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Tome II. [E - O.]
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neral portent le nom d'isole di Mez,z,o , en Latin Mez,z>& Insuls.Ce sont celles que les Anciens appelloient Elapbites lnfuU.* Mat y, Ditt. de'Holl. 1701.

MÉZZOVO. Chaîne de montagnes de la Grece qui sépa-re la Thessalie de l’Epire, & de Ja Livadie. C’est l’ancienDinde dont le Parnaíse & l’Helicon, montagnes de la Livadie,font des branches. *Maty, Ditt. de Holl. 1701.

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M I A. Ville du Japon fort magnifique, &' remplie deTemples &de plusieurs autres bâtimens parfaitementbeaux. Comme pour y venir de Quanopar terre , il faut faireun grand tour qui allonge beaucoup le chemin , à cause d’ungrand Golfe que fait la mer entre l'une & l’autre ville , on yva ordinairement en s’embarquant fur ce Golfe qui a sept lieuesd’étendue. On voit à Mia des Sacábonfiens , Prêtres du Japon,qui gardent, comme ils font par tout ailleurs, les Temples &les Maisons de campagne des Grands. Ces Prêtres ont deschapeaux faits de fin osier entrelacé avec un bord rond & lar-ge & un peu creux au milieu. Ils portent de fort grandes robes& de plusieurs couleurs, avec une frange blanche qui pend furleurs pieds. De grandes ceintures à peu prés de la même étoffe,tiíTuës de coton, leur servent de poche pour mettre leurs livres& les tablettes qu’ils portent, principalement les jours de cé-rémonie publique. Leurs souliers font faits comme des pan-toufles, si ce n’est que par derriere ils font élevez de trois pieds.II ont à la main droite un bassin de cuivre rouge , fur lequelfont gravées les images de plusieurs Idoles , Le à la gauche ilstiennent une grostè corde remplie de nœuds, dont ils font ungrand bouton. Quand ils doivent faire quelque sacrifice enpleine rue, ils frappent avec ce bouton fur le baíïìn j & quandce doit être dans le Temple, ils pendent cette corde & cebaíïìn aux piliers qui font devant la porte. * Ambaff. des Holl.au sas on.

MIACUM. Ville ancienne d’Efpagne. On tient que c’estle bourg ou village de la Nouvelle Castille qu’on nomme àprésent Cercedilla.

MIAMIS. Peuple de l’Amerique Septentrionale. Leur paysest situé entre le trente-cinquième & le quarantième degré delatitude, & confine d’un côté à celuy des Iroquois. & de l’au-treà celuy des Illinois à l’Orient de la Virginie & de la Flori-de. 11 est tres abondant en toutes choses, en poiííòn, en bé-tail , en toutes fortes de grains & de fruits. La petite riviere desMiamis fe jette dans le Lac des Illinois. Leur caractère est d’ê-tre inconstans > infideîles, incapables de fe soutenir par eux-mêmes, Sc propres à fe laisser toujours entraîner par le pluspuistan\ *Nouv. Rel. del’Ameriq’ie Sept. 1697.

MIANA. Petite ville de Perse, située dans un lieu maréca-geux , &où l’on paye un droit pour la garde des chemins. Ony trouve un des plus beaux Caravanfèras de tout le pays. Cefut à Miana que mourut le célébré The venot en revenant d’If-pahan. A deux heures de cette ville, on passe une riviere furun fort beau pont bâti de briques & de pierres de taille , Scdont les arcades sont creuses par dedans. Ce pont est presqueau pied d’une haute montagne, qu’on appelle Kaplenton. Cha-Abas en fit paver tout le chemin, la terre y étant fi grasse, quedans le degel & quand il tomboit la moindre pluye, les cara-vanes n’y pouvoient passer. II y a en Perse une forte de cha-meaux qui n’ont point de force pour fe tenir dans une terregrasse lorsqu’il vient à y pleuvoir , & avec la grosse chargequ’ils ont fur le dos, ils s’écavtelent & s’ouvrentle ventre , cequi obligeoit, avant que le chemin fût pavé, à étendre des ta-pis dans les pas le? plus glislàns où ces chameaux avoient à pas-ser. 11 faut encore recourir à ce remede en quelques endroitsoù le pavé est rompu. * Tavernier, Voyages de Perse , ch. 6.

MsARY. Grand riviere du Brésil, en Latin Mtarus. Elle afa source vers le milieu des terres , traverse la Capitaine deMaragnan, & se décharge vis à-vis de l’Ifle de ce nom dans lamer du Nord, après avoir reçu I’Ovarocovo & plusieurs autresrivières. * Maty, Dict. de Holl. 1701.

MI AI BIR. Petite ville de la Province de Hea au Royau-me de Maroc. Elle est située en un lieu avantageux & escarpé,où il y a plusieurs habitations creusées dans le roc. NunoDemandez, Gouverneur de Safi, ayant envoyé Lope Barrigapour l'attaquer, il y fut battu par quantité de Naturels du pays,& d’Arabes soumis aux Cherifsqui s’y étoient retirez.Peu detemps après, le même Fernandez luy ordonna de nouveau des’en emparer. Ainsi Barriga partit avec quelques Alliez quiétoient dans Safi > & cent trente Gendarmes Chrétiens. Onluy donna encore cent Tireurs à pied Portugais, huit cens

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chevaux Arabes de Garbie, quatre cens Soldats &

