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Tome II. [E - O.]
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MAC

Uj êe en pâturages. II est possédé par des Àrabes nom-Vill “^^mides, quì ne veulent point se renfermer dans desson?'’ Qíì e 4 ues Historiens rapportent que celle-cy a étés ar R °y )ofepk qui bâtit Maroc; mais la maniéréc ’est ° n Voat ^ es murs construits, donne lieu de croire queç 0 Un ouvrage plus ancien 8c fait par les Africains, tous lestir n  Uetans de l’Afrique ayant eu une differente façon de bâ-jjjgj n croitque c’est l’Erpis ou VErifide dePtolemée. *Mar-> Descr. du Royaume de Fe* , tome 2 . liv. 4 . ch. 2 . 3 .p r j ^CARSKA. Petite ville de la Dalmatie, capitale de la> avec un grand Port, & un Evêché suffragant def ç Revêche de Spalato. Elle est située fur le Golfe de Veni-1 ' Vl S'a-vis de la pointe Orientale de Mile de Brazza, entre

'Ksde8pa1à

3 *CASSAR.Vill

_de Narenta. * Maty, Dicl. de Holl. ijoi.

«Os "'t 1 ' 5 5 A K-Vil le capitale de Mile des Celebes, situéePwde la plus Méridionale, à cinq degrez dix-sept minu-8j f. 6 âc-là la Ligne, en Latin Mac afana. Elle est sur la mer,Pie/ I ? a ^ ons bâties fur des pilotis font élevées de neuf ou dix'lul'C tCric ' à cause des pluyes que les vents de l’Ouest &q^g^d-Oucst y amenent depuis le mois de Novembre jus-a Ce luy de Mars. Pendant ce temps-là , la rade y est tres-vi e ° ereu fe & comme inutile, étant impossible que les barquest-e p' 601 ' à bord pour charger le ris dont cette Isle abonde.

°y de Mrcassar étoit encore Idolâtre au commencement^hr'fí- 0lC - r ^Ecle, & les Jeíuites qui tâchoient de l’attircr auíj j f tlan ifme feroient peut être venus à bout de le convertir,f 0rt eur côté les Mahométans n’eussent pas fait de pareils ef-dg Q P° Ur l'obliger à suivre leur Loy. Comme il étoit résoludu î, UUt . cr ^Idolâtrie , & qu’il balançoit seulement sur le choixM j lrtl c l u ’il devoit prendre, il envoya des Ambassadeurs àblj/J.» Priant les Chrétiens de faire partir des Prêtres capa-^ffistruire fes peuples dans leur Religion, 8c en mêmeíijpjjp d en envoya vers le Roy d'A chim , Mahométan, leM*** de leur donner deux ou trois de leurs plus habiles- qui leur expliquassent la Religion de Mahomet,damiers userent d’une telle diligence à luy en amenerde iy.de la Mecque , qu’ils prévinrent les Chrétiens. Le Royiì f 0 aca flàr s’étant fait Mahométan, le Prince son frère en futitw indigné , qu’il ne se put empêcher d en donner desM/ Ues Par une action qui fit fa disgrâce. Ayant sçû que lesornetans ont en horreur le pourceau, qui est une des vian-so, p^'finaires des Idolâtres, sitôt que la Mosquée que le Royani m Cre fit bâtir fut achevée , il fit égorger plusieurs de cesSc répandre leur sang par tous les coins de cette^ttif Uce » ensorte que les murailles & la niche où le Moullaêe j C Pour prier, en furent fouillées. Le Roy , par les LoixMe s t l° u yelle Religion qu’il avoit fait embrasser à ses peu-

kí.* * Vif* rvKli L Ja î n M AÍnilflií íf jiJ’nn

^îtir le obligé de faire abbatre la Mosquée, & d’en faire^Ve c Unc autre. Cependant le Prince son frere s’étant retiréCoy^kjues Seigneurs Idolâtres, ne parut plus depuis à lafiSsír*A es Jésuites ne laissèrent pas de trouver moyen enk ' j" bâtir à Macassar une assez belle Eglise ; mais lc Roy^ìtiic 3 ' tre une année aprés, aussi bien que celle des Do-*****, qui servoient les Portugais dans le trafic qu’ils fai-Çonj . en ce Royaume. L’Eglise Paroiífiale qui étoit sous la» e de quelques Prêtres demeura fur pied jusqu’à ce quefia ar >dois attaquèrent Macassar. Ils avoient envoyé sur la<Ui un des principaux de la Compagnie Hollandoise

