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règne, entre les villes de Corbie & de Mondidier, & l'on ytrouve une Abbaye Reguliere de l’Ordre de saint Benoît.Quelques-uns donnent le nom de Martini à cette Abbaye, &disent que son Eqlise est dédiée à S. Watt.
MORGENTIA. Ville ancienne des Brutiens, que l’onappelloit Morgetia 8 c Morgentittm. Ce n’est présentement qu’unpetit bourg de la Calabre Ultérieure , nommé San Giorgio.
M ORGES. Ville de Suide dans le Canton de Berne, à deuxlieues de Lausanne. Les S ailles rappellent Morfée , & les La-tins Morsea. Elle est située fur le Lac deGeneve, petite, maisagréable, à cause de ses larges rues bien pavées, 8 c des mai-sons dont la face est égale & presque toute parée de belles vi-sses. On y tient un beau marché de bled & de fer qu’on metfur des barques qui vont toutes les semaines à Genève. Lecommerce de Morges s’écend encore plus loin, à cause du ca-nal de la Venoge, par lequel on transporte les marchandises duLac de Genève à ceux de Neuf-châtel &de Bienne, & delà auRhin parle moyen de l’Orbe & dc l’Aar. Cette ville est ca-pitale d’un Bailliage dans lequel est compris le grand Bourgde Rolle. portant titre de Baronnie. * Davity, Repub. de Berne.Maty , Dià. de Holl. 1701.
MORGINIUM. Ville ancienne du Dauphine cn France.Les Géographes croyent que c’est le bourg de cette Provinceque l’on appelle aujourd’huy Moirenc.
MORGO ou Amourgo. Isle située au milieu de l’Archipelou mer Egée. Quelques-uns la mettent entre les Cyclades.Elle a une ville qui fut autrefois le Siégé d’un Evêque. Plinedit qu’on luy a donné les noms d ’Hipere & de Put âge , &Etienne de Byíançe témoigne qu’elle a été appellée Pancale &Tfycìnum, D'autres font encore nommée Tr polis , parce qu’ellecontenoit autrefois trois villes, sçavoir Arcesine, Minoa 8 cFíychia. C’est sancienne Aimrg is. Strabon la place parmi lesSporades. Cette Isle quoy que montueuse , ne laisse pas d’êtrefort bien cultivée. Du coté du Sud il y a force rochers queles flots de la mer cachent lorsqu’elle est émúë, ce qui estcause que les Mariniers s'éloignent de cette iste autant qu’ilspeuvent. Selon Heraclide , elle produit du vin , de I’huiie &des fruits en abondance. * Davity, Ijles au Turc. Maty, Diít. deHoll. 1701. Voyez Amourgo.
MORHANGE. Comté dans les pays réunis de*Lorraine.11 fait partìç des Terres des Rhingraves, qui font entre I’Ar-chevêché de Trêves, le Palatinat & la Lorraine, & est Franc-aleu de I’Evéché de Mets où il se trouve enclavé. Jean V.Rhingrave acquit la moitié de ce Comté en épousant Jeanne,fille de Jean , Comte de Salm & de Morhange ou Mcrchin-gcn. Dc ce mariage vint Jean VI. pere de Jean VII. qui laissadeux fils, entre lesquels il íìt 1c partage de ses biens. JeanVIIf l’aînécutle Comté de Morhange avec plusieurs autresTerres, & Thomas, la Seigneurie de Kirnbourg. Ce dernierétant mort fans postérité , Othon son neveu luy succéda, &eut entre autres enfans Jean IX. qui continua la branche deMorhange,& fut pere d’Othon-Louis. Cclui-cy laissa d’Anne-Magdeleine de Hanau, Jean X. né en 1635. Comme son pere& Jean Philippe son oncle avoient été au service des Suédois,Charles III. Duc de Lorraine le priva de ses Etats, mais il yfut rétabli par le Traité d’Osnabruck, Le Duc de Lorrainecherchant tous les jours de nouveaux prétextes pour éludercette restitution,le Rhingrave presenta un Mémoire à la Dietede l'Empire en 1659. qui l’y fit rentrer peu de temps aprés.Le Comté de Morhange étant un Franc aleu de l’Evêché deMets dont la Souveraineté a été cédée au Roy de France parles Traitez de Westphalie, la Chambre Royale de Mets or-donna en 1680. que le Rhingrave reconnoîcroit à l’avenir leParlement de Mets,comme féodal de cetE/êché. * Audiffret,Geogr. tome 2.
MORIA. Ville île Sicile, autrefois Modica, dans la Pro-vince appellée Val di Noto , à quelques milles de la ville de No-ta. Le Port de Moria est fur la rive Méridionale de la Sicile ,laquelle est opposée au Continent deì’Afrique. Toute cettecôte qui régné depuis le Cap Pajfaro jusqu’à celuy de Marftlla,
1 espace de cent quatre-vingt milles, est pleine de villes °ros bourgs anciens, qui font encore aujourd’huy tres-fré-quentez à cause du trafic des bleds. Les principaux sont ç.ama-rano , autrefois Camerina fur le Frafiolan, autrefois O anus ; TerraNova , autrefois Heraclea ; Alicata , autrefois Gela , dont Jacampagne, appellée par les Anciens Campi Geoli , produit plusde bleds que !a Terre de Labour. * E. D. R.Naave-t» Voyaged’Italie, tome 2.
MORIDUNUM. Ville ancienne de la Bretagne Citerieu-re. C’est le bourg du Comté de Devon en Angleterre, qu’onnomme aujourd’huy Scton.
