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Tome II. [E - O.]
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LUC

Ç çtte es . confins de laHongrie, dont elle dépendoit autrefois.* m V1 ^ e est fortifiée. & a une bonne Citadelle pour défense.tsUr’ deHoll. 1701.

ci n qij 'Petit Bourg du Dauphine,situé prés de laDrôme ,che , eu ^ s au dessus de Die, en Latin Lucas. II y a tout pro-tjy’y e Ce heu un petit Lac de son méme nom. On tienth2) 5 Montagne s’étant éboulée, & ayant fermé le Canal deeaux ainsi retenues formerent ce Lac, & fub-jffent l’ancienne ville des Vocontiens, appellée Lucas.ttié / 3 àns la Provence un Bourg nommé aussi Luc. 11 est si-terroir fort agréable & fort fertile, à sept lieues deL 3 à d’Hieres, & à huit de Toulon. Quelques Geog

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bì c } , enn ent que c’est le Forum Voconii des Anciens. * Maty,tai nç Nom Latin de Loches, ville de France en Tou-

C^-IES. Petites Isles qui font partie des Antilles en laHiolç“Nord proche l’Amerique, s’étendant au Nord d’Hisp^-diyjPç de Cuba, en Latin Lucana Infulœ. Quelques uns leslent r "n 60 tro * s c ^ 3 d® s - dans la premiere desquelles ils met-Ve rs j. e i^ s qui s etendentdcl’lste ’deBahama& de son Détroit^Istà ' &dans la seconde, celles qui n’étant que rochesíotts eS ^hle Sc pour la plupart égales à la mer , trompentclient ] es Mariniers. LesTortugues en font la troisième8e On a nommé toutes ces Istes Lucdies, de la plus grandehgj, s jsstentrionalede toutes , que les François nommèrentKc^y e Lu ^aie en 15 6j. Les habitans l’appelloient auparavantest ç ^ li ^ íes , ou selon Herrctra Lucayoneque & rucayoneque, ElleAl) 3c s * hauteur de 27. degrez. Les noms des autres fontCq s ç? a - A checambay, Amaguayo, Bahama, Bimini, Caï-CajT ^ateo, Curiteo, Guanatha, Guanima, Guatao, Ma-Pory ’ ^anega, sainte Marthe, Mayaguana, Mimbres, Mira-is s> P°la, Samana , Saonaoto, Tortuga, Triangulo, Veia,étoì e 3 Ue > Ynagua, Yuma & Yumeto. La plupart des ces Istesprernì C rern i.dies d'habitans quand le s Espagnols y allerent laflljj ^ re fois fous le commandement de Colomb. A présentay 3rit ? n ^ tout-à-fait désertés, les Sauvages qui les habitoientlt 3Va jj transportez ailleurs, ou détruits fur les lieux par unV 3rar ex ceffif ou par la faim, d oit vient qu’aujourd’huy l’onles ve^Eut en ces Istes, â moins que l’on n’y soit poussé parcì enr) tS contre son intention. Ceux qui les habitoient an-les r n í n 1 e P t étoient plus blancs & mieux proportionnez quef>oj e paires de Cuba & de Fille Hispaniola. Ils s’occu-CiDs 3 c hasser & à pêcher, & vivotent entre eux paisiblementU, stUereHes n * débats. Leur nourriture étoit du pain de< * des racines, du poisson & divers fruits. Qoelques-de terí ant transportez en l’Iste de Cuba, moururent en peulïles aiP-’ a cause qu'on les y avoit nourris de chair. Les hom-̰Ur$ îj 01 1? tlout nuds, excepté aux temps.de guerre, & aux«v ec j àes. Alors ils portoient un habillement de cotonq S P^tnes de diverses couleurs, particulièrement fur laVroì' e J^ ant aux femmes, celles qui étoient mariées se cou-tel in . depuis la ceinture jusques aux genoux avec des man-*ttaìs 1 forme de filets entremêlez de certaines feuilles^tti âg» S j,P es étoient toutes nues, jusques à ce qu’ellesfussent^Uts° . v tre Mariées. En ce temps-là elles convioient tous1ôc e 3lîl î s ^ un grand festin comme si ç’eût été le jour de leurs■f°Us ' à ptenoient le même habillement que les femmes.ldç rr ces Insulaires tiraient de quelques coquilles, certainestti Co * l^uges qu’ils pendoient à leurs oreilles. Ils en tiraientfarg Qs 0 autres qui avoient le lustre des rubis.de certains esìaiHljç '® 0i nmez c ohofo, Lc parafent leur col, leurs bras Lc leursle UrSt pierres transparentes , noires, jaunes & d’autres cou-l?léru en S av °ient des Seigneurs aulquels ils obéïstoient aveu-teq lJ s E > ensorte que leur volonté leur servoit de loy. ToutV ove noit de leur travail étoit en la disposition de cesen ordonnoient comme il leur plaisoit, & tous[es dìst 1 -f 36 l a terrc étoient amassez dans des magasins, pourOes 0 j ri oy er à chaque famille le long de l’année selon leursque]. * "errera dit que les Castillans demeurent encore dans^ Us au ' Unes ces lA es > mais Linsehot assure qu’il n’y en a•^avì tv CUne habitée. * Laè'c, Difcr, des Ind. Occid. liv. 6. ch. î 6 .fpj Z,'sucées,

