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Nir n'être point vus. Ils font des prières avant _ & .après ce( se as Particulier. Le plancher de leur logis, qu’ils couvrenttroT P et “ e natte fort propre,íkfur lequel ils s’aíîeient les piedsils * eZ * ^ eur c * ent ^ eu fable. Pour ne pas gâter leurs nattes,i! s Estent leurs plats fur de grandes feuilles de Bananes, &p r en ont d’autres devant eux au lieu d’aíïìettes. Ils font fili Pses, qu’ils ne répandent pas même une goutte d’eau auj^o j OU ìls mangent. Leur vailfelle est de terre, figurée à laC0[ 5 e du pays, ou de porcelaine de la Chine, qui est là assez'Mne; mais on ne sert jamais aucun plat, que dans unePatTír ^ 0 ^ te fonde, vernie & lacréc, avec un couvercleUjg ^ e ifus de la même étoffe. On couvre cette boëce ainsi fer-Cq c * d’uns piecc quarrée de même grandeur, ce qu’on estQjj trai nt de faire, à cause de la quantité prodigieuse de four-S qui remplissent tout. Cette piece quarrée est de foye, &sorf see Cn ^iff srences façons à pointe d aiguille & de toutesc SS couleurs. Les plus pauvres fe servent ainsi à platsSj| Ver . ts - par le moyen de ces bocces qui coûtent fort peu.Cq írriv e que leur vaisselle soit un peu sellée, ils la regardent,jg ^ soiiillée, & ne mangent plus dedans. On ne íe sert là^soers que pour prendre des choses liquides, commeles > .listions & des laitages. Ils prennent le ris & le miel avecp,°Jgts, mais si proprement qu’ils ne gâtent jamais rien.foink P armi eux une fort grands incivilité que de laisserM > ^ moindre chose en mangeant. Pendant ce temps-là^ n e st pas long, parce qu’ils mangent tous fort avidementC 8 r andc hâte, personne n’ofe cracher ni tousser. II faut seesl Cr & sortir dehors pour le faire. Qupy qu’ils mangent^ COí ï>pagnie, ils ne fe disent aucun mot les uns aux autres,foì * e boivent point pendant le repas , mais feulement unefòn ?- Uan st st J ont mangé. C’est dans des coupes d’un cuivrel> e “ìen travaillé , qui ont leur couvercle. Ils boivent dej 0 au Communément. ou bien du vin de cocos tiré le même(j- r ' On en fait de deux autres sortes, l’une chaude composéede miel de cocos , & d’une autre graine nommée Ca-Co ~ 5 autre froide 8c plus délicate , faite avec du sucre & du]Ws S détrempé dans de l’eau. Ces breuvages sont pour lesp<!, onr ies d’un haut rang, & pour les festins folemnels de leurst e ' es ‘ Les fruits font servis aveela viande , & on leur presen-9tl jTj P-at de bétel aprés le repas. Quand il faut tuer quelqueffien ' st s coupent k gorge par un certain endroit scule-éir ’ etl so tournant du côté du sépulcre de Mahomet, & ensours prières, & auflì tôt ils le laissent fans y toucher,c ho -11 a cc qo'il soit mort entierement. Que íi quelqu’un y tou-auparavant, ils jetteraient cette chair fans en manger. IIcjì 4 > c l lle Iquefois courir par toute une Isle, pour trouver quel-t| oì n qui íçaehe tuer une poule. Ceux qui l’entreprennent nen cof pas être jeunes, 8i il faut qu’ils ayenteu des enfans.
* s st° nt suée, ils l’ecorchent, cn jettent la peau, leSì t A* e derrière & tout ce qui est dedans, & mangent le reste.^ f U - Uri enfant est né, ils le lavent six fois le jour dans delty, ír °ide, & ensuite le frottent d’huile, ce qu’ils continuentl4^mp s . Us n’emmaillotent jamais leurs enfans, & lesfibres, fans que l’on en voye de contrefaits. On lescj e . sofpendus en l’air dans de petits lits de corde, ou danslc^es chaises où ils font branlez. Ce font lesmeresquin Çuf a«en Ci & les Reines mêmes sont obligées de le faire. AVçy ^rs ils commencent à marcher, & à neuf ans on les en-à L aux études. qui consistent à apprendre à lire & écrire , &r^dre l’AIcoran. Leurs lettres íont de trois fortes. L’A-Latip ' avcc quelques points ajoutez pour exprimer leurS^ed llne . autre > dont le caractère est particulier à laLan-íSc à ] Maldives, 5c une troisième qui est commune à Ceilan,([çp^psopartdeslieux des Indes. Ils écrivent leurs leçons furonc 11 *.tableaux de bois qui sont blanchis, & lorfqu’ils lesh! ar| a j?Pdfes par coeur, ils effacent ce qu’ils ont écrit, & rc-qui pbiflent ces mêmes tableaux. Quand c’est quelque chosedtzzP^te d etre conservé, ils écrivent: fur du parchemin faitHui] a st' un ar b re > q^’ils nomment M acare queati. Cette«n f 0 e E longue d’une brassé & demie, & large d’un pied. Usle s des livres qui durent fans sc gâter autant ou plus questsoncf| treS " st° ur apprendre à lire à leurs enfans, ils ont desétetja CS stofs bien polies & bien unies, fur lesquelles ilsavç Cl ? nt du fable fort délié. Ensuite ils tracent les lettres* cfilr " poinçon, & les Ecoliers imitent ces lettres, effaçant àsçàv ari e ^u'ils ont écrit. 11 fe trouve parmi eux des gens fortl«U r » s en l’intelligence de l’Alcoran 8c aux cérémonies de8c les ^ ont principalement les Moudins , les Catibes
enr ern i, yst es * Ces deux derniers offices sont compatiblesLc s jyj UnCatibe peut être Naybe, 8c un Naybe Catibe.amematiques y sont enseignées,Lc ils en font grand état,Tonu U,
