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Tome II. [E - O.]
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Latin Mons Rubeus. On luy a donné cc nom à cause des fiâmesqu’on luy voit souvent jetter.

MONTAGNES DE LA LUNE. Grande chaîne de mon-tagnes fort hautes, fur les confins de l’Abiífinie & du Monœ-mugi, prés des Lacs de Zaire & de Zaflan. Les anciens Géo-graphes y ont mis les sources du Nil ; mais cela ne s’accordepas avec les Voyageurs modernes qui les ont trouvées beau-coup au deçà de ces montagnes. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

MONTAGNIAC. Petite ville d'A fis fur les bords de laPropontide, que l’on rencontre à la droite quand on va de Ga-lipoli à Constantinople. Ce nom luy a été donné par les T ures.Quelques-uns veulent que cette ville soit la même que Nico-polis ; mais si l’on s’en rapporte aux vieilles inscriptions quise trouvent sur les lieux, on a sujet de croire que Montagniacn’est autre chose qu’Apamée. D u moins fi elle ne Test pas, ellene sçauroic être fort éloignée de l’endroit où Apamée étoitautrefois. Cette ville est située dans un lieu fort agréable. LeGolfe fur les bords duquel elle est bâtie, s’appelloit autrefoisCianus Sinus , de l’ancìenne ville de Cium , dont on voit encorequelques ruines , mais il n’a point aujourd’huy d’autre nomque celuy de Montagniac. Par le moyen de ce Golfe cette villea grand commerce avec celle de Constantinople. Elle n’estéloignée de Burse que d’environ cinq lieuës de chemin qu’onfait toûjours dans de fort belles campagnes & aífez bien culti-vées , & ce voisinage luy attire presque tout le trafic de cettegrande ville . & de toute la Bithinie dont elle est la capitale.II y a dans Montagniac cinq ou íix mille habitans , Grecs ,Juifs & Turcs , 1 a plûpart Marchands & qui vivent du traficde leurs denrées. Les environs de cette ville font fort abon-dans en toutes fortes de fruits. * Grelot, Voyage de Constanti-nople.

MONTAGNY. Petite ville de France dans le Lyon-nois. II y a Château. * Davity, Lyonnais.

MONT ALCINO.Ville de laToscane dans le territoire deSienne, en Latin Mons Alcinus & Ilcinum. Volaterran l'appelleMont d’Alcinous. Elle est située fur une montagne à neuf millesde Pienza à l’Occident. Davity dit qu'elle est renommée pourses bons vins,& peu éloignée du fameux Monastère de Mont-Olivet, qui est fur un mont, & où commença la Religion deces riches Moines blancs qui portent ce nom & que l’on voitrépandus par toute l’Italie. Cette ville est Episcopale & sonEvêché que le Pape Piell.étigea l’an i^. 6 z, sous la Métropolede Sienne ne dépend plus aujourd’huy que du saint Siégé.*Maty.ItóL de Holl. 170r.

MON TALEGRE. Château dans le Portugal, Province deTr a los montes. Ses fortifications font un petit bastion, un de-mi-bastion , deux redoutes & trois becs de moineau. II n’y adans ce Château qu’une Compagnie d'Infanterie. * Lequiende la Neufville , Histoire generale de Portugal.

MONTALTO ou Monts Alto. Petite ville de la CalabreCitérieurs dans le Royaume de Naples, en Latin Mons Altus.C’est une ville Episcopale. Sun Evêché est uni à celuy deCo-sence dont elle n’est éloignée que de deux lieues du côté duNord. Quelques Géographes la prennent pour i’ancienneVff-Jgum.

On trouve dans la Marche d’Ancone une autre ville quiporte le nom de Monte Alto. Elle est à quatre lieuës de Fermodu côté du Midy, & le Pape Sixte V. y fonda un Evêché fousIaMetropoE de Fermo l’an i;86.

On appeM aussi Monte Alto un bourg de l’Etat de l’Eglisedans Je Duché de Castro. 11 est astis fur le haut d’une colline,prés de la riviere de Fioré à une lieue & demie de son em-bouchure qui est le Port de Monte-Alto. * Maty, Ditt. de Holl.1701.

MONTALVAN. Petite ville d’Esp&gne dans l’Aragon,en Latin Mons-Albanus , & anciennement Albama. Elle est furla riviere de Martin à neuf lieuës de Tervel, & à quinze deSarragosse vers le Couchant. * Maty , D ift. de Holl. 1701.

MONTALV AN- Petite ville du Portugal. Elle est fur lafrontière,prés du bord Méridional du Tage,huitlieuës au des-sous d’Alcantara.PhìlippeV.Roy d’Espagne s’en rendit maîtreFan 1704. & en ordonna la démolition.

Las MON f AN AS. Petite contrée d’Espagne dont on nesçait pas bien les bornes. Elle s’étend dans la vieille Castilleproche de B argos, & ne renferme aucun lieu considérable.

MONTANGES. Petite ville d’Espagne dans l’Estremadu-re, en Latin calabritm. Elle est à six lieuës de Merida , entreZafra, & Llerena, Sc on y voit un Château fort ancien desChevaliers dc S an lago.

MONTANIATA ouMontagnata. Petit pays d’Italie dansle Sienois, appelle ainsi à cause qu’il est extrêmement monta-

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gneux. Les Latins le nomment Mons Tuniatus. Ce Pa)'s s c*tend vers les frontières de la Province du Patrimoine > entreRadicofani, Saona, & Santa Fioré , sc on y trouve plusieursChâteaux & villages. *Maty ,Dict. de Holl. 1701.