^’AiìpqJ ^ ou Lac dia. Riviere d’Afrique dans le Royaume^êtnç a, Gette riviere vient de fort haut, & tire íà source du^otrité p/oic que celle de Danda, c’est-à-dire des confins dufKìest u Ambuila. Elle porte ses eaux du Nord-Est au Sud-Reuè's d a ? S ^ fleuve Coanza, où elle se jette àtrente-huit* seuafs àe, à deux heures de chemin d’une Forteresse1 dfr_ e - nommée Maffingan. * De la Croix, ReUtion de

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LfíCANlE. Contrée ancienne d’Itaíie qui fuioit partie dela Grande Grece. Les Peuples qui l’habitoient, étoient sortisdes Brutiens & des Samnites > & s’y vinrent établir fous hconduite d’un Chef nommé Lucms, le long de.l’une Lc de l’au-tre mer, au dessous des Apuliens, des Calabrais, des Harpins,& des Picentins.L’étendue de leur pays étoit poussée d’un côtéjusqu’à la riviere de Lrync, qui se va rendre dans la mer Me-diterrance. II avoit pour villes maritimes Piesto, Piseíota, Po-licastro, Torre di Mare, Policore, Sybarìs, Potenza & autres.Cette partie de la Lucanie qui divise le mont Apennin , est re-marquable par fa fécondité > & par ses ceps de vigne qui sontd’une grosseur extraordinaire. L’autre partie est enfermée dansla Calabre d’aujourd’huy. L’Histoire nous fait connoître queles Peuples de la Lucanie furent souvent attaquez par les Ro-mains. * Daviry.

LUCCAW. Petite ville de la haute Saxe, qu’on nommé! autrement Luth a , en Latin Lucca. Elle appartient au Duc deGotha, & on la trouve dans lc Duché d’Altembourg , à troislieues de la ville de ce nom & de Zeitz, & à quatre de Leipsic.* Maty, Dift. de Holl. 1701.

LUCENA. Bourg d’Eípagne dans l’Estremadure. II est si-tué entre les villes de Merida Lc d’Alcantara, & pris par lesGéographes pour l’ancienne Licmtana.

II y a en Espagne deux autres Bourgs qu’on appelle aussiLucena. L’un est dans l’Andalousie prés de l’embouchûre duTiniodans le Golfe de Cadiz; l’autre est assis fous le Xenil audessus d’Ecija prés de Grenade. * Maty , Dict. deHoll. ijoi.

