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^ s ^ en uìsi e rs, & de tous les autres. * Voyages de français Py-íi? r etn, part. chap. io. & suivant,ei) ctALDON. Ville d’Angíeterre dans la Province d’Efíèx,à g r * n Maladumm. Elle eft située fur le Fleuve Blake-water,Put re de la ville de Colchester, & envoye deux Dé-0ll ez a u Parlement. Les Anciens l’ont nommée CamalodunumïQ\~ ama Munum, du Dieu Mars, que les Trinobantes ado-fous le nom du Dieu Camule. Cette ville est remar-ia o . ans l’Histoire pour avoir été la premiere Colonie desdrains en Angleterre. * Audiffrct, Geogr. tome i.r. * a LDR.A. Nom Latin de la petite riviere de Maudre, quiCour s dans l’Ifle de France.
ai! l A.LE\ Ille principale des Maldives. Elle est à peu présí^alieu de toutes les autres Isles, & peut avoir une lieuej, .^mie de tour. II n’y a aucune ville close dans cette Isle,^ .E remplie de-çà & de là de maisons, soit des SéigneursP^^.Gentilshommes, soit du commun peuple. Ces maisonsd re distinguées par rues & par quartiers avec un assez bel or-f e ,* & chacun sçait son département. L'Ifle de Malé est plusdç 1 e stUe toutes les autres. C’est sabord des Etrangers, & la^ure du Roy. Comme elle est la plus habitée, elle est<j e 1 * plus faine. Les Insulaires en rendent cette raison,quejou ° U - te anti qu“c les Rois des Maldives y ayant fait leur sé-r » il y meurt beaucoup de personnes j qu’on y enterre cha-en particulier, de forte que toute rifle étant remplie deél e Cor P s > le Soleil qui est fort ardent donnant dessus, il s’enVais 6 ^ CS vapeurs mal saines. Auflï les eaux y font fort mau-p es > ce qui oblige le Roy d’en envoyer quérir pour luy &p Ur ‘f Maison dans une autre Isle où elle est meilleure, & oùc n ’enterre personne. Les principaux, & même les gens du^Jflmun font la même chose. Le Palais du Roy est construitle" rrc > composé de plusieurs logemens fort propres à unr 0n ? a § e > & fans grand ornement d’architecturc. II est envites 06 ^ vergers & de jardins, où font des fontaines & des» r er v°irs d’eau enclos de murailles, & pavez par le bas de’idcs pierres polies. Ces lieux font gardez fans cesse, parcejjj e Roy s’y lave ainsi que les Reines, ce qui est étroite-çAí’ ^sendu à toutes autres personnes. Ce Palais, nomméx *to°J re en ^ eur tangue, est d'une grande étendue. Il y a au-lin - Cours sl ue st e l°g emens - & au milieu de chacune, estde ^ lts garni de fort belles pierres blanches. C’est dans l’une ji tç c í s cours que font les deux magasins d u Roy. I! fait met- jJ> es Canons dans l’un, & des armes de toutes sortes dansq u tre \ A Tentrée du Palais est un corps de garde avec quel-est f P* eccs de canon, & plusieurs especes d’armes. Le portaild'infì Commc une tour quarrée, & fur le haut, les Joueurson. ru tnens jouent & chantent dans les jours de Fête. De là,ay r ° Uve une premiere salle où se tiennent les Soldats, & plusd e nt un en trouve une autre pour les Seigneurs & les gensPersonne de quelque condition qu’il soit, homme,cìer^ 011 n'ose passer plus avant, à l’exception des Offi-ciel domestiques. Le pavé de ces salles est élevé de troisa sse i ^ terre » ât plancheyé d’un bois fort poli & proprementritrsr * O'cst pour remedier aux fourmis qu’on l’exhauslèf u j t ,l Re plancher est tout couvert d’une petite natte qu’onc hiff n CCS entrelassée de differentes couleurs, avec dessç r - re j & autres façons. Les murailles font tendues de tapis-sqj™ soye, & le plafond en est aussi revêtu. De cette tapis-qjj. e à plafond, pendent à l’entour dc belles franges, ainsien met à une courtine. Comme le Roy vient quelque-$y "ans ces salles pour s’entretenir d’affaires avec ceux quip^pEudent four faire leur cour, il y a une autre forme deWac° n ^ ° u c * e courtine plus riche, fous laquelle est une largeç»Jp relevée de deux pieds, & couverte d’un grand tapis.p 0 j *’ a que s’affied ce Prince les pieds croisez, n’y ayanttc s , autres sièges. Les 8eigneurs s’assèientde la même for-te^ r J es nattes étendues par toute la salle. L’ordre des Digni-s 0[)t | observé fort exactement dans cette séance. Ceux quie n p C c moindre condition demeurent debout, si lc Roy, oudeabsence les plus grands 8eigneurs, ne leur commandent^oir.Les principaux de l'Isse de Malé font obligez de lesi^oíi psier tous les jours aprés midy, & s’arrêtent dans cetted 0ttl ^^le, ce qu’ils luy font.dire par le premier OfficierWe I Ue stui paroît. La Noblesse des autres Isles vient auffiIiiy nt a Malé, mais elle ne paroît jamais devant lc Roy fansfont p^forter quelque présent. C’est en la premiere salle où«Ussì CS bardes , qu’il reçoit les Etrangers. Ses chambres sont^ eil rs°^ 1 ^ CS à tapisseries de soye , enrichies d’ouvrages dcPar ^ de ramages d’or. Les lits font suspendus en l’airl.e s jî ^re cordes , d’une barre que soutiennent deux piliers.° u ffins & les draps font de coton & de soye, le tout cou-
