas-reliefs & des statues travaillées par d’excellens Ouvriers,& qui representent lesMysteres de T Annonciation & de laNa-tivité. La longueur de cette Chapelle est d’environ quatretoises, fa largeur de deux auíîì-bien que fa hauteur, & unevoûte azurée avec des étoiles fait fa couverture. II y a quatreportes , & une fenêtre fermée de grilles. C’est celle paroù l’Ange Gabriel entra pour lui annoncer qu’elle seroit laMere de Dieu. Elle a été un peu aggrandie , & la cheminéequi y étoit ne paroît plus. II n’y avoit qu'une porte, au dessusde laquelle étoit l’armoire où la sainte Vierge serroit quelquesvases de terre qui étoient à son usage. D'ailleurs on a abbaiflela voûte qui étoit de bois, & on l’a changée en marbre blanc ,dont la fumée des cierges & des lampes qui brûlent en quan-tité devant la Chapelle,empêche que l’on ne distingue la cou-leur. On lit au dessus des portes qu’il y a excommunicationpour ceux qui emporteront quelques matériaux de cette sainteChapelle, où l’on entre par deux des quatre portes dont a par-lé. Sur l'Autel on voit la Vierge tenant le petit Jésus entreses bras. Leurs robes font toutes couvertes de pierreries, &leurs couronnes font d’or, enrichies de perles & de diamans.La Vierge porte un cordon de l’Ordre de la Toison tout deperles & d «.meraudes étendu fur fa robe, avec un collier deperles & de rubis qui lui pend fur le sein. Le petit Jésus tientUne Sphere du monde, qui est d’or masiìf. Derriere la Cha-pelle font des chandeliers , des lampes, des couronnes, desCœurs, des figures & une infinité de raretez d’or massif, tou-tes parsemées de pierreries. Toutes ces richesses font des donsde Rois, de Reines, de Princes & de Princesses de l’Europe.On y remarque entre autres choses deux couronnes & unDauphin d’or massif, que la Reine Anne d’Autriche y en-voya en action de grâces de l’heureuse naiffitnee de Louis XIV.son fils. II y a deux portes à cette Chambre, qui donnent en-trée au lieu où est ce trésor, séparé du reste de la Chapelle,par l’Autel de saint Pierre, au dessus duquel on voit l’Imagede bois de cedre de Notre-Dame, qui tient le petit Jésus en-tre ses bras. Elle est couronnée d’un diadème, & couverteíThabits tres-précieux. La Sacristie est ausli fort riche en pare-liiens d’Autel, en chasubles, en habillemens de Prêtres, endevants d’Autel, en chappes toutes couvertes de grosses per-les & de diamans, en Calices, en Croix, en burettes, & en ai-guières d’or massif enrichies de pierreries. II y a tout un ser-vice d’Autel fait de lapis & un autre de corail. L’Eglisequi environne cette sainte Case est toute entourée deChapelles. Le Chœur des Chanoines peut passer pour laplus grande, quoy que celle de l’Annonciade ne lui cede enrien pour ses belles & rares peintures qui representent le Mys-tère de l’Annonciation. La Chapelle de saint Jean dans la-quelle on le voit baptiser Nôtre Seigneur , & celle du saintRosaire où paroît saint Dominique tenant un Rosaire, sontaussi fort belles. Cette derniere est ornée de plusieurs peintu-res des plus fameux Peintres. On en Voit encore de fort bellestout autour de la coupole, qui couvre cette sainte Chambreen maniéré de couronne. Les Jésuites y font l’office de Péni-tenciers en toutes fortes de langues , & donnent tout leurtemps & tous leurs soins à l’instruction des Pèlerins, Pour lesdisposer à recevoir la Communion. Leur Maison est spacieu-se, & les appartemens sont commodes. Les portes de l'Eglisc& de la Chapelle sont couvertes de tableaux de bronze remplisde petites figures d’un tres-beau travail.
