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Tome II. [E - O.]
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qu’eile arrose le pays de Stramulipa ; qu'elle est navigable désfa source , & va mêler ses eaux à celles du Cephysc.

MAURONTIVILLA.Nomqueles Latins donnent à la pe-tite ville de Merville que l’on trouve dans la Flandre. Ils rap-pellent auílï Menariacum.

MAUSE. Lieu de France dans le pays cl’Aulnis, qui a étéautrefois fermé de murailles. II n’est plus clos aujourd’huy, &n’est nommé ville par aucun acte public.

M AUSIN A.' Ville ancienne, des ruines de laquelle a étébâtie celle de Sara, dans la vieille Castille en Espagne. Cetteville étoit Episcopale.

M AUSTFìURN. Nom d’une fameu.fe Tour d’Alemagne,située au milieu du Rhin, proche de Bingen , ville de i’Ar-chevêché de Maience. Ce fut en cette Tour que Hatton II.surnomme B onosas , Archevêque de Maience , fut dévoré pardes rats pour avoir fait brûler dans une grange en 969. ungrand nombre de pauvres qu’il y avoir fait enfermer durantune grande famine, disant que c’étoient des rats qui man-geoient le bien des riches. * Audifíret, Geograp. tome 3.

MAUVESIN. Ville de France, en Gascogne , capitale dela Vicomté de Ferentzaques.dans le Comté d’Armagnac. Elleest située fur le Raf; c’eíî le Siégé principal de la Justice. Cetteville a été démantelée , & on en a démoli le Château qui étoittres-fort.

MAUZ AC. Abbaye de France en Auvergne, Diocèse deClermont, autrefois de l’Ordre de saint Benoît, en Latin Mau-zàacum. Elle est située dans un endroit fort agréable, prochede la ville de Riom. On prétend qu’elle ait été fondée parCalminius, Sénateur Romain. Grégoire de Tours en faitmention, iv. 4. de la gloire des Conf iseurs , & l’appelle Ma-fìacus. Le Roy Pépin la rétablit. L’Abbaye de Mauzae fut sé-culariíéel’an 1618.

MAXAD ou Mexad.V ille d’Asie, que Texeira fait capitaledu Catalan. Elle est grande & fort peuplée , & les Rois dePerse y ont leurs tombeaux depuis Xa Imaël- Sufi. Dom Jeande Perse l’appelle M.txîs, & la met à cent lieues d’Hery. IIn’est pas facile de croire ce qu’il en rapporte comme témoinoculaire. II dit que l’on y voit une tour haute d’une pique &demie toute d’or massif; qu’elle a dans fa plus haute partie desarcs de pierres fines, & au dessus un diamant aussi gros qu’unêchâtaigne qui éclaire pendant la nuit, une lieue tout à l’entour,quand il fait obscur, * Davity , Etats du Sophy.

MAXL Ville de l’Anatolie, autrefois Episcopale, en La-tin Maxia, anciennement Larima Sc Lorima. Elle est situéesur la côte Méridionale au Septentrion de l’Iste de Rhodes.

* îClaty, Diâ.de HoH. 1701.

M AX 1 MINIANOPOI.I. Ville ancienne de la Thrace ,appellce ainsi du nom de l’Empereur Maximien qui en a étéle Fondateur. Ce n’est aujourd’huy qu’un bourg de laRoma-nie, situé à vingt lieues d’Andrinople en tirant vers les confinsde la Macedoine & le Golfe de Comtessa. * Maty, Di(t. deHoíl, 1701.

MAY. Petite Ille de l’Ecostè Méridionale > fur la côte de laProvince de Fife, Elle est à dix milles de saint André. * Voyez,Isle de May.

MAY. Grande rivière de PAmerique Septentrionale, quiarrose la Floride , en Latin Mail Fluvms. Elle tire sa sourced’un grand Lac qui est dans les montagnes Apalaches, &aprés avoir traversé la Floride Françoise, elle passe fort prés deSaturioa, d’où elle va se décharger dans la mer du Nord*

* Maty,Dû?, de Holl. 1701.

MAYA. Bourg d’Espagne dans la Navarre. Ì 1 est situé en-tre Bayonne & Pampelune, à quatre lieues de la premiere deces villes, & à huit de 1 autre. Cette place est fortifiée.

MAYAGUANA. Iíìe de l’Amerique Tune des Lucayes.Elle est à vingt-deux degrez vingt-cinqscrupules de la ligne,& à douze lieues vers le Nord Òi.iesl de l’ísle la plus Occi-dentale des Caicos. Son étendue est de huit ou neuf lieues en-tre le Sud-Est&le Nord- Ouest, selon l’observation des Hol-landois. Laët, Defcr. des md. Qccid. hv. r. chap . 16.

MAYEN. Petite ville de Perse où il n’y a rien de remar-quable. EM est sur une montagne, & éloignée de Schiras seu-lement de trois journées. Deux journées au de-là , on entredans les plaines de la Province de Cuzcuzar. C’est où le Royde Perse tient ses haras.

MAYENCE. Ville du Cercle Electoral du Rhin en Ale-magne. Elle est à trois milles au deíîòus de Worms, à quatrede Bingue, à six au deflous de Francfort & à quinze de Spire.

* Voyez, Maience.