<sitr S J de la Chine, pour obtenir la permission de trafiqueràkats; mais les Jésuites Portugais qui sçavoient lalon/j^ 5 ’ & qui connoissoient les Grands de la Cour par Jeî 'Me(^ QUr qu’ils y avoient fait, reprefenterent tant de chosesÍWi 4Va0t age des Hoîlandois, pour empêcher que IeurCom-ka-t llp ^ Rétablît dans la Chine au préjudice de la Nationtenu j * e > que leur Député fut congédié fans avoir rien ob-fic pon C ? ^ raas do voyage montoient à cinquante mille écus ,^ai s p Y f n dédommager, sçachant le trafic que les Portu-lloy 41 Otent tous les ans dans Mile de Macao & dans lePtç ^f 111 ^ de Macassar, & qu’ils y envoyoient pour leur com-^tch^r o" fep c vaisseaux chargez de toutes fortes detemp/^ses tant des Indes que de la Chine, ils prirent le7 . de ces vaisseaux dévoient arriver à Macassar. Ainsi leCotu0 ln . I< ^do. on vit pwoître au Port deux vaisseaux de la^ es Hoi^ nie qui s’étoient avancez pour favoriser la retraite\ e Plu-: ] 4ndoì s qui étoient à terre. La Flotte étoit composée4 s-’pt 1; ^-^Ente voiles, & avoit mouillé à l isse de Tanakekétt'Uips y Ues de Butaque. Le Roy de Macassar soutint quelquequì étoì atta ss ,e des Hoîlandois avec les vaisseaux de Macaoe . nt: a la rade. Le combat s’étant opiniâtré de part &*stiz e f ^ Hoîlandois partagèrent leur Flotte; & pendant queleurs vaisseaux s’attacherent aux Portugais, le reste

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he cessa point de battre la Forteresse, qui fut emportée sinsbeaucoup de résistance. On tient qu’ils tirèrent ce jour-là plusde sept mille volées de canon, ce qui effraya si fort ce Roy ,nommé Sumbaco, qu’il ordonna aux Portugais de ne plus ti-rer , de peur que les Ennemis irritez ne fissent encore une atta-que plus vigoureuse. Les vaisseaux de Macao s’étant trouvezsurpris & fans défense, la Flotte Hollandoise n’eut pas de pei-ne à détruire les Portugais. Elle leur brûla trois vaisseaux; elleen coula deux à fond, & 5 n prit un richement charge, qui dé-dommagea avantageusement les Hoîlandois des frais de leuídéputation á la Chine. Le 13. de Juin le Roy de Macassar, ré-duit presque aux dernieres extrémitez , fit élever un drapeaublanc fur le haut d’une autre Forteresse, d’où il regardoit Jecombat environné de fes femmes. Pendant la trêve qu’on luyaccorda , il envoya demander la paix au General de la Flotte ,qui n’y consentit qu’à condition qu il envoyeroit un Ambassa-deur à Batavia; qu’il chasseroit tous les Portugais de Mile desCelebes, & que fes Sujets n’entretiendroient aucun commerceavec eux. Les articles du Traité devant être ratifiez à Bataviapar le General & son Conseil, le Roy de Macassar fit équiperdes galères, & y envoya onze des principaux de fa Cour avecune fuite de sept cens hommes. Ils dévoient prescnter au Ge-neral de Batavia deux cens pains d’or pour racheter la Forte-resse Royale, & avoient ordre de fe soumettre à toutes les con-ditions que les Hoîlandois leur imposeraient, pourvu qu’ellesne touchassent point à la Loy de Mahomet. Le General ayantreçu cette Ambassade, fit luy-même la Capitulation qui fut si-gnée par les Ambassadeurs de Macassar, & observée tres-exac-tement. Tous les Portugais sortirent aussi tôt de Mste ; les unspassèrent aux Royaumes de Siam & de Cambaye, & les au-tres fe retirerent à Goa & à Macao. * Tavernier , Voyages desIndes , U. 3 .

