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à moins qu’ils n’en ayenc par le commerce des Européens.Leurs armes font des flèches & l’arc, L’extrêmité meurtrière«ju dard est garnie au défaut dufer ,oude quelque pierre oude quelque dent, d’une force & d’une dureté à tout fracasser.Ils portent de grosses massues ou des bâtons pointus au lieud’épées ou de hallebardes, & fe cuirassent avec des corceletsde bois ou avec de grosses peaux mises les unes fur les autres.Ils sc font des boucliers de la même sorte. Ils vont la pluparttout nuds, leurs corps étant endurcis à toutes les injures def air, & les pieds insensibles aux épines & aux cailloux. Lesfemmes portent au dessus des reins une grosse ceinture , d’oùtombent deux ^>eaux en façon de banderole, qui cachent unpeu leur nudité, Au dessus de Qnebec Lc plus avant vers leNord, où le froid est extrêmement âpre, les Sauvages sontcouverts de peaux d’ours, de cerf ou d’élan , qu’ils cousentensemble ; mais dans les climats plus chauds, ils sont vêtus denattes tres déliées , tissuës de leurs propres mains. Le soin duménage se partage entre le mari & la femme. Le mari fe don-ne la peine d’aller chercher la provision & de fournir à Ten«tretien de fa famille. La femme cultive la terre, Sc recueille cequ’elle a semé. Quelquefois elle va glaner dans ses forêts,soit pour y choisir quelque herbe potagère, ou quelque raci-ne bonne à manger , soit pour en rapporter quelques fruits ,comme figues, pommes, poires, melons , pêches , raisins,meures & autres. Dés que le mari est de retour il prend fa pi-pe , fume , & tout en fumant déclaré à demi mot ce qu’il veut&cequ’il a fait. S’il a tué quelque bête, il marque l’endroitoù il l'a laiflee, & fa femme va la chercher, démeflant fortbien ses routes qu’il a tenues. Leur vie étant toujours dans lescourses & dans les fatigues, on a observé que les femmes Sau-vages sont exemptes des incommoditez naturelles que les au-tres souffrent.On prétend même qu’elses accouchent fans dou-leur. C’est du moins fans préparatifs & chemin faisant. Toutleur trousseau n’est que leur ceinture ou quelques peaux qu’el-ses portent en semblables cas. Elles tiennent leurs enfans fortpropres & nets fans avoir presque besoin de les remuer.Touteleur layette consiste en une espece de mane ou de huche pleinede poudre de ver moulu. Iln’y a rien de plus mol que cettepoudre, ni de plus propre à consumer les ordures & ses humi-ditez. Elles posent leur enfant là dessus, 1 e couvrent de bon-nes fourrures & le sanglent avec de fortes courroyes pourl’empêcher de tourner ou de tomber. Ensuite pour 1 e changer,elles n’ont qu’à remuer cette poudre & à recoucher reniant.II est d’abord à sec & aussi mollement qu’auparavant, fanslinge & fans langes. Quand cette poudre a suffisamment servi,elles la renouvellent, Sc continuent le même manège juíqu’àce qu’il soit sevré. Aprés cela elles le nourrissent avec leurbouillie de bled d’inde, & sitôt qu’il peut sc servir de sespieds & de ses mains, on luy donne nn petit arc. L’enfantS'accoûtumant à tirer, il fuit son pere & fa mere dans ses bois& il en apprend les routes, de sorte qu’il sc fait insensiblementà la vie sauvage qui est commune à ces peuples avec les bêtes.Leur plus forte passion est pour la chasse & pour les armes,ce qui leur donne une certaine férocité qui les anime fanscesse les uns contre ses autres, & qui les portent à faire la guer-re aux animaux quand ils ne peuvent la faire aux hommes.L’an 1678. M. Cavelier de la Salle , natif de Rouen entre-prit de pénétrer dans le milieu de ces spacieuses Provinces &d'en traverser toute l’étenduë. II vit d’abord les terres des Iro-quois, les peuples nommez Miamis, les Iflinois, ses Hane-rons, les Iílàti, ses Oua, les Tintenha, ses Nadoiiestan, les Ar-fenipoils, ses Chicacha, les Akancéas, ses Cappa, les Taen-cas, ses Naches, les Quinipiffas , les Oumas , ses Quoaquis,ses Bifcatonges, les Cenis, les Naílònis, les Novadiches, sesNaansi, les Quotadiquio & un tres-grand nombre d’autresnations qui habitent ce qu’on nomme Louisiane ou l’Ameri-que Septentrionale. ^Dernieres découvertes dans l’Amerique Sep-tentrionale , imprimées à Paris en 1697 .
LOUKIN. Ville de la Chine , située fur la côte maritime& Orientale de ce grand pays, selon ce qu’Edrissi , & autresGéographes Persiens Sc Arabes écrivent. Elle en est comme lePort loríqu’on vient de l’Ifle de Sens ou Sinfou qui appartientaux Indes, & qui n’est éloignée du Port de Loukin , que detrois courses de navire, c’est à dire de trois cens milles d’Ita-lie, ou de cent licuës Françoises.