LUCEOLI ou Luceolum. Ville ancienne de l’Ombrie, queles Géographes disent être le petit bourg ou village du Duchéd’Urbin.que l’on appelle aujourd’huy Pont# Riccioli. Cette villefut ruinée par Narscs.

LUCERA. Ville du Royaume de Naples dans la Capita-nate, avec Evêché suffragant deBenevent, à huit lieues deManfredonia. Strabon Lc Pline rappellent L«cena,PtoIeméc &Suetone Luecria , & Diodoreluy donne le nom de Lucia. Onla nomma Lucent des Sarafins, parce que l’Empereur Constancel’ayant ruinée, l’Empereur Frédéric II. la donna aux Sarafinspour demeure, à la charge qu’ils prendraient soin de la répa-rer. Ensuite C harles Il.JÍoy de Naples les en chassa,à la resser-ve de ceux qui voulurent bien se rendre Chrétiens. II la fitnommer cité de sainte Marie , à cause de l’Eglise de sainte Ma-rie de la Victoire qu’il y bâtit ; mais enfin son nom ancien deLucera luy fut rendu. Ea plupart des Marchands d’Italie, deGrece, d’Esclavonie, de Sicile & de plusieurs autres lieux, yviennent trafiquer deux fois l’année. Ses Familles Nobles sontles Auria , Campana , Corrado, Falconi , Gagliardi, Galluc*ci, Mangrelli, Mazzagrugni, Mobilia ,Pagani, Prignani,Rocchi, Severini, Spatafora Lc Scasso. * Daviry, Capitanate.

LUGERE. Nom que l’on donna â une des trois Tribus enquoy les Romains & les Sabins joints ensemble surent divi-sez. Plutarque en parle dans la vie de Romulus. Elle fut pp-pellée ainsi à cause d’un Boccage qu’on nomme en Latin Luctts,dans leqûel plusieurs s’étant jettez, y demeurèrent en furetéjufqu’à ce«qu’on eût résolu de les recevoir dans la ville, & deleur donner le droit de Bourgeoisie. Ce Bois étoit -apparem-ment du Latium. * Le Pere Lubin, Tables Geograph.

LUCERNE. Contrée de la Suisse, qui fait l’une de sestreize Républiques, en Latin Lucemenfis Pagus. Elle a pourbornes au Levant les Cantons d’Underwald, de Schuvitz& deZug, & celuy de Berne l’environne des autres cotez. Sortétendue est de douze lieues du Nord au Sud, & de huit duLevant au Couchant. Ce Canton qui peut mettre jusqu’à seizemille hommes fur pied, entra dans la Confédération des Suifses, Fan 13p. C’étolt autrefois la demeure des Ambrons, queMarius défit dans la plaine de,Porrieres en Provence, aprèsqu’ils se furent joints avec les Teutons. Ce Canton est diviséen douze Bailliages , gouvernez par des Conseillers de Lucer-ne, à la réservé de ceux de Wiken & de Sempach, dont lesBaillis sont choisis entre les Bourgeois de ces deux Bourgs,par le Grand Conseil deLucerne, avec cette difference, quele Bailli de-Sempach n’a que l’Intendance du Lac & de la Pê-che. Les dix autres Bailliages sont Willisow le long de la ri-,viere de Viger, la Vallée d’Entlibuch , Rotembourg, Naf-pourg, Beru ou Berone, Merischwanden, Veggitz, Ebicou,S. I/rbaín Lc Krientz. Les bourgs de Kufnac, Capen, Halst,Valhausen & Munster font aussi dans ce Canton. * Audiffret,Geogr. anc. & mod. tome 2. Maty, Dicl. de Holl. 170ÍÎLUCERNE. Ville de Suisse capitale du Canton du mêmeslom, à quatorze ou quinze lieues de Berne. Elle est située audégorgement de la riviere de Russe dans le Lac de Lucerne, Lcb plupart des Historiens prétendent qu’elìe a été appellée Lu-

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