On appelle Détroit de Macassar , en Latin Macajsar'u frétantun bras de mer qui est entre Mile de Bornéo à l’Occident, &cMste des Celebes à l’Orient , vers la ville de Macassar quidonne le nom à ce Détroit.

MACCHIA. Bourg du Royaume de Naples dans la Ca-pitanate , avec titre de Principauté. II est aux confins du Com-té de Molislè, & à l’Occident de la ville de Volturara. LePrince de Macchia fut un des principaux Auteurs des trou-bles qui s’éleverent le 23.de Septembre 1701. dans la ville deNaples. * Maty, Di£t. de Holl. 1701.

MACCLESFEID. Ville d’Angleterre dans le Comté deChester. Elle est située fur le Bollin, & communique son nomà une grande forêt.* Davity, Comtéde Cbejíer.

MACDOSCHO ou Magdafchu. Ville d’Afrique fur lacôte Orientale, entre l’Ethiopie & le Zanguebar. Elle est si-tuée àl’embouchûre d’un Fíeuvc qui prend fa source au pieddes montagnes de la Lune , & qui va fe décharger dans la merd’Oman. Cette ville qu’on trouve au delà de la ligne, est ha-bitée par des Mahométans qui s’y vinrent établir du tempsde Kalifes d’Egypte.* Herbelot, Bibliothèque Orientale.

MACEDOINE, Grande Province de Grecequi a eu titrede Royaume. On la nommoit anciennement Emathia d’unde fes premiers Rois appelle Emathion > & quelques - unsveulent aujourd’huy la comprendre toute entierc sous lenom d’Albanie , quoy que l’Albanie ne soit qu’une parti®de la Macedoine, Lc qu’à cause de ses changemens & de fagrande étendue, elle ait divers noms selon les endroits. Lapartie qui est proche de la Thrace est appellée famboli , cellequi est voisine de la Thessalie fe nomme Amenohtan , celle dumilieu conserve le nom dc Macedoine , & la derniere qui abou-tit à la Dalmatie & à l’Efclavonie, &qui fe trouve à pressentséparée de ce grand corps eítl’Albanie. Ses limites sont ducôté du Nord, la Servie & la Bulgarie ; du Couchant l’Alba-nie , ou si l’on veut que l’Albanie fasse partie de la Macedoi-ne , la mer Adriatique, du Midy la Thessalie & du Levant lamer Egée ou l’Archipel Lc une partie de la Thrace qui lajoint auísi du côté du Nord. Elle a eu pour villes principalesPella , Stagyre, Philippi, Tricala , Cavalla, Chrysites, PidnaLc Pogoyana. La plus fameuse de toutes a été Theslàlonique.La principale montagne de la Macedoine est Athos. Les au-tres sont S copins , Orbelus , Hypsizoms ,Epitus & quelquesautres. Elle est arrosée de plusieurs rivières dont les plus con-sidérables sont, l’Axius, I’Echedore, l’Erigonius, l’Aliac-mon.l’Emathius ôd’Enson.Ce pays estfort abondant en grains

Lc en fruits, comme pommes,poires,amandes,noix,châtaignes »olives Sc cerises. Ses forêts sont plaines de íàulx, de chenes 8cde châtaigniers sauvages. II y a quantité de noix de gale , Scles Caloyers du mont Athos ont beaucoup de vignes. On ytrouve auísi des mines d’or, d’argent Sc de plomb. II nour-

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