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fur tout de l’Astrologie, n’entreprenant auctin bâtiment, au-cun voyage, ni en général aucune affaire, fans s’informer dél’Astrologue quelle fera l’heure la plus favorable pour la com-mencer. Ils s’addonnent auífi à k Magie, & font grand étatde certains caractères qu’ils portent par dessous leurs habitsdans de petites boctes que les riches font faire d’or pu d’ar-gent. Ils les appellent Tayide j & les ont tantôt au bras & auícou, tantôt à k ceinture 8c aux pieds, selon les maux dont ilsprétendent guérir. Ils croyent qu’ils sont causez par le Dia-ble , ce qui les oblige à l’invoquer , à luy offrir des fleurs , &à luy preparer des festins de toutes sortes de viandes & debreuvages, qu’ils mettent en un lieu secret, où ils se perdent,Ii le hazard n'amene là quelques pauvres qui les prennent. Ilsappellent cette sorcellerie Cauveri. S’ils font surpris de calmesou de tempêtes, ils font des vœux à céluy qui commandeaux vents, qu’ils appellent Roy. 11 n’y a point d’Ifle qui n’aicun lieu dédié à ce Roy des vents dans quelque coin écarté *où ceux qui sont échappez du danger, vont prefenter de pe-tits bateaux & des navires faits exprès, pleins de parfums, degommes, de fleurs & de bois odoriferans. On brûle les par-fums , & on jette les petits bateaux dans k mer où ils voncflotant, aprés que l’on y a mis le feu, afin qu’ils soient accep-tez par ce Roy des vents. Lorfqu’ils ne peuvent aisément met-tre leurs navires & leurs galères à flot, ils tuent des coqs &des poules, & les jettent dans la mer au devant du bâtimentdont ils ont envie de fe servir,Quand ils veulent aller pêcher,ilsfont de même des prières. & observent des cérémonies dansleur navigation, pour empêcher que le Roy de la mer ne foieen colere. Pour cela, ils n’ofent cracher du côté du vent nijetter aucune chose, & il ne leur arrive jamais quand ils soncfur k mer, de regarder derriere eux. Tous les bateaux,, lesbarques & les navires dont ils fe fervent, font dédiez à cespuissances des vents, & ils y gardent le même respect qu’ilsont dans leurs Temples, les tenant fort nets, & n’y souffrantrien de sale.
La pêche est leur grand exercice, & celuy de toutes les per-sonnes de qualité. La grande, dont ils font un trafic tres-con-siderable, fe fait hors de leurs Attollons, en haute mer à six ousept Jieucs. On y pêche une quantité surprenante de gros pois-sons , de sept ou huit sortes, qui sont néanmoins presque demême efpece, quoy que non semblables ni de k même gran-deur, comme Bonites, Albachores, Dorades & autres, qui neportent point d’écaillcs. Us sc trouvent toûjours ensemble &dans le même parage , & on les prend avec une ligne d’unebrasse & demie de gros pi de coton rond. emmanchée dansune grande canne d’un bois extrêmement fort. L’hameçon estmoins replié que le nôtre, mais plus étendu , & pointu aubout comme une épingle. On n’y attache point d’amorce ;mais le jour d’áuparavant, on fait provision de quantité de pe-tits poiflons de k grosseur des gardons, qui fe trouvent engrand nombre fur les bancs & fur les fables. Ils les conserventenvie dans des poches de corde de cocos à petites mailles, &cles laissent tremper dans la mer au bout de leurs barques.Quand ils sont au lieu où se fait la pêche , ils fement par toutces petits poissons, & laissent pendre leur ligne. Les gros pois-sons sentant le petit qui n’est pas fréquent en haute mer, y ac-courent de tous cotez, & par ce moyen s’attachent à l’hame-çon que l’on fait blanchir & étamer tout exprès, parce quec’est une efpece de poiílòn fort goulu, qui s’attache à l’ha-meçon blanchi, croyant que ce soit un poisson blanc. Ainsion ne fait que lever la ligne dans le bateau où le poisson tom-be auffi-tôt, & on k remet en mer dans le même instant. Enmoins de trois ou quatre heures leurs bateaux font tout pleins.8c vont cependant toûjours en avant k voile haute. Ce poissons’appelle cn leur langue Cobolli Majfe, c’est-à-dire,Poisson noir,parce qu’il est noir. Ils le font cuire dans de l’eau de mer, ôcsécher ensuite au feu sur des clayes. Etant sec, il fe garde forelong-temps. Non feulement ils en font un fort grand trafic en-tre eux, mais ils en fournisseur toute l’Inde. Deux fois l’annéeaux équinoxes où les marées sont fort grandes, ils font unepêche generale. Comme en ce temps-là k mer s’abbaisse beau-coup dans son reflux, &c qu’elle couvre à sec les baffes 8c lesroches, ils observent un recoin commode lorfqu’elle s’est re-tirée , & mettent tout à l’entour de grosses pierres les unes furles autres jufqu’à une grande "hauteur, ce qui ressemble à unravelin, ou à une muraille ronde. Cet enclos a quarante pasde tour, & l’entrée qu’ils y laissent en a deux ou trois de lar-ge. Us s’aflèmblent trente ou quarante hommes, & portent cha-cun cinquante ou soixante brasses de grosses cordes de cocos ,où de brasse en brasse est attaché un morceau d'écaille de cocossèche, pour faire flotter toujours k corde fur seau. Apres ock
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