MAYENNE. Ville de France dans la Province du Maine.Elle est à cinq lieues de Laval, à six des confins de la basse j

; Normandie, à quatorze d’Alençon & à pareille1 Mans. * Voyez, Maienne. uídníí

MAYO. Comté d’Irlande dans la Connacie, app el j. j £Sdu nom d’un Château, qui est à l’extrêmité du pays ^ .

frontières du Comté de 81 ego, en Latin Majenjis & ^yT xí \\t-Comitatas. II y avoit là un Evêché que l’on a uni avec 1 ^ ^

vêché de Toam. Ce Comté qui peut avoir quinze j] 0 ,j côtes au Couchant & dix au Nord , est entre ceux de . ^j way, de Rofcomen & dc Slego, & l’on y trouve la vi ,

I Killalo. Le bourg de Castel-barr est le seul de tout ce , ^qui députe au Parlement. * Audiffret, Geograpf). nnc. &tome 1. r,u,

MAYO. L’une des Ifles duCap Verd, en Latin Martinj^Elle est petite, & environnée dc lieux où il n’y a pasd’eau. Cependant, comme elle produit du sel en grande 3dance, quoy qu’on n’y débarque qu’avec peine, plusieurs ^! seaux y vont charger toûs les ans. 11 y a grand nombre d ^vres, de vaches & de taureaux , & dans une certaine fa> ° ^Tannée, comme aux mois de May, Juin, Juillet & Aou > ^efpece de petites tortues marines y viennent pondre ; ^ces tortues ne font pas si bonnes que celles des Indes Occ staies. Les habitans plantent du grain, des yames, d £S& quelques plantains, & ils élèvent de la volaille. Ib ne neasl .sent pas d y vivre fort petitement; mais beaucoup mien*moins que ceux qui demeurent dans les autres Inès, à F e •tion des habitans de celle de saint Jacques, qui en est h* r jcipale & la plus fertile. Cette líle est à quatre degrez &du premier Méridien, & à quatorze degrez & dcml de ífquateur. * Davity. Dampier, Voyages autour du monde, t oì 'chap. 4. , j ê j

MAYONQUE. Montagne de Tlste de Luçon, l’H n g j ePhilippines, en Latin Mayoncus. Elle est dans la Prov^ ^Camarines au Levant d’hiver de la ville de Caceres,continuellement des fiâmes par trois ouvertures. . Je

MAYORGA. Petite place d’Espagne dansIeRoy 3U ^Léon. Elle est à neuf lieues de la ville de ce nom » & 3Cpagnée d’un Château. t j t {S

MAYOTTE. Nom que Ton donne à un peloton de P cCIíles, situées dans la mer de Zanguebar, entre la cote ^nom & T Isle de Madagascar, en Latin May ot a inful ^.. ^font fous le douzième degré de latitude Méridionale. **

D ct.de Holl.iyoi. , í [0 ÎC

MAYZI. L’une des Provinces en quoy TIfiede Ctss adivisée anciennement. Elle étoit la plus proche de TI* le j c jpaniola, & obéïíîòit à un Cassique nommé Hataey > ss . 0 nEspagnols firent périr. Le nom de Mayz,i est demeui c j.pCap de Tlste. Cette Région est montagneuse & re ®Ppaisses forêts & de boccages. * Laè't, Defcript. des indessiv. 1. th. 8. , ; ,bâ-

MAZ AGAN. Place forte que le Roy de Portugal 3 j a ( jUtir en Afrique fur la frontière de la Province deDuqu e ^’ arKRoyaume de Maroc , & qu’il a fortifiée depuis qu'u 3 0,

donné les villes cie Safie & d’Azamor, en Latin Ití/íf lsElle est à trois lieuës de cette derniere, dans une plai° e fobord de î’Ocean, où étoient autrefois une vieille tour 3 íf ntC ,Boreycha , de l’ancien Port d’Almedine , & un bourg P re 0 fjment ruiné, qu’on nomme la Maison du Chevalier. S eS gjfont bâtis à la moderne , de pierres liées avec de la chi ’pil y a beaucoup d’artillerie & de munitions avec bonne gson. L’Ocean la ferme d’un côté, & elle a de T antre u ^ n ylarge & profond, dont seau monte avec celle de la mer-^voie un puits d’eau douce,qui a un bord de pierres* 0 ’ j s ]j& fort relevé, où les barques vont faire dc T eau. ^ Ljél e *puissance des Cherifs , cette Place eut beaucoup de d glJ r.avec les Maures, & Louis de Lorero.qui en étoitGouvÇremporta fur eux divers avantages. L’an 15 62. le Ch erî . ç QÍ .attaquer avec plus de deux cens mille hommes, & E k at ç^le,tement. Ensuite comblant le folié avec une montagn? e ^- s j £ sil abbadt une grande partie du mur à coups de canonAssiégez firent une défense sì vigoureuse , qu’avec des ^ j £Î& des feux d’artifice, Ì!s tuèrent quantité de Manj cS * fll j'repouíïèrent hors de la ville. Le Chéris voyant qu d nvoit empêcher le secours du côté de la mer,le retira ave v yde perte, qui ne fut guere moindre pour les Chrétiens > ^

qu’ils fullent demeurez victorieux, * Marmol, D(f ír ‘ ^me de Maroc , tome 1. Hv. 3. ch. 5 6. . , e tl*

MAZANGRAN. Ville d’Afrique dans la P . r p 0 V J s J’O'Tremecen ,à une dcmi-lieuë de la mer & à treize sien JUran, vers îe Levant. On tient qu’elle a été bâtie P ar . c pto'Pays. Les Anciens appeiloient ion Port, le Port des Diej ■ ^ * gilemce le mec à trente degrez trente minute4 dc long 1 ’