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du lait & un peû de ris aux bonnes Fêtes. Les homtnes & lesfemmes font vêtus comme les Arabes de Fez & de Maroc,mais leurs habits font plus médians òc plus pauvres. II vientassez ordinairement à Maícate du dedans du pays, plusieurs deces Arabes qu’on appelle en Barbarie & en Espagne Alarabes ,qui demeurent en troupes à la campagne fous des tentes qu'ils-transportent de temps en temps d’un lieu à l’autre pour la com-modité du pâturage de leurs troupeaux. Comme ils croyentmériter d’être considérez plus que ceux qui demeurent dansles bourgs & dans les villes, ils veulent qu’on les distingue desautres par leur habit, qui est une grande veste blanche faite depoil de chevre & de lin, qui leur va juíqu’aux talons avec desmanches aussi larges que celles des Religieux de S. Benoît. Ilsont un capuchon comme eux fur la tête,la barbegrande.&beau-coup de gravité apparente dans leur démarche. Quelques-unsportent un capuchon noir, mais ceux qui le prennent de cettecouleur, ont parmi eux une dignité particulière , ou de Capi-taine dune troupe ou d’un village, ou de Prêtre de leur Secte,Ils portent tous une flèche fort menue à la main. Les femmesont une veste semblable à celle des hommes, faite de fil ou defoye de plusieurs couleurs, fur tout celles qui font plus richesque les autres, mais fans capuchon. Ces vestes sont si longues,qu’on ne leur voit pas le pied. Dés que ces Alarabes appren-nent qu’il est arrivé quelque navire àMafcate, ils y vien-nent de leurs villages vendre de la volaille, des chevreaux& des dattes , & ils y achetent du ris, & quelques gros drapsqu’on fait dans les Indes. * Ambaffilie de D. Gantas Fig'ieroa.
MASCON. Ville de France, dans le Duché de Bourgo-gne , capitale du Mafconnois , avec Evêché suffragant deLyon. Elle.est fur le penchant d’unecolline qui s’abbaisse jus-ques au bord de la Saône, ce qui fait qu’on ne fçauroic allerpar la ville fans qu’on monte ou qu’on descende. Ses rués fontmal disposées, & pour la plupart, elles vont en serpentant, àl’exception de celles qui sont au bord de la riviere en plat pays.La ville est en forme d’arc auquel la rivière est comme lacorde, & le pont comme la flèche. II semble en vouloir défen-dre l’entrée, à cause de deux fortes tours qui sont du côté quece pont finit au fauxbourg saint Laurent, qui est un fameux-passage pour aller à Bourg, capitale de la Bresse, à cinq lieuesde là. Ce pont est bâti de belles pierres de taille. On peutvoir de-là toute la ville, qui y paroît en théâtre. Proche de laCathédrale, est une forte muraille tres-ancienne, défenduede deux hautes tours quarrées, qui font les restes des vieillesmurailles de Mafcon, qui ne renfermoient guere que ce quiest aux environs de cette Eglise. Elle étoit autrefois dédiée àsaint Pierre & à saint Barthélemy ; mais le Roy Childebert,par la grande dévotion qu’il avoir à saint Vincent, la consacraà l’honneur de ce Saint Martir, & l’enrichit de fes Reliques.On y voit le tombeau des quatre Evêques Dinet, avec leursfigures élevées dessus en marbre blanc. Cette Eglise a par ledehors deux hautes tours , qui sc font voir de fort loin à lacampagne, & dont l’une sert de tour d’horloge à la Ville. SonChapitre est composé d’un Doyen, d’un Archidiacre , d’unPrécenteur, de deux autres Dignitez & de vingt Chanoines,& leDiocesc comprend deux cens soixante & huit Paroisses di-visées en quatre Archiprêtrez, qui sont ceux deBeaujeu > deRosset, de Viriu& du Vaur-Renaud, avec deux Abbayes. LePalais del’Evêque est magnifique dans fa structure, & super-be par la beauté de son bâtiment. II est en la place du vieuxChâteau qui étoit au pied de la Citadelle, dont il ne demeureaucune marque , fi cc n’est la place où les Dominicains, lesCapucins &c les Carmélites ont leurs Convens. L’Eglise desaint Pierre n’est pas loin de-là. C’est la plus grosse Paroisse dela ville, & une riche Cbanoinie, où les Chanoines font obli-gez de faire preuve de Noblesse. Sa tour & son horloge quiregardent une grande plaee, sont ce qu’il y a de plus beau.Quoy que cette place soit dans le lieu le plus élevé de la ville,il y a un puits fort profond, dont seau est tres-bonne à boirecomme étant de roche. II s’y vient rendre une grande rué oùest la Maison de Ville, & qui va en descendant jusques aumarché qui est devant le pont. 11 y a aussi à Mafcon la Paroissede saint Etienne, & plusieurs Maisons Ecclésiastiques & Reli-gieuses avec un College de Jésuites. La plus grande de fesrués est de même parallèle que le quay. Elle commence aumarché & finit à la porte de Lyon. Dans cette étendue, elleest traversée de celle des Cordonniers qui se rend à droite à laporte du Bar, en commençant au quay que l’on a fait revêtirde pierres de taille, du temps qu’on faifoit de nouvelles mu-railles, qui paroissent principalement du côté de !a porte saintAntoine. où un peu au dessus, on voit une grosse tour > quel’on croie être les restes de quelque fort Château. La Comman-
