allées,au milieu desquelles sont des canaux faits pour con-titre l’eau par tout le jardin. Rien n’est plus agréable pour sej'poser. Proche de là est un Obélisque fort beau. pareil à ce-* u y d’Alexandiie, 11 est dans un lieu fort bas.où il y a presque°Ujours de Peau , fur tout pendant Pinondation du Nil qui enait Un grand étang. Quelques ruines qui parodient encore°Ut à Pentour, font croire qu’il y a eu autrefois une ville. Celà que Selira Empereur des Turcs campa son armée quand} P r it le Caire , & Pon y voitmême encore des levées de terre^hautes, où étoient íes retranchemens. Entre la ville & laPttharée, est un bâtiment qu’on dit être PArsenaldela mert Y° u ge. Detousles saints Lieux où il est permis aux Chré-ens d’entrer, celuy-lâ est presque le seul qui leur soit com-avec les Turcs. Le Bacha, quand il y vient, & les autresvla hometans y font leurs prières. * Thevenot, Voyage duLe-î> chap. 8. F. Jean Coppin, Voyage d’Egypte, ch. 10.
. "lATÍN. Petite riviere de l’Albanie, nommée par les La-- n ì^Uthïs & Mans. Elle baigne Durazzo, & va se perdre dansde Venise. * Maty, Dtct. de IIoll. 1701.
MATININO ou Matilino. Iflede PAmerique Septehtrio-a e » l’une des Antilles. Elle est fur la hauteur de quatorze dé-§uz & trente scrupules, environ à trois lieues de la Domini-vers le Sud-Est. Ce sont par tout des montagnes, & au mi-leu du pays, il y en a trois qui paraissent par deffus toutes lesai ttres. L a plus haute de ces trois a le sommet rond, & qui re-ssente la forme d'un chapeau. C’est la premiere qu'on voyev? quelque côté qu’on y arrive. Cette Isle est habitée d’uneRation cruelle , mais fort belliqueuse. * Laët, De fer. des Indes
° CC Jv.X.clKlS.
M ATI QUE. Bourg dc la Floride Françoise dans PAmeri-^ 5 en Latin Matica. C’est le lieu principal de la Provincel )nr porte son nom. II est situé fur le May, proche du grand Lac0 \a Ctte "viere prend sa source. * Maty, Dict.de Holl. 1701.MATISCO ou Matïfcona. Les Auteurs Latins appellentxi ^ a f Con - ville de France, capitale du Masconnois." 1 ATLATZINCOS. Peuples de 1 ‘ Amerique dans laNou-. cl * e Espagne, en Latin Matlatsánci. Jean Torquemada rap-qu’ils occupent quelques villages dans la Province de^hoacan.
^.MATRA ou Mitray. Bourg ancien de la Rhetic dans le,,^° 1 , en Latin Matreium St Matreio. II est situé fur la riviere. ^Itz, à trois lieues d’Inípruck du côte du Midy. * Maty,de Holl. 1701.
, MATRAN ou Matavan. Grande ville de Piste de Java, àj^gt-cinq lieues de Japara, & à quarante-cinq deBantam.p a son Roy particulier. Ce Prince étoit autrefois si puis-ant .qu’il prétendoit à la Souveraineté de toute Piste, ce qui le_ etJ doit ennemi déclaré du Roy de Bantam. * Mandesto, Voya-Indes , lv.2.
MATRICA* Ville ancienne de la haute Pannonie. Quel-I Géographes croyent que cette ville est le petit bourg ou1 A/ì^ e oa ^ Hongrie , appellé Thctan.
AlATRlGA. Bourg ou village de la Circaffie, qu’on nom-jv autrement Gudtfcio. II est situé fur la mer Noire prés duétroit de Cassa. Ce Bourg est i’anciennc Hcrmonaffa. * Maty,î de Holl. 1701.
j MATRINUS. Riviere d'Italie qui coule dans le Royaume^aples, & qu’on appelle Plomba.
. MÂTRON A. Nom que les Latins donnent à la Marne, ri-1C iu à France qui se rend dans la Seine.
M ATT A. Montagne d’Afrique , à I’Orientdela ville dedans le voisinage de Sfachki. Elle est abondante enj.. es St en figues, St ses habitans font un grand commerce deai ne St de Berans, sorte de manteaux dont les T ures se fervent.des Ri volíitions de Tunis.
n MATTER ou Motter. Riviere d’Alemagne en Alsace. ElleJ* lt dans les montagnes, 6t tire fa source d’une fontaine qu’onjPpelle Motterbron. Elle pasíe à Zittersheim Lt par la vallée dep otter ou Motterthal. De-là elle va à Winternaw.à Rauschem-à Ingweiler, à Pfaffenhoven, à Newburg, àSchweighau-ày' a Hagenau, à Kakenhausen,à Bischweiler,à Kurweiler &a r usenheim, où elle mêle ses eaux à celles du Rhin, * Davi-Alsace.
