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ment paresseux, & ne plantent ny ne sement que tres-pcu dechose. Ils se tiennent couchez la plus grande partie du jour dansdes Amacas, (qui sont des especes de lits bran lans) sous leursAjoupas , ou baraques, pendant que leurs femmes les servent enbeaucoup de choses qu’ils devroient flaire. Quand la faim lespresse, ils vont dans leurs navettes à la pèche du poisson, pourlaquelle ils ont une grande adreffe. Lorsqu’ils en ont pris, ilsle viennent manger, & ne sortent plus jusqu’à ce qu’ils se sen-tent encore pressez de la faim. Leurs vëtemens ne sont ny plusmagnifiques ny plus amples que ceux des Mulastres, dont leCap est habité. II n’y en a que tres-peu d’entre eux qui soientétablis & sédentaires, les autres sont errans & vagabonds aubord de la mer, & n’ont pour toute maison à les mettre à cou-vert , qu’une fciiille de Latanier , de sorte que quand le ventchasse la piuye d’un côté, ils opposent leur feuille, derrierelaquelle ils se mettent à l’abry, la tenant par la queue commeun écran. Si le sommeil les attaque, ils font un trou dans lelabié, & ils s’y couchent. Ils se recouvrent ensuite avec lemême subie, pour n’être point exposez aux piqûres des mous-tiques dont l’air est le plus souvent tout rempli. Les mousti-ques sont de petits moucherons que l’on sent plûtôt que l’onne les voit, & qui ont un aiguillon fi venimeux , que lors-qu’ils 1 appuyent fur quelqu’un , il semble que ce soit un dardde feu qu’ils y lancent. Qfiand ces Mouftiquois vont en voyagede quelque peu de durée qu’il doive être, leurs femmes, en-fans, chiens & petites bêtes fauves qu’ils apprivoisent, toutmarche de compagnie. Ils sont un peu moins farouches queles autres Indiens de la terre-ferme de l’Ameriquc, par la so-ciété qu’ils ont avec les Anglois, qui cherchent à les attirerà eux pour se rendre maîtres de leur pays, où ils ont déja grandnombre d’habitations. * Raveneau de Lussan, Voyage de la merdu Sud e» r688.
MOUTIERS. Petite ville de la haute Provence avec Vi-guerie, en Latin Monafterium. Elle est à deux ou trois lieuesde la ville de Riez du côté de l’Orient. * Maty, Diét. deHoll. 170 t.
MOUTIERS EN ARGONE. Abbaye de France dans lepays, dit Argone, en Latin Monafterium in Argona. Elle est si-tuée à trois lieues de sainte Menehoud vers le Sud. Cette Ab-baye qui est dans le Diocèse de Châlons, est de l’Ordre deCîteaux , Fille de Trois Fontaines , & fut fondée l’an 1147.
* Maty. Ditt. de Holl. 1701.
MOUTIERS-RAMEY. Abbaye de France en Champa-gne, en Latin Arremarenfc Monafterium. Elle est située fur leruisseau de Barse , à quatre lieues de Troyes du côté de l’O-rient, vers la ville de Bar-sur-Aube. Cette Abbaye est del’Ordre de saint Benoît, & eut pour Fondateur en 837. unPrêtre, nommé Arremare.
MOUTINGUE’. Royaume des Indes dans le Malabar. IIporte le nom d’un des Ports ouïes Malabares Corsaires se re-tirent. Ce Port est situé entre Cananor & Calecut, & éloignéde douze lieues de cette derniere ville. Les habitat» du paysfont partie Idolâtres & partie Mahométans. Us sont olivâtres& bien proportionnez. On y voit toujours quantité de gensarmez, parce que dés l’âge de douze ans, ils s’accoûtument àl’exercice des armes, à l’exception du menu peuple. Quoyqu’ils s’abstiennent de la chair de vache, ils permettent auxÉtrangers d’en tuer & d’en manger. Le Roy de Moutingué estIdolâtre,& son Palais est à plus d’un quart de lieue de la mer furune éminence, avec un pont-levis comme en ont tous les Châ-teaux du pays, qui sont fortifiez de murailles & de terrasses.Ce Roy releve de celuy de Calecut. * Davity, Etats du Roy deCalecut.
MOUY. Bourg de France dans le Beauvoisis. 11 est situéfur le Therin, entre Beauvais & Creil. On y tient Marché &Foire, & les habitat» y travaillent à des serges qui sont extrê-mement recherchées.
MOYA. Bourg de la Nouvelle Castille en Espagne, avecun Château. II est aux confins du Royaume de Valence fur leruisseau d’Algarra, à quatre lieues de Cuença vers le Levant.
* Maty, Diiï. de Holl. 1701.
MOYEN MOUSTIERS. Bourg de Lorraine, avec uneAbbaye de l’Ordre de S. Benoît, en Latin Médium Monafte-rium. II est situé au pied du mont de Vauge prés de la Meurte,environ à deux lieues de S. Dey vers le Nord, à quatre deRambervilliers & à dix de Nancy. * Maty, Diét. de Holl. 1701.
MOYENVIC. Petite ville de Lorraine dans l’Evêché deMets, en Latin Moïenvkum & Mediovicus. Elle est située fur laSeille, entre les villes de Vie & de Marsal, à demi lieuë del’une sc de l’autre, -i cinq lieues de Nancy 8c à neuf de Mets.Cette ville est considérable par ses salines. Elle étoit autrefois
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fortifiée, mais ses ouvrages ont été démolis. Le Roy LclU*XIII. la prit, & elle fut cedée ensuite à la France par le Traitede Munster, comme étant dans la dépendance de l’Evêché deMets.* Maty , D:ci. de Holl. 1701.