A cinq milles de Lorette, aprés qu’on est descendu dansUne vallée pour passer la riviere d’Aípido, on va voir le saintCrucifix de Sirole, petit village furie bord de la mer Adriati-que ou Golfe de Venise. Ce Crucifix est en grande vénéra-tion, * Jouvin de Rocheforc, Voyage d‘Italie & de Malte,
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Doubdan, Voyage de la Terre - sainte , chapitre 64- . r ^
LORETZ. Riviere de Suisse par laquelle se vutded’Egry, & qui arrose la vallée de ce même nom, > 1 P r£5 **elle va se décharger dans le Lac de Zug. < at jn
LORGHÀ. Bourg d’Irlande dans la Momonie, ^
Lurra, II est situé prés de la riviere de Shannon au deLac de Berg dans le Comté de Tiperari. * Maty, ' eIJLORGUES. Petite ville de France dans la Provence-.^Latin Leonica, Louas, Leonas &CaJlrum de Leonicìs. GTctt® eJir ,est Chef d'une Viguerie, & située prés de la riviere d A »à deux lieues de Draguignan du côté du Couchant, à cl 4Frejus & à quatorze d’Aix. * Maty , Dift. de Holl. i 7 oI ‘ /„ n tLORI. Ville d’Asie dans la Géorgie. Cette ^tombée au pouvoir des Turcs sous le Régné d’A mura ^ce Prince fit réparer ses vieilles murailles, creuser sesfortifier son Château , garnissent le tout de trois cens P”d’Artillerie. * Davity . Géorgie. ç (Cí y
LORNE. Province d’Ecoíse, qui a pour bornes au P 3l)trion la Province deLoch-Abiu.à l’Orient celleMidy la Contrée deKnapdaill,& au Couchant sesllses y ufves, en Latin Lorna. Sa longueur est de dix lieues,& sede cinq. Elle est abondante en rivières & en Lacs ; A c^ses habitans n’ont aucun commerce avec leurs voisins, j e5vent grossièrement , ayant retenu en plusieurs cho* .mœurs & les coûtumes des Pictes dont ils tirent sent °í J re t »Dunstafage cn est le bourg le plus remarquable. * A udGeogr. tome 1. ■ p
LOROUX. Abbaye de France dansl’Anjou, enroutia ou Oratorum. Elle est située fur la petite rivieretan, à quatre lieues de Beaufort vers I’Orient. Cette A ^qui est de l’Ordre de Cîteaux, fut fondée l’an nri* P arques, Comte d’Anjou, & Ermenburge fa femme. x,,
LOROY ou Lorrois, Abbaye de France dans se ^
Latin Locus Regius. Elle est de l’Ordre de CìteauX & 1une lieue du Bourg de Damgilon vers le Midy » dans *veraineté de BoiíEelle. , uop
LOR RAINE.Duché Souverain de l’Europe,qui a P° j e \jy fnés au Septentrion les Evêchez de Mets.Toul &Verdu n > ^xembourg &1’ Archevêché deT rêves,entre l’Alsace jdeflt
de Deux-Ponts ; au Midy 1 a Franche-Comté, & à 1 DCle Duché de Bar, en Latin Lotharingie D.tio& LothaLorrainc a trente cinq à quarante lieues de long, depuis ^wy jusques à Fhalzbourg, & vingt cinq à trente dc ’ ap-puis Bar jusqu’à Vaudrevange. L’étenduë n’en étoit ! , j e $cienncment si grande. Les Empereurs avoient démetsprincipaux Fiefs du Duché de Moscllane, lorsqu ds s Jenerent à Gérard d’AIseee, & en avoient investi ses L vC , c t „ a ysíMets, Toul & Verdun, & les principaux Seigneurs u ^ olì cmais dans la fuite des temps, les Ducs de Lorraine ^0-réiinis à leur Domaine par divers moyens. Qli^’ffj’autR 5riens ont cru que la Lorraine relevoit de l’Empire, & LaP^ uSont soûtenu que c’étoit un Etat libre & indépendant* ve -commune opinion est qu’elle a été long-temps sous; t jusraineté des Rois de France, dont 1 a domination , &
ques au Rhin , comme le reconnut l’Empereur AI c JeTraité de paix qu’il conclut à Vaucouleurs cnI2,rI ' 0 jf â eíRoy Philippe le Bel, & qu’ensuite elle passa au P^ UV ^ l’E-íP'Empereurs par la cession queLothaire en fit l’an 9 ° 0 ' Q(] t éi epereur Othon II. 11 est certain que les Empereurs en , e ]ylcts>Maîtres,&qu’ils en disposerfent en faveur des Comt es jifentde laMaison d’Alíàce.Plusieurs de ces Princes leur en re^ 0 ula foy & hommage ; mais ensuite ils en furent exemP j e pbi'plutôt ils s en exemptèrent eux-mêmes vers le Reg Iie 0 fitlippe le Bel. Depuis cc temps là, les Ducs de s refl-été toûjours attachez au service de la France. CesPn n S tJ . #doient anciennement la Justice eux-mêmes à leurs *> l J r j e uquoy qu’ils gouvernassent absolument, ils ne P ouV 2 ts & ^résoudre en certains cas, fans le consentement des L ^ ]e tJ’ancienne Chevalerie du pays. Le Clergé, la N 01 |, c nC jeflfl cBourgeois formoient ce qu’on appelloit Etats, & ‘ f l0 msfl £S .*Chevalerie étoit composée de deux sortes de Gentils , j e Pqu’on appelloit Gentilshommes de l’ancienne Cheva ^ te ]et »quels étoient pris des douze anciennes Maisons, du ^ eCO urt«de Ligneville, de Haraucourr, de Lenoncourt, de Va« p^/feZ»de Ludvis, de B eau veau, de Bassòmpierre, sc t î es r ^ > ‘ ll [ |n squi étoient au nombre de cent ou de six vingt. Les tcTí0 ie$autres jouïssoient de plusieurs beaux privilèges. 1 S j n eífl esltles Assises dans les Bailliages , & jugeoient /°. uvC r eS aU trfStoutes les affaires qui avoient rapport aux Fiefs- ç oí n\'^ressortissoient au Conseil Ducal ou à la Chambre pJcla-de Nancy, Lc Roy Louis XIII. cassa les Assises F ar Ta ti olJ