^ MATTIAQUES. Peuples dc Germanie , l’un de ceux. nt ] a ]q at i on t j es jfl cvons étoit composée, G’étoient desvì lens - qui ayant été chassez de leur pays par les Cattes ,N ~ nc s’établir dans une partie de la Weteravie Lt de lasir c í urenc appeliez Maniaques, d’un Château qu’ilsp r - nt 'unifier, Lt qu'on appeiloit Mattiacum. L’habitude qu’ilsQ^ ent de faire la guerre, les fit redouter de leurs voisins.^Cjlquefois Tacite les nomme Ripanens , à cause que s’étantT orne U,
étendus jusques au Rhin, ils en occupoient la rive droite endescendant ce Fleuve. Les Romains les exemptèrent de toutessortes de tributs, privilège qu’ils n’accorderent qu’à eux & auXBataves. Les Maniaques firent de leui Château Matúacum ,une ville assez considérable, qui garda le même nom, & l’onne doute point que ce ne soit celle que l’on appelle aujour-d'huy Marpourg, parce que ce nom a un grand rapport avecPancien. Ils étoient encore en possession d’une autre ville, ap-pellce Aqua Mattiacs ., qui est Visbaden. Les Historiens nom-ment quelquefois ses habitans Bucinobantes. Us avoient unçtroisième Place que Pon appelloit Loconnm.On croit que c’estLobr fur le Mein. 11 y en a cependant qui Pintcrpretent For-chairn , dans PEvêché de Bamberg. * Audiffret, Geogr. anc. &ttlod. tome 3.
MATE RA. Lieu de l’Indostan, célébré par une Pagode quia long-temps attiré un fort grand concours de Pèlerins. II estenviron à dix-huit lieues de la ville d’Agra, fur le chemin, deDehly. La Pagode est un des plus somptueux édifices de tou-tes les Indes. Quoy qu’elle soit dans un fond, on la découvrede plus de cinq ou six lieues, le bâtiment étant extrêmementélevé. Les pierres qu’on a employées à le construire sont com-me rougeâtres, & ont été tirées d’unè grande carrière qui estprés d’Agra. Elles se fendent comme nos ardoises, & l’on ertVoit de quinze pieds de long & de neuf ou dix de large, quin’ont pas quelquefois six doigts d’épaiffeur 3 c’est-à-dire »qu’on les fend comme Pon veut, & selon qu’on en peut avoirbesoin ; on en fait même de belles colomnes.Cette Pagode deMatura est située fur une grande plate-forme de figure octogo-ne,toute revêtue de pierres de taille,autour de laquelle rognentdeux ceintures de toutes sortes d’animaux en relief,& fur tourdes singes.L'une n'est qu’à 2,pieds du rez de chaussée, & Pautrsà 1. pieds du haut de la plate-forme. On y monte par 2. esca-liers de 15. ou 16. marches chacun. Comme ces marches n’oncque deux pieds de longueur , il n’est pas possible que deuxpersonnes y montent de front. L’un de ces escaliers se renddans le grand portail delaPagode.&l’autre derriere leChœur»mais la Pagode n’occupe guere que la moitié de la plate-for-me ; l’autre moitié sert de grande place au devant. Sa structu-re est en croix comme celle des autres Pagodes, 8 ç au milieus’éleve un gros dôme accompagné de deux autres un peumoindres qui sont aux cotez. Au dehors du bâtiment depuisle bas jusqu’au haut, on voit quantité de figures d’animaux,comme de béliers, de singes & d’élephans taillez dans la pier-re , & tout à Pentour ce ne sont que niches remplies de diffe-j-ens monstres. Du pied de chacun des trois dômes juíqu’aiifaîte d’espace en espace, il y a des fenêtres hautes de cinq àsix pieds, & à chacune une espece de balcon où quatre per-sonnes peuvent être assises. Chaque balcon est couvert d’unepetite voûte, & les uns font soutenus par quatre colomnes, lesautres par huit, mais qui font deux à deux & qui s’entretou-chent. Autour de ces dômes, il y a encore des niches pleinesde figures qui representent des Démons. L’une a quatre bras,l’autre quatre jambes, & quelques-unes ont des têtes d’hom-mes fur des corps de bêtes, avec des cornes & de longuesqueues qui Jeu r viennent autour des cuisses. La Pagode n’aqu’une porte 3 elle est fort haute, & de côté & d'autre fontplusieurs colomnes & figures d’hommes & de monstres. LeChœur est fermé par un balustre fait de colomnes de pierres decinq à six pouces de diamètre, & personne n’y peut entrer queles principaux Bramins qui s’y rendent par une petite porte se-crette. Tavernier qui rapporte toutes choses dans seS Voyagesdes Indes, lïv. 3. cb. 11. comme les ayant examinées à loisir „dit qu’il fut curieux de voir le grand Ram Ram , qui est la prin*<cipale Idole, & que moyennant deux roupies, sorte de mon-noyé qui a cours dans le pays, on luy ouvrit une porte qui estau milieu du balustre. 11 vit à quinze ou seize pieds de cetteporte une maniéré d’Autel quarré couvert d’un vieux brocardd’or & d’argent, & au dessus la grande Idole Ram Ram. 11 n’enparoît que la tête qui est d’un marbre fort noir.&il y a dans cesyeux comme deux rubis. Tout le corps, depuis le cou jus-qu’aux pieds, étoit couvert d’une robe de velours rouge, avecquelque broderie , & on n’y voyoit point de bras. Elle adeux autres Idoles à ses deux cotez, qui ont environ deuxpieds de haut, & qui sont habillées de la même sorte 3 celles-cy ont le visage blanc, & on les appelle Becchor. Le mêmsVoyageur parle d’une machine de quinze à seize pieds enquarré, & d’environ douze pieds de haut, qu’il vit aussi dans'cette Pagode. Elle étoit couverte de toile peinte où étoient re-presentez des Démons de toutes sortes. Cette machine étoitposée sur quatre petites roues, & on luy dit que c’étoit l'Autelportatif où les Bramins mettoient leur grand Dieu aux jouis
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