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^colora vers le Golfe Arabique & de là à Granganor, puis à^°ulan ,où étant persécuté par le Roy de ce lieu-là, il vint à.° r ornandel Si en la ville de Meliapouroù il souffrit le mar-p s L e ;Plusieurs tiennent qu’il passa jusqu’à Pegu, & jusqu’en lamême , & que c’eít de-Ià qu’on a conservé tant de
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*? îr ques du Christianisme par toutes les Indes. Les habitansu Pays content fur une vieille tradition, que saine Thomas,E^ês avoir prêché long-temps l’Evangile au Royaume deCarlingue, nonobstant l’oppofition des Bramans, demanda unpH' au Roy permission de bâtir une Chapelle, où il pût see cuciuir devant Dieu , Si que cette grâce luy ayant étéûisée, il arriva qu’une groste poutre se mit à l’entrée du ha-de la ville de Meliapour , qui étoit alors la capitale duE psaume, en sorte que les plus petites barques n'y pouvantj, trer > le commerce de la ville fut ruiné en fort peu de temps,j. on tâcha avec plusieurs élephans d’ôterla poutre de-là, &j e ° n employa môme les Magiciens des environs, pour voir si• art ne feroit point ce que n’avoit pu la force. Tout futfutile. Le Roy ayant prié saint Thomas de s’employer à dé-bucher le havre , on fut fort surpris de voir qu’il attacha fae mture à la poutre , 8c qu’il la tira fur la grève aussi aisémentjy e s’i!eût amené la plus foible barque. Apres ce miracle onlaisse bâtir fa Chapelle, où les Bramans le firent tuer parjaques Paiens tandis qu’il y faisoit íà priere. II y en a quitient cjuc l’Eglife qui est dédiée à íàint Thomas à Méfia-is 111 ' a été bâtie par un Roy de Narsingue, 8c que la porte deEglise a été faite de la même poutre qu’il avoit tirée mi-ac Uleuscment. Les Portugais s'attribuent cet ouvrage , & il^oeaucoup d’apparence qu’ils le font avec raison.tr "iELlBOE’E. Ville ancienne de la Thessalie, dans la con-jj ee dite Magnésié en de-çà, c’est à-dire, au Midy du Fleuve^us , entre le Lac Bœbé , 8c Je Golfe Theílàlonique. He-^°dote cn parle liv. 7. 8c Plutarque en fait mention dans la viel\ e Iopidas. * Le PereLubin, Tables Géographiques.«"fELlLLA. Ville de l’Amerique dans la Jamaïque. Elle1 1 Jt’uéeà douze lieues de celle de Sevillequi est la principa-e de cette Isle. Le naufrage que Christophle Colomb y fit enE Menant de Veragua , la rendue fameuse. * Laët, Dejir. des
p "lELlLLE. Ville d’Afrique dans la Province de Garer,v °yaume de Fez. On la nommoit autrefois Ryjfadium ouj Ht Jar % 8c les Africains rappellent Ieyrat-Milita. Ptolemée quiV donne le nom de R uffadire , la met à dix degrez dix mi-mes de longitude & à trente-quatre degrez quarante-cinq mi-p tes de latitude. Cette ville a été bâtie par les Africains, au° n d d’un Golfe, dont la pointe du Cap que les Mariniers-pilent à’Entres oleos , est éloignée de vingt-cinq Jieuè's defssel-Cacis , qui .est fur la côte du Royaume de Grenade,lieues de Motril. Sa situation est dans une plaine, &^ c °té du Couchant elle est commandée par une montagne.ç es . Historiens du pays rapportent qu’elle étoit autrefois la. rltale Je se Province Sc la demeure du Gouverneur & qu’on"°mptoit plus de dix mille maisons. II y avoit quantité dej P & de cire dans son territoire qui est fort grand, 8c quiCç , rrîle des mines de fer dont on faisoit grand trafic. C'est de.^te] que la ville a pris son nom, puisque MûiU veut direpileux en langage du pays. Les Romains l’ont rendue il-le s P ^ndis qu’ils ont été maîtres de la Tingitane. Ensuiteç E»°ts l’ont possédée jusqu’à la venue des Arabes qui s’cnde jvJ Verer, t dans la conquête de l’Afrique, & qui la remplirent^ ’larchands 8c d'Artisàns.Long-temps aptes,le Calife Schif-de Carvan l’affiegea , & l’ayant prise par compositionbit^ 2î> ^ y mit des troupes. Par succession de temps, les ha-cô at 's de Melille s’étant addonnez à la marine, coururent lesql ,? s de la Chrétienté avec de flûtes & des galïotes, ce quirJgfalesRoisCatholiques d’y envoyer une armée l’an 1496.