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derie de saint Jean est à voir, auílì-bien que le Convct>î ^Cordeliers qui est proche de la porte de Lyon. La viMafcon qui est entre celle de Châlon fur Saône au ^trion, & la ville de Lyon au Midy, à onze lieues de ch* c ^est située dans un pays tres-beau & tres-fertile. O sl 3 P[ , in „en Latin Matifco 8i Matiscona , & l’on prétend qu’elle a e .ciennement la demeure des Eduens Ambarriens. Les Bar ^ ^l’ont ruinée plusieurs fois, & durant les guerres des ^ tìn S?] e futdes Bourguignons, elle souffrit de tres-grands ravages-E ^réparée en 1222. fur la fin du Régné de Philippe-Aug uielle a eu des Seigneurs particuliers dés la seconde Race ^ ^Rois. Louis le Débonnaire cn donna le (Gouvernementrin ou Guerín > qui jetta les premiers fondemens de 1 A ‘pdeCluni. Après quelques Siécles, les Gouverneurscon s’en firent Propriétaires en titre de Comté. U y 3 , / judial, ressortissant au Présidial supérieur de Lyon. * ^LfôrtiChêne, Antiquit. des Villes de France. Jouvin de R° cVoyage de France. «rf
MASCONNOIS.Contrée la plus Méridionale degogne, qui a environ douze lieues de long & neuf de ' ar S ^Latin Matifconenfis Le pays est fertile en bons vins, j e
entre la Bresse, la Dombe, le Bourbonnois, lc ChâloMw >.^Charolois, le Beaujolois & le Dijonnois. C’étoitun des ’ 0(i{i ecipauxFiefs du Duché de Bourgogne. Alberic de Na r ^ q(ìiayant épousé Agnès, fille de Raculphe, Seigneur dcM* ^en devint le premier Comte. Guillaume, surnomme * f j t)die, Comte de Bourgogne, de Vienne & de Mafcon, 3 4 ^Lc Jean de Dreux, dit deBraine, fils puîné de Robert ^ ç eJe Jeune, Comte de Dreux, deBraine & devoyant point d’enfans, consentit qu’Alix, Comtesse de g (con fa femme vendît ce Comté au Roy Saint Louis esl * ^ n cLe Roy Jean I’unit inséparablement à la Couronne P?ï îf jesDéclaration de l’an i;6o. ce quiyn’empêcha pas JeR°y c „ n e,VII.de le cederà Philippe, dit le Bon, Duc de Bourg n ^Ce Traité fut confirmé par Louis XI. qui après ^Charles, dit le Terrible , pere de Marie de Bourgo^’^f.,clara par Lettres du mois de Mars 147 d. que le Comtecon ne pourroit être désuni de la Couronne.il restitua ^ville de ce nom qui en est la capitale, le BailliageR Q jj
avoit été transféré à saint Gengoux. Quoy que le -° u |ier>soit de la Bourgogne, il a un Lieutenant de Roy part 1 j a& tient fes Etats à part dans le même temps. TournusSaône, & Cluni fur la riviere de Grofne iònt dans eepays. * Audiffret, Geogr. anc. & mod. tome 2. . ^ 0 m c
M. Dûment, en parlant de Mafcon dans le premf erde scs Voyages, dit que Guillaume qui en fut le dern 1 ^?. cS gíte, s’étoit rendu odieux à tous fes Sujets par scs an ^Lrti'par scs vexations, & qu’il haissoit les Ecclésiastiques, finculierement les Religieux de Cluni, ce qi ' ' ' " fMrafuneste. On prétend qu’étant un jour en
qui luy attira u- [á
- n débauche a ^
amis que son exemple convioit à boire, le Diable I e ‘ jní isvisiblement par la fenêtre, & qu’on l’entendit pousser de g rn j.
cris en l’air en demandant du secours, fans qu’on le v ’tre depuis. Ainsi le Comté demeura à son fils unique, , 1 e
Frédéric, qui épouvanté de ee qui étoit arrivé à sou Pdonna au Roy, & se fit Religieux de Cluni. n fora*
MASCOSKOIE. Ville de la Tartarie, située sordel’Oby.à quinze Journées deQuesko& à dixdej - e<Elle est assez belle, & dépend du Grand Duc de . „ e ,MASEICK. Ville de la Campine dans l’Evêche «e j fll -cn Latin Mafícum. Elle est située fur la rive gauche de jV fCsc, à trois lieues de Ruremonde & à cinq de Mae* r * Aj c ded’assez bonnes fortifications.Ses Eglises font une Co ne nV'Chanoines qui sert aussi de Paroisse,une de Recolets, ^ jeître de Religieux de l’Ordre de sainte Croix. Il y 3 3Capucins,des Religieuses de S. François, desBegu^ 1 aV e£
halles couvertes. Á une lieue de Mafeick estTho> e ’ t j 0 fj,une riche Abbaye de Chanoinesses de fort ancienne i° ^ j (J -Elles se peuvent marier à l’exception de l’Abbesse > ^xiitrifdiction fur beaucoup de terres & de villag^’ e j a jtisfaire battre monnoye. Elle a des Chanoines & des L ^^ces>pour celebrer le Service, & il n’y a que les filles de ^ ^çficSde Barons & de Gentilshommes distinguez quidans cette Abbaye. * Le P. Bouflìngaut, VoyageMASELI. Bourg ou village de la Palestine, en La ^lum anciennement Gemini & Gerrhum. C’ctqit avrr , p,/f,ville d’Egypte, située fur la mer Mediterrance. . ’ v jjla'M ASENA. Riviere qui sc rend dans l’Adde Pf c ? cO 0'gedsArden, dans la Squadre de Trahon. Cette rM ^smimique son nom à la vallée de Mafcna dans la Vaire c6IesAlemans appellent Masnertbal, dont unepar tie