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Tome II. [E - O.]
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l’une donne cours au Blanc Mein , ou }Ve ; se M ay n pro-e de GeifFers. L’autre le donne au Rouge Mein, ou Roche

p r é s d e Goldernach ou de Pernech 8 c des monts de Bo-k® 6 j aprés quoy ces deux sources viennent à s'unir au def-. Us deCulmbach, entre Steiaach & Roling, d’où certe ri-Q e J c c ? u ' e du Levant au Couchant environ trois lieues, jus-p a sichtenfels, où elle reçoit le Rudach. De là elle prendn cours vers le Sud par Staftelstein & par Zapfendouíf, jus-i es à Gusbach , d’où se tournant vers le Nord par l’espacc^Dnelieuë, elle se rend à Ramberg. De là le Mein courtr r ^’Occident, patïèà Schwinfurt, àKitzinghen, âOch-o^ .ort, à Wirtburg & à Culstad, & arrose ensuite Gmund,l a f 1 s e grossit des eaux du Sul.Ensuite il pâlie par le pays&parç *°rêt de Speshart & à Wertheim ou le Tauber se tnele à sesc aux - aprés quoy il íe rend à Mildenbur, où est le commen-^ent de l’Ottenwald, puis à Afchenburg, demeure des^ r . c bevêqncs de Maience' & à Francfort, Hochstet & Rusel-v ^ r si, & enfin il se décharge dans le Rhin vis-à-vis de laJUe de Maience, * Alchamen, Gémi. Raw. chap. n. Quad.°*- Helt.cbap. z.

MElNGO W. Petite contrée de la Franconie en AlemagneL e / e s Latins appellent Manogavìa. Elle est dans l’Electorat de^tence , 8 c s'étend le long du Mein entre les villes de Mit-Ct nberg & d’Aschasembourg . ¥ Maty , D;ct. de Holl. 1701.j MElNOW. Petite Iste du Lac de Constance, fituée entred Ville de ce nom & celle d’Uberlingen. Cette Iste, que les, at ins appellent Meinorïa &c Augi.i minor, dépend deFEvêché, e Constance, & a un Bourg avec une Abbaye considérablee ‘Ordre de saine Benoît.*Maty, D ft.de Holl. 17ox.v ^ElNUNGUE. Place de la Franconie en Alemagne, enatui Meining t. Elle est sur la riviere de Verre dans le ComtéHenneberg, & appartient à un des Ducs de Saxe de la,, ra nche de Gotha, qui fait fa résidence ordinaire en ce lieu-V Çettc place est à deux milles de Smalcalde auMidi, &3 bchwenfurt. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

] «fclSENHEIM. Ville des pays réunis de Lorraine dans.Bailliage de ce même nom, en Latin Meïsenhemium. Elleù située fur la riviere deGlann , qui le perd dans le Naw, auessous d’Odernheimà cinq milles de Deux Ponts, &à pa-e Ùle distance de Bingue.

t. MElSSEN. Ville d’Alemagne, Capitale autrefois de la> sisilie, en Latin Mesna.Tc.Uc est Episcopale & située sur l’Elbe,d^nte degrez quarante-cinq minutes du Méridien der Cana-, & à cinquante 8 c un degré cinq minutes de l’Equateur.

i. ‘ e 2 du Levant la riviere d’Elbe, du Midi le torrent dcTri-"ch, du Nord le ruiíTeau deMeiífen duquelelleapris ion

, & du Couchant les montagnes. 11 y a trois Châteaux furj^ e même montagne, l’un du Prince , l’autre de i'Evêque, &troisième du Burgrave; mais ruinez, avec un pont de pierres*j? Ur passer d’une montagne à l’autre » & un de bois surí’Elbe

artifice admirable. L’Eglisc Cathédrale renferme la Cha-P ç lle ou sondes tombeaux des anciens Ducs de Saxe,Le Con-^nt stes Cordeliers a été converti en un Collcge, Raw. Com.