Naturels du pays. Toutes ces troupes étant arrivées PJ e jMiatbir,il s’y campa à dessein de l’attaquer dés le soir jinais ale temps qu’il conferoit avec les siens fur les moyens de s en rdre maître,lesSentinelles entendirent un grand bruit de £ en y 1fuyoient du haut en bas de la montagne, ce qui l’obligealer reconnoître ce que c’étoit avec les Gend’armes Cfe etieC’étoient des Sujets du Chéris qui venoient compose a ^ceux d’Yahaia. 11 les combattit, & les ayant poursuivistrois lieues jusqu’à Alquel, il fut environné & fait prisonspar ceux qui sortirent en gros de cette derniere ville- C cainsi qu’avorta l’entreprise qui avoit été formée contre Mia*Marmol, tom.i.liv .3. cb. J. . p ur

MlATBIR.Montagne du grand Atlas,où l’on voitencotc ^la cime les ruines de quelques grands bâtimens, qui fe mavoir été faits par les Romains, & tout auprès un puits sort yfond. Elle est de la Province de Cuzt au Royaume de ker- ^gens de néant qui vivent à Fez, y vont chercher des tresots-desoendent dans ce puits avec des cordes, tenant des, .bien bouchées. II y a divers étages où l’on passe de l’un *tre, & au dernier une grande place creusée dans le roc a co \de pic, & fermée tout à l’entour d’un gros mur qui a st ua ^entrées fort basses. Chacune va rendre à de petites places.font quelques puits d’eau vive. Comme ce creux contientinfinité de tours Sc de retours, plusieurs y sont morts de » routre qu’il accourt autour d’eux une si grande multituy ^chauvesouris, que la chandelle s’en éteint , ensorte qu 1 s ^sçauroient plus retrouver l’endroit par lequel ils sont en £ pUn cie ces chercheurs de trésors s’y étant égaré il y a st ^ques années, alla tant d’un lieu à l'atitre , quïl rencontra ^animal, qui apparemment avoit ses petits dans cet endroi • .suivit cet animal pas à pas jusqu’à une fente de rocherétoit en un bois fort épais au pied de cette montagne,ouverture ayant été découverte , tant de personnes y acco ^rent pour y creuser > qu’à force de faire des foflez tout fe r j £plit d’eau, ce qui a fait donner à cette montagne le j tír

Mi itbir, qui signifie cent puits. On n’y trouve aucune ha

tion. * Marmol, tome 2. liv. 4. cb. 125. ^

MICALEO ou Streto Micaleo, en Latin Micaleutn ' ,- eDétroit de l’Archipel, situé entre l’Ifle de Samo & l’Anavers la ville d’Ephefe. *Maty, Diâ. de Holl. 1701. . £ {t

MICA VA. Ville du Japon dans l’Ifle de Nvphon. E ^capitale d’un petit Royaume qui porte son nom, Sc st u L//,compris dans la Région de Quanto. * Maty, Dtct- » e1701. p e -

MICHA ou la Pointe de Micba,en Latin Miculus Aí '’^ £n jfetit Cap de la Dalmacie. qui s’avance dans le Golfe de Vprés de la ville de Z ara. * Maty, Dict.de Holl. 1701.

MICHAILLE. Petit pays montagneux qui fait parti ^Bugey , sc qui s’étend depuis Seyffel jusqu’à Châtilson» e a>tin Mtcbalia. II confine du côté du Nord à la terre de Na Sdu Levant à la riviere de Vaceronnezqui le sépare «uneutre,& vers le Midy au Rhône.Le Valromey en est > e P 3 yj a „Couchant par la montagne qui a divers noms, selon fes v , y„ges dont elle dépend. Les lieux qu’on trouve dans I3M* ^le, font Loyetces, Briort, saint Denis, Flaxieu, Sst‘ anS L e ,de Seyssel, Martignia, Ifarnote > Arbent, Morney, Bas°

& Linrieu auíïì Barònnie. * Davity, Bugey. _ . v e£MICHALIZI. Petit pays d’Asie dans la Bythso je > <. y £Sune ville de ce même nom. Leunclavius le place à dixde la riviere de Rhyndacus ou Lepadio. * Davity. „ ^MIC HELOVIE ou Michovre. Contrée de la Prusse iWj ele, en Latin Micbelovia & Michovia. Elle fait partie du . tJ ,de Culm, & elle en est séparée par la riviere de V^ £ i^,Cette Contrée qui a reçu son nom du Château de Mica pour lieux principaux Lobaw 8r Lauterbourg.*hfety >de Holl. 1701. , , vjjl,

MICHIAS. Ifle située prés du Caire au milieu d u ^ . evis-à-vis l’ancienne ville de Missrulberich. On luy a d° nnom qui signifie Mesure ou Sonde, à cause qu’il y a ,

Ifle un signe certain de la hauteur de ce Fleuve, & de la ^ou mauvaise récolte de l’annéequi est à venir. Elle a 5 j S fu-cens familles, & à un des bouts de cette ifle est un P? ^perbe, bâti par un Sultan, avec une fort belle M°ist ^jtbord du Nil. A l’autre bout. est un édifice- rond de d tu y 3l j %coudées de haut, où l’eau du Fleuve se dégorge par des / j (souterrains. On y voie une colomne au milieu d’un red’une pareille hauteur, marquée d’une coudée à | aUt cr oif-Divan y envoyé des Officiers pour prendre garde à I a ^sement du Nil, ce qu’on fait ensuite annoncer dans j e Udu Caire par des enfens qui ont des voiles jaunes autou