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MORIGNY. Abbaye de l’Ordre de saint Benoît dans jeGouvernement de rifle de France, en Latin Morgniacum. E" cest située vers les confins de la Beauce fur la riviere du Louet »& éloignée seulement de demi-lieuë de la ville d’Etamp £S *Cette Abbaye fut fondée Pan no6. *Maty, Dicl. de Holl. W 0 . 1 *
MORIJ A. Montagne qui étoit autrefois renfermée dans wville de J crufalem. Ce fut fur cette montagne qu’Abrahain b 3 "tit un Autel pour sacrifier son fils Isaac, selon l’ordre qu’il eílavoit reçu de Dieu. Le Temple de Salomon y fut ensuite con-struit. *Genese, 22. 2. Chron. 32.
MORIMONT. Abbaye de France dans IaChampag ne »qui fut fondée Pan mj. par Alderic d’Aigremont, Seigneulde Choiseiiìl, en Latin Morimundus, Elle est située à neurlieues de Langres , aux confins de la Lorraine & de la Franche-*Comté. Cette Abbaye qui est de POrdre de saint Bernard,est la quatrième fille de Cîteaux , & considérable par plus decent Monastères qui sont sous fa dépendance. E'Abbé dc M 0 'rimont quoy que Régulier, est reconnu pour General des Or-dres Militaires de Calatrava, d’Alcantata, de Montefa, d’Av* 5& de Christ , qui sont en Espagne. On voit dans cette Abbayeplusieurs sépulcres des Soigneurs de ChoisetìiJ. * Sainte Mat'th e ,Gallia Christian*. Maty, Dtíl. de Holl. 1701.
MORIN. Riviere de France dans la Brie, en Latin1ms & Muera. II y a le grand &le petit Morin , qui se jettenttous deux dans la Marne, le premier au dessus du pont desDames, aprés être venu d’auprés de Sedam où il a fa sourc c »& avoir passé par la Ferté - Gaucher, par Colmier, & P a JCrecy , ikl’autre au dessus de la Ferté-sous Joli are. Celuy-ya fa source auprès de Montmirel, & ayant passé au pied d e ' 3montagne où est située cette ville, il vient de là à Joiîare-l £Z 'Nonnains.
MORINIEN 5 . Peuplés de Pancienne Gaule, qui ont habi-té le Boulonois, le pays reconquis, & la partie de la Flandroù est le Diocèse d’Ypre. César parle d’eux dans le quatriè-me livre de ses Commentaires, aussi-bien qne Pline. Ils écoie^divisez en Moriniens Gessoraques, 8 c en Moriniens Orotnanses. Auguste comprit ces peuples dans la Belgique seconde.
MORIS QUES ou los Morifios. On a appellé ainsi les M aU 'rcs cpii resterent en Espagne aprés la ruine de leur Empire, eiaLatin Maurifii. Le Roy Philippe III. fils de Philippe 'jen chassa au commencement du dernier siécle. * Maty, D ^ 1 ^Holl. 1701.
MORITANIA. Les Auteurs Latins appellent ainsigm , petite ville de Flandre dans le Tournesis.
MORITORIUM. Nom que l'on donnoit anciennement^,félon Camden, à la ville de Coutances .capitale du Cotanten Normandie. 11 Audiffret, Geogr. tome 2. .
MORLAC. Ville de France dans le Bearn, située entre aville de Pau & le Vievilli. Elle préside au tiers Etat > & *eruines font voir combien elle est ancienne. Cette ville aprivilège de battre monnoye, & cette monnoye étoit reÇ llcautrefois par toute la Gascogne. * Davity, Bearn. .
Quelques Géographes luy donnent le nom de Morlane,placent aux confins de la Gascogne propre , sur le torrent <Euy, à trois lieues d’Ortcz du côté de l’Orient. André dChêne l’appelle Marias. .. ,
MORLAIX. Ville de France en Bretagne à deux lieuésla mer de la Manche , à quatre de saint Paul de Léon & 3 .P ateille distance de la ville de Treguier. Elle est sur une rivie^du même nomdeMorlaix, qui forme un canal où il y 3 cbons mouillages, On l’appelle en Latin MorUum 8 iIax is. A considcreiile plan de la ville , elle paroît tres nu*tuée, n’ayant pour aspect que des montagnes qui l’onc ob jgde s’étendre fur le penchant d’une colline entre deux v3 "5 e *Au haut de cette colline est un fort Château en façon de ^delle,qui commande fur toute la ville, dont les murailles q ua ruinées, sont fort anciennes, & de íi petite étendue,qu e ^n’en renferment qu’une partie. Dans l’une de ces vahesont les deux grandes rues des Nobles & du Bouvet avec^grande Eglise de saint Martin, Elles aboutissent au marche -pain, où se rencontre la riviere venant de l’autre vallée qui r ^sancienne séparation de la ville, d’avec le grand fauxbonrg ^Viniec , & le port de mer devant la Maison de Ville , q u e .renferme dans une Iste. L’Eglise de siint Jacques e
quelle on voit une croix d’une hauteur surprenante,faite aseule pierre, est proche de la grande rue & de lagrandeCy 'qui est le marché ordinaire.Plus avant on trouve le grand fa ^bourg deS.Mathieu.&uneEgliíè avec une haure tour.CeJieNotre-Dame du mur est la plus considérable. Elle est tres- ^ctenne & d’une structure toute particulière. Le fauxbourx,Viniec est aussi grand que toute la ville,II est adosse contre