Miesicon, fils de Bol estas Duc de Pologne, l’affiegea Tanj 5 -& la vigoureuse résistance des habitans le contraignit d’enn Cv . e r'e íiege.L’EmpereurHenry IV.lapric l’an 1067.8e la don-a à \Vatistas Duc de Bohême; Ecbert II. Marquis de Mis-p e ‘ a reprit peu de temps aprés. L’Empereur Othon I. fut lej ^dateur de son Evêché 8 c luy donna de grands biens. Lede cet Evêché comprenoit les Villes de Meiílen, de5. rrtZen, de Bautzen, de Mugeln, de Bifchofswerde , & deSe h * tZ 3vCC bailliage de Sornwitz & le Château de Ru-inf a’ J Can à Haubitz , qui en étoit Evêcjue, setant laissélç ^âer de l’herefie df Luther remit cet Evêché l’an i;8i.entred’Auguste Electeur de Saxe, qui le retint par la voyeL Postulation, ce que ses Successeurs ont pratiqué depuis cejTUps-là j de forte que l’Electeur de Saxe possede la ville dede Vi- n< ? omme Bvëque de MciíTen, & non comme Marquis

j. Mìfnìe. Le Cercle de Meiffen , l’un des quatre de la Mìs-^ e , c onfine avec Je Duché de Saxe, la Lu face & les Cercles de

^ des montagnes. * Audiffrec, Geogr. tom. 3.

«n T • Pet * te }d ace d’Afrique dans le Royaume d’AIger,su , d. n Milevum 8 c Milevìs. Quelques Géographes la mettentçJ' “riviere de Sufegmar, à trente mille pas de ConstantineÊnY nC côté de Steffe. Cette place étoit autrefois une villeçPucqpale f ous ] a Métropole de Cartage, & on y a tenu deuxP e °s C d es - l’un en 402. 8 c l’autre en 416. Les erreurs de Pela-5 Mr™ condamnées dans le dernier. * Maty, Dict. de Holl.A u 'LA* Riviere de Lombardiequi coule dans le Bressan.Pr^s avoir paílë à Bresse, elle prend son cours vers le Midi >

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& va se jetterdans l’Oglio à Ustiano.

MELANCHLENES. Peuples anciens de la Scythie.On les appelloit ainsi parce qu’ils étoient vêtus de noir. Ilsvivoient de chair humaine. Davity » Etats du grand Can.

MELANTA GRANDE, ou Melonta. Bourg de la Dal-matie situé fur le Golfe de Venise à quelques lieues de celuyde Cattaro vers le Couchant. Quelques Géographes prennentce lieu pour l’ancienne Afcr'mum.

MELANTOIS. Contrée de la Châtellenie de la Ville deí'Iste en Flandre. On Rappelle vulgairement Je Quartier Melan-tois, en Latin Mclantlfcbus ou Melantifius ager. Son nom ancienest Medenerifense tmitomm. Ce pays est entre les rivières deMarque &de Duelle, & il a pour lieux principaux Lille»Seclin , 8 c Anappes.* Maty, Ditt.de Holl. 1701.

MEL ANTRADA. Ville ancienne de la Remanie qu’onappelle autrement Mditias. Elle est située fur la mer de Mar-mara entre Constantinople 8 c Selivrée, à treize milles de lapremiere de ces Villes vers l’embouchûre de la riviere deGli-cinero. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