. ordres duDuc de Médina Sidonia. Aussi-tôt les ha-v asi ans tmplorcrent le secours du Roy de Fez, qui n’y pou-sorj Ve nir en personne y envoya cinq cens hommes en garni-ï ç ‘ Eomme ce secours leur parut trop foible , ils Fe retire-ab j Ur * es m ontagnes , & ces troupes voyant que k ville étoittens, ooée. percerent les murs en plusieurs endroits 8c mi-ç ta ,.! e feu aux maisons pour empêcher les Chrétiens de s’yde T^L r * a _P r és quoy elles reprirent 1 a route de Fez. Le Ducradine qui arriva là-aessus, fit réparer les brèches, &
t^ç^ant k ville dans une plus petite-
Eì^^^delle qu’il laissa pourvûë de tout
enceinte, il y bâtitce qui étoit neces-
re Jt° Ur B ar d er - Ducôté del’Orient il y a un Lac qui a
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êtr e í- e Ie Ft henes de circuit, & ou nulle Galères peuventetjg an y danger. II vient juíqu’à demi-lieuë de la ville , &l * s y est fait une entrée vers la mer à cinq lieues de
Melille, aUpìed d’un roc, qui fait une chaussée large d’uatrait d’arbalêtc en quelques endroits. Lorsque la marée estbasse, les galères peuvent entrer dansle Lac l’une aprés l’autrele long du roc, mais il faut que le Pilote soit expert pour enéviter la pointe. Quand k mer est haute , il y a des bancs defable qui se couvrent du côté de l’Occident, & qui donnententrée à plusieurs galères ensemble. Si le vent souffle avecviolence du côté du Septentrion ou de l’Orient , k mermonte dans le Lac par dessus k chaussée , 8c en de certains en-droits , il y demeure des eaux dans les creux qui sont au hautde ce roc , & il s’en fait des salines où les Maures de la con-trée avoient coutume de venir prendre du sel dans Je tempsque 1a ville étoit à eux. Ils n’en peuvent plus avoir qu’à mainarmée ou par k permission du Gouverneur. Les Chrétiensjouissent présentement de ce benefi ce. Ces salines sont à qua-tre lieuës de la ville du côté de l’Orient. A une grande de-mi-lieuë du Lac il y a une Place forte nommée Zanguzan, oùle Cheriftenoit autrefois trois ou quatre cens Arquebusierspourlascureté des Arabes, qui paifloient leurs troupeaux lelong du Lac,contre les courses desChrétiens & des Corsaires.Les Maures ont fait plusieurs tentatives pour reprendre Me-Iille, & ils l’ont toû/ours tenté inutilement. * Marmol, Tome2. liv. 4. ch. 98.
MELILLI ou Mirillì. Bourg du Royaume de Sicile , situéprés de k côte Orientale de 1 a vallée de Noto , entre Siracuse8c Leontini à six milles de 1 a côte de k mer Ionienne & à 12.d’Agouste, en Latin Mecollis. Les François prirent ce bourgen 1676. 8c l’abandohnerent peu de temps aprés. Les Géogra-phes croyent que c’est l’ancienne ville nommée HybU parva ,Galeotis 8c Megara. * Maty, Dicl. de Holl.i'joi.
MELINDAHou Melmder. Ville d’Arrique dans le paysdesCafres appellée par les Arabes Balad Alkpftra .Elle est situéesur k côte Maritime & Orientale de l’Ethiopie , vis-â-vis del’Ifle Socotora , à deux journées de la ville de Monbazah quiest fur k même côte. Ses habitans tirent plus d’utilité des mi-nes de fer qui sont dans son territoire que de la poudre d’orqu’ils trouvent dans ses campagnes.Iís ne Rappliquent unique-ment qu'à user d’enchantemens pour se garantir des serpens& autres insectes venimeux dont tout ce pays est infecté. *Herbelot, Biblìoth. Orientale.
MELINDE. Royaume d’Afrique dont l’étendue est depuisles bornes Septentrionales de Mombaze, à 2. degrez & demide latitude Méridionale jusqu’à k rivière deQuilmanci, qui ason embouchure vers le Nord au delà de l’Equateur.en s’avan-çant vers k terre-ferme, en Latin Melinda. I] confine avec leRoyaume deChelicie. Ainsi il est en partie fous la ligne, & enpartie à ses côtes.Le terroir est fertile,à rapporte abondammenttout ce qui est nécessaire à k vie à l’exception du froment &du seigle qu’on apporte de Cambaye. D’ailleurs les racinesde Patatases suppléent en quelque maniéré au défaut du pain.
II y a quantité d'atbres fruitiers & de plantes & des melonsexceilens. Vincent le Blanc dit qu’on appelle ces melonsDonnions, &que l’on n’en mange qu’cn Eté à cause qu’ils sontfi rafraîchiíkns qu’ils gelent presque l’estomac, quoy qu’ils nesoient pas de mauvaise digestion. Les campagnes sont pleinesde citronniers, & l’on ne mange en ce pays-là ni de venaisonni de gibier, ni de bœuf, ni de ces moutons qui ont desqueues de vingt & trente livres. II y a des poulets, des oyes &de toutes sortes de volaille. La capitale, qui s’appelle aussiMelinde & qui est dans une plaine fort agréable, renfermegrand nombre de maisons fort bien bâties. Les murailles enfont de pierres de taille 8c les- chambres peintes & meubléesfort proprement. L’ancrage est un peu éloigné de la ville àcause que du côté de l’eau , elle est environnée de plusieursrochers qui en rendent l’accez difficile. Quantité de beauxjardins l’entourcnt du côté de 1 a terre-ferme. On croît queMelinde est le Mondel, d’où Aviccnne dit que vient I’Aíocnoir. Les peuples y font en partie Idolâtres & en partie Maho-métans , mais de la secte des E mosaïstes qui ne croyent pasl’Alcoran en tout. Les Catholiques font aussi bien établis àMelinde, où ils ont dix-sept Eglises bâties par les Portugais .&une croix de marbre doré qu’ils ont dressée. Le Roy fefait porter fur les épaules des Gentilshommes du pays & onbrûle des parfums devant luy lorsqu’il passe dans les rues.Quand un Prince ou un grand Seigneurie vient voir, il luyfait rendre les mêmes honneurs. Toutes les fois qu’il semec en campagne pour visiter ses Etats, il monte fur un che-val richement enharnaché, & quand on 1c voit sortir de sonPalais, le peuple pousse aussitôt des cris de réjouissance. LesIdbis , ou Prêtres immolent une biche & tandis que le chevaldu Prince passe par dessus, ils observent avec soin le mou<-