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vert de riches courtines de soye & de drap d’or. On les faiiainsi, afin qu’étant branlez & bercez, ils puissent s’endormirplutôt. Le commun des Domestiques du Prince, couche futdes couffins de coton posez sor des ais, montez à quatre pi-liers de quatre pieds de hauteur. Quand le Roy sort, on luyporte un parasol blanc, ce qui n’est permis à aucun autre , tice n’est aux Etrangers. U y a toujours auprès de luy un Pagequi tient un éventail, un autre qui porte son épée toute nùë&unerondache, & un autre avec une boëte pleine de bétel& d’Areca , dont il prend à tout moment. II est suivi par unDocteur de laLoy, qui lé perd rarement de vûë. II mangeseul, & ce sont les principaux de fa Maison qui le servent. Savaisselle n’est ni d’or ni d’argent, mais de porcelaine ou decuivre, qu’ils façonnent fort proprement aux Maldives, avecdes boëces de bois verni & lacré. C’eft ce qui est réglé par laLoy. Le Vendredy, lorsqu'il va à laMeíquite, c’est toujoursavec grande pompe. Les Soldats vont de rang, une partie de-vant luy, A une partie derrière. Ses Officiers ordinaires rac-compagnent avec les plus apparens Seigneurs de fa Cour, auson des tambours, des fluttes , des trompettes & de quelquesautres instrumens. Au bout du Temple vers l’Occident, il ya un petit endos de bois où il sc met avec celuy qui porte sonépée & fa rondache, le grand Pandiare, l’un des Catibes & sesquatre Moudins. Au côté de cet enclos sont deux grandesgaleries. C’est où les Soldats se placent avec leurs armes. Leservice fait, le Roy retourne au Palais dans le même ordre.Les Soldats marchent devant luy en sautant au son des instru-mens, & donnant des coups d’épées fur la rondache des uns& des autres. Le peuple de l’Isle,qui a assisté à la Fête, s’em-presse auffi à le reconduire. Dans celle qui s’appellerd«, Ô£qui sc célébré a prés le temps du jeûne fini, le Roy s’en retour-ne accompagné de personnes qui ont des habits plus magnifi-ques qu’en tout autre jour. On n’entend résonner par toutque tambours, que flûtes & coups d’arquebusc. Quand il estentré dans la seconde cour de son Palais, on luy amene unTaureau & un Lester, qu’il fait tuer devant luy, & devant tousceux qui raccompagnent comme une maniéré de sacrifice. En-suite il en fait distribuer des morceaux aux plus Grands derifle, qui tiennent cela à un grand honneur > & qui en fontpart à leurs amis, ensorte que ceux qui en peuvent manger,regardent cet avantage comme un signe de bonheur. Apréscela le Roy se retire dans son appartement, d’où il ne sort quel’apresdînée pour voir les réjouissances & les jeux, ce qui estsuivi d’un tres-grand festin à toutes sortes de personnes de sonIsle , chacun selon son rang en diverses chambres tendues debelles tapisseries. Les principaux jeux sc font avec l’épée nuë,ou avec des piques, au fer desquelles pendent des sonnettes.Us s’en portent des coups fort adroitement fur la rondache,endansant & sautant à la cadence des tambours, des trompettes& des flûtes qui jouent incessamment. Dans les chambres desReines, Princesses & grandes Dames, il n’y a point d’autreclarté que celle des lampes qui y demeurent toûjours allu-mées. Elles se retirent en un endroit de ces chambres où ellessont enfermées de quatre ou cinq rangs de tapisserie , qu’ilfaut lever avant qu’on arrive où elles sont ; mais il n’y a hom-me ni femme, soit domestique, soit de dehors, qui ose leverla derniere fans tousser auparavant & dire qui c’est. Alors ellesappellent ou renvoyent, selon qu’il leur plaît d’être vues ounon. Les femmes du Roy ne sont distinguées des autres Da-mes dans leurs habits. qu’en ce qu’elles font plus couvertesd’or, de perles & de pierreries aux pendans d’oreilles, auxchaînes, aux colliers & aux bracelets , sor le cou , sor les bras& sor les jambes. Quand elles sortent, ce qui est fort rare , ily a des femmes & des Esclaves qui vont fort loin avenir lesnommes de sc retirer, & de ne paroître pas. Les femmes vien-nent par cantons au devant d’elles avec de petits prescris, com-me des fleurs Lc des fruits. Quatre de celles qui les accompa-gnent , portent sor leur tête une courtine de soye, qui traînantjusques à terre, empêche qu’on ne les voye. Quand elles sontgrosses, elles sortent pour s’aller baigner, selon la coûtumetiu pays, ce qu’elles tiennent fort sain. Pour cela, on dresseen la mer un petit enclos de peaux qu’on couvre de toile.Aprés s’y être baignées,elles viennent sor 1e bord en une autrepetite maison prendre un autre bain d’eau douce. * voyage deF r.Pyrard, I.'Part. ch.n.&iz.
MALEAS. Fcuples de la Preíqu’Isle dé l’Inde de-çàle Gange. Us habitent dans les montagnes de Ballagate,aux confins du Malabar & de l’Etat du Prince de Madurevers le Coromandel. Plusieurs Auteurs disent que leurpays fait partie du Malabar. Les Chrétiens de saint Tho-mas sont les principaux d’entre ces peuples , & la plus
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