MELAS. Fleuve delaPhocide , qui naît au mont Acon-tion , 8 c qui se répand si fort dés fa source, qu’il forme desmarais ou des étangs où l’on pourroit aller en bateau. Coulantensiûte de í’Occidenr d’Eté à l'Orient d’Hiver, il paslè entreAspledon & Orchomene, comme Strabon l’asseure ch. 9. A-prés avoir arrosé la Beotie, il va mêler ses eaux avec celles duCephise. Plutarque parlant de ce fleuve dans la vie de Sylla .dit qu’il est le seul dans la Grece qui porte bateau dés le lieu defa naissance, & qu’il a cette singularité , qu’il s augmente consi-dérablement au Solstice d’Etc ainsi que le Nil > & produit lesmêmes plantes, si ce n’est qu’elles ne deviennent pas si grandes,8 c qu’eìles ne portent point de fruit. II ajoute qu’il n’étcnd passon cours fort avant, & qu’il se perd dans des lacs & dans desmarais couverts de brouflaillcs, & qu’il n’y a qn’une petite par-tie de ses eaux qui aille se rendre dans le Cephise. Straboncb. 9. témoigne que ce fleuve s’étoit perdu dc son temps. LePere Lubin , Tables Geogr.

Plusieurs autres rivières ont porté le nom de Mêlas. Celleque l’arméc de Xerxés dessécha en y beuvant, selon Hérodo-te, est de ce nombre. Nardus l'appelle la Mere, 8 c Belon La~rijfa. Elle est dans la Thrace. li y en a une autre selon Strabonqui passe proche de Césarée en Cappadoce,&qui aprés un longcours se décharge dans l’Euphrate. Castalodit quelle est àprésent nommée Gensui. Le même Strabon parle d’uneautre dont Pline tait aussi mention. Elle sépare la Pam-philiedeîa Ciíicie, Scie Noir l’appelle crionero. Solin mecencore un fleuve Mêlas dans l’Ionie, 8 c d’autres Auteurs enplacent un dans la Lycie, où Latone métamorphosa les habi-tans en grenouilles 5 un dans l’Arcadie5 un dans la Mygdo-nie en Macedoine; 8 c un autre dans la Sicile prés de Ter-mini.

MELASSO. Ville de Carie qu’Orceltus Ferrari, & d’au-tres Géographes modernes prennent pour Milet, qui est au-jourd’huy Palatschia 8 c non Melajso. Cette derniere ville estí'ancienne Mylasa > comme le fait connoître Strabon par Jaconformité de ce qu’il rapporte de Mylasa avec Melajso. Aussia-t’elle gardé à peu prés le même nom. Le Temple de Jupiterqui étoit à soixante stades de la ville , s’y volt encore entier.C’cst un petit édifice avec quatre colomncs à la façade. Un au-tre Temple qui est plus vaste 8 c plus magnifique est dédié àAuguste , comme il paroît par l’infcription de la Frise ; maisce qu’il y a de plus convainquant pour montrer que Melajso estla ville de Mylasa 8 c non pas de Milet, c’est une belle colomne

S st s’y voit encore, érigée à l’honneur de Menander fils d’Eu-idemus. Strabon en parlant dc Mylasa ditqu’Eurhidemus é-toit un de ses fameux habitans , & qu’ayant hérité de grandsbiens de ses Ancêtres, il étoit tres estimé non seulementdans son pays, mais aussi dans toute l’Aíìe où il fut honorédes prensteres charges. Cependant un certain Hybreas com-mença à faire bruit dans le monde. Son pere ne luy avoit lais-sé qu’un Mulet pour gagner sa vie à charger du bois ou à l’em-ployer à d’autres choies plus viles. Avec cc petit secours, com-meil avoit de l’efprit, il étudia dans la Ville d’Antioche sousDiotrephes tres- excellent Orateur. Etant de retour à Mylasa íàpatrie, ii s’addonna au Barreau & s’avança dans une charge pu-blique qu’il exerça avec tant de gloire , qu’en fort peu detemps il lë rendit comme Maître de la Ville , du vivant mêmed’Euthidemus qui étoit alors âgé; mais dans le temps qu’Eu-thidemus étoit dans la fleur de son âge, il avoit eu encore plusd'autorité que n’en avoit Hybreas, & même quoy qu’il y eûtquelque chose detirannique dans sii maniéré d’agir, il ne laif-íòit pas d’être respecté, parce qu’il s’étoit rendu utile à ses

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