MONTANIOSA. Nom Latin de Monte-Ignofo, peut®ville d’Italie dans la République deLucques. ,

MONT ARGIS. Ville de France dans le Gâtinois, si® eefur la riviere de Loing, à six lieuës de Nemours, à vingt-ci nc îde Paris & à pareille distance de Nevers. Elle fut brùlee en1528. & depuis rebâtie de neuf. Le Roy François I. la donnaen appanage à Madame Renée de France , fille du RpyLouis XII. avec le Duché de Chartres. On l’appelle en LatinMontargium , & André du Chêne dit qu’elle a été nomméeMontargis, commequi diroit Mont d’Argus, à catise qu’elle dé-couvre , ou que l’on voit bien loin touc à l’entour. C’est ufjDomaine de la Couronne, & il y a Bailliage, Election SCPrévôté. Le Château de Montargis est dans une situation tres-avantageusc & fort élevée , ayant la vûë également belle detous cotez. II fut rebâti par le Roy Charles V. La grandesalle est un des plus grands vaisseaux qu’on puisse voir. Elle ade longueur vingt huit toises & deux pieds, & de largeurcomme de hauteur huit toises quatre pieds. Les appartementqui suivent, & qui sont de plein pied , sont d’une grandeurproportionnée à cette salle. On voit gravé sur le manteau del’une des cheminées l’histoire d’un levrier qui vengea la mortde son maître , en étranglant en présence du Roy & de l° narmée, un Courtisan qui l’avoic tué en trahison, quoy que 1 ®Courtisan fût armé de pied en cap., & qu’il n’eût rien oubli®pour se bien défendre. Le Duc de Betfort, étant de retour estFrance en 1418. & ayant eu avis que Montargis avoic un efoible garnison , envoya pour l’affieger une partie des troupesqu’il avoit amenées de delà la mer, sous les ordres du Comtede Warvich, qui s’étant apperceu que la Place étoit mieujmunie qu’on ne l’avoi» dit, ne voulut point l’attaquer d’abord»II fe campa seulement fort prés de là & environna la Place*fe retranchant par de bons foííez & de grands pieux. I! y d e "meura long-temps, & réduisit les Assiégez en de grandes ex-trêmitez, non feulement par le canon qui les désoloit , ® aI *par la famine qui leur survint. Le Connétable de Richtmonaverti du siégé, envoya des troupes à leur secours, sous íaconduite du Bâtard d’Orleans , qui forçant le retranchem endes Anglois, en tuerent quinze cens , mirent les autres enfuite & jetterent dans le Loing un fort grand nombre de ccuqui voulurent fe sauver. Ainsi Montargis fut délivré à l’ GntI( javantage des François. qui trouvèrent un grand butin danscamp des Aíîìegeans. v r

MONTAUBAN. Ville de France dans le Quercy, à ‘ £ P llieuës de Toulouse, à neuf de Cahors & à dix d'Agen. enLatin Mons Albanus ,Mons Aureolus , & Mont albums s. Ceux d®la Religion Prétendue Reformée s’en étant saisis en 15 6 i- e Kfe rendit fameuse par le long siégé qu’elle soûtint. Elle av°| cdéja été le sépulcre de deux grands Capitaines Poton & aHire sous le régné de Charles VII. A prés avoir résisté long'temps elle sesoûmit en 1525). Ses fortifications furent de® 0 'lies & en ceflànt d’être une place de guerre, elle devint unAcadémie de Sciences & de belles Lettres, à cause de l° aUniversité. Cette belle & grande ville a son cflìette sur un _colline, dont le bas est arrosé de la riviere du Tarn, q® r 5çoit l’Aveyron deux lieuës au delà, & se décharge cinq H euC ^au dessous dans la Garonne. On divise d’ordinaire Montauban en trois parties qui sont la ville Bourbonne , la ville Stnouvelle ville. La premiers n’est proprement qu’un fauxboufgoù sont beaucoup d’ouvriers qui travaillent à la soye. U eséparé des deux autres parties par la riviere,où il y a J*_grand pont de pierre qui finit au Palais de l’Evêque. Ce 1 alais a un fort beau jardin hors la ville avec une belle or . ar, ss er j e& plusieurs fontaines. Tous les Etrangers ont la curiosité devoir, auílì-bien que le lieu de promenade que l’on app e11 ^Falese au bord de la riviere de Tarn , & une fontaine "O®mée Gnfon, dont les eauxs’élevent au milieu d’un grand baioù l’on voit beaucoup de figures tres-bien faites. Cette totaine est entre la porte de la ville nouvelle & celle de la vi £dont les murailles sont simples auíïì-bien que ses foflèz. U evray que du côté de la riviere il est malaisé d’y aborder. 0tre qu’il faut prendre la ville nouvelle, avant qu’on puifle vnir à bout de la ville vieille, dont elle est séparée par un .ss et truisseau, par un grand fossé & par des murailles qui paroi»®plus anciennes que celles de la ville nouvelle. La grande pwest environnée de maisons soûtenuë’s d’arcades de même parre. 11 y a un marché couvert, & proche de là est l’Eglií® Epcopale dédiée à saint Martin, Son Chapitre a seulement