MOYOBAMBA. Province duPerou, appellée ainsi de kgrande riviere de ce même nom, qui prend su source au delades hautes montagnes des Andes, defquelles la Province desChachapoyas est bornée vers l’Orient. Les Naturels deMovq-bamba habitent ensemble par bourgades , & sont d’un espritgrollìer. On les tient de la race des Chancas, dont la Nationcomprenoit anciennement plusieurs peuples, comme lesHan-cohualla, Uhensulla, Uramarca, Vilca & autres. Les Espa-gnols y ont mené une Colonie, & ont nommé la bourgadeSan lago de los Vallès , & Moyobamba, du nom dé la _Pro-vince. Cette bourgade est à plus de cent lieues de Lima,vers le Nord-Est > Sc à vingt-cinq de S. Juan de la Froncera,dans une Région humide à cause des pluyes, mais fertile enpâturages.On la croit mal faine pour la quantité de ses rivières#pour la hauteur de fes montagnes & pour l’épaisseur de ses f°”rêts, qui sont presque impénétrables. * Laët, hv. 10. cb. 27*
MOZAMBIQUE. Royaume d’Afrique, qui est au delade celuy d’Angos, tirant vers le Nord. Le terroir du Conti-nent est tres-fertile en millet, en ris, en légumes, en citrons &en oranges. 11 y croît une plantequi poulie fa tige contre terre,& qui reíîèmble fort à nôtre Aristoloche longue. Les Portu-gais l’appellent P ao d’ Antre. Sa graine est de la grosseur despois verts, un peu plus longue. Sa racine passe pour un souve-rain remede contre une maladie, dont les Européens qui * emêlent avec les Negres, sont fort souvent attaquez. Ces Nègresont le poil court & frisé, le visage ovale, les lèvres de deu*-doigts d’épais & les dents fort blanches. Us vont tout nuds,couvrant seulement ce que la pudeur oblige à cacher, d’unepiece de coton bleu, d’une feuille ou d’un morceau d’écorced’arbre. Us peignent leur corps de differentes couleurs, ou I ele frottent de terre rouge. Ceux qui ont envie de se diso°‘guer, y brassent divers feuillages avec de l’Indigo, & se fo nttrois trous à chaque lèvre, passant à chacun un os, de i’yv 0 ^ou autre chose. Ils mangent des fruits, de la chair de bête, &particulièrement d’Elepnant, & même de la chair d'homme ;car ils tuent tous les prisonniers qu’ils sont â la guerre. Ils o ntune biere faite de millet, qu’ils nomment Huyctnbe. On se usremarque toutes les qualitcz naturelles aux Esclaves, étantparjures, brutaux, trompeurs, & propres à supporter le tra-vail, auílì l’esdavage leur paroît-il un mal fort leger. ComtuCce quartier est divisé en plusieurs Provinces & Seigneuries, el-les ont chacune leur Idiome particulier, qui différé beaucoupentre elles. Les richesses des nabitans consistent en or qu’ils ti-rent du fond des rivières, en ébene, en yvoire 8c en Esclaves»Us ont fort peu de commerce ensemble, à l’exception de ceu*de la côte , qui sc vont rendre visite dans des canots. Ussouffrent point l’entréc de leur pays aux Etrangers, si ce n daux Portugais, & sont en partie Mahométans , en partie Paicus,ou plûtôt ce sont des Casses fans Religion. U y a quantité d®bêtes farouches, de cerfs, de sangliers, & un íiprodigi eUnombre d’élephans , que pour les empêcher de manges I egrains, on est obligé d’entourer les campagnes de grands se 0 *'On n’osc auílì s’éloigner des habitations qu’en portant des ti-sons arder» ou des flambeaux allumez, 8c avec ces précautionon ne laisse pas d’avoir peine à sc garder des femelles qui ° n ^des petits. On ne manque pas non plus de gros bétail dans cet-te Contrée, ny de mines d’or Sc d'argent. On trouve dans jeforêts des poulets sauvages qui sont mouchetez de blancgris , & plus gros que des coqs d’Inde. Ils ont neanmoinla tête plus petite que les poulets ordinaires , & 1» ct f , £plus courte. Cette crête est plus épaisse 8c d’une couleur r 01vive. _
Le Royaume de Mozambique commande à trois 1 "^ 'dont celle qui porte le nom de Mozambique est la plus £ ran j'Les deux autres sont S. George & s.s ac que s, situées toutes tr®à l’embouehûre du Fleuve de Megincate ou Magincate. L íde Mozambique est â deux milles de la terre-ferme dansGolfe, &n’en a que deux ou trois de circuit, de sorte quepointe du Continent deMozambique est plus avancée que 11 'C’est dans ce Golfe qu’est le Port du Continent & de l lfle» ^vaisseaux y trouvent huit ou dix pieds de profondeur, & sectel’ancre à un jet de pierre de cette même Ifle. La terre-ferme ^
au Nord, & l’on voit au Sud les deux petites Ifles de S.ques & de saint George ,qui sont désertés, & ne portent fl ^des arbrisseaux & des buissons. Selon le rapport du P* °Verhoenen dans le Journal de fa navigation des Indes , ^
une fort jolie ville dans rifle de Mozambique. Les masson ,