LOULE. Petite ville du Portugal dans TAlgarve. Elle estsituée à deux lieues de Faro , dans une plaine, avec de bon-nes murailles & un fort Château. Ses habitans sont au nom-bre de huit cens en une feule Paroisse. II y a dans cetteville deux Convens de Religieux, & elle a le privilège dedéputer aux Etats, Descr. fumaria dd Eeyno de Portugal,
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LOUPADI. Petite ville de T Asie Mineure dansElle est située fur la riviere d’Ascanius qui sortant du ^ ettCmême nom, va sc jetter au dessous dans se Graniq 1 '^^;,ville est presque deserte, & il n’y a qu’environ mih e ^ ^ f rLes marbres Sc les colomnes mises confusément eur jbrique des murailles , qui sont un ouvrage des EmpGrecs, avec des tours rondes & pentagones de vingt c . a
pas, font voir qu’elle est ancienne. Nicetas Chômât H ^écrit dans le 'treizième siecle, T appelle Lopadium. f e ,- tí0Í afiqu’on la nommoit anciennement Appollonia ; mais d )e , fsl e (lquand il ajoute qu’elle est prés du mont Olympe ss u yéloigné d’une journée, selon le rapport des Voyageut^ ^entre fur un pont de bois, mais il y a des masures á Litde pierres. Les maisons y sont presque toutes de ten 1 > ^riviere fournit de fort bonnes truites. * Spon » * 0 J °
Levant.
LOURDE. Ville de France en Gascogne, en L ^ìéepurdum. Elle est située dans le Bigorre à Tentrée de ^ j £de Lavedan, fur le Gave de Pau , à sept lieues de la ^ ^ t jce nom Sc à quatre de Bagneres. Le Château est fort ^ usSfur un haut rocher. II y en a une partie, ainsi q ue d ^per-de Lourde qui est d'une ancienne structure que 1 0l l *. e (}este au temps des Romains, avec ses autres marquesdes colomnes & trophées que Ton voit dans le pay s * -ç 0lì (ía toujours été estimée bonne ,Sc le Roy y tient g ar • j a pí
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morte-paye tant contre les Etrangers, que pour co T nte e j 3 n Sle devoir le peuple rude & sauvage des vallées de LaVde Barege. * Davity . Gascogne. , n pr< 3 '
LOURDIOS. Petite riviere dans se Bearn. Ce n £ £ nprement qu’un ruisseau. II est extrêmement aboli ^ jj e atruites, & sc jette dans le Gave d’Oleron à Toppo« tCqu’on appelle Lurbe. * Davity , Bearn.
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LOUS. Montagne tres-haute de T Arabie heure u > , ecommande la ville d’Haíïèk.ElIe est vis-à-vis du Coles Arabes appellent Gioun Al cbafcbifch , c'est-à-dire Jedes Herbes, dans la Province Hadramitene, au qua
TIemen nommé, Hadramouth.
ouïe
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Les Latins appellent Lohs la riviere de P itrgo qui coT Albanie. . A'hl^’
LOUTH.Petite contrée de la Lagenie Province sl ^ ^Ceux du pays l’appcllent Cunnta-Lmgba'tg ,& ^ eS '|'Orie |lt .’thenfis & Lugenfis Comitatus. Elle a pour bornes a yQcà'la mer d’Irlande ; au Midy le Comté d’East-Meath > a p oVî n«dent, celuj/ d’Armach ; St au Septentrion celuy de r£ o* 1Cette contrée peut avoir dix lieues de côtes, jj 0 ai sC 'cinq dans fa profondeur moyenne. On la divise °* , ? <jement en quatre parties, qui ío.nt ses Baronnies de Lo .Dundalke, de Ferrard Sc d’Atherdée. Ses lieux pi* bfont Ardrach , Drogheda, Carlingford, Dundalke, , p-qui en esthîcapitale.Cette ville nommée en Latin ^ c(]0 íìutum , & Lugum , est située fur une riviere de cerne ^ jj-à deux licuës de la petite ville d’Attterdée, 8t a P âIfiance de celle de Dundalke. * Audiffret.Gr^ * n< "tome 1. Maty, Ditt. de Hall. 1701. mtoté ^
_ LOUTHE ou Loutb. Ville d’Angleterre dans se coLincolne. Elle est proche de la riviere du Lud. * , V a uarú ef
LOUVAIN. Ville du Duché de Brabant dansappellé de son nom Quartier de Louvain , en Latin quatseElle est située fur la riviere de Dyle qui la traverse» «lieues de Bruxelles & de Malines, à cinq de Tille ^ fCU jtseptd’Anvers & à huit de Namur. Cette ville donl ^est de quatre milles fut fort aggrandie vers Tandes anciens murs que Ton voit encore. Sur une p 3fest un vieux Château ,qu'on dit avoir été bâti paf, j £ pgii*qui est enfermé dans cette nouvelle ville. La principesc dédiée à saint Pierre, est une Collégiale desservie e ({huit Chanoines, qui ont un Prévôt & un Doye n - y forftres-haute, somptueuse , & les réglés de la symmeu q 0 -fort bien observées. A côté est une grande place putel de Ville,remarquable par les belles figures de PiÇ'f ^ ^ut *y voit. II est d’une juste grandeur, façonné, c “ e e ? |u yf £Í 'Tantique & curieusement travaillé. Les peintures q uvent d’ornement, sont fort estimées. Les Paroissesvain sont saint Michel, saint Jacques, saint Quentin ç oíìt d eSGertrude. Cette derniere est aussi Collégiale & ce 0 ssed cnr 'Religieux de l’Ordre de saint Augustin qui Rjuiiotfo'L’Eglise des Jésuites est fort magnifique. Ils ont une eJ jrp'
que tres-rare , remplie de toutes sortes de beaux ^ cre jl*primez & manuscrits. Leur jardin tout en berceaux pan-
ses , est tres-agréable. Outre ccs Eglises il y a P" 11 eU jj)Cí ^vens d’hommes & de filles, & une maison de Beg